Le Journal

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Deutsche Grammophon a signé un contrat exclusif avec le pianiste canadien Bruce Liu. Liu (24 ans) a remporté le 18e Concours international de piano Chopin en octobre dernier.
DG a déjà publié toutes ses interprétations du concours.
Son premier album complet sera une compilation sur le thème de Chopin et Rameau. Le second comprendra le Concerto n° 2 de Tchaïkovski avec lequel il a fait ses débuts au Royaume-Uni ce mois-ci.

Beat Fehlmann honoré

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Le "prix culturel des orchestres allemands" est décerné cette année à Beat Fehlmann. L'association allemande des orchestres (DOV) honore par cette distinction son engagement pour la Deutsche Staatsphilharmonie Rheinland-Pfalz. Gerald Mertens, directeur de la DOV, a justifié le choix en expliquant que l'orchestre s'était déjà développé de manière innovante avant la pandémie de Corona grâce à la direction de Fehlmann. Le prix est doté de 5.000 euros.

Beat Fehlmann est originaire de Suisse. Il a étudié la clarinette, la direction d'orchestre et la composition ainsi que l'administration des arts à l'Université de Zurich. Après ses études, il a assisté Heinz Holliger au Collegium Novum de Zurich, puis il a travaillé comme chef d'orchestre invité auprès de différents ensembles. Il a notamment travaillé à la Kammerphilharmonie Graubünden et à la Philharmonie des Nations, puis est devenu intendant de la Südwestdeutsche Philharmonie à Constance. Depuis 2018, il est intendant de la Deutsche Staatsphilharmonie Rheinland-Pfalz. Depuis 2020, il enseigne également la gestion d'orchestre à la Hochschule für Musik und Darstellende Kunst de Francfort.

Le prix culturel des orchestres allemands est décerné tous les trois ans depuis 1979 par l'Association allemande des orchestres. Il récompense les mérites particuliers des orchestres et des ensembles radiophoniques. Jusqu'à présent, le directeur de la WDR Fritz Pleitgen, le chef d'orchestre Kurt Masur, la Commission allemande pour l'Unesco et, plus récemment, la ministre de la Culture de Rhénanie-du-Nord-Westphalie Isabell Pfeiffer-Poensgen (sans parti) ont été récompensés.

Carl Orff, 1895-1982

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Le compositeur allemand Carl Orff est né le  à Munich et mort le  dans la même ville. Son œuvre la plus connue est Carmina Burana.

En 1914, il prend des leçons d'interprétation avec Hermann Zilcher. La même année, il est nommé chef d'orchestre et directeur musical des Münchner Kammerspiele. Il prend part à la guerre en 1917, mais est démobilisé en raison d'une blessure. De retour du front, il est nommé directeur musical et chef d'orchestre des opéras de Mannheim et Darmstadt.

Après la guerre, désireux d'associer le texte, la musique et le mouvement, il se consacre à l'étude et à la composition. Il abandonne ses fonctions à l'opéra de Darmstadt. En 1920, il épouse Alice Solscher dont il aura une fille. Il se mariera quatre fois, sa dernière épouse étant Liselotte Schmitz (1930-2012).

Intéressé par la musique de son temps et notamment par celle d'Arnold Schoenberg, il n'éprouve cependant rien pour la musique atonale. Il se passionne surtout pour la Renaissance italienne : il adapte en allemand le Lamento d'Ariana, adapte et édite L'Orfeo et le Ballo delle Ingrate de Claudio Monteverdi pour instruments modernes.

En 1924, avec la danseuse Dorothee Günther, il fonde une école de danse : la Güntherschule. C'est dans cette école que naîtra le concept de l'Orff-Schulwerk (1). Carl Orff a toujours considéré cette démarche pédagogique comme faisant partie intégrante de son œuvre musicale. Entre 1935 et 1936, il crée au vieil opéra de Francfort son plus grand succès : Carmina Burana, œuvre inspirée de poèmes du Moyen Âge retrouvés dans l'Abbaye de Benediktbeuern, près de Munich. Carmina Burana est l'une des œuvres classiques les plus jouées au monde. Elle a inspiré de nombreux artistes : des groupes musicaux comme Magma ou Era et des artistes de variété comme Nana Mouskouri (Ave verum). En 1939, Carl Orff écrit Der Mond (La Lune) et en 1942 Die Kluge (La Femme avisée) tous deux inspirés par les Contes de Grimm.

