Ján Cikker, né le et mort le , est un compositeur slovaque et un représentant important de la musique classique slovaque moderne. Il a reçu le titre d'artiste national en Slovaquie, le prix Herder (1966) et le prix de l'Unesco (1979).
Ján Cikker est à Banská Bystrica en Autriche-Hongrie, l'actuelle Slovaquie. Ses premiers professeurs de musique sont sa mère, Mária Psotková, et Viliam Figuš-Bystrý. Après ses études secondaires, il étudie de 1930 à 1935 au Conservatoire de Prague, où il suit les cours de piano de Růžena Kurzová, de composition de Jaroslav Křička et ceux d'orgue et de direction d'orchestre avec Metod Doležil. De 1935 à 1936, il fait sa maîtrise au Conservatoire de Prague, où il est élève de Vítězslav Novák. Il déménage à Vienne, où il étudie avec Felix Weingartner de 1936 à 1937.
De 1939 à 1949, il enseigne au Conservatoire de Bratislava. Il est en même temps conseiller dramaturgiste du Théâtre national slovaque de 1945 à 1948. Il est obligé de quitter ce poste après le Coup de Prague en 19481. Il est finalement professeur de composition à l'École supérieure des arts de la scène de Bratislava (Vysoká škola múzických umení, VŠMÚ), où il enseigne à plusieurs compositeurs slovaques de premier plan. Il meurt le à Bratislava, où l'on a ouvert un musée à son nom.
De 1978 à 1989, il est membre correspondant de l'Académie des arts de la RDA, section musique2.
Son style marqué se caractérise par la richesse typique d'ambiances et de personnages contrastés (danse, prononciation lyrique, expressive) et son œuvre, par l'accent mis sur une conduite humaine et éthique. Ses premières créations sont pour la plupart des œuvres instrumentales, mais des opéras s'ajoutent à partir des années 1950.
Ars Musica se dote d'un nouveau directeur artistique
L'asbl Ars Musica, organisatrice d'événements dans le secteur de la musique contemporaine - dont son festival est le fleuron - vient d'élire un nouveau directeur artistique. L'association avait en effet dû se séparer de son directeur général en juin dernier.
A la suite de ce départ, le Conseil d'administration de l'asbl a modifié l'organisation de la direction, optant pour un partage de celle-ci en deux axes : la direction artistique d'une part, la direction administrative et opérationnelle d'autre part.
C'est à Katrien Dobbelaere, déjà en fonction en tant qu'adjointe à la direction, qu'a été attribué le poste administratif et opérationnel. Quant au poste artistique, il vient d'être confié à Patrick Leterme, musicien et ancien présentateur de la RTBF, actuellement artiste associé au Palais des Beaux-Arts de Charleroi. Il a été choisi par le jury d'Ars Musica à la faveur d'un vote portant sur 6 candidates et candidats sélectionné.e.s au deuxième tour parmi 20 candidatures examinées au premier tour.
Le 5 janvier 1875, le Palais Garnier est inauguré dans le cadre d'un vaste projet lancé par Napoléon III. Conçu par l'architecte Charles Garnier, il est devenu au fil du temps l'un des symboles de la capitale française et l'un des lieux les plus visités avec son million de visiteurs et près de 350 000 spectateurs venus du monde entier pour les représentations de l'Opéra national.
Pour célébrer le 150e anniversaire de l'inauguration de la « grande boutique », l'Opéra national de Paris organisera tout au long de l'année 2025 une série d'événements destinés à montrer le bâtiment dans toute sa splendeur, en célébrant son patrimoine artistique et culturel.
Kurt Böhme (né le à Dresde - mort le à Munich) était un chanteur d'opéra allemand (basse).
Il fit ses études au Conservatoire de Dresde avec le Dr Kluge, et débuta en 1930 à Bautzen dans l'un de ses futurs rôles de prédilection : Kaspar dans Der Freischütz. De 1930 à 1950, il fut membre de l'opéra de Dresde, puis de 1949 à 1967 membre de l'opéra d'État de Bavière et en 1955 de l'opéra d'État de Vienne. À son zénith durant les années 1950 et 1960, il était demandé dans le monde entier : Royal Opera House de Covent Garden à partir de 1936, Salzbourg de 1941 à 1959, Vienne à partir de 1943, le Metropolitan Opera de New York à partir de 1954.
