Le Journal

Montréal : le secteur des arts vivants est en crise

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L’assistance globale des salles a diminué de près de 20 % entre 2018 et 2023, révèle une étude rendue publique lundi par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM) et présentée au Forum sur les arts vivants et la culture. Cette tendance à la baisse a été amplifiée par la pandémie, à la suite de laquelle les habitudes de consommation des Québécois ont changé, avance la CCMM.

Quelques facteurs spécifiques ont été identifiés. Par exemple, les « grands consommateurs », qui assistent à au moins 10 spectacles par année et qui représentent environ 12 % des acheteurs, sont en déclin de 26 %. En parallèle, la proportion des gens qui ne voient aucun spectacle par année est passée de 35 % à 43 % durant cette période.

Si on s’intéresse au profil de ces personnes, on apprend que depuis la fin de la pandémie, celles de 65 ans et plus sont moins enclines à sortir en salle (-18 %). Tout comme les jeunes hommes de 16 à 24 ans, qui auraient un penchant plus grand pour le divertissement en ligne. Les secteurs les plus touchés ? La danse, le théâtre et la musique classique.

La pression inflationniste a également eu un impact majeur sur les organismes culturels et les artistes, dont le salaire annuel moyen est d’à peine 17 400 $. Plus des trois quarts des artistes et des professionnels de la culture qui ont été sondés estiment que leur situation s’est détériorée au cours des cinq dernières années et qu’elle s’aggravera dans les années à venir.

Un nouveau job pour Renée Fleming

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La chanteuse, âgée de 65 ans, a été nommée directrice du festival de mai 2025 de Cincinnati.

Je suis honorée, dit-elle. Au-delà du pouvoir de la musique d'exprimer les idées et les sentiments les plus profonds, nous en apprenons chaque jour davantage sur son énorme potentiel d'amélioration de notre santé et de notre bien-être. Le festival est programmé en fonction de ces objectifs.

Festival Luigi Nono célèbre le centenaire

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Du 5 au 29 novembre, la septième édition du Festival Luigi Nono se tiendra à Venise coïncide cette année avec le 100e anniversaire de la naissance du compositeur.
Le titre du festival Risonanze erranti (Résonances errantes ) emprunte une composition de Nono de 1987 dédiée à Massimo Cacciari, auquel le compositeur était lié par une longue amitié marquée également par d'importantes collaborations comme pour Prometeo. Tragedy of Listening a été repris en janvier dernier dans l'église de San Lorenzo à Venise dans une nouvelle production de la Fondazione La Biennale di Venezia. Le programme du festival entend partir du concept de « résonance » et de son sens littéral pour faire résonner la voix du compositeur avec la musique, à travers des réflexions sur des thèmes centraux de la poétique de Nono et en rendant hommage à ceux qui ont partagé son parcours artistique et personnel.

Annulations au Palau de la Música de València

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Le Palau de la Música de València s'est joint aux nombreuses annulations culturelles qui ont lieu à Valence et dans la région de la Comunitat, en raison de la tragique crise météorologique qui a coûté la vie à plus de 90 personnes.

Pour l'instant, l'activité devrait reprendre le 5 novembre, avec la visite de la Philharmonie luxembourgeoise et la direction de Gustavo Gimeno.

Conrad Beck, 35 ans

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Conrad Arthur Beck, né le 16 juin 1901 à Lohn et mort le 31 octobre 1989 à Bâle, est un compositeur suisse.

Après ses études au Conservatoire de Zurich, il va en France où il reçoit les conseils, notamment, d'Arthur Honegger et fait partie de l'École de Paris durant l'entre-deux-guerres.
De retour en Suisse, il devient, à partir de 1939, directeur des émissions musicales de Radio Bâle, une fonction qu'il occupera jusqu'en 1966.

Aux confins des univers français et germanique, son œuvre musicale au langage clair mais souvent nimbé d'un halo mystérieux (où peut percer, en particulier, l'influence de Hindemith, mais qui paraît parfois aussi anticiper Messiaen) demeure aujourd'hui à redécouvrir : sept symphonies, un ballet, des oratorios et des mélodies, de nombreuses œuvres concertantes (parmi lesquelles un Concerto pour quatuor à cordes et orchestre, un instrumentarium original) et de musique de chambre ainsi que des pièces pour piano.

Il a fait partie en 1976 (en compagnie de Boulez, Berio, Britten, Dutilleux ou encore Lutosławski) des douze musiciens sollicités par Mstislav Rostropovitch pour composer un hommage sur le nom de son ami, le chef d'orchestre et mécène Paul Sacher.

 

Leonardo Leo, 280 ans

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Leonardo Ortensio Salvatore de Leo, connu sous le nom abrégé de Leonardo Leo (né le 5 août 1694 à San Vito degli Schiavoni, devenu San Vito dei Normanni, dans l'actuelle province de Brindisi, qui fait alors partie du royaume de Naples et mort à Naples le 31 octobre 1744) est un compositeur de musique baroque italien.

