Mots-clé : Wolfgang Amadeus Mozart

Mozart, le maître de la Sérénade

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Crescendo publie un article rédigé par Alain Derouane et publié dans ses anciens numéros.

Le New Grove Dictionary of Music and Musicians définit la Sérénade comme une forme musicale apparentée au Divertimento, le terme désignant à l’origine une salutation musicale destinée à une personne aimée ou de haut rang et exécutée en soirée à l’extérieur. Sérénade trouve son origine dans le latin Serenus qui a donné l’italien Serenata utilisé au XVIe siècle pour désigner des pièces vocales, puis plus tard des pièces vocales avec instruments et enfin, fin du XVIIe siècle, des pièces purement instrumentales dont l’une des plus célèbres est Der Nachtwächter de Biber, écrite en 1673 pour deux violons, deux altos et basse continue. Réservée ainsi aux seuls instruments, elle devint fort populaire en Europe centrale où l’habitude voulait qu’elle fut jouée aux environs de 21 h, le notturno ou nocturne étant lui joué vers 23 heures. L’habitude des musiques en plein air très présente en Autriche et en Bohême n’a pas manqué d’en influencer la forme et la structure. Au début du Classique, l’effectif instrumental le plus souvent utilisé rassemblait d’abord des vents, altos et contrebasse. Petit à petit, apparurent des oeuvres où les cordes prirent plus d’importance et l’on en arriva même à des Sérénades exclusivement réservées à ces dernières. 

Requiem de Mozart par Teodor Currentzis : une théâtralisation du sacré

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Le dimanche 27 octobre, le Théâtre du Châtelet qui, un mois à peine auparavant, venait de rouvrir ses portes après deux ans et demi de travaux, accueillait son deuxième concert de la musique classique (le premier étant le déjeuner-concert de l’Orchestre de Chambre de Paris le 18 octobre). Et le théâtre a frappé fort : le Requiem de Mozart par l’Orchestre et le Chœur MusicAeterna et le Chœur MusicAeterna byzantina, dirigés par le chef charismatique Teodor Currentzis.

Le fait est bien connu, le chef attire autant d’admirateurs que de railleurs, pour ou contre son idée et son interprétation toujours très originales. Ce jour-là, la salle était remplie d’inconditionnels -voire fanatiques, parmi lesquels de nombreux russes. Ont-ils pris la peine de venir de Russie et d’autres pays et région d’Europe à la rencontre de leurs idoles ? Une ovation debout du public surexcité et un nombre inhabituel de cars stationnés devant le théâtre renforcent cette hypothèse. D’ailleurs, une musicienne russe croisée après le concert nous a confirmé que dans son pays, il est impossible d’obtenir des billets tellement ils partent à la vitesse de l’éclair.

Henle, moisson de printemps II

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Frédéric Chopin, Scherzi, G. Henle Verlag, ISMN : 979-0-2018-0886-4

Du piano solo au duo avec violon ou violoncelle, les éditions Henle offrent à nouveau un florilège de partitions qui rayonne d’une direction éditoriale qualitativement remarquable avec, en haut de l’échelle, les Scherzi de Chopin revus et dirigés par Norbert Müllemann (proposition de doigtés de Hans-Martin Theopold). Publiés par Chopin entre 1835 et 1843, ces quatre Scherzi, comme le rappelle Müllemann, sont souvent associés aux quatre Ballades composées, à une année près, à la même période. Entre virtuosité et chemins expressifs, ces quatre pièces de difficulté élevée (la n°4, particulièrement redoutable) peuvent être jouées ensemble ou séparément. La puissance thématique associée à l’accompagnement foisonnant et aux diverses associations rythmiques et harmoniques fait de ce cycle un chef-d’œuvre incontestable. La préface retrace finement le processus créatif de chaque pièce en l’associant à divers évènements de la vie du compositeur.

Moisson de printemps des éditions Henle.