Son répertoire comprend surtout les rôles mozartiens (Osmin, Sarastro), straussiens (Baron Ochs, Morosus) ou wagnériens (Fafner, Pogner, Henri l'Oiseleur) que le Festival de Bayreuth lui offrit de 1952 à 1967. Il alternait avec un grand talent d'acteur les rôles de basse-bouffe (le Baron Ochs dans Le Chevalier à la rose) et ceux de méchant (Kaspar en 1954 avec Wilhelm Furtwängler et en 1959 avec Eugen Jochum, Fafner dans L'Anneau du Nibelung en 1958 et 1964 avec Georg Solti). Il a participé aux créations mondiales d'Arabella de Richard Strauss (rôle de Dominik) à Dresde en 1933, sous la direction de Clemens Krauss, de Pénélope de Rolf Liebermann (rôle de Odysseus) en 1954 et de Irische Legende de Werner Egk (rôle de Aleel), dirigé par George Szell en 1955, toutes deux au Festival de Salzbourg.
D'une voix d'une ampleur peu commune, le chanteur a laissé une abondante discographie ; la raison pour laquelle Gottlob Frick, avec qui il avait tant en commun, l'ait durablement éclipsé, reste à ce jour énigmatique.
Irma Beilke (24 août 1904 - 20 décembre 1989) était une soprano d'opéra allemande, une chanteuse de concert et une professeure de chant universitaire. Membre du Städtische Oper Berlin pendant des décennies, ainsi que de l'Opéra d'État de Vienne, elle s'est produite dans les rôles principaux du répertoire de soprano colorature et de soprano lyrique dans les principaux opéras et festivals internationaux, comme Blonde de Mozart et la traviata de Verdi. Elle participe à des créations mondiales, dont Capriccio de Richard Strauss. En 1945, elle a participé à la première représentation d'opéra à Berlin après la Seconde Guerre mondiale, dans le rôle de Marzelline dans Fidelio de Beethoven.
Née à Berlin, fille d'un homme d'affaires, Beilke reçoit sa formation musicale à Berlin auprès de H. T. Dreyer et de Gertrud Wirthschaft. Elle fait ses débuts sur scène dans le rôle d'une demoiselle d'honneur dans Der Freischütz de Weber à la Städtische Oper Berlin en 1921, où elle reste jusqu'en 1928. Elle est ensuite passée au Oldenburgisches Staatstheater puis, en 1930, à l'Opéra de Leipzig. Outre les rôles de soprano colorature, elle prend des rôles du répertoire de soprano lyrique. En 1936, elle retourne à Berlin. Lors de la première représentation après la Seconde Guerre mondiale, elle joue Marzelline dans Fidelio de Beethoven, sous la direction de Robert Heger, le 4 septembre au Theater des Westens, où le Städtische Oper a dû jouer en raison de la destruction de l'opéra. Elle y donne sa dernière représentation en 1958, dans le rôle de Mimì.
Mme Beilke a été invitée par l'Opéra d'État de Berlin, à Leipzig, par l'Opéra d'État de Bavière à Munich et par l'Opéra d'État de Vienne, où elle s'est produite de 1941 à 1945. À Vienne, elle a notamment interprété Amelia Goes to the Ball de Menotti et Regina dans Mathis der Maler en 1948.
En tant qu'invitée, Mme Beilke a interprété le rôle de Blonde dans Die Entführung aus dem Serail de Mozart au Festival de Glyndebourne en 1936 et au Royal Opera House de Londres en 1938, où elle a également joué Papagena dans Die Zauberflöte, Marzelline dans Fidelio et Sophie dans Der Rosenkavalier. Elle est également invitée à se produire à Paris, Bruxelles, Anvers, Milan, Florence, Barcelone, Zagreb et Belgrade. En 1950, elle se produit à Dublin dans le rôle de Mimì dans La bohème de Puccini et chante le rôle-titre de La traviata de Verdi.