En 1943, il compose les Catulli Carmina et, en 1953, pour compléter ce triptyque païen Trionfi, le Trionfo di Afrodite. On lui doit aussi la composition des Veni Creator Spiritus (1954), cantate d'après le livret de Franz Werfel pour chœur mixte, pianos et instruments à percussion, mouvements de chœur d’après le livret de Bertolt Brecht pour chœur, trois claviers et percussions. Par la suite, il n'écrit plus que pour le théâtre musical des pièces telles que Antigone ou De temporum fine comœdia, sa dernière œuvre, qui reviennent aux formes du théâtre sacré avec des danses rituelles. En 1961, il fonde son école, l'Institut Orff, au Mozarteum de Salzbourg, puis donne des conférences pour présenter son concept pédagogique, le Orff-Schulwerk. (1)

Carl Orff meurt le . Selon son souhait, il a été inhumé dans une chapelle du monastère d'Andechs, en Bavière où un festival Orff in Andechs lui est consacré tous les ans.

Il eut notamment comme élèves les compositeurs allemands Karl Marx et Werner Egk ou le compositeur néo-zélandais Edwin Carr.

La question de la position de Carl Orff durant les années 1930-40 est très discutée.Sa musique fut d'abord rejetée, puis récupérée par le IIIe ReichCarmina Burana en est un exemple : mal perçue lors de la première à Francfort en 1937, elle a ensuite connu un grand succès auprès du public mais aussi du pouvoir national-socialiste. Par ailleurs, il a été reproché à Orff d'avoir répondu à l'appel officiel de composer une nouvelle musique de scène pour Le Songe d'une nuit d'été, la partition de Felix Mendelssohn ayant été interdite du fait des origines juives du compositeur. Les défenseurs d'Orff firent valoir par la suite qu'il avait déjà composé la musique de cette pièce entre 1917 et 1927, soit bien avant la commande des autorités nazies. En effet, Orff avait pour habitude de modifier en permanence ses œuvres musicales.

Après la guerre, Carl Orff a prétendu avoir appartenu au mouvement de résistance Die Weisse Rose (La Rose blanche), qui fut notamment animé par un de ses amis, Kurt Huber, condamné à mort par le Volksgerichtshof (Tribunal du peuple) et exécuté en 1943. Pourtant, le jour de l'arrestation de Huber, son épouse pria Orff d'user de son influence auprès des autorités pour aider son mari, mais Orff refusa. Par la suite, la femme de Huber refusa de le revoir. Culpabilisé, Orff écrira une lettre dédiée à son ami défunt pour lui demander pardon.

Carl Orff a travaillé en collaboration avec de nombreux artistes (musiciens, danseurs, peintres, chorégraphes, poètes, etc.) :
- Bertolt Brecht et Carl Orff ont collaboré sur des pièces comme L’Importance d’être d’accord (Das Badener Lehrstück von Einverständnis) en 1929 ;
- Mary Wigman a travaillé, après guerre, quelques-unes de ses chorégraphies sur des œuvres de Carl Orff.
- Luise Rinser, femme de lettres allemande et journaliste engagée, a été son épouse de 1954 à 1959 ;
- Maurice Carême poète belge dont il a mis en musique "la litanie des écoliers" ;
- Johnny Friedlaender: en 1965 en collaboration avec le peintre et graveur J.Friendlaender paraît l'album Exercices (Manus Presse) dans lequel à chaque planche de Friedlaender correspond une sérigraphie de notes de Carl Orff. Après ce premier ouvrage, un second verra le jour en 1968 sous le titre Musica poetica (Manus Presse) ;
- Lucas Suppin, peintre autrichien a favorisé le contact entre Carl Orff et Jacques Prévert. Bien que ces derniers ne se soient vus qu'une seule fois au domicile de Prévert à Paris, ils entretenaient une proximité amicale dont témoignent des dédicaces régulières : En souvenir heureux de Carmina Burana Saint Paul Soleil de  et bientôt de . Paroles pour Carl Orff, Jacques Prévert. Par ailleurs, Prévert a écrit le poème Carmina Burana, reprenant ainsi le titre de la cantate scénique de C. Orff auquel il voulait ainsi rendre hommage. Ce poème a été repris dans l'ouvrage commun Carmina Burana (Manus press 1965) dans lequel sont reprises des contributions de Carl Orff, Prévert et du peintre HAP Grieshaber.

