Le Journal

George Ivanovich Gurdjieff, 75 ans

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Georges Gurdjieff ou Georges Ivanovitch Gurdjieff ou G. I. Gurdjieff1, dont les dates de naissance sont diverses ( ou 1872, ou ) est né à Alexandropol (auj. Gyumri), en Arménie -alors dans l'Empire russe- et mort à Paris le .
Gurdjieff est un mystique, philosophe, professeur spirituel et compositeur influent de la première moitié du xxe siècle. Il pensait que la plupart des humains, ne possédant pas une conscience unifiée esprit-émotion-corps, vivent leur vie dans un état hypnotique de « sommeil éveillé » mais qu'il est possible de passer à un état supérieur de conscience et d'atteindre le plein potentiel humain.

Gurdjieff a élaboré une méthode pour atteindre ce potentiel qu'il a nommée Le travail (sur soi) ou la méthode. Afin d'éveiller sa conscience, cette méthode unit les techniques du fakir, du moine et du yogi : il l'appela la Quatrième voie.

Né d'un père grec et d'une mère arménienne, aîné d'une famille de trois enfants, Gurdjieff passe son enfance et sa jeunesse dans la région de Kars, alors russe. D'abord aisée, sa famille est ruinée pendant sa petite enfance3, contraignant son père à quitter Alexandropol pour exercer le métier de menuisier à Kars. Il y suit des études à l'école grecque puis au collège russe. Sa famille veut le voir étudier en vue de la prêtrise orthodoxe, il entre donc ensuite au séminaire.

Son père, qui exerce une activité de barde, a une grande influence sur Gurdjieff, notamment en lui contant longuement les légendes anciennes, telle celle de Gilgamesh, et en lui inculquant des notions de spiritualité et des considérations sur la vie qui se retrouveront par la suite dans son enseignement.

Néanmoins, les propres intérêts de Gurdjieff le portent vers l’étude de la science et de la technologie. Un prêtre local lui aurait alors suggéré de suivre à la fois le séminaire et des études médicales afin de pouvoir « guérir à la fois l’âme et le corps ».

Georges Ivanovitch Gurdjieff rejette finalement tout ce qui précède du fait de sa fascination pour l’occultisme. L’astrologie, la télépathie, le spiritisme et les tables tournantes, la divination et la possession démoniaque, tout cela accapare son intérêt de jeune homme. Il refuse d'écouter les avertissements de son prêtre à ce sujet et juge les explications de la science peu satisfaisantes. Dans les dernières années de son adolescence, il commence donc à étudier ces « sciences » occultes, à voyager à travers l’Asie centrale, le bassin méditerranéen, l’Égypte, le Tibet et l’Inde. L’objet spécifique de sa recherche est l’école ésotérique Sarmouni, prétendument fondée à Babylone aux alentours de 2500 avant JC. Après l'avoir découverte dans un ancien livre arménien, il se serait senti attiré par cette école.

D'après son propre témoignage, Gurdjieff se prend lui-même en charge tout au long de cette aventure spirituelle avec des affaires légitimes (par exemple la vente de tapis) et des entreprises fantaisistes (comme la coloration de moineaux avec de l’aniline, qu’il vendait en les qualifiant de « canaris américains »).

Georges Ivanovitch raconte que, lors d'un voyage en Afghanistan vers 1897, un derviche l'aurait présenté à un vieil homme de la secte Sarmouni, but de sa quête. Ce dernier aurait organisé une expédition pour mener Gurdjieff au monastère Sarmouni dans le centre du Turkestan où il aurait appris leur danse mystique, leurs pouvoirs psychiques, et l’ennéagramme. Ce symbole est pour les Sarmounis un important moyen de divination ainsi qu’un schéma des processus vitaux (transformation personnelle, etc.). Ils l’utiliseraient également comme symbole des états conscients et inconscients des êtres humains, thème repris par l’enseignement spirituel de Gurdjieff quand il fondera sa propre école pour atteindre l’illumination.

Après avoir quitté le monastère Sarmouni, Gurdjieff aurait formé un groupe, les Chercheurs de Vérité, avec ses compagnons dans la quête de l’illumination et de la (pleine) conscience. Ils se seraient rendus au Tibet pour prendre contact avec le cercle intime « éveillé » de l’humanité et apprendre la sagesse des tulkus, les lamas tibétains (moines) réincarnés. Plus tard, Gurdjieff se serait faufilé à l’intérieur de la Mecque et de Médine, les centres de l’Islam, sans réussir à y trouver la vérité intérieure. Puis il se serait rendu à Boukhara où vivrait le groupe de soufis Bahaudin Naqshbandi.

Ces soufis Naqshbandi (également appelés les Khwajagan ou « Maîtres de Sagesse ») prétendraient être la « Fraternité du Monde », composée de toutes les nationalités et religions, enseignant que « tous étaient unis par le Dieu de la Vérité ». Les Naqshbandis posséderaient une légende sur un cercle intérieur d’humanité composé d'un réseau de personnes très évoluées ayant des connaissances particulières. Ces dernières auraient veillé sur la race humaine et dirigé le cours de son histoire.

