Le Journal

Lucas Macías succède à Marc Soustrot

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Le conseil d'administration du Real Orquesta Sinfónica de Sevilla (ROSS) a rendu effective la nomination de Lucas Macías (Huelva, 1978) en tant que nouveau chef principal de l'orchestre.

Macías, choisi sur proposition du directeur général du ROSS, Jordi Tort, signera prochainement le contrat qui le liera à l'orchestre symphonique pour les trois prochaines saisons, prolongeables pour deux autres, et son incorporation aura lieu en septembre de l'année prochaine.

Lucas Macías occupe ainsi le poste laissé vacant par le maestro français Marc Soustrot à la fin de la saison dernière.

Depuis 2018, le maestro originaire de Huelva est chef principal de l'Oviedo Filarmonía, poste qu'il cumule avec la direction artistique de l'Orquesta Ciudad de Granada.

Roberto Rizzi Brignoli reste à Mannheim

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Le directeur musical du Théâtre national de Mannheim, Roberto Rizzi Brignoli, reste en poste jusqu'en 2028. Mardi, l'Italien d'origine a prolongé de deux saisons supplémentaires son contrat de trois ans en cours, comme l'a annoncé le théâtre. Le directeur de l'opéra, Albrecht Puhlmann, a déclaré qu'il avait ainsi pu continuer à engager un chef d'orchestre de renommée internationale et assurer la continuité artistique.

Brignoli a déclaré qu'il était très heureux de poursuivre et d'approfondir la collaboration avec l'orchestre du Théâtre national, la troupe d'opéra et le chœur. « Je suis également très impatient de découvrir la nouvelle salle de spectacle provisoire 'Oper am Luisenplatz' depuis le pupitre et de la remplir de musique », a-t-il ajouté. Le 9 novembre, Brignoli dirigera la première de l'opéra La traviata de Giuseppe Verdi à l'« OPAL ».
Le théâtre des quatre sections, inauguré en 1957, fait l'objet d'une rénovation générale depuis août 2022. La salle de spectacle de remplacement pour le théâtre musical n'a pu entrer en service qu'il y a dix jours, le 12 octobre 2024. L'entreprise de construction responsable avait déposé le bilan fin 2022. Entre-temps, le théâtre s'est contenté de l'Alte Schildkrötfabrik à Mannheim-Neckerau, qui n'offrait toutefois de la place que pour du théâtre musical en petite formation. Les travaux de rénovation de la maison mère doivent durer jusqu'à la saison 2028/29.

Robert Neumann remporte le Concours de piano NTD

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Le pianiste allemand Robert Neumann, 23 ans, a remporté la Médaille d'Or au 7e Concours international de piano NTD au Kaufman Music Center de New York. Le concours international de piano fait partie d'une série d'événements culturels et artistiques internationaux parrainés par le réseau de télévision NTD.

Neumann a reçu le prix de la découverte de l'ICMA en 2017. En 2018, le jury du SWR a choisi Robert comme nouveau talent du SWR.

Shih-Yeh Lu, Taïwan, a remporté la Médaille d'Argent, Tang Hsing Lien, Taïwan, la Médaille de Bronze. Robert Neumann a également reçu le prix de la meilleure interprétation de la composition commandée.

David Chan, directeur artistique de la Taipei Music Academy & Festival

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Le violon solo du Metropolitan Opera de New York, David Chan, a été nommé directeur artistique de la Taipei Music Academy & Festival jusqu'en 2028.
Les parents de David Chan sont originaires de Taïwan. Il déclare : « Contribuer à l'éducation musicale et aux échanges culturels internationaux à Taïwan est une chose à laquelle j'ai toujours aspiré ».
Le festival a également annoncé la nomination de Fabio Luisi à la tête de son orchestre. Il déclare : « Je suis ravi que David ait été nommé directeur artistique du TMAF. David est un musicien fantastique et une personne formidable, et je soutiens et salue pleinement cette décision.
David Chan en est à sa 24e saison en tant que premier violon du Met.

