Faust de Gounod mis en scène par David McVicar : un DVD sulfureux

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Centrale Discotheek Rotterdam

Charles Gounod (1818-1893) : Faust, opéra en cinq actes. Michael Fabiano (Faust), Erwin Schrott (Méphistophélès), Irina Lungu (Marguerite), Germán E. Alcántara (Wagner), Stéphane Degout (Valentin), Marta Fontanals-Simmons (Siébel), Carole Wilson (Marthe) ; Royal Opera Chorus et Ballet ; Orchestre du Royal Opera House, direction. 2018. Notice en anglais. Pas de livret. Sous-titres en anglais, en français, en allemand, en japonais et en coréen. 178.00 (+ extra de 8.00). Un double DVD Opus Arte 0A 1330D. Aussi disponible en Blu Ray.

Beatrice Berrut au sommet de la sensibilité

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Franz Liszt (1811-1886) : La lugubre gondola I et II, S. 200 – Trois Odes funèbres, S. 112 – Bagatelle sans tonalité, S. 216a – Deux Csárdas, S. 225 – Csárdas, S. 224 – Trauervorspiel und Trauermarsch, S. 206 – Am Grabe Richard Wagners pour piano seul, S. 202. Beatrice Berrut, piano. 2021 -Textes de présentation en français et anglais - -77’47- Printemps des Arts de Monte-Carlo PRI035

Stanislav Kochanovsky triomphe à l’OPMC 

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Ce concert d’abonnement de l’Orchestre philharmonique de Monte-Carlo sous la direction de Stanislav Kochanovsky nous permettait d'entendre une partition rarement jouée.  Ainsi, c'est un bonheur de pouvoir découvrir au concert la Suite n°3 de Tchaïkovski. Le musicien n'envisageait pas de composer une autre symphonie après l'immense succès de sa Symphonie n°4. Il mettra près de onze ans avant la naissance de sa  Symphonie n°5. Il composa néanmoins toute une série d'oeuvres orchestrales dont cette Suite n°3 d’une dimension symphonique de près de 45 minutes  Tchaïkovski aimait la liberté de s'étendre là où son cœur et son âme le conduisent et les mouvements associent et alternent de subtiles colorations orchestrales, une mélodie heureuse,  des chansons populaires russes, des variations. Le "Scherzo-Presto" est un des mouvements les plus fantastiques de Tchaïkovski, par son ton à la fois léger et ludique.

Couperin chambriste (revisité) pour le duo viole et clavecin

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François Couperin (1668-1733) : Pièces de Violes avec la basse chiffrée. Troisième Concert Royal. Les Charmes ; La Régente ou la Minerve ; Muséte de Choisi ; Muséte de Taverni (extraits des Livres de Pièces de Clavecin, Ordres 9 et 15). Claire Gautrot, viole de gambe. Marouan Mankar-Bennis, clavecin. Novembre 2019. Livret en français et anglais. TT 65’38. L’Encelade ECL 1902

Un délicieux récital dédié aux animaux par Ashley Riches et John Middleton

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A musical zoo. Franz Schubert (1797-1828) : Die Forelle op. 32, D.550 ; Die Vögel, op. 172 n° 6, D. 691. Robert Schumann (1810-1856) : Die Löwenbraut, op. 31 n°1. Hugo Wolf (1860-1903) : Der Rattenfänger. Johannes Brahms (1833-1896) : An die Nachtigall op. 46 n° 4. Richard Strauss (1864-1949) : Die Drossel, WoO34, TrV 49. Gabriel Fauré (1845-1924) : Le Papillon et la fleur op. 1 n° 1. Maurice Ravel (1875-1937) : Histoires naturelles. Modeste Moussorgsky (1839-1881) : Chanson de la puce de Méphistophélès dans la taverne d’Auerbach. Dmitri Chostakovitch (190-1975) : Le Cancrelat op. 146 n° 2. John Ireland (1879-1962) : The three Ravens. Herbert Howells (1892-1983) : King David. Samuel Barber (1910-1981) : The Monk and his Cat op. 29 n° 8. Vernon Duke (1903-1969) : Ogden Nash’s Musical Zoo. Benjamin Britten (1913-1976) : The Crocodile. Ashley Riches, baryton-basse ; Joseph Middleton, piano. 2020. Notice en anglais, en allemand et en français. Textes des mélodies en langue originale avec traduction en anglais. 75.13. Chandos CHAN 20184.

Arcadi Volodos en récital à Monte-Carlo

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C'est dans le cadre de la série "Grande Saison - Récitals" que l'Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo a invité Arcadi Volodos. Le pianiste se présente en Principauté précédé de son immense réputation et à la tête d’une prestigieuse discographie caractérisée par une technique immaculée, son et phrasés magnifiques, virtuosité, sensibilité, musicalité, enthousiasme tout y était ! 

Cependant le récital à Monte-Carlo n'a pas répondu aux attentes. La salle Rainier III est plongée dans la pénombre. Il n'y a qu'un léger éclairage sur le piano : même ambiance choisie par Sviatoslav Richter et par Grigory Sokolov. Volodos commence son récital par la Sonate en fa dièse mineur de Muzio Clementi. Un petit bijou d’un caractère romantique avant l’heure. Du premier mouvement subtil au tumultueux "Presto final" en passant par le "Lento e patetico" empreint d'un climat funèbre et dont les dissonances douloureuses font penser à Chopin. Volodos déploie une palette de nuances et de couleurs superbes, des pianissimi parfois aux confins du silence, il prête attention aux moindres détails. Son jeu est très raffiné.