Riccardo Muti, portrait symphonique et choral en guépard de la baguette
Riccardo Muti. The complete Warner Symphonic Recordings. 1973-2007. Livret en anglais, allemand et français. 1 coffret de 91 CD Warner. 01900295008345.
Riccardo Muti. The complete Warner Symphonic Recordings. 1973-2007. Livret en anglais, allemand et français. 1 coffret de 91 CD Warner. 01900295008345.
Jean-Philippe Rameau (1683-1764) : Allemande, Courante (Premier livre de pièces). Allemande, Le Rappel des Oiseaux, Les Tendres Plaintes, Les Cyclopes (Pièces de clavecin avec une méthode pour la mécanique des doigts). Sarabande, Gavotte & Doubles, La Poule, Les Triolets, L'Égyptienne (Nouvelles Suites de Pièces). La Rameau (Pièces de clavecin en concerts, transcr. Justin Taylor). Claude Bernard Rameau (1689-1761) : Menuet barosais. Claude-François Rameau (1727-1788) : La Forcray. Lazare Rameau (1757-1794) : Rondo Grazioso. Jean-François Tapray (c1738-c1819) : Les Sauvages. Claude Debussy (1862-1918) : Hommage à Rameau. Justin Taylor, clavecin, piano Érard. Novembre 2020. Livret en français, anglais, allemand. TT 78’30. Alpha 721
Krzysztof Penderecki (1933-2020) : Quatuors à cordes, intégrale. Der unterbrochene Gedanke pour quatuor à cordes. Trio à cordes. Quatuor Tippett. 2020. Notice en anglais.52.58. Naxos 8.574288.
Nikolaï Rimsky-Korsakov (1844-1908) : La Fille de neige (Snégourotchka), opéra en un prologue et quatre actes. Aida Garifullina (Snégourotchka), Yuriy Mynenko (Lel), Martina Serafin (Koupava), Maxim Paster (Le Tsar Berendeï), Thomas Johannes Mayer (Mizguir), Elena Manistina (Dame Printemps), Vladimir Ognovenko (Le Père Gel), Franz Hawlata (Bermiata), Vasily Gorshkov (Bakoula), Carole Wilson (Bobylikha,), Vasily Efimov (L’Esprit des bois), etc. ; Chœurs de l’Opéra National de Paris ; Maîtrise des Hauts-de-Seine ; Chœur d’enfants de l’Opéra National de Paris ; Orchestre de l’Opéra National de Paris, direction Mikhail Tatarnikov. 2017. Pas de notice ni de texte du livret, mais synopsis en anglais, en français et en allemand. Sous-titres en anglais, en français, en allemand, en espagnol, en coréen et en japonais. 194.00. Deux DVD BelAir BAC186. Disponible aussi en Blu Ray.
Mozart Momentum 1785. Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Concertos pour piano et orchestre n° 20 en ré mineur, K.466, n° 21 en ut majeur, K. 467, n° 22 en mi bémol majeur K. 482 ; Fantaisie en ut mineur pour piano, K. 475 ; Musique funèbre maçonnique en ut mineur, K. 477 ; Quatuor pour piano, violon (Matthew Truscott), alto (Joel Turner) et violoncelle (Frank-Michael Guthmann) n° 1 en sol mineur, K. 478. Leif Ove Andsnes (piano et direction), Mahler Chamber Orchestra. 2021 Texte de présentation en anglais et allemand- Sony Classical 19439 72426-2
Arnold Schönberg (1874-1951), Verklärte Nacht, Op.4 (arrangement pour orchestre à cordes par le compositeur - seconde version de 1943). Richard Strauss (1864-1949), Metamorphosen für 23 Solostreicher et Sextuor à cordes tiré de l’opéra Capriccio (Exclusivement en digital). Orchestre national d'Auvergne, direction : Roberto Forés Veses. 2019. Livret en français et en anglais. 66’ Label OnA. OnA 1.
Vous croyiez bien connaître la tragique histoire de Tristan et Isolde, comment Tristan blessé gravement par Melot, agonisant dans le château de ses ancêtres, meurt de joie exaltée quand il apprend que le bateau d’Isolde entre au port, qu’elle va enfin le rejoindre… Vous aviez tort, comme vous le révèle un metteur en scène, Simon Stone.
C’est dans une rame de métro qu’il est mort ! Une rame de métro qui est le décor unique du IIIe acte. Avec des arrêts en de multiples stations, avec chaque fois montée et descente de nombreux voyageurs sociologiquement très représentatifs dans leur « diversité bien correcte » de ceux que l’on rencontre dans le métro parisien. Le merveilleux solo de cor anglais du début de l’acte est joué, dans cette rame, par un musicien-mendiant…
Au IIe acte, la merveilleuse rencontre nocturne entre les deux amants s’était déroulée dans un open space bien d’aujourd’hui. La navigation au philtre amoureux fatal du Ier acte avait eu lieu, elle, dans une sorte de yacht ostensiblement luxueux appartenant sans doute à un oligarque russe.
