Un florilège d’œuvres de Pēteris Vasks gorgées d’ombre et de lumière. Sublime !

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(né en 1946): Concerto pour violon et orchestre à cordes Tālā gaisma (‘Distant Light’); Vasaras dejas (‘Summer Dances’) pour deux violons; Quatuor pour violon, alto, violoncelle et piano. Vadim Gluzman et Sandis Šteinbergs, violons; Ilze Klava, alto; Reinis Birznieks, violoncelle; Angela Yoffe, piano. Orchestre Symphonique de la Radio Finlandaise, dir. Hannu Lintu. 2020-84'36"-Textes de présentation en allemand et anglais-SACD-BIS-2352

L’héritage Charles Munch chez Universal Australie

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The Legacy of Charles Munch. Œuvres de Henry Barraud (1900-1997), Ludwig van Beethoven (1770-1827), Hector Berlioz (1803-1869), Georges Bizet (1838-1875), Johannes Brahms (1833-1897), Claude Debussy (1862-1918), Gabriel Fauré (1845-1924), César Franck (1822-1890), Vincent d’Indy (1851-1931), Joseph Haydn (1732-1809), Felix Mendelssohn (1809-1847), Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791), Jacques Offenbach (1819-1880), Sergueï Prokofiev (1891-1953), Maurice Ravel (1875-1937), Ottorino Respighi (1879-1936), Albert Roussel (1869-1937), Camille Saint-Saëns (1835-1891), Robert Schumann (1810-1856), Piotr Ilyitch Tchaïkovski (1840-1893), Charles-Marie Widor (1844-1937). Peter Schreier, ténor. Myrtil Morel, hautbois ; Fernand Oubradous, basson. Roland Charmy, Ossy Renardy, violon ; André Navarra, violoncelle. Jacqueline Blancard, Marcelle Herrenschmidt, Eileen Joyce, Nicole Henriot-Schweitzer, piano. Chor des Bayerischen Rundfunks (chef de chœur : Wolfgang Schubert). Grand Orchestre Symphonique, Orchestre de la Société Philharmonique de Paris, Orchestre de la Société des Concerts du Conservatoire de Paris, Orchestre National de la Rtf, Concertgebouworkest d’Amsterdam, London Philharmonic Orchestra, New Philharmonia Orchestra, Orchestre de la Radio-Télévision Hongroise, Symphonieorchester des Bayerischen Rundfunks, direction : Charles Munch. Enregistré entre janvier 1938 et juillet 1967 à Paris, Londres, Amsterdam, Budapest, Munich. Édition 2020. Livret en anglais. 1 coffret 14 CD Decca « Eloquence » 4840219.

Les sonates de Beethoven et les affinités électives de Jonathan Biss

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Ludwig van BEETHOVEN (1770-1827) : Sonates pour piano N° 1, 6, 19 et 23 (volume 4). Sonates pour piano n° 3, 25, 27 et 28 (volume 5). Sonates pour piano n° 9, 13 et 29 (volume 6). Sonates pour piano n° 2, 17, 20 et 30 (volume 7). Sonates pour piano n° 8, 10, 22 et 31 (volume 8). Jonathan Biss, piano. Livrets en anglais. 2020. 62.28, 66.29, 68.48, 68.45 et 63.43. Orchid Classics ORC 100121 à 125.

Promenades chez Bach, Vivaldi et Goldberg  avec Giuliano Carmignola et Mario Brunello 

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« Sonar in Ottava ». Antonio VIVALDI (1678-1741) : Sinfonia pour cordes RV 125 ; Concertos pour violon et violoncelle piccolo RV 508 et RV 515. Jean-Sébastien BACH (1685-1750) : Concertos pour violon et violoncelle piccolo BWV 1043 et BWV 1060R. Johann Gottlieb GOLDBERG (1727-1756) : Sonate pour cordes. Giuliano Carmignola, violon ; Mario Brunello, violoncelle piccolo à 4 cordes ; Accademia de l’Annunciata, direction : Riccardo Doni. 2020. Livret en anglais, en allemand, en français et en italien. 69.58. Arcana A472.

Bilan du Festival de Namur 2020, une édition avec la distanciation requise

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Triomphant des aléas générés par la crise du Coronavirus, et désireux plus que jamais de garder le contact avec son public, le Festival Musical de Namur a proposé du 6 au 11 juillet une édition virtuelle de sa saison 2020. De nombreuses archives ont ainsi été proposées au public via les réseaux sociaux, la télévision locale namuroise Canal C, et en partie via la RTBF - Musiq3 et RTBF - Auvio.
Afin de venir en aide aux artistes qui servent si bien la cause de la musique au sein de notre festival d’une année à l’autre, une soirée exceptionnelle a été organisée depuis l’église St-Loup le 8 juillet. Intitulé « L’Arche de Noé », ce programme à nul autre pareil réunissait Leonardo García Alarcón, le Choeur de Chambre de Namur et la Cappella Mediterranea autour d’un programme en forme de florilège des meilleurs moments qu’ils ont offert au public namurois depuis une dizaine d’années. Afin de donner un lustre nouveau à cette soirée, mais aussi de créer une autre forme de lien avec son public, le Festival Musical de Namur a proposé une retransmission en direct de ce programme sur grand écran, sous la forme d’un drive-in organisé avec la complicité des Festivals de Wallonie. Cette forme nouvelle et décomplexée de contact avec la musique classique a rencontré un beau succès, malgré une météo maussade, puisque une bonne soixantaine de voitures ont rejoint le parking des Casernes à Namur, avec à leur bord de deux à quatre personnes. Le public présent a donc pu y apprécier une autre manière de vivre la musique en direct tout en ne prenant aucun risque sur le plan sanitaire.

