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Les nouveautés sur supports audios et vidéos

Bizet sans paroles, mais au piano avec Nathanaël Gouin

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Georges BIZET (1838-1875) : Chants du Rhin ; Venise (Romance de Nadir), paraphrase de Nathanaël Gouin ; Variations chromatiques ; Menuet de l’Arlésienne, transcription de Serge Rachmaninov ; Saint-Saëns : concerto pour piano et orchestre n° 2, transcription de Bizet pour piano seul. Nathanaël Gouin, piano. 2019. Livret en français, en anglais et en allemand. Textes des Chants du Rhin de Joseph Méry, avec traduction anglaise. 66.00. Mirare MIR452.

A l’aube du Baroque italien, Bartolomeo Barbarino reste à découvrir

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"IL PESARINO". BARTOLOMEO BARBARINO (v.1568- v.1617) et autres compositeurs FREDI, ROVETTA, ROSSI, MONTEVERDI, USPER, FRESCOBALDI, GRANDI, CAPRIOLI.  Motets de Venise du début du Baroque.  Matthias LUCHT, contre-ténor ; Jürgen BANHOLZER, clavecin/orgue (Vincenzo Colombi, 1532/1533, Duomo di Valvasone). 2019-69’-livret en allemand et anglais- texte en latin-chanté en latin- Fra Bernardo FB 1909712

Sur les traces d’Orlando avec Filippo Mineccia et le New Baroque Times

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Orlando, amore, gelosia, follia. Agostino STEFFANI (1654-1728) : Orlando generoso : trois extraits. Nicola PORPORA (1686-1768) : L’Angelica, deux extraits. Antonio VIVALDI (1678-1841) : Orlando furioso, deux extraits. George Friedrich HAENDEL (1685-1759) : Ariodante, trois extraits et Orlando, un extrait. Giovanni Baptista MELE (1693 ou 1701 - après 1751) : Angelica e Medoro, un extrait. Georg Christoph WAGENSEIL (1715-1777) : Ariodante, un extrait. Giuseppe MILLICO ? (1737-1802) : Angelica e Medoro, trois extraits. Filippo Mineccia, contreténor ; The New Baroque Times. 2019. Livret en anglais et en français. Textes des airs en italien avec traduction anglaise. 70.00. Glossa GCD 923523.

William Byrd, avant les Beatles

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S’il n’a tout joué -est-ce possible ?- Andreas Staier, passionné d’instruments historiques, a le plus large regard sur la littérature pour clavier. Ses interprétations, toujours remarquées, couvrent plus de trois siècles de musique. Epris de musique élisabéthaine, de Byrd tout particulièrement, depuis son adolescence, il avait gravé pour Teldec un splendide programme consacré au musicien. Dix-huit ans après, il devait y revenir en avril dernier, pour deux récitals, intitulés « Weep, weep, oh Walsingham » et « John Come kiss me now », du nom de deux célèbres variations, toutes deux transmises par le Fitzwilliam Virginal Book. La pandémie en avait décidé autrement. Aussi, la réouverture progressive des lieux de concert autorise-t-elle maintenant de retrouver l’un des plus curieux, des plus humbles et des plus attachants de nos claviéristes, dont chacune des apparitions est un événement. Tour à tour, Andreas Staier jouera deux magnifiques instruments : la copie d’un clavecin florentin du XVIIe siècle et un somptueux virginal, copie de celui du roi Charles II d’Angleterre (1664). Le public est invité à monter sur scène où il prend place en arc de cercle face à la salle, un large paravent noir limitant l’espace et mettant en valeur les instruments signalés plus haut. Ainsi, le caractère intime des œuvres trouve-t-il un cadre visuel et acoustique idéal.

Premier enregistrement mondial du Timbre d’argent de Saint-Saëns

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Camille Saint-Saëns (1835-1921) : Le Timbre d’argent, drame lyrique en quatre actes. Hélène Guilmette (Hélène), Jodie Devos (Rosa), Edgaras Montvidas (Conrad), Yu Shao (Bénédict), Tassis Christoyannis (Spiridion), Jean-Yves Ravoux (Patrick), Matthieu Chapuis (Un mendiant) ; Accentus, Les Siècles, direction François-Xavier Roth. 2017. Livret en anglais et en français. Texte complet de l’opéra, avec traduction anglaise. 147.29. Un livre-disque de 2 CD Bru Zane BZ 1041.

Compositrices du XIXe siècle : Angélique-Dorothée-Louise Grétry, dite Lucile

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L’homme fera-t-il sa servante de sa compagne ? Se privera-t-il auprès d’elle du plus grand charme de la société ? Pour mieux l’asservir l’empêchera-t-il de rien sentir, de rien connaître ? En fera-t-il un véritable automate ? Non, sans doute ; ainsi ne l’a pas dit la nature, qui donne aux femmes un esprit si agréable et si délié ; au contraire, elle veut qu’elles pensent, qu’elles jugent, qu’elles aiment, qu’elles connaissent, qu’elles cultivent leur esprit comme leur figure. C’est ce que publie Jean-Jacques Rousseau (1712-1776) à propos de l’éducation des femmes dans Emile ou De l’éducation en 1762. 

Le destin de Lucile Grétry est exceptionnel à bien des égards : elle est une française, fille d’un musicien né en Principauté de Liège, c’est une enfant prodige et une compositrice d’opérettes dont la première œuvre jouée à la Comédie-Italienne de Paris a connu un immense succès et dont la seconde a essuyé un échec sévère. Après un mariage malheureux, elle décède à l’aurore de sa vie, à 17 ans.

Quel est le destin de cette jeune fille dont le critique Arsène Houssaye (1814-1896), administrateur de la Comédie-Française, a écrit : Sans la mort qui vint la prendre à seize ans (sic), comme sa sœur, le plus grand musicien du XVIIIe siècle serait peut-être une femme. Mais le rameau, à peine vert, cassa à l’heure où le pauvre oiseau commença sa chanson.