Les Naqshbandis croyaient aussi en une hiérarchie spirituelle perpétuelle dirigée par le Kutb i Zaman ou « Pôle du Temps », un esprit personnel recevant les révélations directes du dessein divin. Cet esprit transmet soi-disant ces révélations à l’homme par l’intermédiaire d’autres esprits appelés Abdal ou « les Transformés ». Pour Gurdjieff et ses disciples, ces esprits, « essences démiurgiques » d’un niveau supérieur à l’homme, sont responsables du maintien et de l’évolution de l’harmonie planétaire, bien que leur action ne soit pas forcément propice à la libération des individus. En dépit de leur hostilité potentielle, Gurdjieff et ses partisans maintenaient le contact avec ces esprits.

L'existence de Gurdjieff jusqu’à sa quarantième année relève du mythe invérifiable. On sait seulement de manière certaine qu’il s’installe en 1912 à Moscou (au 9, boulevard de la Nativité) comme marchand de tapis orientaux et qu’il commence à grouper autour de lui des disciples recrutés dans les milieux occultistes, notamment théosophes. Ces disciples se structurent en Institut pour le développement harmonique de l’homme. Toutefois, Moscou devient vite un lieu qui ne convient pas à un millionnaire ; aussi retourne-t-il en Arménie en 1915. L’arrivée des bolcheviks en Arménie signifie l’exil pour un capitaliste peu fréquentable tel que Gurdjieff, qui déménage successivement à Constantinople, Berlin, Dresde, et enfin, en 1922, à Avon (France) où il ouvre à nouveau son Institut, puis Paris, au 6, rue des Colonels-Renard.

À Paris, et dans la succursale de New York de l’Institut, qui ouvre en 1924, il enseigne un « christianisme ésotérique » avec un programme pour aider les élèves à atteindre les plus hauts niveaux de conscience. Sa doctrine d’inspiration soufie/gnostique englobe la croyance que chacun dispose de trois centres personnels : le mental, situé dans la tête (le chemin), l’émotionnel situé dans le cœur (oth), et le physique situé dans le ventre (kath). Une première cause pour les gens d'être spirituellement « endormis » ou « mécaniques » serait le déséquilibre de ces trois centres au sein de chaque personne. Ses danses soufies et ses autres exercices sont conçus pour rétablir l’équilibre de ces trois centres et amener la personne au plus près d’un état spirituel alerte.

Il meurt à 82 ans à l'hôpital américain de Neuilly-sur-Seine. Il est enterré au cimetière d'Avon, en Seine-et-Marne.

Beaucoup de groupes Gurdjieff se forment après sa mort, tels les centres Gurdjieff-Ouspensky, le « Fellowship of Friends » de Robert Burton, le Théâtre de Toutes les Possibilités, et l’Institut pour le développement harmonique de l'homme. On peut citer aussi la formation Arica (du nom d’une ville située dans le nord du Chili), un programme de « potentiel humain » fondé par Oscar Ichazo impliqué surtout dans la propagation de l’ennéagramme.

Son œuvre est également diffusée par des disciples tels qu'Henri Tracol, Véra Daumal, femme de René Daumal, ou Jeanne de Salzmann, l’épouse du peintre Alexandre de Salzmann.

L'Orchestre Philharmonique du Luxembourg en tournée

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L'Orchestre Philharmonique du Luxembourg part en tournée en Espagne sous la direction de Gustavo Gimeno

Ainsi, le 4 novembre, ils atterriront à Barcelone pour donner leur premier concert au Palau de la Música Catalana. Le 5 novembre, ils feront de même au Palau de la Música de València, et les 6 et 7 novembre, ils seront à l'Auditorio Nacional de Madrid, avec Ibermúsica. Sur les pupitres, l'ensemble présentera plusieurs programmes combinant des œuvres diverses telles que le Concerto en fa majeur de Gershwin avec Denis Kozhukhin au piano, les Feste romane et Pini di Roma de Respighi, le Concerto pour orgue de Poulenc avec Iveta Apkalna en soliste, Ma mère l'Oye de Ravel ou encore la Troisième Symphonie de Prokofiev.

 

Traduit avec DeepL.com (version gratuite)

Prix Eric Ericson 2024

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L'Allemand Alexander Lüken a remporté la victoire lors du dernier concert du prestigieux concours pour jeunes chefs de chœur, le Prix Eric Ericson, à Stockholm.

Alexander Lüken a étudié la direction de chœur et d'orchestre avec Marcus Creed et Jürgen Puschbeck et Ekhart Wycik aux Conservatoires de Cologne et de Weimar, ainsi que le latin à l'Université de Cologne. Sa formation a été complétée par des cours auprès de Florian Helgath, Grete Pedersen, Volker Hempfling, Morten Schuldt-Jensen et Alois Glaßner. Il est alumnus du Cusanuswerk.

Alexander Lüken est directeur artistique de la Kantorei Barmen-Gemarke et du Jungen Kammerchor Köln, un chœur de chambre qu'il a fondé et qui a été primé. Il dirige régulièrement des répétitions au ChorWerk Ruhr pour des chefs d'orchestre tels que Kent Nagano, Àdàm Fischer et George Benjamin. Il a également collaboré avec l'ensemble vocal de la Hochschule für Musik und Tanz Köln, l'AUDI Jugendchor Akademie, l'Exeter College Choir Oxford, la Thüringen Philharmonie Gotha, la Jenaer Philharmonie et la Staatsoperette Dresden, entre autres.

