Hommage à Bruno Peeters par Camille de Rijck pour RTBF Musiq3

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Camille de Rijck, ami de longue date de notre rédacteur Bruno Peeters, lui rend un émouvant hommage sur le site de la chaîne.

Pendant près de 40 ans, Bruno Peeters fut l'un des musicographes les plus importants de notre pays. Non par la place qu'il occupait dans les colonnes de nos quotidiens - il resta fidèle à Crescendo - mais par son infatigable bougeotte qui lui fit sillonner les théâtres de France et de Navarre (et de Belgique, aussi) afin de satisfaire son hallucinante boulimie de musique.

Quelle perte pour la vie musicale Belge. Quelle perte pour celles et ceux qui avaient la joie de connaître Bruno Peeters. Pour son épouse Véronique, qui l'aurait suivi jusqu'au bout du monde pour découvrir un opéra Français qu'on croyait perdu, et sa formidable petite famille. Parfois, au concert, on tombait sur "le clan Peeters", une joyeuse tribu souriante et simple, venue communier autour d'une grande partition. Nous pensons bien fort à eux.

Spectacle “Casse-Noisette et moi” : un moment féérique en famille

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Ce dimanche 27 janvier se tenait le spectacle “Casse-Noisette et moi” à Bozar, créé par la pianiste Alexandra Dariescu.

Le concept en est simple : une pianiste et une danseuse interagissent sur scène avec une animation vidéo projetée sur grand écran. L’histoire est une adaptation du célèbre ballet Casse-Noisette de Piotr Illich Tchaïkovsky, dont les grands tubes ont été repris, arrangés et adaptés pour piano solo. Le spectacle se veut accessible à tous, et il a pour but de toucher un large public.

La Filarmonica della Scala à la Philharmonie de Paris: Vengerov enchante, Chailly déçoit

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Venus à Paris pour un unique concert à la Philharmonie, l’orchestre et le chef milanais avaient concocté un programme composé de deux oeuvres seulement, mais très exigeantes tant pour le soliste que pour l’orchestre.

Dès le premières mesures du Nocturne qui ouvre le Concerto pour violon n° 1 de Chostakovitch, l’impression que donnait Maxim Vengerov était celle d’une concentration totale, alors que, les yeux mi-clos, il déployait la ligne mélodique avec un sens de la cantilène et un lyrisme qui allait infailliblement au coeur de la musique. Dans le diabolique Scherzo, Vengerov opta par moments pour un son plus cru tout en montrant une sensibilité d’écorché vif, déchaîné dans l’épisode central dont -servi par une maîtrise technique hallucinante- il fit ressortir ce sentiment de danger et de folle prise de risques, avant de saisir à la perfection le côté klezmer parodique et grinçant.

Décès de notre rédacteur Bruno Peeters

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Crescendo Magazine est bouleversé par le décès de Bruno Peeters. Collaborateur historique de notre revue puis de notre site, Bruno était aussi érudit que passionné. Immense connaisseur de la musique française, en particulier de l’opéra français du XIXe siècle, Bruno était toujours en quête d’une rareté ou d’une redécouverte qu’il partageait avec enthousiasme dans les colonnes de Crescendo Magazine. Sa grande culture et la virtuosité de sa plume nous manqueront terriblement. Crescendo Magazine pense très fort à Véronique son épouse et à ses enfants.       

L’hommage à Basquiat à la Fondation Louis Vuitton

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Présenté en clôture de l’exposition Jean-Michel Basquiat, ce concert de l’Ensemble intercontemporain associait grands maîtres américains (Cage, Crumb), jeunes compositeurs installés à Paris (Robin, Dessner) et la création mondiale d’une pièce pour trois trompettes du directeur musical de l’ensemble, Matthias Pintscher.

