Les Indes Galantes à l'Opéra de Paris avec des forces musicales belges

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Parmi les rendez-vous incontournables de ce début de saison, il y a bien entendu la
production scénique des Indes Galantes de Rameau à l’Opéra Bastille avec une brochette
de solistes exceptionnelle, le Chœur de Chambre de Namur en « grande formation » (43
chanteurs) et la Cappella Mediterranea, sous la direction de Leonardo Garcia Alarcon ; dans une mise en scène de Clément Cogitore et avec des chorégraphie de Bintou Dembélé.

Du 27 septembre au 15 octobre, ce sont 12 représentations qui sont prévues pour cette
production qui rentre dans le cadre des célébrations des 350 ans de l’Opéra de Paris.

Le 10 octobre, les mélomanes pourront suivre le spectacle en direct dans
plus de 100 cinémas à travers le monde dont quatre en Belgique.

François-Xavier Roth directeur général et artistique de l’Atelier Lyrique de Tourcoing ! 

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La nouvelle était attendue mais elle est désormais officielle : François-Xavier Roth est désigné directeur général et artistique de l’Atelier Lyrique de Tourcoing. Suite au décès de Jean-Claude Malgoire, l’Atelier Lyrique de Tourcoing attendait le début d’une nouvelle ère -et quelle ère !- avec la désignation de l’un des plus brillants musiciens de la scène actuelle.  On ne présente plus François-Xavier Roth, fondateur des Siècles, directeur musical du Gürzenich Orchester Köln tout en étant l'invité des grandes phalanges mondiales.    

La première saison artistique mise en œuvre par François-Xavier Roth sera la saison 2020-21. Le projet artistique est enthousiasmant et il prévoit de nombreux axes tels  l’innovation au cœur de la proposition scénique et musicale ;  la création contemporaine et des œuvres rares ou jugées difficiles ; le soutien à l’émergence des jeunes artistes français sans oublier de mettre l’Atelier au cœur de la vie des Tourquennois et des habitants des Hauts-de-France par des actions pédagogiques et sociales d’envergure. 

Crescendo Magazine recrute des collaborateurs 

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Vous aimez la musique classique et la danse sous toutes leurs formes, devenez rédacteur pour Crescendo Magazine.

 À l’occasion de la nouvelle saison, Crescendo Magazine souhaite étoffer son équipe d’une trentaine de chroniqueurs et recherche des rédacteurs pour couvrir l’actualité musicale et les parutions (CD, DVD, Numérique, Livres, Partitions) principalement en Belgique et en France.

Fondé en 1993 comme un magazine papier, Crescendo Magazine est désormais un site internet aux ramifications internationales. Il couvre l’actualité musicale du monde entier et propose des chroniques des concerts et spectacles en Belgique, Luxembourg, Suisse, France,... Sa rubrique dédiée aux partitions est unique sur un site internet francophone consacré à la musique classique. Les Joker(s) de Crescendo récompensent les meilleures parutions identifiées par les rédacteurs. 

La quadrature du Szell 

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George Szell : Concertos and symphonies. Oeuvre de Ludwig van Beethoven, Johannes Brahms, Antonin Dvořák, Felix Mendelssohn-Bartholdy, Franz Schubert, Wolfgang Amadeus Mozart, Robert Schumann, Carl Maria von Weber, Edvard Grieg. 10 CD Profil PH19018. 

Memento Mori et Faun 

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Grosse affiche pour le début de la saison de danse à Bruxelles. Dans le cadre du projet Troïka Dance où “la Monnaie, le KVS et le Théâtre National Wallonie-Bruxelles mettent en commun les dix-sept spectacles de danse des trois maisons, comprenant des chorégraphes habitués de celles-ci ainsi que de nouveaux artistes, pour offrir la plus vaste scène chorégraphique à Bruxelles”. Et pour ce premier spectacle de la saison, la venue du Ballet Vlaanderen dans deux chorégraphies de la désormais star Sidi Larbi Cherkaoui avait attiré les foules, les représentations étant annoncées complètes au point d’un rajouter une au calendrier. 