 

Novembre à l'IMEP - Une ode à la diversité musicale ! (à suivre)

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Le lundi 04 novembre 2024 à 12:15
Lieu : Grand Séminaire, Rue du Séminaire 11b, Namur, 5000

Les étudiant.e.s de la classe d’orgue préparent un programme pour rendre hommage à Rudi Jacques sur l’orgue du Grand Séminaire.
Rudi Jacques “avait de l’or dans les doigts et dans le cœur! C’était un artisan méticuleux, qui aimait le travail bien fait. Indépendant, attachant, avec beaucoup d’humour,” (Chanoine Joël Rochette) Organiste, claveciniste et facteur d’orgues hors du commun, il décide dès 7 ans d’apprendre l’orgue, tout d’abord à Ciney, sa ville natale, puis au Conservatoire royal de Bruxelles. Il travaille en parallèle la facture d’orgue et crée à Maurenne (Hastière-Lavaux) un atelier dans l’ancienne école du village. Passionné de musique ancienne, il voyage beaucoup et enrichit ses connaissances auprès de Xavier Darasse, Michel Chapuis et Harald Vogel, puis ensuite auprès de Bernard Lagacé à Montréal.

En 1986, il est lauréat de la Fondation de la vocation et se spécialise dans les ateliers de Barthélemy Formentelli à Vérone où il participe à plusieurs chantiers de restauration d’orgues historiques en France et en Italie. Il sera nommé “Artisan de l’année” en 2004 pour la Province de Namur. Rudi se spécialise dans la restauration d’orgues anciennes et d’orgues “nomades” facilement transportables, afin de décloisonner la musique d’orgue pour des concerts en des lieux divers. Rudi laisse derrière lui de nombreuses réalisations, ce “virtuose” a fait vivre, revivre plus d’une quinzaine d’instruments. Un orgue “nomade” dans le style des Pays-Bas du XVIIe siècle pour Arnaud Van de Cauter, ainsi qu’un autre dans le style baroque allemand XVIIIe pour Jean-Christophe Leclère, l’orgue de Ciergnon, de Thimougies, de Talange, du Grand Séminaire de Namur, de l’église Notre-Dame du Sablon à Bruxelles, l’orgue de chœur de l’abbatiale Notre-Dame de Mouzon…

Jouer, interpréter la musique ancienne sur ses instruments, c’est la faire revivre, c’est également faire vivre l’extraordinaire héritage qu’il nous lègue, mais c’est aussi quelque part écouter Rudi revivre et vibrer à chaque note… Il reste présent…

Le 05 novembre 2024 à 19:00
Salle de concert de l'IMEP, rue Juppin 28, Namur, 5000
Gratuit – Sans réservation

Découvrez le compositeur et musicien américain Steve Reich lors de cette audition commentée par Emmanuel Grégoire, avec des pièces interprétées par les étudiants de la classe de percussion.

Après des études de philosophie et notamment une thèse sur Ludwig Wittgenstein, Steve Reich suit de 1958 à 1961 des cours de piano, de percussions et de composition à la Julliard School of Music où il rencontre Art Murphy et Philip Glass.  Il parfait ensuite son apprentissage au Mills College d’Oakland (Californie) auprès de Darius Milhaud et Luciano Berio. A l’époque où le sérialisme est un modèle en matière de composition, Steve Reich affirme un attrait pour le rythme et la tonalité, mûri par ses contacts avec la musique africaine et le jazz modal de John Coltrane. Qu’elles soient pour bandes magnétiques ou pour instruments traditionnels, les œuvres de Steve Reich sont basées sur des interférences créées par le déphasage progressif  de plusieurs séries d’un même motif répété. Ces combinaisons sonores en constante transformation confèrent à sa musique un caractère obsessionnel  qui fait perdre à l’auditeur le sens du temps et de la durée.

 

Le 6 novembre 2024 à 20:00
Salle de concert de l'IMEP, rue Juppin 28, Namur, 5000
Gratuit – Sans réservation

dirigés parSophie Karthäuser et accompagnés par leur claveciniste, invitent à découvrir leur univers musical. Au programme: Monteverdi, Purcell, Rameau, Telemann, Handel…

“Chanteuses, chanteurs, devenez des spécialistes!” clamait William Christie à ses solistes lors d’une académie d’été. Ce grand maître de la musique vocale baroque voulait ainsi encourager ces artistes à prendre conscience de l’exigence et de la spécificité de cet art vocal. Avec la même ambition, l’IMEP se lance dans une nouvelle aventure : un opéra studio consacré spécifiquement au baroque. Le STUDIO BAROQUE servira de tremplin aux jeunes chanteur·euse·s en les mettant en contact avec des professionnels qui collaborent notamment avec le CAV&MA, pôle incontournable de l’art vocal et de la musique ancienne à Namur.

