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Nicola Porpora : anthologie sacrée pour alto, sur les traces de la jeune Anzoletta

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Music for the venetian Ospedaletto. Nicola Antonio Porpora (1686-1768) : Placida surge, Aurora S232 ; Salve Regina S308 ; Qualis avis cui perempta S234. Concerto pour violoncelle en sol majeur. Josè Maria Lo Monaco, mezzo-soprano. Stile Galante, Stefano Aresi. Barbara Altobello, Matilde Tosetti, Rossella Borsoni, Elisa Imbalzano, violon. Krishna Nagaraja, alto. Agnieszka Oszańca, violoncelle. Daniele Rosi, contrebasse. Andrea Friggi, orgue, clavecin. Livret en anglais, français, allemand ; paroles en latin, traduction en anglais. Septembre 2022. 67’36’’. Glossa GCD 923537

Stokowski à Londres

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Leopold Stokowski. Vol 2. John Alldis Choir, Royal Philharmonic Orchestra, New Philharmonia Orchestra, London Symphony Orchestra & Chorus, direction : Leopold Stokowski. Enregistrements de concerts. 1961-1974. Pas de livret. 6 CD ICA Classics. ICAB 5183

La musique de chambre néoclassique de Pawel Łukaszewski

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Pawel Łukaszewski (°1968) : Nocturne pour piano n° 14 ‘Pipirima’ ; Wings Concertino, pour deux flûtes et piano ; Norwid’s Songs, pour soprano et piano ; Lukasonata, pour flûte et piano ; Concertino doppio, pour violon, alto et piano ; Icon II pour piano. Agata Kielar-Długosz et Łukasz Długosz, flûtes ; Anna Mikołajczyk-Niewiedział, soprano ; Kamila Wasik-Janiak, violon ; Aleksandra Demowska-Madejska, alto et Ewa Guz-Seroka, piano. 2022/23. Notice en polonais et en anglais. 70’ 20’’. Dux 2105/Chopin University Press UMFC CD 228.

Enivrante redécouverte, dans un lieu de mémoire, de l’œuvre sacré de George Jeffreys

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Lost Majesty. George Jeffreys (c1610-1685), sacred songs and anthems. Solomon’s Knot. Zoë Brookshaw, Clare Lloyd-Griffiths, soprano. James Laing, Kate Symonds-Joy, alto. Thomas Herford, Andrew Tortise, ténor. Alex Ashworth, Jonathan Sells, basse. Josep Maria Marti Duran, théorbe. William Whitehead, orgue. 2022 Livret en anglais, allemand, français ; textes en langue originale, traduction bilingue. Deux CDs. 46’51’’ + 39’06’’. Prospero PROSP0086

Désiré-Emile Inghelbrecht, chef d'orchestre et compositeur

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Erato rend hommage à la figure du chef d’orchestre et compositeur Désiré-Emile Inghelbrecht (1880-1965). “Inghel” comme il se faisait appeler car il n’aimait pas son prénom fut, un grand monsieur de l”histoire de la musique en France et en particulier à Paris, avec une vie dévolue à la musique que ce soit sur le podium ou en coulisses : un agitateur d”idées.   On le retrouve ici, capté entre 1929 et 1962 avec différents orchestres : l’Orchestre Pasdeloup, l’Orchestre national de la Radiodiffusion française nommé parfois Orchestre national de la RTF ou aussi désigné comme l’Orchestre du Théâtre des Champs Elysées, le Grand Orchestre des Festivals Debussy et aussi le London Philharmonic Orchestra (mais enregistré à Paris).  Allons à la découverte de ce chef et de son art en quatre temps :   

  • Désiré-Emile Inghelbrecht, bâtisseur sans relache

D’ascendance belge de son côté paternel, et anglo-suisse par sa mère, le jeune homme baigne dans la musique avec un père alto dans l’orchestre de l’opéra de Paris et une mère professeur de piano.  Il entre à neuf ans au Conservatoire de Paris, il est l’élève d’Ambroise Thomas et Gabriel Fauré. 

En 1896, il rentre second violon à l’Orchestre de l’Opéra de Paris et cachetonne dans les associations symphoniques parisiennes. Il est aussi membre des Apaches, ce groupe de jeunes turbulents dont font partie Ravel, Schmitt, Klingsor et  Viñes.  

Revenu, en 1904, de son service militaire, il commence à diriger. Son camarade Pierre Monteux lui demande de le remplacer pour des concerts de l’Orchestre Berlioz qui se produit dans une toute petite salle de la Rue de Clichy à Paris, grâce au financement d’un mécène. Les conditions sont rudes mais il dirige pour la première fois des grandes oeuvres comme la Symphonie en ré mineur de César Franck. Il se montre déjà un fervent défenseur de la musique de son temps et déjà un organisateur magistral capable de transformer en réel les idées. 

En 1907, à la demande de son ami Florent Schmitt, il donne la première de la version originale de la Tragédie de Salomé depuis la fosse exiguë du Théâtre des Arts aux Batignolles. Robert d'Humières, directeur du théâtre, admire le travail du chef et en 1908, il le désigne responsable d’un Festival Fauré qu’il a initié et  donné dans les jardins du château de Versailles. En 1911, il fonde un grand chœur nommé l’ACP (Association chorale de Paris)  prenant le constat que quand il y a des grands évènements nécessitant des forces chorales, il est fait appel à des formations des pays limitrophes. Compositeur lui-même, il est passionné par la musique de son temps, en réaction aux programmations conservatrices et très consensuelles des Associations symphoniques. En 1912, il donne ainsi lors d‘un même concert la création des Trois poèmes de Stéphane Mallarmé de Ravel, les Quatre poèmes hindous de Maurice Delage et des Trois poésies de la lyrique japonaise de Stravinsky.   

