Portrait d'Andris Nelsons en jeune démiurge 

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Pyotr Ilyich Tchaikovsky (1840-1893) : Symphonies n°4-6, Manfred Symphonie, Francesca da Rimini, Ouverture Hamlet, Roméo et Juliette, Marche slave ; Richard Strauss (1864-1949) : Eine Alpensinfonie, Salomé : danse des sept voiles, Also Sprach Zarathustra, Don Juan, Till Eulenspiegel’s lustige Streiche, Der Rosenkavalier (suite), Ein Heldenleben : Igor Stravinsky (1882-1971) : L’Oiseau de feu, Symphonie de Psaumes ; Dmitry Shostakovich (1906-1975) : Symphonie n°7 “Leningrad”. City of Birmingham Symphony Orchestra, Andris Nelsons. 2008-2013-9 CD Orfeo. C 987 199.

Le Quatuor de clarinettes Vendôme pour du contemporain français

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Nicolas Bacri (1961) : Sonata a quattro ; Karol Beffa (1973) : Feux d’artifice (Fireworks) ; Thierry Escaich (1965) : Ground IV (Passacaille IV) ; Guillaume Connesson (1970) : Prelude and Funk ; Bruno Mantovani (1974) : Face à Face. Quatuor de clarinettes « Quatuor Vendôme » : Franck Amet, Nicolas Baldeyrou, Alexandre Chabod, Julien Chabod. 2011 (piste 1 enregistrée en 2016) - livret en français et en anglais - 52’36 - Klarthe Records - KLA046.

International Classical Music Awards 2020 : la Belgique en force !

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Le jury des International Classical Music Awards (ICMA) a nominé 390 parutions

La liste des nominations aux ICMA 2020 est désormais publiée. Pour les prix 2020, le Jury des International Classical Music Awards (ICMA) a sélectionné 390 productions audio et vidéo (contre 319 en 2019) de 130 labels (107 en 2019).

Avec 20 nominations, le label Alpha, filiale du groupe belge Outhere arrive en tête, suivi de Deutsche Grammophon et Naxos (17 nominations), d’Harmonia Mundi (15) et BIS (12).

Parmi les 19 pays cités, le leader est L'Allemagne (124 nominations), suivie par la Belgique (43), la France (40) et le Royaume-Uni (39). Les finalistes seront connus d'ici le 16 décembre, et  les Lauréats des International Classical Music Awards seront publiés le 21 janvier 2020.

La Cérémonie de remise des prix et le concert de Gala auront lieu au Teatro de la Maestranza à Séville, en Espagne, le 30 avril 2020, avec la Real Orquesta Sinfónica de Sevilla sous la direction de John Axelrod.

Les International Classical Music Awards sont un jury indépendant  de 19 médias internationaux. Crescendo Magazine est membre fondateur du Jury des ICMA, membre du Bureau et Vice-Président.

ICMA 2020 liste des nominés par catégorie

ICMA 2020 liste des nominés par label

Les Études de Ligeti en poche 

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Jean-François BoukobzaGyörgy Ligeti : Études pour piano, Genève, Contrechamps Poche, ISBN 978-2-940068-58-6

Les éditions genevoises Contrechamps lancent une collection de poche centrée sur des chefs d’oeuvres de la musique de la seconde moitié du XXe siècle qui s’imposent déjà comme des classiques. En attendant Nono, Boulez, Grisey, Berio, Messiaen ou Stockhausen, le premier titre est dédié aux Études de Ligeti. 