 

Robert Merrill, 20 ans

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Robert Merrill (Brooklyn,  - New Rochelle, ) est un baryton américain, qui jouit d'une longue et brillante carrière au Metropolitan Opera de New York.

Il étudie d'abord avec sa mère, Lillian Miller, une chanteuse qui abandonna sa carrière après son mariage, puis avec Samuel Margolis. Il débute en 1943 à Trenton, en Amonasro, et au Metropolitan Opera, en 1945, en Germont, où il défendra avec brio pendant près de trente ans les grands rôles du répertoire italien et français.

À la fin des années 1950 et au début des années 1960, il apparaissait régulièrement sous la direction d'Alfredo Antonini au Lewisohn Stadium à New York. Merrill a chanté des airs du répertoire d'opéra italien pour la populaire série de concerts "Italian Night" pour le public de plus de 13,000 invités1,2,3,4.

Bien que la majeure partie de sa carrière se déroula au Met, il chanta aussi aux Opéras de San Francisco et Chicago. À l'étranger il parut au Palais Garnier (Figaro) et au Royal Opera House de Londres (Germont) en 1967.

Voix de bronze, solide et infatigable, Merrill était surtout réputé pour les rôles de baryton-Verdi. Il enregistra La traviata et Un ballo in maschera, sous la direction d'Arturo Toscanini.

Merrill fut brièvement marié à la soprano Roberta Peters en 1952.

Décès de Janusz Olejniczak

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Le musicien et professeur polonais Janusz Olejniczak, qui a joué les parties de piano dans le film oscarisé Le Pianiste en 2002, est mort à l’âge de 72 ans.

L'annonce souligne que « sa sensibilité musicale extraordinaire, en particulier dans les interprétations de la musique de Frédéric Chopin, lui a valu une renommée et une reconnaissance internationales ».

Aleksander Laskowski, porte-parole de l’Institut national Frédéric Chopin, a affirmé que le personnel était « profondément attristé » par la mort d’Olejniczak.

Laskowski le décrit comme « l’un des interprètes contemporains les plus remarquables de la musique de Chopin », et un excellent professeur.

La carrière internationale d’Olejniczak a été lancée en 1970 lorsqu’à seulement 18 ans, il a été lauréat du 8e Concours international de piano Frédéric-Chopin à Varsovie. Les commentateurs ont dit qu’il présentait une ressemblance physique avec le compositeur de l’époque romantique, un trait qui a même conduit Olejniczak à jouer le rôle de Chopin dans le film La Note bleue de 1991 du réalisateur Andrzej Zulawski.

En 2002, Olejniczak a enregistré les parties de piano du film Le Pianiste de Roman Polanski. On peut voir ses mains jouer du piano dans le film, pour lequel Polanski a remporté l’Oscar du meilleur réalisateur et Adrien Brody celui du meilleur acteur.

Olejniczak a également interprété de la musique contemporaine, notamment du célèbre compositeur polonais Wojciech Kilar.

Né le 2 octobre 1952 à Wroclaw, Olejniczak a commencé ses études de piano à l’âge de 6 ans. Il a étudié à Varsovie, Paris et Essen.

Pendant de nombreuses années, il a fait partie du jury des Concours de piano de Chopin.

Le Prix Curt-Taucher 2024

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La mezzo-soprano ukrainienne Nicole Chirka reçoit cette année le Prix Curt-Taucher pour les jeunes talents de la Fondation pour la promotion de l'opéra Semper de Dresde. La remise de ce prix doté de 10.000 euros aura lieu mi-novembre dans le cadre du concert annuel des lauréats à l'Opéra Semper. Lors du concert des lauréats, Chirka sera rejointe par d'autres jeunes artistes d'opéra et de ballet, dont Menna Cazel, Tuuli Takala et Jelena Kordic.

Nicole Chirka a étudié à l'Académie nationale de musique d'Ukraine Pierre Tchaïkovski à Kyiv. Depuis la saison 2023-24, elle est membre permanent de l'ensemble du Semperoper, où elle a récemment fait ses débuts dans Elektra et Otello et où on peut encore la voir cette saison dans les reprises de La traviata, La flûte enchantée, Hansel et Gretel, Eugène Onéguin.

