Le Journal

Démission à Bayreuth

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Eberhard Friedrich, directeur du chœur du festival de Bayreuth, a annoncé sa démission, une décision qu'il a prise juste un an avant sa retraite prévue en 2025. Friedrich, qui dirige le chœur du festival depuis vingt-cinq ans, a décidé de se retirer dans le contexte d'une récente controverse sur la réduction du personnel du chœur. Comme le rapporte le journal Nordbayerischer Kurier, M. Friedrich a exprimé dans une lettre adressée à la direction du festival son inquiétude face à ces changements, qui pourraient nuire à la qualité et à la précision musicales du chœur.

Le festival de Bayreuth a récemment été confronté à des pressions financières qui ont entraîné des changements importants dans le personnel du chœur. Bien que la directrice du festival, Katharina Wagner, ait assuré que le chœur resterait composé de 134 chanteurs après les réductions, le site web du festival en indique 118, et l'Association des ensembles allemands d'opéra et de danse a signalé que seuls 113 chanteurs participeraient finalement à cette édition, dont 80 seulement restent, à ce jour, des membres permanents de l'ensemble.

Bien que la réduction des effectifs ait été présentée comme une « restructuration », l'Association des ensembles allemands d'opéra et de danse a exprimé la crainte de licenciements massifs. La direction du festival affirme que la nouvelle structure, qui comprendra un chœur principal et un chœur spécialisé, permettra de maintenir la tradition du chœur complet dans les moments forts du répertoire wagnérien.

Eberhard Friedrich a commencé sa carrière en tant que chef de chœur au théâtre de Coblence en 1986, avant de rejoindre l'équipe du Hessian State Theatre de Wiesbaden en 1991. Il a rejoint le chœur du festival de Bayreuth en 1993 en tant qu'assistant de Norbert Balatsch, auquel il a succédé en 2000 en tant que chef de chœur. Depuis 1998, il dirige également le chœur de l'Opéra d'État de Linden. Friedrich a travaillé avec plusieurs ensembles choraux internationaux, notamment l'Académie internationale Bach de Stuttgart, le Chœur philharmonique de Prague et le Chœur de chambre RIAS des Pays-Bas. En 2023, il a reçu l'Anneau d'or de Bayreuth. Son successeur à la tête du chœur du festival de Bayreuth devrait être annoncé à la fin du festival actuel, le 27 août.

Köthener Bachfesttage fête son 30e anniversaire

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C'est par un prélude que débuteront le 25 août les Köthener Bachfesttage, qui fêtent cette année leur 30e anniversaire. Et à cette occasion, la ville de Bach, Köthen (Anhalt), n'a jamais été aussi colorée, variée et présente que cette année : concerts, théâtre dansé, performances, podcasts en direct, art vidéo avec slam poétique en combinaison avec Bach et ses contemporains, musique électronique et nouvelles compositions. Pour l'ouverture officielle « III » le 28 août, le chorégraphe et danseur espagnol Juan Kruz Diaz de Garaio Esnaola a créé des tableaux émouvants d'une grande intensité sur la base des trois sonates pour violon seul.

Frédéric Kummer, 145 ans

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Friedrich August Kummer (né à Meiningen le  – décédé à Dresde le ), est un violoncelliste, pédagogue et compositeur allemand.

Friedrich August était encore enfant quand sa famille a déménagé à Dresde sur une invitation de la chapelle de la cour à son père Friedrich August Kummer (1770-1849), hautboïste. Kummer, ayant initialement appris le hautbois, a pris goût au violoncelle et l'a étudié avec des artistes remarquables comme Friedrich Dotzauer et Bernhard Romberg.

En 1814, il a été admis à la chapelle de Dresde comme hautboïste, car il n'y avait pas de postes vacants de violoncelliste. La même année, Carl Maria von Weber a nommé Kummer violoncelliste à l'Opéra royal.

Kummer est devenu un artiste de renom et, en 1850, il a été nommé violoncelliste principal à la chapelle de la Cour après le départ à la retraite de Dotzauer. Kummer a pris sa retraite en 1864.

Kummer a travaillé au Conservatoire de Dresde de sa fondation en 1856 jusqu'à sa mort en 1879, même après son départ de la Hofkapelle. Parmi ses élèves, on trouve ses fils Ernst et Max ainsi que les violoncellistes Julius Goltermann, Bernhard Cossmann, Richard Bellman et Ferdinand Bochmann.

