Le Journal

Stefano Landi, 385 ans

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Stefano Landi, baptisé à Rome le 26 février 1587 et mort dans la même ville le 28 octobre 1639, est un compositeur baroque italien du XVIIe siècle. Au service, à Padoue puis à Rome, des grandes familles italiennes telles que les Borghese et les Barberini, le compositeur et chanteur écrit de nombreuses arias et notamment deux opéras. Chargé de la responsabilité de plusieurs chapelles et de l'écriture de la musique pour des événements festifs de la noblesse, il poursuit également un cheminement vers la prêtrise.

Stefano Landi étudie à partir de 1595 au Collegio Germanico de la ville -où il est soprano. Il prend les ordres mineurs en 1599 et entre au Séminaire romain en 1602 sous l'impulsion du Cardinal Bartolomeo et du Duc Federico. Il y étudie la rhétorique et la philosophie et travaille avec le maestro di cappella Agostino Agazzari. Il défend se thèse de philosophie et termine ses études en 1607.

Il obtient une fonction d'organiste à la basilique Sainte-Marie-du-Trastevere à partir de 1610 et dirige, à partir de l'année suivante, les chanteurs de l'église Santissimo Crocifisso. Il est maître de chapelle à l'église Notre-Dame de la Consolation entre 1614 et 16171. La première publication de Stefano Landi date de 1616, un motet à trois voix, dans une anthologie de l'éditeur Fabio Costantini.

Le compositeur se déplace pour quelque temps dans le nord de l'Italie où il devient maître de chapelle à Padoue en 1618, juste après avoir publié la même année, à Venise, un livre de madrigaux à cinq voix, sous le patronage de Marco Cornaro , évêque de Padoue. Il écrit l'année suivante son premier opéra, La morte d'Orfeo, qu'il dédicace au clerc Alessandro Mattei, proche de Paul V de la famille Borghese, probablement créé à Venise. Ces expériences à Venise et à Padoue lui permettent de développer son style singulier, plus près de l'école vénitienne novatrice que du conservatisme musical en vigueur à Rome. Il revient à Rome à l'été 1620 et entre au service du Prince Paolo Savelli, Duc d'Albano, jusqu'en 1622. Dans les années qui suivent, il va travailler d'abord au service de la famille Borghese, puis du Cardinal Maurice de Savoie, dans lequel il reste de nombreuses années.

En octobre 1622, par le biais de Grégoire XV, Stefano Landi est nommé servitore du neveu du Pape, le Cardinal Ludovico Ludovisi, certainement en vue des festivités du carnaval de Rome de 1623, puis, sous Urbain VIII, il officie à la chapelle basilique Proces et Martinien de Rome en tant que clerc et recteur de 1624 jusque sa mort. En même temps que ses services à la basilique Saint-Pierre de Rome, le compositeur est maître de chapelle l'église Santa Maria ai Monti à partir de 1624.

Le cousin de Stefano Landi, Fabio, étudie avec lui et devient par la suite harpiste à la Cour des Médicis, et son élève Angelo Ferrotti rejoint la maison de Maurice de Savoie, où il chante les airs composé par son maître. Par la suite, le compositeur Stefano Landi est ordonné sous-diacre en 1629 et entre à la chapelle Sixtine en tant que contralto dans le chœur pontifical en novembre de cette année. C'est à cette période qu'il rentre définitivement dans les cercles de la famille Barberini. Pendant plusieurs années, il sert comme musicien et comme compositeur les Barberini, surtout pour les festivités et les mariages, en plus de ses obligations cléricales et de maître de chapelle. Pour remercier la famille de son soutien, il compose son drame sacré Il Sant'Alessio en 1631 sur un livret de Giulio Rospigliosi, futur Clément IX, représenté en tant que spectacle inaugural du Teatro delle Quattro Fontane de Rome en 1632 ou 1633.