Professeure de chant, Sophie Karthäuser partagera ses connaissances du répertoire baroque acquises tout au long de sa carrière avec des chefs comme René Jacobs, Nikolaus Harnoncourt, William Christie, Christophe Rousset, Philippe Herreweghe et Emmanuelle Haïm. Elle a enregistré des oeuvres de Vivaldi, Händel, Bach, Mozart, Telemann, De Lalande et Grétry. Elle a fait partie du jury du Concours Musical International Reine Elisabeth de Belgique (Voix) ainsi que du Concours International de Chant Baroque de Froville.

(A SUIVRE)

L’Essentiel en Chœurs au Grand Manège à Namur

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L’Essentiel a 5 ans.
L’Essentiel est un lieu unique, convivial et chaleureux dans le Namurois, dédié à tous les patients confrontés au cancer mais aussi à leurs proches.

Initiative du CHL UCL Namur, site Sainte Elisabeth, soutenue par le Fonds Emile Salamon, l’Essentiel permet le partage et l’échange d’expériences et propose des soins individuels et activités de groupe, le tout mis en œuvre afin d’offrir une approche globale dans le cadre de la médecine intégrative.

Pour célébrer cet anniversaire, le violoncelliste Pierre Fontenelle réunit deux chœurs et de nombreux solistes belges au profit de ce lieu extraordinaire :

Chœur de Chambre de l’IMEP
Chœur des Jeunes de la Monnaie
Benoît Giaux, chef de chœur
Kamil Ben Hsain Lachiri, baryton
Gwendoline Blondeel, soprano
Marie Datcharry, piano
Cagil Cansu Sanlidag, piano
Elodie Vignon, piano
Diede Verpoest, alto
Shirly Laub, violon
Gaëlle Solal, guitare
Pierre Fontenelle, violoncelle
dans des œuvres de Mahler, Debussy, Mozart, Fauré, Purcell, Garoto, Micha, de Boeck,…

Grand Manège, le 6 novembre à 20h.

RESERVATION : https://grandmanege.be/fr

Egon Kornauth, 65 ans

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Egon Kornauth, né le  à Olmütz et mort le  à Vienne, est un chef d'orchestre et compositeur autrichien.

Egon Kornauth fait ses études à Vienne, avec Robert Fuchs, Franz Schreker et Franz Schmidt1. Il remporte le Prix d'État autrichien pour sa Sonate pour alto et piano en 1912. Il étudie la musicologie avec Guido Adler à l'Université de Vienne et obtient son doctorat en 1915. En 1916, il est engagé pour fonder un orchestre à Medan et il maintient cet orchestre pendant deux saisons1.
Il part ensuite en tournée entre 1928 et 1929 avec le Trio de Vienne qu'il a fondé. Il reçoit le Prix musical de la Ville de Vienne en 1930.
Il enseigne la théorie à la Hochschule für Musik de Vienne à partir de 1940 et est nommé professeur au Mozarteum de Salzbourg en 1945.

Sa musique est marquée par une grande compétence contrapuntique, quant à ses pièces instrumentales et ses lieder, ils sont écrit dans une veine romantique.

Miloje Milojevic, 140 ans

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Miloje Milojević, né le 27 octobre 1884 à Belgrade et mort le 16 juin 1946 à Belgrade, était un compositeur, musicologue, critique de musique, folkloriste, pédagogue et défenseur de la musique serbe.

Le père de Miloje Milojević, Dimitrije, un marchand de vêtements, est né dans le village de Dedina, près de la ville de Kruševac. Son nom de famille était en fait Đorđević, mais selon la coutume de l'époque, il adopta un nom de famille basé sur le prénom de son père. Dimitrije Milojević était plutôt doué sur le plan musical, il était autodidacte en jouant de la flûte. Angelina, la mère de Miloje Milojević, est née à Belgrade, dans la famille du greffier Matić. Elle était aussi douée sur le plan musical et prenait des leçons de piano privées. Miloje Milojević avait une soeur Vladislava et ses frères Vojislav, Vladislav, Branko, Milorad et Borivoje, biologiste de renom.

Miloje Milojević a commencé à apprendre le violon à l'âge de cinq ans, avec Karlo Mertl, membre de l'orchestre du Théâtre national de Belgrade. Son premier professeur de piano était sa mère, Angelina. La mort soudaine de son père a bouleversé la vie de famille. La situation financière changeante a fait que sa mère, maintenant veuve, déménage à Novi Sad où la vie était plus abordable. La famille Milojević a vécu à Novi Sad pendant six ans. Miloje a commencé sa scolarité à Novi Sad lors de sa première année au lycée orthodoxe serbe (diplômé en 1904). Cette école était bien connue pour ses activités musicales (Svetosavke besede). Miloje Milojević a reçu les encouragements du compositeur Isidor Bajić pendant ses études de musique (1878-1915), son professeur de musique à l'école secondaire.

Milojević a étudié à la Faculté de philosophie de l'Université de Belgrade pendant trois semestres (de l'automne 1904 au printemps 1906) : allemand (Miloš Trivunac), littérature comparée (Bogdan Popović), langue et littérature serbes (Aleksandar Belić;  Pavle Popović et Jovan Skerlić) et philosophie (Branislav Petronijević). Parallèlement, il a fréquenté l'école de musique serbe (jusqu'en 1907 et ultérieurement), où il a étudié la théorie de la musique et la composition avec Stevan St. Mokranjac et le piano avec Cvetko Manojlović.