Durant sa vie, Friedrich August Kummer a été connu en tant que musicien de chambre et violoncelliste soliste.

Kummer est mort en 1879 à Dresde.

Il écrit en 1839 une "Violoncelloschule für den ersten Unterricht" (une école de violoncelle pour les premières leçons), op. 60, qui est encore populaire de nos jours.

Kummer a composé plus de 400 œuvres dont la moitié environ a été publiée. Il a écrit environ deux cents entractes pour le Théâtre de la Cour de Dresde.

Edward Bairstow, 150 ans

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Edward Cuthbert Bairstow ( - ) est un organiste et compositeur anglais, de tradition religieuse anglicane.

Bairstow est le fils de James Oates Bairstow et Elizabeth Watson. Son grand-père est le couturier Oates Bairstow.

Il étudie l'orgue avec John Farmer au Balliol College, à Oxford. Il étudie ensuite l'orgue et la théorie à l'Université de Durham, recevant le Bachelor de musique en 1894, et le grade de docteur en 1901.

Après avoir occupé divers postes à Londres, Wigan et Leeds, il sert comme organiste à York Minster de 1913 à sa mort, où il est remplacé par son élève Francis Jackson. Il a été anobli en 1932.

Les compositions de Bairstow sont principalement pour l'église. Il a écrit 29 anthems, allant de grandes œuvres pour chœur et orgue comme Blessed city, heavenly Salem à des miniatures élégantes comme I sat down under his shadow et Jesu, the very thought of thee. Parmi ces anthems, le magnifique Let all mortal flesh keep silence est peut-être le plus connu. Il a aussi composé des chants de psaumes, des hymnes, et une cantate, The Prodigal Son, pour chœur et orchestre de chambre.

Bairstow a aussi été actif comme compositeur de musique instrumentale, principalement pour l'orgue, et 12 pièces ont été publiées de son vivant, dont une belle sonate en mi bémol en 1937. En musique de chambre, on trouve deux ensembles de variations, pour deux pianos et pour violon et piano.

Luca Marenzio, 425 ans

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Luca Marenzio (Marentio), né à Coccaglio, près de Brescia, le 18 octobre 1553, et mort à Rome le 22 août 1599, est un compositeur italien de la fin de la Renaissance. Il est considéré comme l'un des compositeurs de madrigaux les plus renommés du XVIe siècle, surnommé par ses contemporains il più dolce cigno (« le cygne le plus doux »).

Après une formation précoce à Brescia et quelques années passées à Mantoue, Marenzio se rend à Rome où il est employé par le Cardinal Cristoforo Madruzzo en tant que Chantre. Après la mort du Cardinal, il sert à la Cour du Cardinal Luigi d'Este. Il y dirige un petit chœur de musiciens de Cour, alors peu nombreux. À cette époque, il se fait également une enviable réputation de compositeur grâce à la publication de son premier livre de madrigaux (ll Primo Libro de madrigali, 1580). Dès 1581, les œuvres de Marenzio sont largement diffusées en Europe, ce qui s'observe par le nombre élevé des rééditions de ses publications et par l'apparition fréquente de ses madrigaux dans des recueils collectifs.

L'affiliation à la Cour du Cardinal, malgré un salaire modique, permet à Marenzio de voyager et de visiter des endroits comme Ferrare, alors reconnue comme lieu d'expérimentations musicales. C'est dans cette ville, par exemple, qu'il lui est donné d'entendre le Concerto delle donne, un groupe de cantatrices professionnelles pour lesquelles écrit la compositrice Tarquinia Molza.

L'année 1587 est marquée par l'arrivée de Marenzio à Florence, où il est engagé au service de Ferdinand Ier de Médicis. Cet emploi lui permet notamment de composer de la musique pour le mariage de son maître. En 1589, il revient à Rome où il passe plusieurs années, exception faite d'un voyage en Pologne de 1595 à 1596. Durant ce séjour, il est employé à la Cour de Sigismond III de Pologne à Varsovie. Malheureusement, le voyage en Pologne a pour effet de ruiner définitivement la santé du compositeur, et Marenzio meurt à Rome le 22 août 1599, peu après son retour de Pologne.

Quoique Marenzio ait aussi écrit des motets et des madrigaux spirituels (écrits sur des textes religieux), la plus grosse part de son œuvre consiste en ses très nombreuses pièces de musique profane, notamment ses madrigaux. Durant les deux décennies que dure sa carrière de compositeur, leur modèle, leur technique et leur tonalité évoluent de façon significative. Marenzio a publié au moins quinze recueils de musique, pour l'essentiel des madrigaux, mais également des canzonettes et des villanelle (formes profanes a cappella ressemblant beaucoup aux madrigaux, mais habituellement plus légers dans le caractère).