La fondation Semperoper s'est engagée à promouvoir l'opéra Semper de Dresde. Créée en 1992 par le sénateur h. c. Rudi Häussler, les donateurs ont déjà pu rassembler près de 20 millions d'euros qui ont été utilisés pour des projets de l'opéra de Dresde. Le prix d'encouragement de la fondation Semperoper pour les chanteurs de grand talent est dédié à la mémoire du ténor wagnérien Curt Taucher, qui a connu une renommée internationale dans les années 1920 et 1930. Ce prix est décerné tous les deux ans à de jeunes talents artistiques exceptionnels.

Nadia Boulanger, 45 ans

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Juliette Nadia Boulanger, née le 16 septembre 1887 à Paris et morte le 22 octobre 1979 dans la même ville est une pédagogue, pianiste, organiste, cheffe de chœur, cheffe d'orchestre et compositrice française. Elle est la sœur aînée de la compositrice Lili Boulanger.

Ayant su mobiliser des méthodes et des techniques modernes, Nadia Boulanger a été durant plus de 70 ans l'un des professeurs de composition les plus influents du XXe siècle, comptant parmi ses quelque 1 200 élèves plusieurs générations de compositeurs, tels Aaron Copland, George Gershwin, Michel Legrand, Lalo Schifrin, Astor Piazzolla, Quincy Jones et Philip Glass (pour ne citer que ses élèves américains ou influencés par l'Amérique). Son activité musicale est étroitement liée à celle du Conservatoire américain de Fontainebleau, qu'elle dirige de 1949 jusqu'à la fin de sa vie.

Nadia Boulanger est née dans une famille comptant quatre générations de musiciens. Elle est la fille du compositeur et pianiste français Ernest Boulanger (1815-1900) et de son épouse, la princesse russe Raïssa Ivanovna Mychetsky (1856-1935), une jeune cantatrice. Il rencontre Raïssa Ivanovna Mychetsky en Russie en 1873, elle le suit à Paris et rejoint sa classe de chant au Conservatoire en 1876. Ils se marient en Russie en 1877, Ernest a alors 62 ans et Raïssa 21. Après une première fille, décédée en bas âge, naissent Nadia, en 1887, puis Lili, en 1893. Le couple Boulanger a 4 enfants, dont deux sont morts en bas âge.

Nadia Boulanger naît le jour du 72e anniversaire de son père. Encouragée par celui-ci, elle commence à étudier l’orgue et la composition à l'âge de neuf ans. Élevée dans une famille mêlant aristocratie et élite intellectuelle parisienne, elle côtoie en grandissant le milieu du Paris musical et mondain de l’époque ; le salon familial est fréquenté par Gabriel Fauré, proche ami des Boulanger, Charles Gounod, Camille Saint-Saëns, ou encore Raoul Pugno, dont elle tombe éperdument amoureuse.

En 1903, elle devient organiste suppléante de Gabriel Fauré, puis d’Henri Dallier à l'orgue de l'église de la Madeleine. Au Conservatoire de Paris, elle est élève de Louis Vierne et fait une scolarité brillante. Elle suit parallèlement les cours de Georges Enesco et de Maurice Ravel.

À seize ans, elle obtient les premiers prix d’orgue, d’accompagnement et de composition. En 1908, elle remporte un deuxième second grand prix de Rome de composition musicale.

En décembre 1915, grâce au soutien du Comité franco-américain du Conservatoire national de musique et de déclamation, elle fonde avec sa sœur Lili la Gazette des Classes de Composition du Conservatoire, qui permet aux musiciens engagés dans la guerre d'échanger des nouvelles réciproques. Dix numéros sont publiés, jusqu'en juin 1918.

En 1918, sa sœur Lili Boulanger meurt prématurément à l’âge de vingt-quatre ans3. Compositrice comme Nadia, elle laisse une œuvre importante. Nadia Boulanger déclare qu’elle ne composera plus et se consacrera à la direction musicale, la diffusion de l’œuvre de sa sœur et, surtout, à la pédagogie. Elle mène son impressionnante carrière de professeur jusqu’à sa mort en 1979, à l'âge de 92 ans.