Pour le premier album des Kapsber’girls : des villanelles de… Kapsberger 

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« Che fai tù ? ». Giovanni Girolamo KAPSBERGER (1580-1651) : Villanelles : Extraits des Livres 1 à 4. Les Kapsber’girls : Alice Duport-Percier, soprano ; Axelle Verner, mezzo-soprano ; Barbara Hünninger, basse de viole ; Albane Imbs, cordes pincées (archiluth, théorbe, guitare baroque et tiorbino) et direction. 2020. Livret en français, en anglais et en allemand. Textes en langue originale avec traduction en trois langues. 64.55. Muso mu-037.

Paysage de COVID : espoirs, polémiques, craintes, vers un état d’urgence culturel ? 

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L’été est enfin arrivé, les concerts ont pu reprendre, même sous une forme sanitairement compatible, et certains festivals se maintenus avec parfois un élan total de créativité à l’image du drive-in musical du Festival de Namur. Mais le temps reste aux incertitudes.
Des signaux contradictoires arrivent de partout, y compris des annulations de saisons entières comme en Amérique du Nord. La rentrée s’annonce incertaine, les concerts prévus jusqu’en décembre sont de plus en plus revus sous des formes chambristes ou en petits effectifs alors que certaines grosses institutions belges n’ont toujours pas annoncé leurs nouvelles saisons. Tout le monde craint une nouvelle vague de contaminations et les lockdowns même partiels et régionaux qui risquent de l’accompagner. Sans oublier que, par ricochet, c’est toute la filière qui sera impactée : baisse de recettes des salles, précarisation des artistes et surtout des jeunes, marché du disque anémié par le confinement. Quant au « tout au numérique gratuit » pratiqué intensément depuis le mois de mars, il suscite plus de questionnements qu’il n’offre de réponses crédibles et de pistes pour le futur. Le paysage post-Covid est un champ de ruines qu’il faut reconstruire dans un contexte très difficile.   

Jean Rondeau, explorateur musical 

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En quelques années, Jean Rondeau s’est imposé comme l’un des clavecinistes majeurs de sa génération. Que ce soit en solo ou avec ses amis, ce jeune musicien fait toujours l’évènement. Mais Jean Rondeau a plus d’une corde à son arc, il aime pratiquer le piano jazz et compose des musiques de film. Alors que paraît son album intitulé Barricades, où il nous emmène sur les traces des trésors du baroque français avec son complice Thomas Dunford et l’ensemble Jupiter, il répond aux questions de Crescendo Magazine. 

Votre nouvel album se nomme Barricades. Pourquoi ce titre ? 

Il provient évidemment du titre de la pièce de F. Couperin Les Baricades Mistérieuses. C’est un titre qui déjà, en lui-même, laisse beaucoup de place à l’imagination poétique. Le sens n’en est pas totalement défini, il reste léger, comme en suspens. Et il en est un peu de même pour nos « Barricades ». Elles se dressent contre la négativité, l’intolérance pour nous peut-être, et d’aucun y trouverait son compte poétique. 

Cet album propose des œuvres de plusieurs compositeurs qui se sont illustrés à l’époque des rois Louis XIV et Louis XV. Comment les avez-vous sélectionnés ? Quel est leur point commun ? 

A l’exception de la dernière pièce de l’album qui est un duo extrait d’un opéra de Rameau, tel un clin d’œil de fin, toutes les pièces du disque nous viennent des compositeurs de la Cour de Versailles. Grâce à l’amour et au talent de Louis XIV pour la danse, et donc ce besoin de musique, celle-ci s’est trouvée très présente à la Cour et mise en avant par de nombreux compositeurs. Ces derniers étaient aussi des interprètes et donc des musiciens complets qui se trouvaient dans une dynamique très prolifique, musicalement parlant. Il y avait une recherche et une production très importantes, et le tout dans un style très précis, très défini et assez unique. Ce langage de la musique française à Versailles touche à un goût très sensible, très délicat, à une extrême finesse et un raffinement dans lesquels il est parfois difficile de s’immiscer. Fort heureusement, nous avons toute cette musique et l’amour que Thomas et moi portons à ce langage musical nous a permis de nous y engager pleinement d’en faire notre patrimoine culturel. Ainsi, nous avons décidé d’utiliser des pièces qui, à la base, furent écrites soit pour le luth seul soit pour le clavecin seul, et de réaliser un accompagnement improvisé (la basse-continue) afin de dialoguer autour de ces œuvres que nous chérissons.