Pendant les cinq semestres suivants (été 1907–08 et été 1909–10), Milojević poursuivit ses études au Département de philosophie de l'Université de Munich, où il étudia la musicologie (avec Adolf Sandberger et Theodor Kroyer), ainsi que les disciplines de la littérature et de la philosophie. Parallèlement, Milojević fréquenta l'Académie de musique de Munich où il étudia la composition (avec Friedrich Klose), le piano (Richard Meier-Gschray) et la direction d'orchestre avec lecture de partitions (Felix Mottl). Il est diplômé de l'Académie de musique de Munich en juin 1910.

Entre le 1er septembre 1910 et le 1er mars 1911, Milojević remplit son devoir militaire pour le Royaume de Serbie, au sein de l'escadron d'étudiants. Pendant son service militaire, il a été nommé professeur de musique au quatrième gymnasium de Belgrade et a également commencé à enseigner à l'école de musique serbe. En 1912, il fonda la Société de la chambre des professeurs de l'école de musique serbe. Cet événement a initié le développement de la musique de chambre à Belgrade de manière plus régulière.

À l'automne 1912, au début de la première guerre dans les Balkans, Milojević est engagé comme sergent pour l'escadron de cavalerie de la division Dunav. Après le déclenchement de la Première Guerre mondiale, il est nommé au quartier général du commandement Suprême (jusqu'en 1917). Il a traversé l'Albanie avec l'armée serbe (la retraite de l'armée serbe à travers l'Albanie). En 1917, Milojević était au service du ministère de l'Education du Royaume de Serbie. Il fut ensuite envoyé à Paris au sein du Comité des affaires culturelles. Il est resté en France de 1917 au milieu de 1919. Pendant toute la guerre, il est resté impliqué dans la composition. il a également joué en tant que pianiste lors de concerts de musique serbe à Nice, à Monte-Carlo, à Lyon et à Paris et a donné une conférence publique sur la musique serbe moderne à Paris.

En 1919, Milojević rentre à Belgrade et entreprend une carrière musicale riche et extraordinaire en tant que compositeur, musicologue, critique musical, folkloriste, pédagogue musical, chef d'orchestre et organisateur d'événements musicaux. Au début, il est retourné à ses postes d’enseignant au gymnasium et à l’école de musique.

Parallèlement, de 1920 au début de 1922, il occupa également le poste de chef d'orchestre de la Société de chant académique «Obilić». À l'automne 1922, il fut nommé professeur assistant d'histoire de la musique à la faculté de philosophie de l'Université de Belgrade. Peu de temps après, il termine ses études de musicologie et obtient son doctorat à l'Université Charles de Prague.(1925). À son retour à Belgrade, il est professeur et professeur agrégé d'histoire de la musique jusqu'en 1939.
Parallèlement, jusqu'en 1946, il enseigne également à l'école de musique de Belgrade, qui était auparavant l'école de musique serbe (directeur de 1943 à 46). En 1939, il devint professeur de composition et de théorie à l'Académie de musique de Belgrade.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Milojević fut arrêté (1941) par les autorités fascistes. Au cours du lourd bombardement «allié» de Belgrade par les forces américaines le jour de Pâques en 1944, son domicile situé au 16 rue Nemanjina à Belgrade fut démoli, et il fut blessé. À partir de février 1946, son état de santé se détériorant, il ne put plus continuer à enseigner à l'Académie de musique. Après la libération, il fut affecté à la Stana Đurić-Klajn (aujourd'hui Institut de musicologie de l'Académie serbe des sciences et des arts, SASA). Milojevic est décédé le 16 juin 1946 à Belgrade.

Milojević était marié (à partir de 1907) à la chanteuse et pédagogue musicale Ivanka Milutinović (1881-1975). Ils eurent une fille, Gordana (1911-2003), pianiste et pédagogue musicale. Son neveu Đorđe (1921-1986), fils de Borivoje, était un violoncelliste et un compositeur. Le petit-fils de Miloje Milojević est compositeur et membre de l'Académie serbe des sciences et des arts, Vlastimir Trajković (1947), professeur de composition et d'orchestration à la Faculté de musique de l'Université des arts de Belgrade.

 

Avec Petar Konjović et Stevan Hristić, Miloje Milojević a représenté une génération de compositeurs qui ont introduit des styles modernes et un niveau technique élevé de composition dans la musique serbe. Au début de son développement créatif, Milojevic est parti de l'école nationale des romantiques serbes (Stevan Mokranjac et Josif Marinković). Au cours de ses études à Munich, il découvre le nouveau romantisme allemand et s’intéresse de près à la musique de Richard Strauss.
Son séjour en France a eu des conséquences encore plus fortes. L'influence de l'impressionnisme français futdécisif dans le développement stylistique de Milojević. Pendant son séjour à Prague, il a noué des contacts avec des compositeurs tchèques d’avant-garde. Dans certaines œuvres, Milojević s'est tourné vers l'expressionnisme. Tout au long de sa vie, il conserva cependant ses affinités avec le style national, avec le folklore comme fondement de la musique d'art. Ainsi, la dernière étape de son travail de création se caractérise par l’utilisation de mélodies folkloriques parmi le mélange stylistique d’éléments néo-romantiques et impressionnistes.