Skull de ce dernier se veut un hommage à Basquiat (le « crâne » étant une figure omniprésente chez le peintre américain). On repère bien un tâchisme instrumental, un travail de spatialisation à la manière de la superficie d’une toile, et une volonté d’accumulation expressive, mais Skull s’apparente avant tout à une œuvre de commande au modernisme apaisé, utilisant les sourdines des trompettes (Lucas Lipari-Mayer, Gustav Melander, Clément Saunier) avec beaucoup de goût dans un discours très élégant et architecturé. Oublions rapidement les 7 Haikus de John Cage interprétés par le valeureux pianiste Hideki Nagano. De l’aveu de Basquiat, le groupe de noise auquel il appartenait faisait de la musique inspirée par John Cage, c’est-à-dire « de la musique qui n’[était] pas vraiment de la musique ». On ne saurait donner tort aux propos de l’artiste new-yorkais, tant on ne sait quand commencent ni finissent ces piécettes au bord du néant. Seule reste l’idée de performance artistique, et la probable envie d’épater le bourgeois.

Un Richard Strauss historique avec Kempe

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Richard STRAUSS (1864-1949) : Daphné. Gottlob FRICK (basse), Helena ROTT (contralto), Gudrun WUESTEMANN (soprano), Werner LIEBING (ténor), Helmut SCNINDLER (ténor), Chor der Staatsoper Dresden, Staatskapelle Dresden, dir. : Rudolf KEMPE. ADD–2018–74’ 26’’ et 45’ 17’’–Textes de présentation en anglais et en allemand–Profil/Hänssler PH07038

JoAnn Falletta, cheffe d’orchestre à la curiosité sans frontières

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La Maestra JoAnn Falletta est une exploratrice musicale, aimant découvrir et enregistrer des partitions tombées dans l’oubli. Avec ses fidèles musiciens de l’Orchestre Philharmonique de Buffallo, elle a gravé pour la firme Naxos l’un des plus épatants panoramas de la musique orchestrale. L’ensemble compose l’un des legs les plus indispensables de notre époque et se doit d’être un modèle d’intelligence et d’inspiration pour les jeunes générations de musiciens. Alors qu’elle dirige au Concertgebouw d’Amsterdam un exigeant programme qui associe littérature et musique contemporaine, elle répond aux questions de Crescendo Magazine.  

Quand on regarde votre discographie, on est impressionné devant son amplitude. Vous avez enregistré un incroyable panorama de la musique orchestrale avec des oeuvres de Respighi, Novák, Glière, Schmitt, Holst, Schreker .... Comment avez-vous découvert ces partitions, car certaines sont des raretés absolues?

Le répertoire "moins connu" m'a toujours intéressée. J’ai cet attrait depuis ma jeunesse mais cette attirance s’est renforcée au moment où suis devenue directrice musicale du Womens Philharmonic. Notre mission au Womens Philharmonic était de jouer des musiques inconnues composées par des femmes (que ce soient des oeuvres du passé ou des oeuvres de notre temps). J'ai dû faire beaucoup de recherches sur le répertoire -de Hildegard von Bingen aux premières mondiales des femmes contemporaines. J'aimais découvrir de nouvelles partitions ou des trésors injustement tombés dans l’oubli. Cet appétit de trouver des œuvres inhabituelles a été ravivé lorsque Klaus Hermann, le fondateur du label Naxos, a invité l’Orchestre Philharmonique de Buffalo à devenir l'un de ses orchestres réguliers pour des d'enregistrements. Bien sûr, Klaus ne voulait pas ré-enregistrer les piliers du répertoire. Il m'a mise au défi de trouver des partitions qui seraient des joyaux à découvrir. J'ai décidé de me concentrer sur la musique européenne post-romantique tardive. Je me suis mise à regarder partout, je lisais d'innombrables livres et articles et j’écoutais tout ce que je pouvais trouver ! La recherche des musiques injustement négligées est devenue pour moi une force directrice dans ma vie musicale. L'orchestre et moi-même nous sommes sentis très privilégiés de pouvoir enregistrer ces raretés et de les présenter aux mélomanes du monde entier.

La violoniste Steinbacher amoureuse de Richard Strauss

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Richard Strauss (1864-1949) : concerto pour violon et orchestre en ré mineur, op. 7 ; Romanze ; Little Scherzino, op. 3 n°4 ; Zueignung, op. 10 n°1 ; Traum durch die Dämmerung, op. 29 n°1 ; Cäcilie, op. 27 n°2 ; Wiegenlied, op. 41 n°1 ; From "Arabella" : "Aber der Richtige...". Arabella Steinbacher, violon, WDR Symphony Orchestra, Lawrence Foster, direction. SACD-2018-Notice en anglais et allemand. 60'35". Pentatone PTC 5186 653.