Le Journal

Jos Van Immerseel, l'éternel découvreur

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Van_ImmerseelAu Festival de Musique de Stuttgart, le 6 septembre, Anima Eterna Brugge et Jos van Immerseel donneront trois Cantates de Bach (BWV 4, 34 et 50) dans l'arrangement de Johannes Brahms, une première depuis sa création à Vienne entre 1872 et 1875 lorsque Brahms était directeur des concerts de la Société des Amis de la Musique à Vienne. A Stuttgart, elle seront données à partir de la partition encore inédite de l'édition complète de l'oeuvre de Brahms chez Henle. Le Choeur de Chambre de Dresde sera présent aux côtés d'Anima Eterna avec, en solistes, Sophie Harmsen (alto), Benjamin Glaubitz (ténor) et Tobias Berndt (basse). Les documents manuscrits ont été retrouvés dans les archives de la Société des Amis de la Musique de Vienne dirigée par Dr. Otto Biba.

Les metteurs en scène les plus "chauds" du moment...

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« Boomberg news » a publié une liste des 14 metteurs en scène d'opéras les « plus chauds ». Nous vous la proposons ici :

- Dmitri Tcherniakov (Russie) qui a fait ses débuts au Met cette saison avec « Le Prince Igor ».
- Flona Shaw (Royaume-Uni), également actrice, qui a remplacé au Met Deborah Wagner pour « Eugen Onegin ».
- Richard Jones (Royaume-Uni) qui a mis en scène « Anna Nicole » à L'ENO et qui arrive au New York City Opera.
- Stefan Herheim (Norvège) qui a connu un grand succès dans les « Meistersinger » à Salzbourg. Cette saison, il sera au Covent Garden pour « Les Vêpres siciliennes ».
- David McVicar (Ecosse) qui mettra en scène « Rusalka » à l'Opéra de Chicago l'an prochain.
- Robert Carsen (Canada) qui mettra en scène « Falstaff » l'an prochain au Met.
- Katie Mitchell (Royaume-Uni) qui a mis en scène « de manière fascinante » la première mondiale de « Written on Skin » de George Benjamin .
- Katarina Thoma (Allemagne)  à découvrir après son « Ariane à Naxos » à Glyndebourne.
- Vera Nemirova (Allemagne) appelée à devenir une « maîtresse de choc », formée par Peter Konwitschny.
- La Fura dell Baus (Espagne) « le cirque catalan rejoignant le théâtre de rue »  à Amsterdam pour un « Faust » en mai 2014.
- Barrie Kosky (Australie), venu de l'opéra comique, « boostant les ventes de tickets avec des spectacles inventifs tels "Le grand macabre"  et "La flûte enchantée" .
- Andrea Breth (Allemagne), directeur de théâtre venu à l'opéra. «The Gambler» est attendu la saison prochaine au Nederlandse Opera.
- Christopher Alden (à ne pas confondre avec David) (USA) dont « Cosi fan tutte » complètera la trilogie mozartienne cette saison avec le Los Angeles Philharmonic.
- Laurent Pelly (France) que l'on retrouvera cette saison dans une nouvelle production des « Puritains » à l'Opéra de Paris.

Le Festival de Toscanini devenu Lucerne Festival : 75 ans

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Lucerne, 25 août 1938. Dans le parc faisant face à la villa de Richard Wagner à Tribschen, le légendaire chef d’orchestre italien Arturo Toscanini s’empare de sa baguette et dirige un orchestre d’élite composé spécialement pour lui. Parmi les musiciens qu’il a réunis autour de lui figurent des solistes renommés et des chambristes virtuoses, et avant tout le Quatuor Busch aux premiers pupitres de cordes, tandis que le noyau de base est issu des rangs de l’Orchestre de la Suisse Romande. Pour beaucoup, pouvoir jouer ou entendre les chefs-d’œuvre de la musique dans le paysage idyllique du lac des Quatre-Cantons est une lueur d’espoir dans une époque bien sombre. L’Allemagne et l’Autriche sont aux prises avec la dictature nazie. Pour des artistes tels que Toscanini ou ses collègues Bruno Walter et Fritz Busch, se produire aux festivals de Bayreuth ou de Salzbourg n’est plus possible, ne serait-ce que pour des raisons morales. Mais la Suisse est indépendante et libre, Lucerne et sa vieille ville historique pittoresque semble un lieu prédestiné pour célébrer la musique. Ainsi, la naissance du Lucerne Festival actuel le 25 août ne doit rien au hasard. Eté après été, il réunit les meilleurs orchestres et chefs du monde entier, ensembles, solistes instrumentaux et vocaux.