Miloje Milojević est principalement un parolier et un maître des petites formes. Deux pièces principales de son travail appartiennent au Lied et au piano, mais il a également contribué de manière significative aux genres choraux et de chambre.

Dans son Lied, Milojević a utilisé de la poésie serbe, croate, française, allemande et japonaise. Son interprétation des paroles a été réalisée par des mélodies souples et une riche palette harmonique de la partie piano. Parmi ses pièces pour voix et piano, il est important de noter les suivantes:

Avant la Magnificence de la Nature (Pred veličanstvom prirode), une collection de dix chansons a été conçue entre 1908 et 1920. Ce cycle de chansons regroupe tous les éléments représentatifs de Milojević en tant que compositeur de ce genre (Lied romantique serbe, influences de R. Strauss et impressionnisme). Parmi les Lieder les plus réussis de ce cycle, citons l’élégance de l’automne (Jesenja elegija)la chanson de l’aigle (Pesma orla), le Japon, la nymphe et les cloches (Zvona).
Dans la quinzaine de lieder composés en France en 1917 après que les paroles de poètes français eurent été influencées par l’impressionnisme, le plus connu d'entre eux étant Berceuse triste (Tužna uspavanka). De sa période plus tardive, importantes sont les Trois chansons pour voix haute (Tri pesme za visoki glas), le plus remarquable "Un jour très chaud" (Vrlo Topli dan) de 1924, composé sur des paroles allemandes et Haikai (Hai -kai), d'après la poésie du poète japonais Matsuo Bashō, de 1942. Ces œuvres combinent des éléments impressionnistes et expressionnistes.

Une fête dans le champ (Gozba na livadi), une "symphonie lyrique pour voix et orchestre" (1939) représente le premier exemple de Lied symphonique dans la musique serbe.

Milojević a également écrit de la musique chorale. Ses activités dans ce genre englobent une musique simple et sans prétention, destinée à des chorales d'enfants et de jeunes à des œuvres complexes. Les plus significatifs sont les suivants: Combien vert est le champ (Dugo se polje zeleni) (1909), une miniature pour chœur mixte, d'après les paroles de Vojislav Ilić ; la ballade dramatique Presentiment (Slutnja) (1912), marquée par le chromatisme et la polyphonie néo-romantiques, et considérée parmi les chefs-d'œuvre de la littérature chorale serbe; et cycle La fête des illusions (Pir iluzija) (1924), d'après la poésie de Miroslav Krleža (Décorations du soir (Večernje dekoracije), Triptyque (Triptih) et Sombre après-midi (Crno sumorno popodne), travail d'expression moderne et d'une grande technicité en matière de texture chorale. La composition chorale la plus populaire de Milojević, La mouche et un moustique (Muha i komarac) (1930), est une pièce humoristique scherzando écrite sur du texte folklorique et utilisant un son peintural. Ce travail efficace est souvent comparé à Chèvre (Kozar) de S. Mokranjac. Milojević a également écrit de la musique sacrée (deux liturgies, trois opelos (Requiem orthodoxe), une pièce particulièrement réussie étant Un court opelo en si bémol mineur (Kratko Opelo u b-mollu ), pour choeur d'hommes (1920).

Miloje Milojević est l'un des plus importants compositeurs serbes de musique pour piano. Par leurs hautes qualités artistiques, ses Quatre pièces pour piano (Četiri komada za klavir) (1917) ont marqué un tournant dans l’histoire de la musique serbe pour le piano. Ses collections très réussies, Camées (Kameje) (1937-1942) et Ma Mère (Moja majka) (1943) se caractérisent par la synergie du néo-romantisme et de l'impressionnisme. Ses cycles intitulésMélodies et rythmes des Balkans (Melodije i ritmovi sa Balkana), La suite du Kosovo (Kosovska svita) et La suite de Povardarie (Povardarska svita) (tous de 1942), sont tous basés sur le folklore et les propres transcriptions folkloriques de Milojević. Ces œuvres présentent des solutions impressionnistes, mais aussi un usage assez robuste du folklore similaire de Béla Bartók. Son travail Les grimaces rythmiques (Ritmičke grimase) (1935), un pas en avant vers l'expressionnisme, occupe une place particulière dans son œuvre, alors que le piano est traité de manière quelque peu percussioniste, certains endroits sont dénués de marquage et l'aspect harmonique est caractérisé par le départ de la tonalité et l'utilisation de groupes de tonalités.

Milojević était moins prolifique dans le genre de la musique orchestrale. La mort de la mère de Jugović (Smrt majke Jugovića) (1921) fait partie de ses compositions pour orchestre et laisse entrevoir les influences de R. Strauss. Cette œuvre présente quelque peu des insuffisances dans les aspects du développement thématique et du son orchestral. Sa suite pour orchestre à cordes, Intimacy (Intima) (1939), construite sur le motif re-la-do-mi-la, semble beaucoup plus fructueuse. Bien que comportant six mouvements et plusieurs ambiances (représentés par les sous-titres), cette composition démontre une cohérence et une couleur sonore riche.