Pendant cette période romaine, il écrit surtout des œuvres de musique sacrée dans le style de la seconda pratiqua, opposée, parce que plus moderne, à la prima pratica, dont le maître demeure Palestrina. Il forme pour le compte de la famille Barberini plusieurs élèves musiciens contre rémunération, dont Girolamo Zampetti. En 1633, Stefano Landi est ordonné diacre, au même moment où Francesco Barberini devient Archevêque de la basilique Saint-Pierre.

En 1635, il commence à souffrir d'une maladie chronique qui l'oblige à quitter ses fonctions auprès de la famille Barberini. Il rassemble ses compositions et fait publier entre novembre 1637 et août 1639 les cinq derniers de ses neufs ouvrages d'arias et meurt le 28 octobre 1639 à Rome.

Stefano Landi a composé neufs livres d'airs (arias), mais aussi des madrigaux, psaumes, messes, motets, répons, un Magnificat, ainsi que des opéras dont La morte d'Orfeo, op. 2, composé en 1619, qui est un opéra (tragi-comédie) au librettiste inconnu qui s'intéresse non pas au premier épisode de la vie du héros, avec la descente aux enfers pour chercher Eurydice, mais au second, sa mort tragique aux mains des Bacchantes. Les circonstances de la création de cet ouvrage restent inconnues (possiblement à Venise) ainsi que les inspirations et les raisons qui poussent le compositeur à écrire un opéra.

Il Sant'Alessio, sur la vie d'Alexis de Rome, est un drame sacré composé en 1631, remanié en 1632 et en 1634, sur un livret du cardinal Giulio Rospigliosi, qui devait être élevé en 1667 à la dignité papale sous le nom de Clément IX. Cet ouvrage assure une très bonne réputation au compositeur. C'est une commande de la famille Barberini, soit du Pape lui-même, Urbain VIII (Maffeo Barberini, 1568-1644, régnant de 1623 à 1644), soit de son frère, le Cardinal Antonio Barberini, seniore (1569-1646), soit de leurs deux neveux, les Cardinaux Francesco Barberini, seniore (1597-1679), Secrétaire d'État du Pape, son oncle, dès 1623, et Antonio Barberini, iuniore (1607-1671), ce dernier étant le commanditaire le plus probable, puisque l'œuvre est créée à Rome, dans l'un des palais de la famille Barberini, probablement au Palazzo Barberini ai Giubbonari (plutôt qu'au Palazzo Barberini alle Quattro Fontane, dont la construction, débutée en 1627, n'a été achevée par Le Bernin, qu'en 1633, bien qu'il existe un témoignage d'une représentation en ce lieu le 17 et le 23 février 1632).
Une vraie première, antérieure à ces reprises de 1632, semble avoir déjà eu lieu le 2 mars 1631. Lors de ces représentations ont chanté les castrats Angelo Ferroti, dans le rôle-titre et, dans celui de Sposa (l'épouse d'Alexis), le tout jeune Marc'Antonio Pasqualini (1614-1691), un protégé du Cardinal Antonio Barberini iuniore, dès l'âge de 15 ans, en 1629, puis dès janvier 1631, à 17 ans, comme choriste de la Cappella musicale pontificia sistina, le Choeur de la Chapelle Sixtine, dont il deviendra maître de chapelle en 1655).
L'opéra fut remanié et repris en 1634 avec des décors du Bernin, cette fois-ci bien sûr au Palazzo Barberini alle Quattro Fontane, et donné ensuite tel quel à plusieurs reprises en Italie jusqu'en 1647.

Concours international d'orgue du Canada, le palmarès

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Le concours international d'orgue du Canada a été remporté par un Suédois, Johannes Skoog.
Il rentre chez lui avec 25 000 dollars canadiens, un enregistrement sur ATMA Classique et un contrat d'agence de trois ans avec Karen McFarlane Artists.
Le deuxième lauréat est Henry Webb (Canada) et le troisième Alma Bettencourt (France).