En 1703, Leonardo Leo commence ses études au Conservatoire de la Pietà dei Turchini à Naples, où il est l'élève de Francesco Provenzale puis de Nicola Fago. On suppose qu'il a aussi été l'élève de Giuseppe Ottavio Pitoni et d'Alessandro Scarlatti mais cela n'est pas attesté bien que ses compositions aient été sans aucun doute influencées par eux. Sa première œuvre connue est un drame sacré L'infedelta abbattuta, donnée par ses étudiants en 1712.

En 1714, il donne au théâtre de la Cour un opéra, Pisistrato, qui est très apprécié. Il occupe divers postes à la chapelle royale et continue à écrire pour la scène et parallèlement à enseigner au conservatoire. Après avoir ajouté des scènes comiques au Bajazet de Francesco Gasparini, donné en 1722 à Naples, il compose en 1723 un opéra-comique, La ’mpeca scoperta (en napolitain).

Son opera buffa (opéra bouffe) le plus célèbre est Amor vuol sofferenze (1739), plus connu sous le nom de La Finta Frascatana (La fausse frascatane) et dont Charles de Brosses a fait l'éloge. Il y a aussi Diana Amante, très fin. Mais il est aussi reconnu comme un compositeur d’opera seria : Demofoônte (1735), Farnace (1737) et L'Olimpiade (1737) sont ses œuvres les plus connues pour le théâtre. Leo a aussi composé de la musique sacrée. Il est mort d'un accident vasculaire cérébral alors qu'il avait entamé la composition de nouveaux airs pour une reprise de La Finta Frascatana.

Leo est le premier compositeur de l'école napolitaine à maîtriser complètement le contrepoint harmonique moderne. Sa musique sacrée est magistrale et digne, plus logique que passionnée ; on n'y trouve pas l'affectivité présente dans l'œuvre de Francesco Durante et de Pergolèse. Ses opere serie (opéras « sérieux ») ont un style plutôt froid et sévère mais dans ses opéras-comiques il montre un fin sens de l'humour.

 

Francisco Correa Arauxo, 370 ans

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Francisco Correa de Arauxo de Acebedo (né vers le  à Séville et mort en octobre ou novembre 1654 à Ségovie) est un organiste compositeur espagnol à une période charnière entre la Renaissance et le Baroque.

Fils d'un ouvrier, il occupe son premier poste d'organiste à l'église San Salvador de Séville à partir de 1599. Il est ordonné prêtre en 1608. Des mesquineries et chicaneries durables dont il est victime de la part des ecclésiastiques de son entourage le poussent à tenter de trouver, de façon réitérée, un poste dans plusieurs cathédrales espagnoles. C'est seulement en 1636 qu'il obtient enfin un poste à la cathédrale de Jaén. Quelques années plus tard, en 1640, il réussit à améliorer sa situation comme organiste de la cathédrale de Ségovie, ville où il meurt en 1654.

L'importance de Correa de Arauxo en matière d'histoire de la musique, tient à la méthode d'orgue, "Facultad Organica", qu'il rédige et qui est imprimée en 1626 à Alcalá de Henares. Elle inclut non seulement 69 tientos dont certains pour registres partiels, une particularité des orgues espagnoles, des tablatures et des transcriptions de chants liturgiques mais également une introduction détaillée au toucher de l'orgue qui donne des indications tout à fait exclusives sur l'interprétation organistique de son époque. Hormis cette "Facultad Organica", il ne subsiste aucune autre œuvre de ce compositeur.

Sa musique est fortement marquée au sceau de la tradition contrapuntique et harmonique de la Renaissance, mais son animation rythmique et ses mélismes appelant la virtuosité sont également typiques de la musique hispanique de cette époque.

Erasmus Widmann, 390 ans

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Compositeur, multi-instrumentiste, musicographe, professeur, poète, il est baptisé à Schwäbisch Hall le 15 septembre 1572 et mort à Rothenburg ob der Tauber, le 31 octobre 1634.

Il est issu d’une famille aisée. Il est scolarisé dans les années 1580 à l’école latine de Schwäbisch Hall où Johannes Crusius enseigne la musique. Il chante, s’initie au clavecin, au luth, à la cithare, à la viole, au trombone.

Il intègre l’Université de Tübingen le 28 avril 1589.

 

La documentation le signale en 1595, comme organiste Eisenerz, en Styrie. De 1596 à 1598, il est organiste à Graz.

En 1598 il est accusé par deux jeunes femmes de rupture de promesse, alors que le 12 juin, il en épouse une troisième, Margarethe Ehetreiber.

En raison la répression contre les luthériens, il retourne fin 1598-début 1599 à Schwäbisch Hall, où il devient chantre (Kantor), et doit donc assurer un enseignement académique, en plus de la direction et de l’enseignement musical.