Elle vivait 36 rue Ballu (9e arrondissement de Paris) où elle donnait ses cours. En 1970, la voie située devant le bâtiment est renommée place Lili-Boulanger puis, en 2021, place Lili-et-Nadia-Boulanger.

Nadia Boulanger est professeure du Conservatoire américain de Fontainebleau dès la création de celui-ci en 1921, et directrice de 1948 jusqu'à sa mort en 1979. Dès la première session, elle établit sa réputation de remarquable professeur tant elle semble tout connaître de l’harmonie et de la tonalité occidentales. Au cours de sa longue carrière, les milliers d’étudiants qui viennent de l’étranger pour assister à ses cours sont captivés par son talent, ses connaissances et sa philosophie : « Je suis votre degré de tension le plus élevé, disait-elle. Écoutez-le en vous-même ».

Restée toute sa vie célibataire, « Mademoiselle » (c'est ainsi qu'on l'appelait) était très croyante et catholique pratiquante tout en étant le pilier du salon musical et mondain des époux Dujarric.

En 1907, Nadia Boulanger est nommée professeure de piano et d'accompagnement au Conservatoire Femina-Musica nouvellement créé. L'année suivante, elle forme avec Raoul Pugno un duo de pianos qui se produit à de nombreuses reprises.

En 1924, lors d'un séjour à New York, elle interprète des œuvres pour orgue solo de sa sœur Lili, et elle crée une nouvelle symphonie d'Aaron Copland pour orgue et orchestre, qui lui est dédiée.

En 1936, Nadia Boulanger remplace Alfred Cortot dans certains de ses cours magistraux de piano et d'accompagnement dans des œuvres pour clavier de Mozart.

De retour d'Amérique, elle revient en France en janvier 1946. Elle accepte un poste de professeure d'accompagnement au piano au Conservatoire de Paris.

C'est en avril 1912 que Nadia Boulanger fait ses débuts comme chef d'orchestre, dirigeant l'orchestre de la Société des Matinées musicales qui interprète sa cantate La Sirène, deux de ses chants, et le Concertstück de Raoul Pugno pour piano et orchestre. Le compositeur joue en tant que soliste. En 1919, elle se produit dans plus d'une vingtaine de concerts, jouant souvent sa propre musique et celle de sa sœur.

En février 1934, au milieu de la grève générale, elle fait ses débuts à Paris avec l'orchestre de l'École normale dans un programme de Mozart, Bach et Jean Françaix. À la fin de l'année, elle dirige l'Orchestre Philharmonique de Paris au Théâtre des Champs-Élysées avec un programme Bach, Monteverdi et Schütz. En 1936, elle est la première femme à diriger l'Orchestre Philharmonique de Londres. En novembre 1937, elle est la première femme à diriger un concert complet de la Royal Philharmonic Society de Londres, qui joue alors le Requiem de Fauré et Amor (Lamento della ninfa) de Monteverdi. Puis c'est le tour de l'Orchestre Symphonique de Boston, en 1938. Durant trois mois, elle donne plus d'une centaine de récitals-causeries, des récitals et des concerts. Elle crée le Dumbarton Oaks Concerto de Stravinsky et le Concerto pour piano en ré de Jean Françaix. Elle dirige également l'Orchestre Philharmonique de New York, au Carnegie Hall, l'Orchestre de Philadelphie et l'Orchestre Symphonique national de Washington.

En 1956, elle organise la musique pour le mariage du Prince Rainier III de Monaco et de l'actrice américaine Grace Kelly. En 1962, elle se rend en Turquie où elle dirige des concerts avec sa jeune protégée Idil Biret.

Nadia Boulanger affirmait apprécier toute « bonne musique ». Selon Lennox Berkeley, Nadia considérait qu'une bonne valse a tout autant de valeur qu'une bonne fugue, et cela est parce qu'elle juge une œuvre uniquement sur son contenu esthétique. Elle avait des goûts très éclectiques. Admiratrice de Debussy et disciple de Ravel, elle n'appréciait pas Schoenberg et les dodécaphonistes viennois. En revanche, elle était une ardente défenseuse de Stravinsky.