Des lettres de Suppin montrent que Orff, Suppin et Prévert avaient un projet commun autour d'un livre (probablement autour du thème d’Œdipe) mais celui-ci ne s'est jamais réalisé. L'un et l'autre ont travaillé l'histoire d'Agnès Bernauer : Die Bernauerin pour Carl Orff en 1947 et Agnès Bernauer pour Prévert en 1961 dans le film Les Amours célèbres de Michel Boisrond

(1) Le Orff-Schulwerk (atelier scolaire) a été fondé et développé en collaboration avec la gymnaste Dorothée Gunther, la pédagogue Gunild Keetman et la danseuse Maja Lex. Il ne s'agit pas réellement d’une méthode. Il s'agit d'orientations pédagogiques dont le but premier est de favoriser un développement harmonieux de l'enfant grâce à la musique dite élémentaire et le mouvement. La pédagogie musicale Carl Orff est ouverte à tous (pas seulement aux enfants), elle est « non élitiste et ludique ». Elle se pratique en groupe et utilise un ensemble de petites percussions (xylophones, métallophones, etc.), appelé : « instrumentarium Orff ». Orff fera fabriquer cet instrumentarium par son ami luthier Klaus Becker avec lequel il fondera la société Studio 49. Cette pédagogie utilise comme support des œuvres du répertoire traditionnel de toutes les cultures tout en favorisant la création et l'improvisation. Le chant, la danse, le mouvement, le théâtre, les percussions corporelles... y trouvent une place tout aussi importante que la technique instrumentale et musicale. Certes, il existe des recueils d'éducation musicale (Musique pour enfants (Musik für Kinder), élaboré avec Gunild Keetmann vers 1930-35, puis révisé en 1950-1954, dont il existe une version française signée de Jos Wuytack) mais la pédagogie Orff s'enseigne exclusivement par l'exemple et l'expérimentation au travers de stages et formations, d'où sa classification dans les méthodes actives.

Funérailles nationale pour Krzysztof Penderecki

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A l'occasion du deuxième anniversaire de sa mort, les cendres du compositeur Krzysztof Penderecki seront portées dans sa ville natale de Cracovie lors de funérailles nationales.

La dernière fois que cet honneur a été accordé à un compositeur à Cracovie, c'était il y a 85 ans, pour Karol Szymanowski. Tous deux sont morts à la même date.

Penderecki reposera dans le nouveau Panthéon national, dans l'église Saint-Pierre et Saint-Pauł.

Ses funérailles originales se sont déroulées en cercle restreint du fait du premier confinement.

Création de la 13e Symphone de Philipp Glass

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Mercredi, à Toronto, l’Orchestre du Centre national des arts d’Ottawa, dirigé par Alexander Shelley, créera sur le thème « La vérité à l’ère moderne » la 13e Symphonie de Philip Glass dédiée au journaliste canadien Peter Jennings, célèbre chef d’antenne du réseau ABC.

