Intégrale de toutes les symphonies de Mendelssohn

par
mendelssohn

Felix MENDELSSOHN-BARTHOLDY
(1809 - 1847)
Symphonies 1 à 12 pour cordes (n°8 avec vents) – Symphonies 1 à 5 pour orchestre symphonique
Heidelberg Sinfoniker, Thomas Fey, direction
2017-DDD-CD1 65’05 CD2 69’23 CD3 72’19 CD4 59’32 CD5 73’07 CD6 62’49-Textes de présentation en allemand et anglais-Hänssler-HC16098

Alors que les enregistrements consacrés à la musique symphonique de Mendelssohn (citons l’intégrale de Gardiner avec le LSO unanimement saluée par la presse, celle Nézet-Séguin avec le Chamber Orchestra of Europe ou encore l’excellente parution chez Harmonia Mundi des Symphonies 3 et 4 par Pablo Heras-Casado à la tête du Freiburger Barockorchester), la richesse d’une énième intégrale reposait sur un petit plus qui donnerait réellement envie de s’y intéresser. C’est justement dans cette vision que Thomas Fey et le Heidelberger Sinfoniker ont imaginé enregistrer non pas l’intégrale des symphonies pour grand orchestre mais l’intégrale de toutes les symphonies de Mendelssohn et ce compris les symphonies de jeunesses pour cordes avec parfois des exceptions (notamment la 8ème dont la version proposée ici est celle avec vents). Au total, cinq symphonies pour grand orchestre et douze pour cordes qui ne trouvent hélas souvent le chemin des salles de concerts et/ou des studios d’enregistrement, s’agissant pourtant de petites perles où précision, concision, richesse structurelle et thématique s’allient à un domaine d’expression rarement atteint par d’autres compositeurs. Grand spécialiste de la musique de Haydn, Thomas Fey parvient ici à traverser l’œuvre de Mendelssohn avec une pensée bien claire et bien faite. Une direction pleine de fougue, parfois volontairement crue dans l’impact des résonnances et des transitions. Soulignons l’homogénéité des cordes qui ne fait jamais défaut, un style franc et massif, des sections plus délicates… Il règne clairement ici une certaine forme d’excitation que le chef maîtrise sans aucune difficulté. L’orchestre va droit dans le matériau où rien n’est épargné et soigne chaque attaque, chaque dynamique.. Chaque pupitre participe à la création d’un univers, d’une énergie en fonction de l’instant. La vision du chef, qu’on aime ou pas (certains préfèreraient davantage de rondeur, de vibrato, de liberté…), est claire et se défend par la manière dont elle est distillée au sein de chaque symphonie. Le travail sur le phrasé, sur la balance, sur l’écoute et sur le rapport de forces est également à saluer. Assurément une belle intégrale (enregistrée en sept ans) qui ne doit en rien rougir à côté de celles évoquées plus haut.
Ayrton Desimpelaere

Son 10 – Livret 6 – Répertoire 10 – Interprétation 9

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