Un Freischütz de solide facture

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Carl Maria VON WEBER (1786 -1826) :  DER FREISCHÜTZMichael KRAUS, Ottokar ; Franck van HOVE, Kuno/Samiel’s Voice ; Julia KLEIDER, Agathe ; Eva LIEBAU, Ännchen ; Günther GROISSBÖCK, Kaspar ; Michaël KÖNIG, Max ; Stephen MILING, A Hermit ; Till von ORLOWSKY, Kilian ; Choeurs et Orchestre de la Scala de Milan, MYUNG-WHUN CHUNG, dir.Matthias HARTMANN, mise en scène ; enregistré les 13 et 17 octobre 2017, Teatro alla Scala, Milan. 135’-NTSC 16.9-PCM stereo and DTS 5.1- 0- DVD 9- sous titres allemand, anglais, français, japonais, coréen – Naxos 2.110597

Jours heureux au Festival Enescu de Bucarest (2) : la musique symphonique

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Etonnant Festival Enescu ! La programmation d’une journée « normale » enchaîne récital de grand pianiste à 11h, concert de musique contemporaine à 13h, grands rendez-vous symphoniques à 16h30 et 19h30 et le mélomane très motivé pourra assouvir sa passion musicale jusqu’à des heures très avancées de la nuit grâce au concert baroque de 22h30. Prestige de la manifestation roumaine oblige, les interprètes appartiennent à l’élite musicale.

Pour la journée qui nous occupe ici, deux orchestres étrangers tenaient le haut de l’affiche. Le concert de l’Orchestre Philharmonique Royal de Liège est hélas une déception. Conçue en 1888 par le français Albert Galleron, la salle de l’Atheneum Roumain est certes une merveille architecturale mais son intimité ne favorise guère les tonitruances et éclats orchestraux. En dépit de spectaculaires accélérations jazz, le russe Denis Kozhukhin offre ainsi une interprétation beaucoup trop musclée des Variations sur un thème de Paganini de Lutoslawski et Rachmaninov. Bien qu’ayant déjà probablement dirigé dans cette salle, le chef Tiberiu Soare fait tomber l’orchestre liégeois dans la saturation acoustique.

Jours heureux au Festival Enescu de Bucarest (1) : la musique contemporaine

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Du 31 août au 22 septembre, le Festival Enescu de Bucarest offre un programme éblouissant. De par le prestige de ses interprètes, il faut le répéter car la manifestation reste relativement méconnue, le festival roumain s’affirme, au même titre que Lucerne ou Salzbourg, comme l’un des grands rendez-vous musicaux européens.

Dans la pléthorique programmation, la musique contemporaine tire naturellement son épingle du jeu. Trois orchestres roumains présentaient des concerts exclusivement consacrés à la musique du XXIe siècle. Première formation à entrer en scène : le Moldova Philharmonic Orchestra de Iasi. Sous la direction de l’inattendu chef américain Brad Lubman, l’orchestre de la deuxième ville roumaine proposait un programme d’obédience post-sérielle, tout au moins dont la figure de référence implicite serait Pierre Boulez. Interprété par Ilya Gringolts, le Concerto pour violon de Michael Jarrell ne fait hélas pas oublier le douloureux souvenir qu’a laissé Bérénice à l’Opéra de Paris. Intitulée « Paysages avec figures absentes », l’œuvre témoigne d’une disposition originale : les « figures absentes », ce sont ici les sièges vides des violons de l’orchestre. Malgré les habituelles qualités du compositeur suisse (écriture nerveuse et incisive de la partie soliste, impressionnantes scansions percussives), l’œuvre reste grise, systématique et laborieuse à écouter. Donné en introduction, Tempo 80 du roumain Câlin Ioachimescu peinait également à convaincre. D’une lenteur assumée, la pièce entrechoque des masses sonores, sans ajouter un surplus de personnalité musicale.