Le Prix Georg Philipp Telemann à Steven D. Zohn

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Le musicologue Steven D. Zohn a reçu le prix Georg Philipp Telemann. Il est le premier Américain à recevoir cette distinction de la ville de Magdebourg. Zohn a développé la recherche moderne sur Telemann aux Etats-Unis. Il publie sur la vie et l'œuvre de Telemann et s'adresse ainsi au-delà du cercle de la musicologie aux interprètes et aux amateurs de musique, et pas seulement dans les pays anglophones.
Zohn publie par exemple un volume dans le cadre de l'édition Telemann et participe régulièrement à des conférences scientifiques internationales.

Steven Zohn est né en 1966 à Boston. Il a étudié la musicologie au Vassar College et à l'Université Cornell (tous deux à New York), où il a également obtenu son doctorat. Depuis 1997, il enseigne au Boyer College of Music and Dance de la Temple University à Philadelphie. Ses recherches portent notamment sur Telemann et la famille Bach. Il a également été président de la Society for Eighteenth-Century Music de 2005 à 2007, membre du comité directeur de l'International Telemann Society de 2014 à 2021 et membre du conseil d'administration de l'American Musicology Society, de l'American Bach Society et de la Handel Society. Il coédite le Journal Eighteenth-Century Music de Cambridge University Press, est rédacteur en chef de l'American Bach Society et fait partie depuis 2003 du comité d'édition de l'édition Telemann.
Il est également flûtiste. De 1995 à 2004, il a été directeur artistique de l'ensemble Publick Musick et joue aujourd'hui avec l'ensemble de musique de chambre Fioritura.
Il a été récompensé pour son travail par le William H. Scheide Prize de l'American Bach Society et le Noah Greenberg Award de l'American Musicology Society.

Le prix Georg Philipp Telemann de Magdebourg est décerné chaque année depuis 1987 à des personnes, des ensembles ou des institutions pour des prestations particulières dans l'interprétation, l'étude et l'entretien de la vie et de l'œuvre de Georg Philipp Telemann.
Le prix se compose d'un certificat, d'un montant de 2.500 euros et d'une plaque de bronze. La remise du prix a lieu à l'occasion de l'anniversaire de la naissance de Georg Philipp Telemann.
Les précédents lauréats étaient, entre autres, Klaus Mertens, Ludwig Güttler, Nikolaus Harnoncourt, Hermann Max, René Jacobs, Martin Ruhnke, Wolf Hobohm, Paul Dombrecht, Burkhard Schmilgun, le cantor Thomas Gotthold Schwarz et le label de CD cpo, Klaus Hofmann, la flûtiste à bec Dorothee Oberlinger et la violoniste Elizabeth Wallfisch.

Hans Zimmer oscarisé

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Lors du gala au cours duquel le film CODA a été élu meilleur film de l'année 2021, le vétéran Hans Zimmer, compositeur de bandes originales, a remporté une nouvelle statuette pour sa musique du film Dune de Denis Villenueve.

Zimmer, qui concourait aux côtés de Nicholas Britell (Don't Look Up), Germaine Franco (Enchantment), Alberto Iglesias (Mères parallèles) et Jonny Greenwood (The Power of Dog), a déjà remporté un Oscar pour sa musique du Roi Lion en 1994 et a été nommé 10 autres fois pour des films tels que Dunkerque, Interstellar, Ineception et Gladiator.

 

A Toulouse, les musiciens redemandent leur chef

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Suite aux événements que l'on sait, Tugan Sokhiev a dû quitter Toulouse.
A l'occasion du premier concert qu'il aurait dû diriger, les musiciens se sont exprimés publiquement :

Mesdames, Messieurs, bonsoir,

Avant d’évoquer la situation particulière dans laquelle se déroule ce concert, nous souhaitons, au nom de l’ensemble de nos collègues témoigner de toute notre émotion devant la violence et les atrocités commises en Ukraine et tout notre soutien au peuple ukrainien (...).

Le concert de ce 25 mars aurait dû être dirigé par Tugan Sokhiev.Tugan Sokhiev est russe. Son histoire, sa famille, sa culture sont intimement liés à ce pays. C’est cette identité et cet attachement à ses racines qui nous ont permis, qui vous ont permis pendant de longues années de nous enrichir de ce qu’il avait à nous transmettre.