Né en 1992, Johannes Skoog a commencé à jouer de l'orgue à l'âge de 8 ans, après avoir étudié le piano depuis l'âge de 5 ans. Originaire de Stockholm, il est diplômé du Collège royal de musique de Stockholm (Kungliga Musikhögskolan) où il a étudié l'interprétation à l'orgue avec Mathias Kjellgren et l'improvisation avec Nils Larsson. Johannes a poursuivi ses études au Conservatoire national supérieur de musique de Paris dans la classe d'orgue d'Olivier Latry et de Michel Bouvard.
Il a également étudié l'interprétation à l'orgue avec Louis Robilliard et l'improvisation à l'orgue avec Laszlo Fassang et Thierry Escaich. À l'été 2017, il est devenu le seul étudiant à recevoir la meilleure note en interprétation d'orgue (mention très bien à l'unanimité avec félicitations du jury), les deux années du programme de master au Conservatoire de Paris.

 

Kirill Serebrennikov donne vie à l'opéra de Schnittke « La vie avec un idiot » à l'opéra de Zurich

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Kirill Serebrennikov, réalisateur de films et metteur en scène dissident du régime russe actuel de Vladimir Poutine, présente à l'Opéra de Zurich son interprétation de l'opéra d'Alfred Schnittke La vie avec un idiot.

Selon les termes mêmes de l'opéra, « Kirill Serebrennikov portera l'œuvre à la scène comme l'histoire dystopique et actuelle d'un couple pour lequel l'idiot devient le catalyseur de leur relation déjà toxique, un catalyseur qui fait remonter à la surface les pulsions les plus sombres et les plus destructrices de l'être humain, ainsi que la disposition à l'agression et à la violence ».

 

 

Fin de carrière pour Angèle Dubeau

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La célèbre violoniste québécoise Angèle Dubeau est contrainte d'arrêter de jouer à cause d'une blessure persistante à la main.

Elle déclare : « D'aussi loin que je me souvienne, la musique a toujours fait partie de ma vie. Grâce à elle, je me suis exprimée, j'ai voyagé et je me suis nourrie au quotidien. Mon violon a été un compagnon fidèle depuis l'âge de quatre ans. Il a coloré mon univers et, plus encore que les mots, il est devenu mon principal moyen d'expression.

Cependant, je dois maintenant apprendre à vivre sans mon violon. C'est le cœur lourd que je dois accepter de ne plus pouvoir en jouer physiquement. Ma main droite, et plus particulièrement mon index - le maître de l'archet - a perdu sa sensibilité et est engourdie en permanence. Pendant 58 ans, j'ai exercé une pression et une précision au même endroit. Le nerf est usé et gravement endommagé.

À mon cher public, merci pour tous les moments que nous avons partagés. J'espère sincèrement que ma musique continuera à vous toucher à travers mes 48 albums ».

 

 

“New Year” de Michael Tippet, 35 ans

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New Year est un opéra en trois actes du compositeur Michael Tippett, qui a écrit son propre livret. Il a été créé par le Houston Grand Opera le 27 octobre 1989, dans une mise en scène de Peter Hall.

Tippett a noté que la " métaphore principale " de l'opéra est la danse. Le chorégraphe de la production originale était le célèbre danseur américain Bill T. Jones.

La première production britannique a eu lieu à Glyndebourne, puis le Glyndebourne Touring Opera a présenté une version adaptée de la production de Peter Hall. Comme pour les autres opéras de Tippett, le texte et la musique englobent un éventail très éclectique de références culturelles.

Franco Alfano, 70 ans

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Franco Alfano est un compositeur italien né le 8 mars 1875 à Posillipo près de Naples et mort le 27 octobre 1954 à Sanremo. Il est surtout connu pour avoir complété les deux dernières scènes de Turandot, le dernier opéra de Puccini, en 1926.