Miloje Milojević a écrit un certain nombre d'œuvres de chambre. Il a composé deux quatuors à cordes (en sol majeur, 1905 et en do mineur, 1906), le quatuor en sol majeur étant la première œuvre de ce genre dans la musique serbe. Il a également composé deux sonates pour violon et piano (en si mineur, 1924 et en ré mineur 1943), Sonate pour flûte et piano en fa dièse mineur (1944) et Sonate en sol pour alto solo (1944). La plus importante de ces œuvres est la Sonate pour violon et piano en si mineur, une structure robuste et une grande expressivité allant du lyrisme discret au drame passionné.

L'une des œuvres les plus distinctes de Milojević appartient à la musique de scène: Le balai du valet (Sobareva metla) (1923), un ballet grotesque inspiré d'un texte surréaliste de Marko Ristić.

Stefano Landi, 385 ans

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Stefano Landi, baptisé à Rome le 26 février 1587 et mort dans la même ville le 28 octobre 1639, est un compositeur baroque italien du XVIIe siècle. Au service, à Padoue puis à Rome, des grandes familles italiennes telles que les Borghese et les Barberini, le compositeur et chanteur écrit de nombreuses arias et notamment deux opéras. Chargé de la responsabilité de plusieurs chapelles et de l'écriture de la musique pour des événements festifs de la noblesse, il poursuit également un cheminement vers la prêtrise.

Stefano Landi étudie à partir de 1595 au Collegio Germanico de la ville -où il est soprano. Il prend les ordres mineurs en 1599 et entre au Séminaire romain en 1602 sous l'impulsion du Cardinal Bartolomeo et du Duc Federico. Il y étudie la rhétorique et la philosophie et travaille avec le maestro di cappella Agostino Agazzari. Il défend se thèse de philosophie et termine ses études en 1607.

Il obtient une fonction d'organiste à la basilique Sainte-Marie-du-Trastevere à partir de 1610 et dirige, à partir de l'année suivante, les chanteurs de l'église Santissimo Crocifisso. Il est maître de chapelle à l'église Notre-Dame de la Consolation entre 1614 et 16171. La première publication de Stefano Landi date de 1616, un motet à trois voix, dans une anthologie de l'éditeur Fabio Costantini.

Le compositeur se déplace pour quelque temps dans le nord de l'Italie où il devient maître de chapelle à Padoue en 1618, juste après avoir publié la même année, à Venise, un livre de madrigaux à cinq voix, sous le patronage de Marco Cornaro , évêque de Padoue. Il écrit l'année suivante son premier opéra, La morte d'Orfeo, qu'il dédicace au clerc Alessandro Mattei, proche de Paul V de la famille Borghese, probablement créé à Venise. Ces expériences à Venise et à Padoue lui permettent de développer son style singulier, plus près de l'école vénitienne novatrice que du conservatisme musical en vigueur à Rome. Il revient à Rome à l'été 1620 et entre au service du Prince Paolo Savelli, Duc d'Albano, jusqu'en 1622. Dans les années qui suivent, il va travailler d'abord au service de la famille Borghese, puis du Cardinal Maurice de Savoie, dans lequel il reste de nombreuses années.

En octobre 1622, par le biais de Grégoire XV, Stefano Landi est nommé servitore du neveu du Pape, le Cardinal Ludovico Ludovisi, certainement en vue des festivités du carnaval de Rome de 1623, puis, sous Urbain VIII, il officie à la chapelle basilique Proces et Martinien de Rome en tant que clerc et recteur de 1624 jusque sa mort. En même temps que ses services à la basilique Saint-Pierre de Rome, le compositeur est maître de chapelle l'église Santa Maria ai Monti à partir de 1624.

Le cousin de Stefano Landi, Fabio, étudie avec lui et devient par la suite harpiste à la Cour des Médicis, et son élève Angelo Ferrotti rejoint la maison de Maurice de Savoie, où il chante les airs composé par son maître. Par la suite, le compositeur Stefano Landi est ordonné sous-diacre en 1629 et entre à la chapelle Sixtine en tant que contralto dans le chœur pontifical en novembre de cette année. C'est à cette période qu'il rentre définitivement dans les cercles de la famille Barberini. Pendant plusieurs années, il sert comme musicien et comme compositeur les Barberini, surtout pour les festivités et les mariages, en plus de ses obligations cléricales et de maître de chapelle. Pour remercier la famille de son soutien, il compose son drame sacré Il Sant'Alessio en 1631 sur un livret de Giulio Rospigliosi, futur Clément IX, représenté en tant que spectacle inaugural du Teatro delle Quattro Fontane de Rome en 1632 ou 1633.

Pendant cette période romaine, il écrit surtout des œuvres de musique sacrée dans le style de la seconda pratiqua, opposée, parce que plus moderne, à la prima pratica, dont le maître demeure Palestrina. Il forme pour le compte de la famille Barberini plusieurs élèves musiciens contre rémunération, dont Girolamo Zampetti. En 1633, Stefano Landi est ordonné diacre, au même moment où Francesco Barberini devient Archevêque de la basilique Saint-Pierre.