En 1913, il est embauché par Gabriel Astruc pour la première saison du Théâtre des Champs Elysées afin de  mettre sur pied l’orchestre pour ce nouvel édifice qui s’ambitionne grandiose. Il mène le projet dans sa globalité tant dans les aspects administratifs, techniques et musicaux.  Il est chargé de la conception du programme du concert d’ouverture où les grands compositeurs français dirigent leurs œuvres et il dirige des concerts et des opéras (Boris Godounov, Benvenuto Cellini) au cours de la luxueuse mais ruineuse saison inaugurale.  

Il reste au Théâtre des Champs-Elysées comme chef des Ballets suédois de Rolf de Maré (1919-1922) avec lesquels il effectue de nombreuses tournées en Europe.  En 1919, il fonde les Concerts Ignace Pleyel, regroupant de jeunes instrumentistes afin de faire connaître les musiques des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles. L’aventure ne dure qu’une saison mais elle permet au public d’entendre un répertoire alors quasi-inconnu : des extraits de l’Orfeo et Monteverdi ou le ballet Les Paladins de Rameau.  Il est ensuite chef à l’Opéra comique (1924-1925) puis deuxième chef de l’Orchestre Pasdeloup (1928-1932), et directeur musical à l’Opéra d’Alger (1929-1930) avant de faire son retour à l’Opéra comique (1932-1933). 

Hansjörg Albrecht achève à Zurich son intégrale à l’orgue des symphonies de Bruckner

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Anton Bruckner (1824-1896) : Symphonie 9 en ré mineur WAB 109 [complétée par Gerd Schaller, transcription Erwin Horn] ; Libera me Domine WAB 22 [transcription Hansjörg Albrecht]. Philipp Maintz (*1977) : Aus tiefer Not schrei ich zu dir. Hansjörg Albrecht, orgue du Fraumünster de Zurich. Novembre 2023. Livret en allemand, anglais. Deux CDs 53’24’’ + 48’04’’. OEHMS Classics OC 485

La soprano Nina Bezu et la transcendance chez Crumb, Strauss et Schubert

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Überweltlich. Georges Crumb (1929-2022) : Apparition, chants élégiaques et vocalises pour soprano et piano préparé, sur des textes de Walt Whitman. Richard Strauss (1864-1949) : Die Nacht, op. 10 n° 3 ; Geduld, op. 10 n° 5 : Die Zeitlose op. 10 n° 7 ; Morgen op. 27 n° 4 ; Nachtgang op. 29 n° 3. Franz Schubert (1797-1828) : Der Tod und das Mädchen D 531 ; Du bist die Ruh D 776 ; Nacht und Träume D 827 ; Die junge Nonne D 828 ; Die Allmacht D 852. Nina Bezu, soprano ; Matthias Alteheld, piano. 2024. Notice en allemand, en anglais et en français. 60’ 06’’. Schweizer Fonogramm SF0017. 

Reinoud Van Mechelen peaufine les airs pour ténor de Mozart

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Wolfgang Amadeus Mozart (1765-1791) : Airs de concert pour ténor : Va, dal furor portata KV 21/19c ; Or che il dover KV 36/33i ; Si mostra la sorte KV 209 ; Con ossequio, con rispetto KV 210 ; Se al labbro mio non credi KV 295 ; Per pietà, non ricercate KV 420, et Misero ! o sogno KV  431/425b.  Extrait de Mitridate, ré di ponto KV 87/74a, Acte I : Se di lauri il crine adorno. Reinoud Van Mechelen, ténor et direction ; A Nocte Temporis. 2023. Notice en français, en anglais et en allemand. Textes reproduits, avec traductions anglaise et française. 58’. Alpha 1114.

Essentielle compilation de concertos de Fasch : une réédition au sommet

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Johann Friedrich Fasch (1688-1758) : Concertos en ré mineur pour deux flûtes, deux hautbois, deux bassons FWV L:d7 ; en ré mineur pour violon, hautbois FVW L:d4 ; en la majeur pour violon FWV L:A3 ; en ré majeur pour flûte, hautbois FWV L:D11 ; en sol mineur pour hautbois FWV L:g1 ; en ré majeur pour deux flûtes, deux hautbois, deux bassons FWV L:D22 ; en ré majeur pour trois trompettes, timbales, deux hautbois, basson, violon FWV L:D3 ; en si mineur pour flûte, hautbois, FWV L:h1 ; en sol majeur pour deux oboe da silva, deux altos, deux bassons FWV L:G11 ; en ré majeur pour deux flûtes FWV L:D9 ; en ut mineur pour basson, deux hautbois FWV L:c2 ; en ré majeur pour trompette, deux hautbois FWV L:D1. / Il Gardellino, Jan De Winne. 2007 - 2011.. Livret en anglais, français, allemand. Digipack 2 CDs 61’50’’ + 57’50’’. Accent ACC 24399