Nadia Boulanger acceptait les élèves de tous les milieux. Son seul critère était qu'ils aient envie d'apprendre. Elle traitait les étudiants différemment selon leurs capacités. Ses étudiants les plus doués devaient répondre aux questions les plus rigoureuses et bien jouer en situation de stress. Les élèves moins doués, qui n'avaient pas l'intention de suivre une carrière musicale, étaient traités avec plus d'indulgence. Elle avait pour chaque élève une approche différente et essayait de comprendre le don naturel de chacun. Elle utilisait une variété de méthodes d'enseignement, y compris l'harmonie traditionnelle, la lecture de partitions au piano, le contrepoint, l'analyse musicale et le solfège.

Elle a toujours affirmé qu'elle ne pouvait pas donner la créativité à ses élèves. Elle estimait que le désir d'apprendre, de devenir meilleur, était tout ce qui était nécessaire pour atteindre l'excellence. Elle citait les exemples de Rameau (qui a écrit son premier opéra à cinquante ans), Wojtowicz (qui est devenu pianiste de concert à trente et un ans) et Roussel (qui a commencé son apprentissage de la musique à vingt-cinq ans), à contre-courant de l'idée selon laquelle les grands artistes doivent toujours être des enfants surdoués.

Sa mémoire était prodigieuse : à douze ans, elle jouait l'ensemble du Clavier bien tempéré de Bach par cœur. Elle connaissait la musique la plus ancienne et celle de son temps, avant Bach et après Stravinsky. Elle pratiquait la transposition harmonique, la réalisation de basse chiffrée, la lecture à vue de partitions, les registrations d'orgue, connaissait les différentes techniques instrumentales, pratiquait l'analyse structurelle, ainsi que la fugue d'école et la fugue libre, les modes grecs et le chant grégorien.

Son abondante correspondance est conservée à la Bibliothèque nationale de France.

 

Ludwig Spohr, 165 ans

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Louis Spohr, né Ludwig Spohr le 5 avril 1784 à Brunswick dans la principauté de Brunswick-Wolfenbüttel au Nord du Saint-Empire et mort le 22 octobre 1859 à Cassel, est un compositeur, violoniste, chef d'orchestre et pédagogue allemand.
Il a toujours signé ses œuvres avec la forme française de son prénom, comme il était courant à l'époque (voir par exemple Beethoven), et c'est comme Louis (et non Ludwig) Spohr qu'il est aujourd'hui mondialement reconnu (contrairement au cas de Beethoven).

Alors qu'il était considéré par ses contemporains l'égal de Haydn, Mozart et Beethoven, la réputation de Spohr a été rétrogradée par la postérité -en raison du maniérisme et des répétitions stylistiques notamment- au même titre que celles de Gluck, Cherubini et Hummel. Son œuvre est prise entre la clarté et le formalisme du classicisme (Figaro de Mozart) et les expérimentations associées au romantisme du XIXe siècle (Tristan de Wagner).
La parution du catalogue thématique Göthel au début des années 1980, a marqué un renouveau de l'intérêt musical pour ses œuvres et de sa position historique. Depuis une petite vingtaine d'années, grâce au disque et à la mise en scène de ses opéras, il est possible d'avoir une évaluation plus judicieuse de l'artiste et de son influence sur ses contemporains.

 

Jean-Marie Leclair, 260 ans

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Jean-Marie Leclair, né le 10 mai 1697 à Lyon, paroisse Saint-Nizier, et mort assassiné le 22 octobre 1764 à Paris, est un violoniste et compositeur français de la période baroque.

Il fait partie des très grands musiciens français du XVIIIe siècle. C'est comme danseur qu'il apparaît tout d'abord. À son époque, composition, violon et danse ont encore partie liée en deçà des Alpes, et la réputation des danseurs français règne sur l'Europe entière. C'est à la Cour de Turin que Leclair paraît ainsi pour la première fois ; il y est maître de ballet et travaille le violon avec Giovanni Battista Somis. De retour à Paris, il entre en 1734 à la Musique du Roi Louis XV.