Après des études de piano et de composition au Conservatoire San Pietro a Majella près de Naples, il part à Leipzig où, à l'âge de vingt ans, il étudie avec Salomon Jadassohn. Il assiste à de nombreux concerts au Gewandhaus, et s'imprègne de la musique de compositeurs tels que Strauss, D'Albert et Busoni, et rencontre même Edvard Grieg. Il vit ensuite à Berlin de 1896 à 1899, puis à Paris où il compose deux ballets pour les Folies Bergère qui lui valent un grand succès. En 1916, il enseigne au Liceo musicale de Bologne dont il deviendra directeur en 1918.
De 1923 à 1939 il s'installe à Turin où il devient directeur du Liceo musicale. Il sera ensuite appelé à Palerme, pour le poste de surintendant du Teatro Massimo en 1940.
De 1947 à 1950, il est directeur du Liceo Musicale de Pesaro où il donne aussi des cours.

Ses deux œuvres de jeunesse Miranda (1896) et La Fonte di Enschir (1898) sombrèrent vite dans l'oubli mais il s'imposa avec Risurrezione qui fut une des œuvres préférées de la soprano Mary Garden. Lors de sa création au Teatro Regio Vittorio Emanuele II de Turin, on pouvait voir la distribution suivante : Elvira Magliulo, Angelo Scandiani, Mieli, Ceseroli dirigés par le maestro Tullio Serafin. Alfano qui s'est détaché de l'école vériste a gardé l'amour de la mélodie et écrit habilement pour la voix.

À la mort de Puccini, (1924), Turandot étant laissé inachevé, Arturo Toscanini demande à Alfano de terminer le troisième acte. Pressé par Toscanini, Alfano doit exécuter son travail rapidement à partir des esquisses laissées par Puccini. Toscanini, qui doit donner une représentation de Turandot à La Scala de Milan en 1926, s'emploie à couper une grande partie du travail d'Alfano. Et c'est cette version retaillée qui a été jouée en continu, par Toscanini, puis d'autres, jusqu'à ce que la version d'Alfano soit réhabilitée en 1982.

Outre ses opéras, Alfano a écrit plusieurs pièces symphoniques, dont une Première symphonie, ainsi que plusieurs œuvres de musique de chambre, dont trois quatuors à cordes, une sonate pour violon et une pour violoncelle.

Alphons Czibulka, 130 ans

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Alphons Czibulka (né le  à Szepesváralja et mort le  à Vienne) est un compositeur hongrois.

À l'âge de 15 ans, il se produit comme pianiste en Russie puis il devient professeur de musique, et plus tard chef d'orchestre à Wiener Neustadt (1864-65), à Innsbruck, à Trieste et au Carltheater de Vienne. Il entre ensuite au service militaire, devenant chef d'orchestre de plusieurs régiments d'infanterie austro-hongrois.
Dans les années 1880 et au début des années 1890, il dirige les Concerts de monstres au Prater à Vienne et compose des musiques de danse et de salon qui connaissent un grand succès, ainsi que plusieurs opéras, dont le premier, Pfingsten in Florenz (1884), est le plus réussi. Vers 1889-1890, il arrange des danses sur des thèmes provenant de The Yeomen of the Guard and The Gondoliers (pour Bosworth & Co.), à l'époque où ces œuvres sont jouées en Allemagne.

En 2018, sa gavotte Stephanie-Gavotte, op. 312, est interprétée au concert du nouvel an à Vienne, sous la direction de Ricardo Mutti. C'est la seule fois où une œuvre de Czibulka est entendue lors de ce traditionnel concert.

"PUCCINI Opera Meets New Media" à la Scala

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À l'occasion du centenaire de la mort de Giacomo Puccini, le musée du Teatro alla Scala de Milan accueille l'exposition PUCCINI Opera Meets New Media jusqu'au 12 janvier 2025. Organisée par le directeur scientifique de l'Archivio Storico Ricordi, Gabriele Dotto, et les musicologues Christy Thomas Adams et Ellen Lockhart, l'exposition raconte l'extraordinaire symbiose entre l'opéra et les nouveaux médias qui a vu le jour au début du XXe siècle.