Attention : il y a de la dramaturgie là-dessous. Pendant l’ouverture, nous assistons à une soirée amicale avec échange de cadeaux, et découvrons que le maître de maison trompe son épouse avec une jeune femme. L’épouse imagine alors, dans une sorte de rêve, une ressemblance de ce qu’elle vit avec l’histoire de Tristan et Isolde, mais lestée de toutes sortes de considérations. Et l’opéra se vit en conséquence dans « les décors » de sa vie quotidienne.
Dmitri Chostakovitch (1906-1975) : Concerto pour piano, trompette et orchestre n° 1 op. 35.Concerto pour piano et orchestre n° 2 op. 102. Trio à clavier n° 2 en mi mineur op. 67. Simon Trpčeski, piano ; Andrei Kavalinski, trompette ; Aleksandar Krapovski, violon ; Alexander Somov, violoncelle ; Janáček Philharmonic Ostrava, direction Christian Macelaru. 2020. Notice en anglais, en allemand et en français. 69.38. Linn CKD 659.
Au Théâtre du Jeu de Paume, nous sommes invités à nous plonger dans un temps à la fois suspendu et perpétué : des Lamentations composées au 17e siècle, remises en perspective, nous suggèrent de mieux réagir peut-être face à notre monde du 21e siècle. Une plongée en musique et en images confondues.
Quelques mots d’explication préalable sont sans doute bienvenus : le spectacle est donc composé de la succession de pièces baroques italiennes, des Lamentations, de la première moitié du 17e siècle. Un âge d’or pour le genre.
Pourquoi « La théorie du cygne noir » ? C’est, d’après le chercheur et statisticien Nassim Nicholas Taleb, « un événement imprévisible, qui a de faibles probabilités de se dérouler, et dont la réalisation implique des conséquences considérables et exceptionnelles ».
Pourquoi « Combattimento » ? Parce que le point de départ du projet est justement Il Combattimento di Tancredi e Clorinda de Claudio Monteverdi. Un combat au cours duquel Tancrède finit par tuer son adversaire dissimulé sous une cuirasse. Pour découvrir -« événement imprévisible »- qu’il s’agit de Clorinde, sa tant aimée. Lamentations !
Ermonela Jaho est la lauréate d’un International Classical Music Award 2021 dans la catégorie "Musique vocale" avec l'album "Anima rara" publié par Opera Rara et dédié au répertoire de Rosina Storchio, avec un accent particulier sur celui communément défini comme verista-naturalista.
La grande chanteuse albanaise, qui a passé 18 ans en Italie, réside aujourd'hui à New York, mais elle n'a pas hésité à prendre l'avion et à venir à Vaduz pour recevoir le prix et pour chanter lors du gala, avec le Sinfonieorchester Liechtenstein, un "Addio del passato" de la Traviata tout simplement mémorable, qui lui a valu une ovation du public. En marge du concert, elle s’entretient avec notre confrère Nicola Cattò (Musica, Italie),
Comment était le monde de la musique en 1993 ?
Je venais d'Albanie qui avait été sous le communisme pendant 50 ans : tout était fermé, ce qui se passait à l'extérieur nous était inconnu. Pour nous, le monde de l'opéra, c’était celui qui passait par les films italiens en noir et blanc, avec les biographies de Bellini et Verdi. Pour moi, chanter en Italie, à La Scala, c’était un rêve. A tel point que -je suis encore émue quand je l’évoque- avant de partir en Italie, j'ai écrit un journal dans lequel je notais mes objectifs de vie, mes résolutions professionnelles. Aujourd'hui, je me rends compte que j’ai tout réalisé ! Quand vous voulez désespérément quelque chose, c'est votre âme qui le veut.
Mais vous avez fait vos débuts en Albanie, dans La Traviata, alors que vous étiez une jeune fille…
C'était une expérience, une folie : en Albanie, je ne savais pas que mon âge n'était pas le bon, que je devais attendre. Mes parents n'étaient pas des amateurs d'opéra, donc je n'en savais rien. Et quand j'ai vu cet opéra pour la première fois à 14 ans (il était chanté en albanais !), j'en suis immédiatement tombée amoureuse et j'ai dit à mon frère : Je ne mourrai pas sans l'avoir chanté. Depuis, je compte plus de 300 représentations !
Y avait-il des stars de l'opéra dans votre pays à cette époque ?
Pas vraiment, seulement les solistes de l'Opéra d'État de Tirana. Mais je n'appartenais pas à ce milieu. La première diva à avoir eu une résonance internationale a peut-être été Inva Mula, qui a 11 ans de plus que moi, puis Enkelejda Shkosa. Après moi en termes d'âge, sont venus Saimir Pirgu et Gëzim Myshketa.