A L’Opéra

Sur les scènes d’opéra un peu partout en Europe.

A Genève un "Viol de Lucrèce" ahurissant

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 A Genève, le Théâtre du Grütli, à proximité du Victoria Hall et du Grand-Théâtre, consacre sa saison à nombre de pièces de théâtre provenant de tous les horizons et de toutes les époques. Depuis 2012, son directeur, Frédéric Polier, acteur et metteur en scène, décide d’aller plus loin en faisant avoisiner Shakespeare et la création contemporaine. Et pour la première fois, en tant que musicien autodidacte, il réalise un vieux rêve en montant un opéra, et quel opéra, The Rape of Lucretia de Benjamin Britten dans la langue originale, l’anglais. Et vraisemblablement ce ne sera pas la dernière fois, tant le bouche à oreille a bien fonctionné pour remplir la salle de cent-quarante-cinq places et le succès a été délirant.

Au Palais Garnier, de somptueux ‘Joyaux’   

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Pour ouvrir sa saison 2017-18, le Ballet de l’Opéra de Paris reprend ‘Joyaux’, le triptyque que George Balanchine avait imaginé durant l’hiver de 1967 en passant devant les vitrines des bijoutiers Van Cleef & Arpels sur la Cinquième Avenue ; et la production fut présentée par le New York City Ballet le 13 avril 1967 au New York State Theater. Le chorégraphe en personne vint à Paris en mars 1974 afin de monter pour la troupe le second volet, ‘Capriccio’. Et le tout entra au répertoire de la compagnie le 19 décembre 2000 en faisant appel à Christian Lacroix pour concevoir les décors et les costumes. Avec l’idée de faire briller une pierre précieuse pour rendre hommage aux capitales de la danse, ‘Emeraudes’ évoque Paris, ‘Rubis’, New York et ‘Diamants’, Saint-Pétersbourg.

Que de sang pour une Lucia mi–figue mi-raisin !

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Lucia

L. Ruiten, A. Hernández © Alan Humerose

Pour ouvrir la saison 2017-18, l’Opéra de Lausanne présente une nouvelle production de Lucia di Lammermoor en faisant appel à Stefano Poda qui a réalisé à la fois mise en scène, décors, costumes et lumières. A mille lieues de l’imagerie traditionnelle d’une Ecosse de la fin du XVIe siècle, sa conception de l’ouvrage transpose à notre époque un univers froid et oppressant où prédomine l’égoïsme masculin.

A Parme, un chef-d’œuvre trop peu connu, Jerusalem !

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Jerusalem

Annick Massis (Hélène), Michele Pertusi (Roger), Ramòn Vargas (Gaston) © Roberto Ricci

Sur un vaste écran, de fascinantes rosaces provenant d’une cathédrale gothique laissent apparaître une chambre nuptiale recouverte de brocarts somptueux, attenant à une chapelle où les croisés toulousains prêteront serment puis assisteront, horrifiés, à un fratricide.

Une première attendue et réussie pour Speranza Scappucci

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Manon

© Lorraine Wauters / ORW

Manon Lescaut de Giacomo Puccini
Stefano Mazzonis di Pralafera a tenu son pari : après celle de Massenet, puis celle d'Auber, voici la troisième Manon du répertoire, le premier succès du jeune Puccini (1893). Contrairement à la mise en scène de Mariusz Trelinski à La Monnaie, en janvier 2013, froide et sans âme, le maître des lieux a joué, à juste titre, la carte amoureuse passionnée, en cela bien aidé par des solistes très investis.

"Figaro su, Figaro giù !" La Trilogie de Figaro

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Pour ouvrir sa saison 2017-2018, le Grand-Théâtre de Genève présente à l’Opéra des Nations, en trois soirées consécutives, une Trilogie de Figaro, en partageant trois nouvelles productions avec le Welsh National Opera ; pour chacune d’elles, l’on retrouve la même équipe, le décorateur nonagénaire Ralph Koltaï, la costumière Sue Blane et l’éclairagiste Linus Fellböm. Selon la chronologie des pièces de Beaumarchais, se succèdent Il Barbiere di Siviglia de Rossini, Le Nozze di Figaro de Mozart et Figaro Gets a Divorce d’Elena Langer.

La séduction est surtout musicale

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Stephane Degout © Hofmann

Pinocchio de Philippe Boesmans
Commande conjointe de la Monnaie et du Festival d'Aix-en-Provence, c'est dans cette dernière ville que fut créé le nouvel - je n'ose écrire le dernier - opéra de Boesmans le 3 juillet 2017.
Déjà librettiste du précédent, Au Monde (2014), mais cette fois aussi metteur en scène, Joël Pommerat avait adapté au théâtre le livre de Carlo Collodi (1883) : en voici cette fois la version musicale.

Bayreuther Festspiele : "Weisst du, was du sahst... ?

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"Weisst du, was du sahst ?" (Sais-tu ce que tu as vu?) cette demande de Gurnemanz à Parsifal pourrait s’appliquer aux productions de « Parsifal » et « Die Meistersinger von Nürnberg » présentés cette année au festival de Bayreuth. Car les mises en scène respectives de Uwe Eric Laufenberg et Barrie Kosky posent bien des questions auxquelles on ne peut pas répondre en lisant simplement le livret des opéras.

Festival de Salzbourg 2017 : oeuvres majeures du XXe siècle

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Anna Prohaska Cordelia), Gerald Finley {König Lear),
Evelyn Herlitzius (Goneril), © Thomas Aurin

Le programme d’opéra du festival de Salzbourg 2017 embrassait quatre siècles et présentait deux œuvres majeures du 20ième siècle : « Wozzeck » de Alban Berg (1925) et « Lear » de Aribert Reimann (1978). C’est Vladimir Jurowski qui dirigeait le Wiener Philharmoniker dans Wozzeck, un spectacle de William Kentridge, donné à la Haus für Mozart, une coproduction avec le Metropolitan de New York, la Canadian Opera Company Toronto et Opera Australia.