Grâce à la symbiose vertueuse entre activité commerciale et création artistique pratiquée par le compositeur italien et son éditeur Ricordi, la musique de Puccini a bénéficié de nouvelles stratégies de marketing ainsi que de l'essor rapide de l'enregistrement sonore et du cinéma en tant que concurrents des maisons d'opéra et du secteur traditionnel de l'édition musicale.

L'exposition multimédia PUCCINI Opera Meets New Media présente ce thème à travers diverses installations audiovisuelles : de la projection du film muet de 1915 "Madama Butterfly" avec Mary Pickford (et sa bande sonore au piano) à la modélisation numérique en 3D d'un portrait de Puccini, en passant par l'animation par IA de décors de scène historiques tels que la première de Turandot en 1926. Sont également exposés de nombreux documents originaux issus du vaste patrimoine des archives historiques Ricordi et quelques costumes emblématiques, comme celui que Turandot portait au Coliseum en 1926.

 

 

Rico Gulda, intendant général de la Esterhazy Privatstiftung

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Les activités musicales et culturelles de la Esterhazy Privatstiftung seront désormais dirigées par un intendant général. Ce poste sera occupé à partir du 1er mars 2025 par Rico Gulda, actuellement directeur artistique de l'Opéra de Vienne.
Avec ce Suisse de 56 ans, on a trouvé un spécialiste de la musique et de la culture, a expliqué le directeur.

Parmi les futures tâches de Gulda, on compte la coordination des offres musicales d'Esterhazy dans le Burgenland, notamment les représentations estivales de l'opéra dans la carrière de St. Margarethen avec jusqu'à 100.000 visiteurs par an, la série de concerts classic.Esterhazy ainsi que le Festival Herbstgold, le festival de piano Keys to Heaven et le festival de quatuor à cordes quartetto plus.

Le fils du pianiste et compositeur Friedrich Gulda a d'abord lui-même poursuivi une carrière de pianiste, se produisant notamment avec Martha Argerich, son frère Paul Gulda et l'Orchestre Philharmonique de Vienne. Il a enseigné au Mozarteum de Salzbourg et à Séoul ainsi qu'en tant que professeur invité à Budapest, Würzburg et Krems. En 2007, il est devenu assistant de direction au Wiener Konzerthaus, qui l'a promu directeur artistique de l'exploitation en 2013. La même année, il est également devenu directeur artistique des Oberösterreichische Stiftskonzerte.

 

 

"Il Filosofo di Campagna" de Baldassare Galuppi, 270 ans

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Il filosofo di campagna (Le philosophe de la campagne) est un dramma giocoso per musica en 3 actes. L'opéra utilise un livret en italien de Carlo Goldoni. L'œuvre a été créée au Teatro San Samuele de Venise le 26 octobre 1754.

 Il filosofo di campagna, qui a été défini comme un " opéra magistral ", a obtenu un grand succès, avec de nombreuses représentations dans toute l'Europe :
Tritemio veut que sa fille Eugenia épouse Nardo, un riche fermier surnommé "le philosophe", mais Eugenia est amoureuse du noble Rinaldo. Lesbina, femme de chambre de Tritemio, prend la place de la jeune fille afin d'éviter que Nardo ne rencontre Eugenia. Nardo, qui n'a jamais vu Eugenia auparavant, finit par tomber amoureux de Lesbina, convaincu qu'elle est la véritable fille de Tritemio.

Après une série de malentendus, Nardo apprend la véritable identité de Lesbina, mais il accepte tout de même la femme de chambre et reste amoureux d'elle.

Lesbina persuade Tritemio qu'elle veut l'épouser et un notaire est appelé. Lorsque le notaire arrive, à l'insu de Tritemio, un double mariage est célébré, entre Nardo et Lesbina et entre Rinaldo et Eugenia. Tritemio doit se résigner à cette situation, mais il se console en épousant Lena, une nièce de Nardo.