Scènes et Studios

Que se passe-t-il sur les scènes d’Europe ? A l’opéra, au concert, les conférences, les initiatives nouvelles.

A Genève, un tsar égaré chez les soviets

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Depuis le printemps 2004, donc depuis quatorze ans, Boris Godounov n’a pas reparu à l’affiche du Grand-Théâtre de Genève qui, depuis les années soixante, perpétue une pratique intéressante, celle de donner la version originale de 1869 comportant sept tableaux, version qui est dépourvue de l’acte polonais rajouté trois ans plus tard.

Simon Boccanegra à Marseille : un baryton à découvrir

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Un grand chanteur à la carrière internationale devient-il automatiquement un grand metteur en scène ? Pas nécessairemennt mais on peut au moins supposer qu’il respectera la musique et les besoins des chanteurs. Ce qui n’est déjà pas trop mal de nos jours !
Pour Leo Nucci, le metteur en scène de Simon Boccanegra à Marseille (avec la collaboration artistique de Salvo Piro), c’est Verdi qui a conçu la mise en scène, qui a pensé à tout, par ses choix musicaux, ses pauses, ses notes, ses accents, son texte. Les décors assez simples mais évocateurs (présence de la mer) de Carlo Centolavigna et les costumes chatoyants d’Artemio Clabassi évoquent la Gênes du 16e siècle et l’histoire est fidèlement racontée au fil un spectacle classique mais assez académique. C’est aux interprètes de donner vie à ce drame intime et à son contexte politique.

Il Matrimonio Segreto, une œuvre remise à l’honneur qu’elle mérite

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Ce vendredi 19 octobre 2018, l’Opéra de Liège a rejoué pour la première fois depuis 10 ans “Il Matrimonio Segreto” de Domenico Cimarosa (1749-1801). À sa direction : le jeune et talentueux Ayrton Desimpelaere, 28 ans, assistant à la direction musicale de Liège depuis 2016 et également membre de l’équipe de Crescendo Magazine. Celui-ci honore l’une des plus grandes œuvres d’un compositeur italien encore trop méconnu aujourd’hui.

Au Regio de Turin, un TROVATORE captivant

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Un million sept cent mille euros de coupe dans le budget, tel est le montant astronomique qu’annonce, au lever de rideau, un délégué syndical devant l’orchestre amassé sur le plateau. Mais par respect pour le public n’est proclamée aucune grève ; et le spectacle se déroule sans encombre. A méditer !

A l’OSR, l’Ecole de Vienne et Brahms

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Pour les trois premiers concerts de saison de l’Orchestre de la Suisse Romande, Jonathan Nott a décidé de mettre en parallèle l’Ecole de Vienne et Brahms. Après les Six Pièces pour orchestre op.6 d’Anton Webern (présentées le 3 octobre) a été proposé, le 17, Erwartung, le monodrame d’Arnold Schoenberg composé entre la fin août et la mi-septembre 1909.

Paul Lewis exceptionnel dans Haydn

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Pour le deuxième des trois récitals de Paul Lewis prévus cette saison à Flagey, et où il combine chaque fois sonates de Haydn, pièces tardives de Brahms et oeuvres inclassables de Beethoven (deux séries de Bagatelles en attendant les Variations Diabelli pour le dernier concert de la série, le 9 février prochain), le pianiste anglais se montra exceptionnellement convaincant dans deux des plus belles sonates de Haydn qui n’auraient pu souhaiter de meilleur défenseur.

À Luxembourg : Cyprien Keiser, jeune violoncelliste remarquable

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Ce samedi 20 octobre, l’association Luxembourg-Roumanie invitait le jeune violoncelliste luxembourgo-roumain Cyprien Keiser et le pianiste Grégoire Baumberger à se réunir pour célébrer le centenaire de la réunification de la Roumaine. L’occasion de (re)découvrir ce jeune violoncelliste prometteur ! À 18 ans seulement, Cyprien Keiser étudie actuellement dans la classe de Jérôme Pernoo au Conservatoire National Supérieur de Paris et il est déjà lauréat de plusieurs concours européens. 

Rencontre : Pieter Wispelwey au Brussels Cello Festival

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Les 13 et 14 octobre derniers, le violoncelliste néerlandais Pieter Wispelwey était à Bruxelles à l’occasion de la 1ère édition du Brussels Cello Festival, offrant des masterclasses à 4 jeunes violoncellistes, et participant au récital des Sonates de Brahms. Pierre Fontenelle, reporter de l’IMEP, s’est entretenu avec lui au sujet des masterclasses et de ses projets musicaux.  

A la Scala, un ERNANI fascinant

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Un fond de scène avec fenêtres et portes en ogive, comme si l’on se trouvait au Teatro Farnese à Parme, d’imposantes quadratures de bois avec des roues pour actionner les décors « en dur », telle est la première image que nous offre cette nouvelle production de l’Ernani de Giuseppe Verdi, conçue par Sven-Eric Bechtolf dans des décors de Julian Crouch, des lumières de Marco Filibeck et des effets vidéo de Filippo Marta.

Quand l’abstraction mène à l’essentiel

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La Traviata de Giuseppe Verdi mise en scène par Robert Wilson et dirigée par Teodor Currentzis

Au Grand Théâtre de Luxembourg, c’est par une immédiate et longue ovation debout que les spectateurs ont manifesté leur enthousiasme à la fin de la première représentation de La Traviata dirigée par Teodor Currentzis et mise en scène par Robert Wilson.