Près de 500 de ses compositions nous sont parvenus. Stylistiquement, elles révèlent une tendance croissante vers les tonalités graves, mais dans le développement d'une œuvre, il est en mesure d'apporter des modifications stylistiques, parfois dans une seule phrase, afin d'augmenter leur expressivité. Sa musique paraît rarement décousue puisqu'il suit de près les textes des poèmes chantés.

Pendant la dernière décennie de sa vie, il a non seulement écrit une musique plus sérieuse et encore plus sombre, mais a expérimenté le chromatisme d'une façon audacieuse, surpassée seulement sur ce point par Gesualdo. Ainsi, dans le madrigal O voi che sospirate a miglior note, il module constamment autour du cycle des quintes dans une expression simple, en utilisant des enharmonies dans les accords simples (par exemple, do # et ré b simultanés).

Encore plus caractéristique de son style, d'une manière qui définit le madrigal comme genre, est son utilisation du mot-peint : technique qui consiste à refléter dans la musique un mot, une expression, une implication ou un calembour spécifique sur ce qui est chanté. Un exemple évident serait de peindre le mot « angoisse » avec un accord dissonant suivi d'une résolution irrégulière.

L'influence de Marenzio s'étend à de nombreux compositeurs, en Italie comme dans le reste de l'Europe. Ainsi, quand Nicholas Yonge édite, en Angleterre, son recueil de « Musique transalpine » (Musica Transalpina) en 1588, qui constitue le premier recueil de madrigaux italiens à y être édité, Marenzio y figure juste après Alfonso Ferrabosco l'ancien en nombre de madrigaux proposés. En outre, dans le deuxième recueil de madrigaux italiens édités en Angleterre, Marenzio figure cette fois à la première place.

À noter que le compositeur anglais John Dowland, dont l'influence en Angleterre est déterminante, fut son élève à Rome.

Décès de la violoniste Maryvonne Le Dizès

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L'Ensemble intercontemporain a annoncé le décès de Maryvonne Le Dizès, violoniste de l'ensemble depuis plus de vingt ans et soliste dans plusieurs concerts dirigés par Pierre Boulez.

Première femme à remporter le Concours Paganini, elle a interprété la première britannique de Corale de Luciano Berio lors d'un BBC Proms en 1985, sous la direction de Boulez.

Le 25e Prix européen de composition 2024

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Le compositeur turc Ege Gür, âgé de 26 ans, a été récompensé par le Prix européen de composition.
Ege Gür a reçu cette distinction dotée de 5.000 euros pour son œuvre The image of that which is invisible. La pièce estdédiée aux victimes des tremblements de terre qui ont frappé la Turquie et la Syrie en 2023,
Le Prix européen de composition a été décerné pour la 25e fois.

Né à Istanbul, Ege Gür a d'abord étudié la contrebasse et le piano à l'École supérieure des beaux-arts d'Ankara. Plus tard, il s'est dirigé vers des études de composition au Conservatoire d'État de l'Université Hacettepe. Gür a déjà à son actif un grand nombre de compositions très diverses : As if (2019), In cold water, of silence (2020) et Effaced Fingers (2021) sont des œuvres orchestrales. Dans le domaine de la musique de chambre, Gür a composé des œuvres pour différentes formations, du quintette à vent au trio pour contrebasse, accordéon et flûte piccolo A liquid pearl. Des œuvres pour piano et des musiques de film complètent son œuvre à ce jour. Dans ses compositions, il combine les influences de la musique du 20e siècle avec les traditions sonores et rythmiques de la musique turque.

 

Un nouveau STUDIO BAROQUE à l'IMEP

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« Chanteuses, chanteurs, devenez des spécialistes! » clamait William Christie à ses solistes lors d’une académie d’été. Ce grand maître de la musique vocale baroque voulait ainsi encourager ces artistes à prendre conscience de l’exigence et de la spécificité de cet art vocal.
Avec la même ambition, l’IMEP se lance dans une nouvelle aventure : un opéra studio consacré spécifiquement au baroque.
 Le STUDIO BAROQUE servira de tremplin aux jeunes chanteur·euse·s en les mettant en contact avec des professionnels qui collaborent notamment avec le CAV&MA, pôle incontournable de l’art vocal et de la musique ancienne à Namur.