Elle se produit en première mondiale dans Der Eulenspiegel de Hans Stieber à Leipzig en 1936, dans Die pfiffige Magd de Julius Weismann en 1939, dans le rôle-titre de Die Windsbraut de Winfried Zillig en 1941, en tant que chanteuse italienne dans Capriccio de Richard Strauss en 1942, et dans Preußisches Märchen de Boris Blacher à l'Opéra d'État de Berlin en 1952.
Elle se produit au Festival de Salzbourg à partir de 1939, dans le rôle de Blonde dans Die Entführung aus dem Serail, de Susanna dans Le nozze di Figaro de Mozart en 1942, et de Pamina dans Die Zauberflöte en 1943, année où elle chante également le solo de soprano dans la Neuvième Symphonie de Beethoven.
Beilke était également chanteuse de concert et a été engagée pour des rôles dans des films musicaux. Un grand nombre de ses interprétations ont été enregistrées sur vinyle. À partir de 1954, elle donne des cours de chant privés. À partir de 1958, après s'être retirée de la scène, elle est professeure à la Musikhochschule de Berlin jusqu'en 1968. En 1980, elle est nommée membre honoraire de l'Opéra d'État de Berlin.
André Jolivet, né le à Paris et mort dans cette ville le , est un compositeur français.
André Jolivet naît à Montmartre d'un père peintre amateur et comptable à la Compagnie générale des omnibus et d'une mère pianiste amateur. Très jeune, il est attiré par l'art ; la peinture, le théâtre, la poésie le passionnent. C'est l'abbé Théodas, maître de chapelle de Notre-Dame de Clignancourt, fondateur de la chorale « Les Ménétriers » qui l'initie dès 1913 aux techniques d'écriture et lui fait découvrir les polyphonies des XVIe et XVIIe siècles1. Le préférant au piano, il apprend le violoncelle avec Louis Feuillard. C'est Georges Valmier, peintre cubiste et baryton, rencontré aux « Ménétriers » en 1919, lorsque celui-ci revient s'installer à Montmartre après-guerre, avec qui il travaille la peinture qui, comprenant sa passion pour la musique, lui fait rencontrer Paul Le Flem.
En 1921, Jolivet entre à l'École normale d'instituteurs d'Auteuil, et s'oriente parallèlement vers la musique. De 1927 à 1932, Paul Le Flem lui fait travailler l'harmonie et le contrepoint. Avec Le Flem, Jolivet apprend la rigueur et la discipline de l'écriture, découvre Schönberg, Berg et Bartók, pour lequel il a une constante admiration, lui dédiant en 1945, année de la disparition de Bartók, sa Sonate no 1 pour piano. En 1929, Le Flem le recommande à son ami Edgard Varèse dont il devient l'élève. De 1930 à 1933, Varèse lui enseigne le son « matière » et bouleverse radicalement son approche de la musique. De l'enseignement de son maître, Jolivet dit plus tard : « Avant Varèse, j'écrivais avec des notes, après Varèse, je composais avec des sons »2. En 1935, avec Mana, six pièces pour piano, Jolivet a établi son langage personnel. Cette œuvre, qui permet à Jolivet de s'imposer dans le milieu musical, avait notamment la faveur d'Olivier Messiaen, qui lui consacra un article élogieux.
En 1936, avec Yves Baudrier, Daniel-Lesur et Olivier Messiaen, il crée « Jeune France », groupe destiné à promouvoir la nouvelle musique française et « propager une musique vivante dans un même élan de sincérité, de générosité, de conscience artistique » (Manifeste de la Jeune France). En 1939, Jolivet est mobilisé à Fontainebleau. L'expérience de la guerre lui inspire Les Trois Complaintes du soldat. De 1945 à 1959, il est directeur musical de la musique à la Comédie-Française. Les nombreuses musiques de scène qu'il compose alors ou réorchestre, viennent s'ajouter à un catalogue où figurent des œuvres aussi importantes que les douze concertos pour huit instruments différents, de nombreuses partitions symphoniques ou de musique de chambre.