Il possédait un violon d'Antonio Stradivari, surnommé le noir qui lui doit son nom : le Stradivarius de Jean-Marie Leclair.

Son père Antoine, passementier et musicien, joue au concert de l’Académie des Beaux-Arts. Le jeune Jean-Marie a très tôt ses entrées à l’opéra. Dès son adolescence, il acquiert déjà une réputation de violoniste excellent. C'est toutefois comme danseur qu'il commence sa carrière, d'abord dans la troupe de l'opéra de Lyon, puis à Rouen et à Turin. Il perfectionne d'ailleurs son art de la danse et du violon à Turin.

En 1716, à l'âge de 18 ans, il épouse Marie-Rose Casthanie, une danseuse de la troupe de Lyon.

À Paris, en 1723, il fait paraître ses premières œuvres (Sonates pour violon) et se fait connaître comme violoniste virtuose en jouant au Concert spirituel. Son épouse meurt en 1728. Il se remarie dès 1730 avec Louise Roussel qui lui était venue en aide pour préparer l'impression de son Opus 2 au moment de la mort de sa première femme.

Après s’être mis au service du Roi comme ordinaire de la musique de Louis XV en 1733, il démissionne quatre ans plus tard après un différend et afin de se produire en tournée. Il joue bientôt à la Cour d’Anne d’Orange -elle-même fine musicienne et ancienne élève de Haendel-, à La Haye et ses services sont retenus plusieurs mois par année par la Cour entre 1738 et 1743.

Ayant accumulé des gains importants en donnant des cours privés à La Haye, il rentre à Paris en 1743. Trois ans plus tard, il se lance dans la composition de son unique opéra, Scylla et Glaucus, dont la première représentation a lieu le 4 octobre 1746 à l'Académie royale de musique.

À partir de 1740, il est au service du Duc Antoine-Antonin de Gramont et s'occupe des divertissements donnés au théâtre privé de Puteaux et compose de la musique de scène.

Bien qu’il ait également écrit pour le théâtre, le plus éminent violoniste français de son temps reste surtout connu pour ses sonates et concertos pour violon (Élisabeth de Haulteterre a joué ses sonates au Concert Spirituel en 1737). Ainsi, le Mercure de France de mars 1753 (p. 214) se fait-il l'écho d'une de ses publications : « M. Leclerc l'aîné vient de donner un Recueil d'Ouvertures & de Sonates en trio. Si notre suffrage particulier pouvoit ajouter quelque chose à l'idée qu'a l'Europe entière de cet Artiste, le plus célèbre qu'ait eu la France pour la Musique purement instrumentale, nous dirions que les nouveaux ouvrages de ce Musicien sont égaux, supérieurs même, à tout ce qu'il a fait de plus estimé. Nous en jugeons ainsi d'après les impressions vives & fortes qu'a fait sur nous l'exécution de plusieurs morceaux du Recueil que nous annonçons. On trouve ce Recueil chez l'Auteur, rue Taranne, & aux adresses ordinaires ».

Il a également écrit pour d'autres instruments que le violon, entre autres un Concerto en ut majeur pour instrument à vent (flûte allemande i.e. traversière ou hautbois). La partition est enregistrée en 33T par la Guilde du disque dans les années 1960.

En 1758, après une séparation abrupte avec sa seconde femme, Jean-Marie Leclair achète une petite résidence dans le quartier mal famé du Temple. Il est tué, dans des circonstances non élucidées, dans la nuit du 22 au 23 octobre 1764. Un roman de Gérard Gefen, intitulé « L’Assassinat de Jean-Marie Leclair » (Belfond, 1990), tente de donner une solution à ce mystère. Le roman « Confiteor » (Actes Sud, 2011) de l'écrivain catalan Jaume Cabré y fait également référence.

En 1953, Jean-François Paillard crée l'Ensemble Instrumental Jean-Marie Leclair.