Nous jugerions mieux la musique avec les yeux qu'avec les oreilles...

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C'est le résultat de la thèse d'une chercheuse en psychologie à Harvard et pianiste professionnelle dont l'expérience est relatée dans la revue « Proceeding » de l'Acadélie Nationale des Sciences (USA). Son interview réalisée par Maxime Bierme est parue dans « Le Soir » de ce week-end.
Chia-Jung-Tsay a réuni un échantillon de 1200 personnes, professionnels et novices en musique, ces derniers étant plus nombreux. Elle a formé trois groupes : le premier visionnait une vidéo de la performance sans le son ; le second la vidéo avec le son ; le troisième uniquement le son. Elle a comparé les résultats avec ceux de compétitions internationles d'où étaient extraites les vidéos. Bien qu'affirmant à l'unanimité que, en concert, ce qui leur importait était le son, les résultats les plus concordant avec ceux des jurys internationaux venaient du premier groupe, c'est-à-dire ceux qui visionnaient la performance sans le son. Interpellant ! La chercheuse attribue ce résultat au fait que le visuel perçoit mieux la passion, l'implication, l'originalité et la créativité. Ce qui laisserait penser que, même au niveau professionnel, on serait toujours influencé par notre vision de la performance et l'attitude des personnes... A suivre...

Jennifer Barlament à Cleveland

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For A&EJennifer Barlament a été nommée General Manager de l'Orchestre de Cleveland, succédant à Garry Ginstling parti pour Indianapolis. Elle mène une fructueuse carrière qui l'a amenée à recevoir le "League's Helen M. Thompson Award" couronnant une carrière extraordinaire et un engagement total dans le management des orchestres. Rappelons que c'est Franz Welser-Möst qui règne aujourd'hui sur cet orchestre légendaire.

9e Concours Elena Obraztsova à St. Petersbourg

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ObraztsovaLe 9e Concours International Elena Obraztsova pour jeunes chanteurs d'opéra s'est ouvert ce samedi à Saint-Pétersbourg
Il rassemble 108 artistes de 15 pays. Le jury, présidé la célèbre mezzo-soprano, actrice et professeur russe, réunit également Juan Pons (Espagne), Pratico Bruno (Italie), Kang Hasegawa (Japon). Cette fois, Elena Obraztsova voudrait, selon elle, « trouver une étoile qui sera un événement dans la culture mondiale ».

Rademann à la direction de l'Académie Internationale Bach de Stuttgart

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RademannCe 24 août, Hans-Christoph Rademann a succédé à Helmuth Rilling à la direction de l'Académie Internatioale Bach de Stuttgart fondée en 1981 par Helmuth Rilling qui l'a dirigée pendant 32 ans. Rademann est un des plus grands spécialistes de musique chorale. En 1985, il a fondé le Chœur de chambre de Dresde dont il est le directeur artistique. De 1999 à 2004, il a dirigé le chœur de la Radio d'Allemagne du Nord. Depuis 2007, il est chef du RIAS Chamber Choir et directeur du Monts Music Festival créé en septembre 2010.

La Monnaie à Kinepolis

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Kinepolis et La Monnaie unissent leurs efforts et présentent au mois de septembre quatre productions d’opéra sur grand écran à Kinepolis. Parmi la programmation très riche des saisons dernières, la Monnaie a choisi les productions de Lucrezia Borgia (Donizetti), Médée (Cherubini), Manon Lescaut (Puccini) et Don Quichotte (Massenet).
08.09.13: Lucrezia Borgia – Gaetano Donizetti
15.09.13: Médée – Luigi Cherubini
22.09.13: Manon Lescaut – Giacomo Puccini
29.09.13: Don Quichotte – Jules Massenet

14:30 apéritif
15:00 représentation

Cinémas Kinepolis : Bruxelles - Anvers - Gand - Hasselt - Rocourt - Braine l’Alleud - Courtrai - Ostende - Bruges - Louvain

Première tournée en Belgique de Patrick Davin et son orchestre de Mulhouse

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davinDès la rentrée 2013, le chef belge Patrick Davin devient le nouveau directeur artistique et musical de l’Orchestre symphonique de Mulhouse. En étroite collaboration avec Selvam Thorez, nouvel administrateur de l’Orchestre, ils ont imaginé la saison 13-14 autour du thème de la Belgique. Cette thématique en clin d’oeil associe malicieusement des compositeurs, des interprètes, des écrivains et de multiples réminiscences poétiques et artistiques belges.
 Fidèle à son souhait d’imprimer les couleurs de son pays pour sa première saison, Patrick Davin emmène l’Orchestre symphonique de Mulhouse en tournée en Belgique (Anvers, Mons et Eupen) en compagnie de son compatriote le baryton Lionel Lhote. Au programme : Schumann, Mahler, Wagner, Ravel Massenet, Ibert, Mozart et Rossini.