Au début de février 1602, il est nommé précepteur et organiste à la Cour du Comte Wolfgang von Hohenlohe à Weikersheim. Il y aurait été un bon musicien et compositeur, mais plutôt mondain et affecté.

Son fils Georg Friedrich naît le 8 mars 1603.

En 1607, le Duc veut étoffer sa chapelle et libère Widmann de ses tâches de précepteur au profit de ses activités de maître de chapelle. Trois ans plus tard, en 1610, le Comte Wolfgang meurt, Widmann est sommé de reprendre son enseignement de précepteur, parallèlement à ces activités musicales. Il se met à la recherche d’un nouveau poste, d’autant qu’il semble que son enseignement laisse à désirer.

En août 1613, il gagne Rothenburg ob der Tauber, toujours comme précepteur et chantre ; l’année suivante il est organiste à la Jacobskirche.

Avant 1627, il reçoit la couronne de poésie pour son Libellus antiphona.

En 1629, les troubles de la guerre de Trente Ans lui inspirent son Piorum suspiria. Rothenburg n’est pas épargnée par les combats, le siège, le manque d’argent et de nourriture.

Sa femme et une de ses filles meurent de la peste, maladie qui l’emportera également. Il laisse derrière lui trois filles, Johanna, Magdalina et Helina Margaretha. Georg Friedrich lui succède comme organiste de la Jacobskirche de Rothenburg.

Un manuscrit inédit de Chopin découvert à New York

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L'équipe de recherche de la Morgan Library & Museum de New York a dévoilé la découverte d'un manuscrit inconnu de Chopin, une découverte inédite en près d'un siècle de l'œuvre du compositeur polonais : une courte valse de 24 mesures et d'une durée d'environ une minute.

Le manuscrit a été découvert par Robinson McClellan, conservateur de la collection musicale de la Morgan Library, lors du catalogage de la collection Arthur Satz, donnée au musée en 2019. Intrigué par le style du manuscrit, McClellan a consulté le professeur Jeffrey Kallberg, spécialiste de Chopin, pour vérifier l'authenticité de l'œuvre. « Cette valse nouvellement découverte élargit notre compréhension de Chopin en tant que compositeur et pose de nouvelles questions aux chercheurs, qui doivent se demander quand il l'a composée et à qui elle était destinée », déclare M. McClellan.

L'analyse détaillée du papier et de l'encre, effectuée par les conservateurs de la Morgan Library, a révélé une correspondance évidente avec les matériaux que Chopin utilisait couramment, ce qui suggère une datation autour des années 1830.

La Morgan Library & Museum, située dans le centre de New York, est un musée indépendant et une bibliothèque de recherche fondée au début du XXe siècle. Réputée pour sa valeur historique, elle offre au public un accès privilégié à une vaste collection comprenant des manuscrits, des livres rares, de la musique et des œuvres d'art, qui témoignent de l'évolution de la civilisation et constituent un dépôt créatif s'étendant de 4000 avant J.-C. à nos jours.

 

Création à Oviedo

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Demain 31 octobre, à l'Auditorium Príncipe Felipe d'Oviedo, l'Orchestre de la Filarmonie d'Oviedo créera, sous la direction de Vincenzo Milletarì, l'œuvre ...humanidad, que viene de las tinieblas y se esforza, incansable, por llegar a la luz... , composée par Manuel Martínez Burgos entre 2022 et 2023, commande de la Fondation SGAE et de l'Association Espagnole d'Orchestres Symphoniques.

L'œuvre de Martínez Burgos, qui tire son titre d'un texte de Leopoldo Alas « Clarín » dans lequel l'écrivain réfléchit sur la condition humaine, est un hommage au 25e anniversaire de la création de l'Orchestre de la Filarmonie d'Oviedo et de l'Auditorium Príncipe Felipe. La lumière, symbole de connaissance pour l'auteur de La Regenta, a inspiré une composition qui est un hymne à l'espoir. « Il s'agit d'une pièce à l'optimisme marqué et au timbre coloré. L'œuvre commence par 25 carillons qui se diluent dans une harmonie introductive. Les carillons sont une métaphore des 25 ans de l'Oviedo Filarmonía », souligne Martínez Burgos.

Titulaire d'un doctorat en musique de l'université d'Oxford, Manuel Martínez Burgos (1970) a remporté 20 prix nationaux et internationaux, dont le concours Jean Sibelius en Finlande, le Isan Yung en Corée, le prix de l'Auditorio Nacional del Música - Fundación BBVA et le prix Osgood Memorial de l'université d'Oxford. Récemment, l'Oviedo Filarmonía et la pianiste Noelia Rodiles ont enregistré, sous la direction de Lucas Macías, son œuvre Cloches sur le label Eudora.

En février 2025, l'Orquesta Nacional de España créera sa pièce Gramática de la niebla, et l'Orquesta Sinfónica de Castilla y León fera de même en mars avec une autre de ses œuvres, Liminalis.