Le programme

Il s’agit ici d’un cursus de Master à finalité spécialisée (art lyrique) qui comprendra, dès la première année, des cours de chant hebdomadaires, des masterclasses données par des artistes internationaux, des cours de langues, mouvement scénique et formation corporelle. Les cours de chant et masterclasses seront axés sur un travail profond du texte, la conduite des récitatifs, la ligne vocale et l’ornementation de l’ère baroque. Un projet artistique spécialisé sera présenté dès l’inscription et développé tout au long du programme.

Professeure de chant, Sophie Karthäuser partagera ses connaissances du répertoire baroque acquises tout au long de sa carrière avec des chefs comme René Jacobs, Nikolaus Harnoncourt, William Christie, Christophe Rousset, Philippe Herreweghe et Emmanuelle Haïm. Elle a enregistré des oeuvres de Vivaldi, Händel, Bach, Mozart, Telemann, De Lalande et Grétry. Elle a fait partie du jury du Concours Musical International Reine Elisabeth de Belgique (Voix) ainsi que du Concours International de Chant Baroque de Froville.

Les concerts

Des concerts de classe s’organiseront tout au long de l’année, notamment avec la collaboration des étudiant·e·s instrumentistes du département de Musique Ancienne. Le concert de fin d’année comportera des extraits de scènes d’opéra et sera mis en espace par Vincent Dujardin, metteur en scène et professeur de mouvement scénique.

Les auditions

Durant la deuxième année de Master, l’étude du répertoire s’intensifiera. Des auditions s’ouvriront pour les éléments prometteurs du programme. Un lien privilégié avec le CAV&MA ainsi qu’avec le chef d’orchestre Leonardo García-Alarcón offrira la possibilité aux jeunes artistes d’être intégrés dans des productions incluant des rôles solistes, des remplacements (cover) et une éventuelle intégration au Choeur de Chambre de Namur.

INFORMATIONS PRATIQUES

Programme : Téléchargez les « Infos de finalité de Master » ainsi que la grille des cours « Master en musique: Art lyrique à finalité spécialisée » sur le site www.imep.be

Audition : 3 airs baroques de 3 compositeurs différents et en 3 langues différentes. Au- moins un des airs comprendra un récitatif et des vocalises.
Date : 30 août 2024 dès 17h

Adresse : IMEP, Rue Henri Blès 33A, 5000 Namur, Belgique

Inscriptions : Formulaire d’inscription à compléter en ligne sur le site de l'IMEP. Ajouter un CV, le projet artistique spécialisé (2 pages) et tout autre document en cliquant sur le lien « Inscriptions ».

Contact :

maelle.nadal@imep.be (secrétariat des étudiants, inscriptions)
sophie.karthauser@gmail.com (responsable du projet)
Accueil : +32-(0)81-73 64 37

Leonhard Baumgartner remporte l'Eurovision Jeunes Musiciens 2024

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Le violoniste autrichien Leonhard Baumgartner a remporté le 21e Concours Eurovision Jeunes Musiciens 2024 samedi soir dans la ville de Bodø, dans le nord de la Norvège. Il a joué le premier mouvement du Concerto pour violon n° 5 d'Henri Vieuxtemps.

La deuxième place est revenue au Suédois Hugo Svedberg, suivi de l'Allemand Fabian Egger.

Leonhard Baumgartner est né à Vienne en 2007. Il étudie le violon à l'Université de musique et des arts du spectacle de Graz avec Regina Brandstätter depuis 2019 et se perfectionne à l'Université de musique et des arts du spectacle de Vienne avec Dora Schwarzberg depuis 2022.
Il est boursier de l'Académie internationale de musique du Liechtenstein. Depuis 2014, il a remporté de nombreux prix nationaux et internationaux, notamment le prix de la découverte des International Classical Music Awards (ICMA)

Serge Pavlovitch Diaghilev, 95 ans

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Organisateur de spectacles, critique d'art, protecteur des artistes, impresario de ballet russe,  Serge de Diaghilev (en russe : Серге́й Па́влович Дя́гилев, Sergueï Pavlovitch Diaguilev) est né le 19 mars 1872 (31 mars dans le calendrier grégorien) à Selichtchi (gouvernement de Novgorod, Empire Russe) et mort le 19 août 1929 à Venise.

Créateur et impresario de génie, il fonde les Ballets russes d'où sont issus maints danseurs et chorégraphes qui ont fait l'art de la danse du XXe siècle.