Les Inattendues, musique et philosophie à Tournai

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Le dernier week-end de l’été, la Province de Hainaut, la Ville de Tournai et la maison de la culture de Tournai présentent la deuxième édition du Festival Les [rencontres] Inattendues, rencontres entre musiques et philosophies, du 30 août au 1er septembre 2013. Michel Serres, le philosophe parrain du festival, sera présent.

Septante musiciens, chanteurs, et philosophes se donnent rendez-vous pour trois jours de spectacles – pour la plupart des créations exclusives –, de rencontres inédites, de réflexion et de débat dans des lieux patrimoniaux uniques au cœur de la ville de Tournai: principalement la Cathédrale Notre-Dame (patrimoine de l’Unesco) et ses places, la cour et les jardins de l’évêché, et la Halle aux Draps.
La programmation originale des [rencontres] Inattendues donne place à toutes les expressions musicales, de la musique médiévale au jazz, en passant par les musiques du monde ou la musique pop, associées à tous les courants de pensée, dans un esprit de rencontre et de tolérance.

Dans cet esprit d’ouverture à d’autres cultures, Les [rencontres] Inattendues, associées à différents festivals du Maghreb, mettent cette année la musique palestinienne à l’honneur avec Al Manara, une rencontre musicale palestinienne/européenne qui rassemblera sur scène Ramzi Aburedwan (compositeur-musicien palestinien), Eloi Baudimont (compositeur et chef d’orchestre belge), et leurs musiciens respectifs, sous le regard éclairé du philosophe Edgar Morin. Une création en ouverture du festival, le vendredi soir.

Le samedi, la journée débutera par un café-croissant-philo animé par Frank Pierobon autour de la question Faut-il enseigner la philo à l’école? Edgar Morin évoquera ensuite son Autre voie en compagnie de Martin Legros. En collaboration avec le Festival de Wallonie, Les [rencontres] Inattendues verront Michel Schneider mettre des mots sur le rêve et la douleur chez Schumann dans la création Schumann, le rêve et la douleur ; Sybille Wilson fera découvrir aux enfants les héros et héroïnes de la littérature enfantine avec le concert Cendrillon, Petit Poucet et Cie avec la participation de la violoncelliste Marie Hallynck ; la soprano Béatrice Uria Monzon accompagnera Michel Serres dans le récit de ses derniers textes inédits ; et la musique sacrée rencontrera l’esprit du jazz en compagnie du philosophe spécialiste des nouvelles technologies Bernard Stiegler. La musique pop sera également au centre des questionnements avec La pop musique est-elle un sujet philosophique? par Agnès Gayraud/La Féline.

Les [rencontres] Inattendues se poursuivront le dimanche en commençant par un café-croissant-philo avec Michel Serres, suivi de La vie est une géniale improvisation, lecture musicale qui fera apparaître l’esprit de Vladimir Jankélévitch dans sa correspondance lue par Bruno-Abraham Kremer, et exprimée au piano par Karol Beffa. A midi, un grand pique-nique philomusical dans les jardins de l’évêché verra se succéder des interventions de philosophes et de musiciens. L’après-midi, le spectacle jeune public Comment moi je, de la Cie Tourneboulé proposera un pied de nez philosophique à ceux qui pensent encore que les enfants ne savent pas réfléchir. L’humour sera également au programme dans Rire fait penser, avec Philippe Geluck, Frédéric Pagès, Karol Beffa et Raphaël Imbert sous la modération du philosophe Pascal Chabot.

A l’honneur pour son centenaire en cette année 2013 et pour clôturer le festival, le Sacre du Printemps sera célébré également par Les [rencontres] Inattendues, dans une version de duos: les deux pianistes Alexander Gurning et Eugène Galand, les deux percussionnistes Pierre Quiriny et Gabriel Laufer, avec l’intervention du philosophe Franck Pierobon.