Deux concertos pour violoncelle de 1966

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Dimitri CHOSTAKOVITCH  (1906-1975) : Concerto n° 2 pour violoncelle et orchestre op. 126.  Sulkhan TSINTSADZE (1925-1991) : Concerto n° 2 pour violoncelle et orchestre. Maximilian HORNUNG (violoncelle), Deutsches Symphonie Orchester Berlin, dir. : Andris POGA. DDD–2018–60’ 19’’–Textes de présentation en anglais, allemand et français–Myrios Classics LC 19355

Hasard ou coïncidence ? En 1966, Dimitri Chostakovitch et Sulkhan Tsintsadze ont chacun écrit en URSS leur deuxième concerto pour violoncelle et orchestre, le premier à Moscou, l’année même de son soixantième anniversaire, le second à Tiflis, en Géorgie, où il a été, de 1965 à 1984, directeur du conservatoire.

S’agit-il, chez l’un et chez l’autre, d’un concerto « soviétique », comme celui que Serge Prokofiev devait achever en 1938, après son retour au pays natal ? Ce qui est sûr, c’est que pour composer le sien, Sulkhan Tsintsadze a adopté une structure classique, même si son œuvre est divisée en cinq « épisodes » (et non pas en cinq mouvements), dans une harmonie tonale, non sans l’assortir de thèmes nationaux, à la manière d’Aram Khatchatourian s’inspirant des airs populaires arméniens. Ce Concerto n° 2 est quelque chose de fort attachant et offre à son interprète l’occasion de briller -ce que le violoncelliste allemand Maximilian Hornung fait très bien, lui qui a joué un peu partout en Europe sous la direction des plus grands chefs actuels et avec des solistes prestigieux tels qu’Anne-Sophie Mutter, Hélène Grimaud ou Lars Vogt.

Par contraste, ou presque, le Concerto n° 2 de Dimitri Chostakovitch est une partition subversive, qui ne ressemble à aucune autre, même pas au Concerto n° 1 si connu et exécuté par d’innombrables musiciens depuis sa création en 1959 par Mstislav Rostropovitch. Il comprend trois mouvements, un long largo et deux allegrettos d’une incroyable richesse harmonique, dont la fin est des plus énigmatiques, un peu comme si elle évoquait un improbable au-delà. Et ici encore, Maximilian Hornung est remarquable.

Jean-Baptiste Baronian

Son  10 – Livret  10 – Répertoire  10 – Interprétation  10

 

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