Nous avons partagé avec lui tant de moments musicaux mais aussi tant de moments d’échanges humains personnels, que nous savons, sans l’ombre d’un doute qu’il ne peut en aucune manière être suspecté de la moindre complaisance vis-à-vis de cette folie guerrière. Nous n’avions pas besoin qu’il nous le dise mais c’est pourtant ce qu’il a cru devoir affirmer dans une déclaration qu’il a rendue publique. Et c’est probablement pour cela que ses concerts programmés les prochaines semaines à Salzbourg (...) Vienne, Munich ou Rome n’ont pas été annulés.

Les musiciennes et les musiciens de l’Orchestre National du Capitole de Toulouse sont profondément attristés par la démission de leur Directeur Musical, mais plus encore par cette injonction qui est faite aux artistes russes de devoir se justifier, eux qui sont, comme tous leurs compatriotes, les otages d’un régime totalitaire et d’une politique dont ils ne peuvent être comptables. (...) En 1916, alors que la première guerre mondiale dévastait l’Europe, Maurice Ravel avait publiquement refusé de participer à une campagne qui visait à réduire au silence les artistes et la musique allemande. Parce qu’elle n’était pas l’ennemi.
C’est aujourd’hui à nous de nous élever solennellement contre une telle défaite de la pensée (...) Parce qu’ils ont une portée universelle, la musique, la culture, les arts sont de puissants antidotes contre la haine entre les peuples et contre toutes les formes de totalitarismes.(...) 

Nous sommes aussi venus dire publiquement que nous ne pouvons pas nous résoudre à voir se terminer de manière aussi brutale notre parcours musical avec Tugan Sokhiev. (...) Contrairement à ce qui a été dit ici ou là, nous avions de nombreux projets communs pour les mois et les années futures avec le maestro Sokhiev, non plus en tant que Directeur Musical, mais comme chef invité ayant un lien privilégié avec notre orchestre.

Nous avons le sentiment que le livre de cette histoire commune a été malheureusement fermé prématurément.
Nous avons donc décidé d’exprimer publiquement et avec un peu de solennité, au nom des musiciennes et musiciens unanimes, mais aussi des membres des équipes techniques et administratives, notre volonté de pouvoir retrouver, dès que les circonstances le permettront, le plaisir du partage musical sous la direction de Tugan Sokhiev.

Nous tenons à lui adresser à cet instant nos salutations les plus amicales. 

 

César Franck à l'honneur

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Le festival de printemps du Palazzetto Bru Zane sera dédié à la divinité tutélaire du post-romantisme français, César Franck.
Du 2 avril au 27 mai, "L'univers de César Franck" présentera en sept concerts la musique de chambre et les mélodies du compositeur né à Liège, mais aussi d'autres compositeurs et surtout des compositrices liées à sa figure de professeur.

La Rondine, 105 ans

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La Rondine (L’Hirondelle), opéra en trois actes de Giacomo Puccini sur livret de Giuseppe Adami d'après un texte allemand d'Alfred Willner et Heinz Reichert, fut créé à l'Opéra de Monte-Carlo le , avec Tito Schipa dans le rôle de Ruggero.

L'œuvre, dont on connaît surtout les deux grands airs de Magda Chi il bel sogno di Doretta et Ore dolci e divine, fut commandée par le Carltheater de Vienne, mais ne put y être créée à cause de la Première Guerre mondiale, et peut-être pour cette raison l'œuvre est souvent associée à tort à l'opérette. Bien que l'opéra fût achevé en été 1916, la première eut lieu le , à l'Opéra de Monte-Carlo, soit en territoire neutre, l'Autriche-Hongrie étant à ce moment ennemi de l'Italie. Malgré de bonnes premières critiques et une qualité artistique indéniable, la Rondine est un opéra peu représenté par rapport aux autres chefs-d'œuvre de Puccini.