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Les éditions Henle proposent quelques belles nouveautés. En tête d’affiche, il faut placer une superbe édition du Quintette avec piano de César Franck, réalisée sous la houlette de Ernst-Günter Heinemann et de Klaus Schilde pour le doigté des parties de piano. On apprécie la qualité de l’introduction de Ernst-Günter Heinemann qui nous rappelle que ce chef d’oeuvre, même s’il ne s’est pas imposé au répertoire régulier des ensembles de musique de chambre, n’en reste pas moins une merveille qui mérite d’être encore plus diffusée. La qualité de cette nouvelle édition, qui ravira les passionnés de l’oeuvre, devrait servir sa notoriété.

César Franck, Klavierquintett f-moll, G.Henle Verlag, ISMN : 979-0-2018-1142-0

Le Festival de Salzbourg avec Mozart et Rossini

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Musikalische Leitung:Constantinos Carydis
Regie:Lydia Steier
Bühne :Katharina Schlipf
Kostüme: Ursula Kudrna

Cette année les Salzburger Festspiele présentaient six nouvelles productions d’opéra : Die Zauberflöte (Mozart), Salome (R. Strauss), Pique Dame (Tschaikovsky), L’Italiana in Algeri (Rossini), L’Incoronazione di Poppea (Monteverdi) et The Bassarids (Henze), deux opéras en version concert : Der Prozess (von Einem) et Les Pêcheurs de Perles (Bizet) et un pour les enfants, une adaptation de Die Zauberflöte.

Gina Bachauer, une grande pianiste trop oubliée

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Gina Bachauer ; the Rare Recordings. Oeuvres de Edvard Grieg, Ludwig van Beethoven, Jean-Sébastien Bach, Wolfgang Amadeus Mozart, Camille Saint-Saëns, Gabriel Fauré, Maurice Ravel, Claude Debussy, Johannes Brahms, Franz Liszt. Gina Bachauer, piano.  Chefs et orchestres divers. 1949 à 1962-ADD-66'05, 75'13, 71'01 et 74'59-Textes de présentation en anglais et allemand-Profil Günter Hänssler PH 18018 (4 cd)

Bizarrerie historique

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Wolfgang Amadeus MOZART (1756-1791)
Les Mystères d'Isis (1801)
Chantal SANTON-JEFFERY (Pamina), Marie LENORMAND (Mona), Renata POKUPIC (Myrrène), Sébastien DROY (Isménor), Tassis CHRISTOYANNIS (Bochoris), Jean TEITGEN (Zarastro), Camille POUL (1ère Dame, 1ère Suivante), Jennifer BORGHI (2ème Dame, 2ème Suivante), Elodie MECHAIN (3ème Dame, 3ème Suivante), Mathias VIDAL (1er Prêtre, 1er Ministre), Marc LABONNETTE (Le Gardien, 2ème Prêtre, 2ème Ministre), FLEMISH RADIO CHOIR, LE CONCERT SPIRITUEL, dir.: Diego FASIOLIS
2015- 2 CD – CD1 120'- CD 2 45'- présentation en français, anglais, allemand-textes en français et anglais- chanté en français- Glossa GCD 921630

Intéressant, ravissant et respecteux

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Brenden Gunnell (Pedrillo), Mari Eriksmoen (Blonde), Sally Matthews (Konstanze), Edgaras Montvidas (Belmonte) © Alastair Muir

Die Entführung aus dem Serail à Glyndebourne
Mozart a toujours occupé une place de prédilection au Festival de Glyndebourne et Die Entführung aus dem Serail -déjà à l’affiche de la deuxième édition du festival en 1935- franchit cette année le cap des 200 représentations. Pour la nouvelle production de ce Singspiel (comédie musicale) de 1782, Glyndebourne a fait appel au metteur en scène écossais David McVicar qui propose un spectacle intelligent et ravissant, respectueux de la partition et du livret. Pas toujours évident, ces jours-ci…

Mozart au pianoforte par Ronald Brautigam

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Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Concerto pour piano n°18 en si bémol majeur (k456) – Concerto pour piano n°22 en mi bémol majeur (k482)
Die Kölner Akademie, Michael Alexander Willens, direction – Ronald Brautigam, pianoforte
2014-SACD-60’03-Texte de présentation en allemand, anglais et français-Bis 2044