Cramer entre Mozart et Beethoven

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Johann Baptist Cramer (1771-1858)  : Concertos pour piano et orchestre n°4 en do majeur, op. 38, et n°5 en do mineur, op. 48. Howard Shelley, piano et conducteur des London Mozart Players. DDD-©2019-enregistré en 2018-60'52"- Livret en anglais, français et allemand-Hyperion-CDA68270

La clarinette magique de Jean-Luc Votano

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Magnus Lindberg (1958) : Concerto pour clarinette ; Karl Amadeus Hartmann (1905-1963) : Kammerkonzert pour clarinette, quatuor à cordes et orchestre à cordes (a) ; Johan Farjot (1975) : Fantasme - Cercles de Mana (c). Jean-Luc Votano (clarinette), Quatuor Danel (a), Arnaud Thorette (alto), Antoine Pierlot (violoncelle).Orchestre Philharmonique Royal de Liège/ Christian Arming (direction).2019-DDD-65’33-Textes de présentation en anglais, français et allemand- Fuga Libera FUG752

Guy Danel, la Biennale Chamber for Europe et Mieczysław Weinberg

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Figure majeure et infatigable animateur de la vie musicale belge, Guy Danel est l’initiateur de la biennale Chamber Music for Europe dont l’édition 2019 (du 6 au 8 décembre) est consacrée à Mieczysław Weinberg. Pour Crescendo, partenaire de la Biennale, il revient sur l’importance de Mieczysław Weinberg dans l’histoire de la musique et sur son attachement à ce compositeur.   

La biennale Chamber Music for Europe est consacrée au compositeur Mieczysław Weinberg. Je crois savoir que c’est un compositeur qui vous est cher ? 

La rencontre avec la musique de Mieczyslaw Weinberg représente sans aucun doute l’un des moments les plus marquants de ma carrière d’interprète. Celle-ci a eu lieu dans le cadre des activités du Quatuor Danel que j’ai formé en 1989 avec mon frère Marc et ma sœur Juliette.  Dès 1991, nous avions travaillé l’intégrale des quatuors de Chostakovitch, accompagnés par le Quatuor Borodine, Fiodor Droujinine et le compositeur polonais Krzysztof Meyer. À l’époque, peu de quatuors avaient ce cycle au répertoire et cela nous offrit des rencontres exceptionnelles avec des proches de Chostakovitch. 

Dès 1994, Madame Irina Chostakovitch, Valentin Berlinsky, violoncelliste du Quatuor Borodine, Alexander Raskatov, alors tout jeune compositeur installé à Heidelberg, et le très érudit musicologue belge Frans Lemaire, connu pour ses travaux sur la musique soviétique et la musique juive, nous incitèrent conjointement à travailler la musique de celui que nous appelions encore Moisey Weinberg. Nous nous sommes donc lancés dans cette aventure, recherchant des partitions auprès du Quatuor Borodine, du musicologue Manashir Yakubov ou de la famille du compositeur.

Guy Danel présente le programme la Biennale Chamber Music for Europe 

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Guy Danel fondateur de la biennale Chamber Music for Europe nous présente le programme de cette édition 2019.  

Le programme répond à plusieurs souhaits : donner une image relativement large de l’œuvre de Weinberg tout en restant dans le contexte de la musique de chambre et, en même temps, proposer des opus auxquels je suis particulièrement attaché. Avec les six quatuors et un trio à cordes, le trio et quintette avec piano, et des pièces pour orchestre de chambre, nous parcourons 50 ans de création de l’Aria op. 9 à sa dernière pièce achevée, la Symphonie de chambre op. 153.

Le concert du 6 décembre à la Chapelle Protestante est certainement celui où l’empreinte de mes inclinations particulières s’exprime le plus. L’Aria op 9 (1942) est d’une tendresse toute schubertienne qui permet d’entrer paisiblement dans l’univers musical de Mieczyslaw Weinberg, seul à Minsk, âgé de 23 ans. Le quatuor n°5 (1945) propose des atmosphères contrastées, dans une écriture qui prouve l’indépendance de son écriture par rapport à Chostakovitch et montre la maturité de l’écriture d’un jeune compositeur de 26 ans. Le Trio à cordes op. 48, écrit en pleine campagne « anti-formalisme » qui secoue le monde des Arts soviétiques, par sa simplicité, fera une transition juste pour nous guider vers le plus expérimental des quatuors de Weinberg : le 15e (1980).