En 1635, il commence à souffrir d'une maladie chronique qui l'oblige à quitter ses fonctions auprès de la famille Barberini. Il rassemble ses compositions et fait publier entre novembre 1637 et août 1639 les cinq derniers de ses neufs ouvrages d'arias et meurt le 28 octobre 1639 à Rome.

Stefano Landi a composé neufs livres d'airs (arias), mais aussi des madrigaux, psaumes, messes, motets, répons, un Magnificat, ainsi que des opéras dont La morte d'Orfeo, op. 2, composé en 1619, qui est un opéra (tragi-comédie) au librettiste inconnu qui s'intéresse non pas au premier épisode de la vie du héros, avec la descente aux enfers pour chercher Eurydice, mais au second, sa mort tragique aux mains des Bacchantes. Les circonstances de la création de cet ouvrage restent inconnues (possiblement à Venise) ainsi que les inspirations et les raisons qui poussent le compositeur à écrire un opéra.

Il Sant'Alessio, sur la vie d'Alexis de Rome, est un drame sacré composé en 1631, remanié en 1632 et en 1634, sur un livret du cardinal Giulio Rospigliosi, qui devait être élevé en 1667 à la dignité papale sous le nom de Clément IX. Cet ouvrage assure une très bonne réputation au compositeur. C'est une commande de la famille Barberini, soit du Pape lui-même, Urbain VIII (Maffeo Barberini, 1568-1644, régnant de 1623 à 1644), soit de son frère, le Cardinal Antonio Barberini, seniore (1569-1646), soit de leurs deux neveux, les Cardinaux Francesco Barberini, seniore (1597-1679), Secrétaire d'État du Pape, son oncle, dès 1623, et Antonio Barberini, iuniore (1607-1671), ce dernier étant le commanditaire le plus probable, puisque l'œuvre est créée à Rome, dans l'un des palais de la famille Barberini, probablement au Palazzo Barberini ai Giubbonari (plutôt qu'au Palazzo Barberini alle Quattro Fontane, dont la construction, débutée en 1627, n'a été achevée par Le Bernin, qu'en 1633, bien qu'il existe un témoignage d'une représentation en ce lieu le 17 et le 23 février 1632).
Une vraie première, antérieure à ces reprises de 1632, semble avoir déjà eu lieu le 2 mars 1631. Lors de ces représentations ont chanté les castrats Angelo Ferroti, dans le rôle-titre et, dans celui de Sposa (l'épouse d'Alexis), le tout jeune Marc'Antonio Pasqualini (1614-1691), un protégé du Cardinal Antonio Barberini iuniore, dès l'âge de 15 ans, en 1629, puis dès janvier 1631, à 17 ans, comme choriste de la Cappella musicale pontificia sistina, le Choeur de la Chapelle Sixtine, dont il deviendra maître de chapelle en 1655).
L'opéra fut remanié et repris en 1634 avec des décors du Bernin, cette fois-ci bien sûr au Palazzo Barberini alle Quattro Fontane, et donné ensuite tel quel à plusieurs reprises en Italie jusqu'en 1647.

Concours international d'orgue du Canada, le palmarès

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Le concours international d'orgue du Canada a été remporté par un Suédois, Johannes Skoog.
Il rentre chez lui avec 25 000 dollars canadiens, un enregistrement sur ATMA Classique et un contrat d'agence de trois ans avec Karen McFarlane Artists.
Le deuxième lauréat est Henry Webb (Canada) et le troisième Alma Bettencourt (France).

Né en 1992, Johannes Skoog a commencé à jouer de l'orgue à l'âge de 8 ans, après avoir étudié le piano depuis l'âge de 5 ans. Originaire de Stockholm, il est diplômé du Collège royal de musique de Stockholm (Kungliga Musikhögskolan) où il a étudié l'interprétation à l'orgue avec Mathias Kjellgren et l'improvisation avec Nils Larsson. Johannes a poursuivi ses études au Conservatoire national supérieur de musique de Paris dans la classe d'orgue d'Olivier Latry et de Michel Bouvard.
Il a également étudié l'interprétation à l'orgue avec Louis Robilliard et l'improvisation à l'orgue avec Laszlo Fassang et Thierry Escaich. À l'été 2017, il est devenu le seul étudiant à recevoir la meilleure note en interprétation d'orgue (mention très bien à l'unanimité avec félicitations du jury), les deux années du programme de master au Conservatoire de Paris.

 

Kirill Serebrennikov donne vie à l'opéra de Schnittke « La vie avec un idiot » à l'opéra de Zurich

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Kirill Serebrennikov, réalisateur de films et metteur en scène dissident du régime russe actuel de Vladimir Poutine, présente à l'Opéra de Zurich son interprétation de l'opéra d'Alfred Schnittke La vie avec un idiot.

Selon les termes mêmes de l'opéra, « Kirill Serebrennikov portera l'œuvre à la scène comme l'histoire dystopique et actuelle d'un couple pour lequel l'idiot devient le catalyseur de leur relation déjà toxique, un catalyseur qui fait remonter à la surface les pulsions les plus sombres et les plus destructrices de l'être humain, ainsi que la disposition à l'agression et à la violence ».