En 1959, il fonde à Aix-en-Provence le Centre français d'humanisme musical, lieu estival dont la vocation était d'être un lieu de rencontre entre compositeurs, musiciens et étudiants. Mais, victime du succès rencontré par cette entreprise, Jolivet dut y renoncer en 1964, préférant se consacrer essentiellement à la composition plutôt qu'à la lourde organisation de cette académie. Entre 1959 et 1962, il est appelé auprès d'André Malraux comme conseiller technique à la direction générale des Arts et lettres. De 1966 à 1970, il est professeur de composition au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris.
En 1972, Rolf Liebermann, directeur de l'Opéra de Paris, commande à Jolivet un opéra Bogomilé ou le lieutenant perdu sur un livret de Marcel Schneider. Le compositeur consacre les deux dernières années de sa vie à cette œuvre restée inachevée.
André Jolivet meurt brusquement le dans le 7e arrondissement de Paris. Il est inhumé au Cimetière de Montmartre (division 27), à proximité d'Henri Sauguet et non loin d'Hector Berlioz.
On peut déterminer 3 grandes périodes dans la production de Jolivet. La 1re, qui couvre les années 1930 et dans laquelle il compose notamment Mana, la Danse incantatoire, les Danses rituelles, est caractérisée par une recherche de musique « humaine, religieuse, magique et incantatoire », par un retour aux sources. L'influence de son maître Varèse n'y est pas étrangère. La seconde période est celle des années 1940, de l'expérience de la guerre, qui pousse Jolivet à se rapprocher du public en composant une musique plus accessible, écrite dans un langage plus simple (Les Poèmes intimes, Les 3 Complaintes du soldat). La dernière période constitue une synthèse des deux autres, que l'on peut situer à partir de la composition de la Sonate pour piano n°1 et dans laquelle s'effectue l'alchimie entre toutes les composantes des autres périodes, c'est-à-dire entre lyrisme, clarté et langage complexe ; audace et tradition humaniste ; primitivisme, ésotérisme et simplicité. Mais c'est toujours l'émotion dans les œuvres de Jolivet qui prévaut sur la virtuosité.
Jolivet utilisa les ressources techniques modernes pour composer une musique énergique, souvent modale aux sonorités et aux rythmes audacieux. Il s'est particulièrement attaché à l'écriture concertante avec des concertos virtuoses pour ondes Martenot -instrument électronique à clavier inventé en France en 1928 par Maurice Martenot-, pour trompette, pour flûte, pour piano, pour harpe, pour basson et harpe, pour percussion, pour violoncelle et pour violon. On lui doit également des symphonies et de la musique de ballet -sur des textes de Molière, Claudel, Corneille ou Plaute- et pour des jeux de marionnettes. Les partitions des oeuvres d'André JOLIVET sont éditées par les éditions Billaudot.
Vagn Holmboe Gylding, né le à Horsens (Jutland) et mort le à Ramløse, est un compositeur danois.
Vagn Holmboe est le frère cadet du journaliste, explorateur et écrivain danois Knud Holmboe.
Dès l'âge de 16 ans, Vagn Holmboe commence sa formation musicale à l'Académie royale danoise de musique de Copenhague chez Knud Jeppesen pour la théorie et chez Finn Høffding pour la composition, sur la recommandation de Carl Nielsen. Il termine ses études en 1929 et s'installe à Berlin, où Ernst Toch est son professeur pendant une courte période. En 1933, il épouse la pianiste roumaine Meta Graf. Après son retour au Danemark en 1934, il enseigne dans divers établissements, notamment au Conservatoire royal de Copenhague de 1950 à 1965 où il a comme étudiants Egil Hovland, Bent Lorentzen, Per Nørgård, Ib Nørholm, Arne Nordheim, Ole Schmidt et Alan Stout.
Il réside de 1940 à sa mort à Ramløse.
Holmboe a écrit près de 200 œuvres musicales, dont un opéra, 13 symphonies et 21 œuvres pour quatuor à cordes.
