A L’Opéra

Sur les scènes d’opéra un peu partout en Europe.

A Genève, un ‘Don Giovanni’ aidé par les chanteurs 

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Un théâtre à l’abandon où les roseaux ont pris racine, deux ou trois rangées de sièges brinquebalants, une scène vide avec un écran en arrière-plan, tel est le décor unique imaginé par Falko Herold pour un Don Giovanni mis en scène par David Bösch ; la trame est transposée à notre époque, ce qui permet à Bettina Walter de vêtir les protagonistes et les villageois avec le n’importe quoi qui gomme les différences de classe sociale.

Baroque d’aujourd’hui

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Amour et Psyché © Gilles Abegg - Opéra de Dijon

« Pygmalion » de Jean-Philippe Rameau et « L’Amour et Psyché » de Jean-Joseph Cassanéa de Mondonville
Robyn Orlin, surtout connue pour ses créations chorégraphiques toujours surprenantes, est la metteure en scène d’un diptyque composé de « Pygmalion » de Jean-Philippe Rameau et de « L’Amour et Psyché » de Jean-Joseph Cassanéa de Mondonville. C’est-à-dire que la contemporanéité la plus interpellante se conjugue avec des œuvres absolument typiques de la moitié du XVIIIe siècle. Le résultat : un baroque d’aujourd’hui ! Dont l’effervescence se manifeste surtout après l’entracte, avec le Mondonville.

 A Toulouse un Macbeth de qualité 

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© DR

De gigantesques surfaces en miroir, entourées de colonnes de verre où se reflète un univers glauque, sous de blafardes lumières conçues par François Thouret, tel est le cadre imaginé par Bernard Arnould pour le Macbeth de Verdi mis en scène par Jean-Louis Martinoty et repris à Toulouse par Frédérique Lombart. Dans cette boîte hermétiquement close, évoluent de redoutables sorcières à double face, recourant à des gestes saccadés pour prophétiser l’avenir mais dévoilant, à chaque virevolte, des têtes de mort sur des squelettes décharnés, issues de la fantaisie du costumier Daniel Ogier.

En toute lisibilité

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Werther

© C2Images

« Werther » à Opéra de Nancy-Lorraine
Ainsi donc, une fois de plus, le jeune Werther a parcouru le tragique cheminement qui le mène au suicide : la fascination, l’amour éperdu pour une Charlotte promise à un autre, l’effacement, la pensée obsessionnelle, le retour, la certitude d’un amour partagé, mais absolument impossible, le suicide. Quelles « souffrances », pour reprendre le titre du livre de Goethe qui a inspiré l’opéra de Jules Massenet !

Merveilleux moment : L'Heure espagnole et Gianni Schicchi à Paris

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© Eric Mahoudeau

Ravel et Puccini : Entre l'humour bohème de Montmartre et l'ironie sarcastique italienne, il y a beaucoup de points communs. A commencer par le goût de la Commedia dell' arte acclimatée en France sous le vocable « bouffe » ou « comique » revendiqué par Ravel. Puis, dans les deux cas, par une intrigue qui confronte le temps, la mort, les appétits matériels et charnels.

A la Scala, une ‘Francesca da Rimini’ à redécouvrir

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Qui sait pourquoi, Francesca da Rimini, l’ouvrage le plus célèbre de Riccardo Zandonai, n’a pas figuré à l’affiche de la Scala de Milan depuis… 59 ans ; effectivement, les cinq dernières représentations y ont été données entre le 21 mai et le 4 juin 1959 avec Magda Olivero, Mario Del Monaco et Giangiacomo Guelfi sous la direction de Gianandrea Gavazzeni.

Une 'Aida’ des Mille et une Nuits

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Krassimira Stoyanova, Fabio Sartori, Violeta Urmana

Pour commémorer le 95e anniversaire de Franco Zeffirelli, né à Florence le 12 février 1923, la direction de la Scala de Milan a décidé de reprendre la spectaculaire mise en scène qu’il avait conçue pour ‘Aida’ en avril 1963 ; et la seconde représentation de cette série était dédiée à la mémoire de Leyla Gencer, disparue il y a dix ans, qui avait interprété le rôle-titre le 12 mai 1963.

Le Roi Arthur chez les punks

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King Arthur

© Carole Parodi

Un semi-opéra tel que ‘King Arthur’ sur un texte de John Dryden avec une musique d’Henry Purcell est par définition une œuvre difficile, voire impossible à monter. Car ce ‘drammatick opera’ proche du genre du ‘mask’, créé au Dorset Garden Theatre de Londres en mai ou juin 1691, est une pièce de théâtre parlé entrecoupée de passages instrumentaux ou vocaux où interviennent les solistes ou le chœur.

La 'Donna del Lago’ selon Max Emanuel Cencic

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© Alan Humerose

Pour la première fois de son histoire, l’Opéra de Lausanne présente l’un des plus beaux, voire le plus bel opéra napolitain de Rossini, mais aussi l’un des plus redoutables, ‘La Donna del Lago’, créé au Teatro di San Carlo le 24 septembre 1819 avec une distribution éclatante incluant le soprano Isabella Colbran, le contralto Rosmunda Pisaroni, les ténors Giovanni Davide et Andrea Nozzari. Une œuvre de cette envergure requiert huit solistes, un double chœur, une ‘banda’, c’est-à-dire une fanfare de scène, et un effectif instrumental considérable.