Mozart, ce chenapan !
Vous savez, celui qui sur quatre notes répétées fait chavirer votre univers ! Chez soi, sur le piano, on en joue les plus beaux thèmes, sur sa platine, on écoute les plus grands,... cela semble si facile. Et pourtant !
Les concerts un peu partout en Europe. De grands solistes et d’autres moins connus, des découvertes.
Vous savez, celui qui sur quatre notes répétées fait chavirer votre univers ! Chez soi, sur le piano, on en joue les plus beaux thèmes, sur sa platine, on écoute les plus grands,... cela semble si facile. Et pourtant !
Pour cette première soirée de demi-finale, quatre candidats aux profils et parcours totalement différents se sont succédés sur la scène du Studio 4 de Flagey. Le hasard fait que le public, venu nombreux pour l’occasion, a pu goûter à nouveau au langage intense et expressif de Schumann puisque les deux récitals y étaient en partie dédiés.
Et voilà : c'est parti pour le 2e tour du Concours Reine Elisabeth, session piano 2016. Ayant fait la démonstration de leurs capacités techniques et de leur façon de conduire la polyphonie, les demi-finalistes sont maintenant appelés à concrétiser ces qualités dans un récital d'oeuvres du répertoire. Ils proposent deux programmes d'environ 45 minutes au choix du jury, oeuvre imposée comprise. Une nouveauté : de part et d'autre de la scène, deux grands écrans reflètent le clavier et il est très intéressant de voir la gestique de chacun, d'apprécier comment, à partir des doigtés adoptés, ils conçoivent les phrasés, organisent l'oeuvre.
Les derniers mots du propos d’introduction du Directeur résonnent encore quand l’orchestre attaque les premières mesures de l’Ouverture La Consécration de la Maison de Beethoven, une œuvre trop peu jouée qui célèbre les miracles de l’art. "Pour rêver, il suffit d’un seul homme. Pour oser, il faut être plusieurs et enfin pour partager il faut être ensemble."
Il y a 24 élus sur les 76 candidats retenus des 318 vidéos envoyées par des candidats du monde entier. Les chiffres et les nationalités n'ont plus pour but de faire le relevé des "Grandes Ecoles de Piano" comme c'était le cas naguère, mettant "en compétition" la Juilliard School de New York et le Conservatoire de Moscou. Dans le jury d'alors, de hauts représentants de chacune des Ecoles, des délibérations à n'en plus finir, des joutes oratoires, des combats homériques. Qui des Russes ou des Américains, et surtout combien, occuperaient les trois premières places ?
C'est ce dimanche à 00h07 que Arie van Lysebeth, Président du jury, a annoncé les noms des 24 demi-finalistes retenus parmi les 76 candidats de la session piano 2016.
Ce dimanche 1er mai, Jonas Kaufmann se produisait à Bozar en compagnie du Staatskapelle de Weimar, sous la direction de Jochen Rieder, dans un concert Puccini. Pour des raisons de santé, il aura fallu attendre six mois pour retrouver le ténor sur la scène du Palais des Beaux-Arts de Bruxelles. Une attente bien récompensée par cette magnifique soirée.
Le dernier des week-ends « Total Immersion » 2015-2016 du BBC Symphony Orchestra au Barbican Center de Londres était dédié à Henri Dutilleux à l’occasion des 100 ans de sa naissance. Comme traditionnellement lors de ces fins de semaines thématiques, le concert du soir était introduit par différents évènements : une projection du film L’Amour d’une femme de Jean Grémillon (1953) avec la musique d’Henri Dutilleux ; un concert de musique de chambre en collaboration avec les étudiants de la Guildhall School of Music&Drama et une conférence de la musicologue Caroline Potter, spécialiste britannique de l’œuvre de Henri Dutilleux.
Visiteuse régulière et toujours bienvenue à Bruxelles depuis qu’elle fut finaliste au Concours Reine Elisabeth en 1968, Elisabeth Leonskaja est une grande dame du piano et plus encore une musicienne exigeante qui met son considérable talent entièrement au service des compositeurs qu’elle sert de son mieux avec rigueur mais sans sécheresse, et sans se préoccuper le moins du monde de charmer son auditoire.
Michel Hazanavicius, writer/director of "The Artist," poses at a screening of the film in Beverly Hills, Calif., Monday, Nov. 21, 2011. The silent, black-and-white film is set in Hollywood between 1927 and 1932. (AP Photo/Chris Pizzello)
C’est devant une salle comble que l’Orchestre National de Lille concluait sa série « Ciné-concert » vendredi soir avec la comédie dramatique en noir et blanc de Michel Hazanavicius, The Artist. Le muet, c’est l’occasion d’éveiller ses sens d’une autre façon, de découvrir un flux d’images d’une manière inhabituelle à notre époque, mais c’est aussi et surtout l’occasion de saisir l’importance d’une musique dans le 7ème art.