Christian Beuke au Deutsches Symphonie-Orchester Berlin
Le Deutsches Symphonie-Orchester Berlin (DSO) aura un nouveau directeur d'orchestre. Christian Beuke prendra ses fonctions le 1er septembre 2025, a annoncé mercredi la société Rundfunk Orchester und Chöre gGmbH Berlin (ROC). Beuke est actuellement directeur de gestion de l'Orchestre philharmonique de Munich. Il succède à Thomas Schmidt-Ott, qui a annoncé cet été son départ à la fin de la saison 2024/25.
Beuke a étudié la musicologie, l'économie d'entreprise et le droit à l'Université technique et à l'Université libre de Berlin. Depuis 2012, il travaille pour l'Orchestre philharmonique de Munich, d'abord en tant que directeur du marketing, de la communication et des ventes puis, à partir de 2015, en tant que directeur du management. Depuis 2018, il est également directeur de l'Orchesterakademie der Freunde und Förderer der Münchner Philharmoniker. De 2021 à 2024, il a enseigné à l'Institut de gestion culturelle et des médias de l'École supérieure de musique et de théâtre de Munich.
Beuke a souligné que le DSO était un corps sonore très particulier. « Avec son engagement clair en faveur de l'ouverture, de l'innovation et de la créativité, l'orchestre pose des jalons pour faire ressentir la fascination de la musique classique », a-t-il déclaré.
L'ancien directeur d'orchestre Schmidt-Ott est arrivé au DSO à l'été 2020, lors de la première vague Corona, d'abord comme gestionnaire de crise et conseiller stratégique, puis comme directeur d'orchestre en 2022. Il avait déjà occupé ce poste de 1999 à 2003.
James Gaffigan terminera son mandat de directeur musical des Arts à la fin de la saison 24-25
Le Palau de les Arts Reina Sofía a annoncé que James Gaffigan achèvera son mandat de directeur musical de l'institution à la fin de la saison 2024-25, plus précisément le 31 août 2025, date à laquelle expirera son contrat de quatre ans à la tête du colisée valencien.
Selon le théâtre, « depuis son arrivée en septembre 2021, le maestro américain a été une figure clé de la croissance artistique de Les Arts, grâce à son travail d'élargissement du répertoire et à son engagement dans le développement et le renforcement de l'Orquestra de la Comunitat Valenciana ».
L'une des principales priorités de la nouvelle phase artistique de Les Arts qui a débuté en 2019 a été la consolidation et l'expansion de l'OCV. Sous la direction de James Gaffigan, l'orchestre est passé de 54 à 76 musiciens, réalisant une croissance et un enrichissement notables de son personnel.
James Gaffigan a également joué un rôle de premier plan dans l'histoire récente des Arts, comme la première du Requiem de Mozart mis en scène par Romeo Castellucci, la première représentation à Valence de Wozzeck, les retours de l'opéra wagnérien avec Tristan und Isolde ou du répertoire russe avec La Dame de Pique, ainsi que les représentations de Die Zauberflöte qui ont conclu la saison dernière. Dans le domaine symphonique, ses versions de la Sinfonía del Nuevo Mundo de Dvořák, la symphonie Résurrection de Mahler, Roméo et Juliette de Prokofiev ou la Neuvième de Bruckner.
Kent Nagano, nouveau chef principal de l'ONE et directeur artistique de l'OCNE
L'Instituto Nacional de las Artes Escénicas y la Música (INAEM) a annoncé que le chef d'orchestre nord-américain Kent Nagano assumera les fonctions de chef principal de l'Orquesta Nacional de España (ONE) et de directeur artistique de l'Orquesta y Coro Nacionales de España (OCNE). Nagano (Berkeley, Californie, 1951) remplacera l'actuel titulaire, David Afkham, en septembre 2026 et dirigera les deux ensembles pendant les cinq prochaines saisons.
Parmi ses responsabilités, Nagano dirigera huit programmes de la saison symphonique, en plus des tournées et des enregistrements. Le chef d'orchestre connaît bien l'Orquesta Nacional de España et le Coro Nacional de España, avec lesquels il a déjà collaboré à trois reprises : en juin 2018, avec Die Bassariden de Hans Werner Henze ; en juin 2021, avec des œuvres de Gabriel Fauré et d'Olivier Messiaen ; et en avril 2024, lorsqu'il a dirigé La Création de Haydn.