Scènes et Studios

Que se passe-t-il sur les scènes d’Europe ? A l’opéra, au concert, les conférences, les initiatives nouvelles.

Belle soirée brucknérienne à la Monnaie

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L’Orchestre symphonique de la Monnaie ne manque certainement pas de qualités, mais on ne peut lui reprocher de n’être guère familier des oeuvres d’Anton Bruckner, compositeur qui n’a d’ailleurs toujours pas la place qui lui revient dans la programmation de nos formations symphoniques.

Gary Hoffman, la majesté incarnée au Brussels Cello Festival

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La première édition du Brussels Cello Festival s’ouvrait le vendredi 12 octobre avec l’intégrale des Six Suites de Bach pour violoncelle seul jouées par six violoncellistes à l’Église du Sablon. Le lendemain, après une matinée de masterclasses, les concerts se poursuivaient dans la Grande Salle du Conservatoire de Bruxelles avec un récital entièrement consacré aux sonates de Brahms. Après les deux sonates pour violoncelle et piano jouées par Jakob Koranyi et Gary Hoffmann, une surprise : les deux sonates pour clarinette, jouée au violoncelle par Pieter Wispelwey !

Sutra de Sidi Larbi Cherkaoui à La Monnaie

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Sutra, chorégraphie devenue presque mythique de Sidi Larbi Cherkaoui, est de passage à Bruxelles pour deux soirées événements ! Signe qui ne trompe pas, des spectateurs en quête de places exhibent des petits écriteaux avec la phrase type qui exprime leur recherche de places. Les deux soirées se jouent naturellement à guichets fermés.

A Parma, le 1er MACBETH de 1847

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Au cours de chaque automne, les villes de Parma et Busseto organisent un Festival Verdi en l’espace d’un mois ; ainsi, à Busseto est reprise la mise en scène que Pier Luigi Pizzi avait conçue pour Un Giorno di Regno, tandis qu’à Parma, sont affichées trois nouvelles productions, Il Trovatore au Teatro Farnese, Macbeth et Attila au Teatro Regio.

A Genève, un BEGGAR’S OPERA déjanté

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D’énormes cartons par centaines s’accumulent en fond de scène ; une sonnette d’alarme stridente retentit ; et surgit une dizaine de loubards emmenés par un punk dégingandé à lunettes noires et longue queue de cheval qui se dirige vers une épinette. Peut-on imaginer qu’il s’agit d’un …William Christie aussi insolite que son ensemble Les Arts Florissants aux tenues les plus ‘grunge’ possibles ?

Aleko et Iolanta en version de concert intelligemment menés à Angers-Nantes Opéra

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Deux œuvres de la tradition romantique russe, Iolanta et Aleko sont composés au même moment et créés à quelques mois d’intervalle, en décembre 1892 et en mai 1893.
Ultime opéra de Tchaïkovski,
Iolanta met en scène un univers de conte de fée avec des personnages historiques du Moyen Âge tardif. Aleko est l’œuvre diplôme d'un jeune Rachmaninov de 19 ans, écrit en 17 jours sur un sujet imposé par ses professeur. Le livret tiré des Tsiganes de Pouchkine recèle une grande modernité, ayant comme trame la trahison amoureuse et la liberté de la femme dans une tribu tzigane. La représentation en version de concert à Rennes, à Nantes et à Angers de la fin septembre au début octobre révèlent la force dramatique de ces deux opéras relativement rares, et surtout les magnifiques voix russes.

A Lausanne, un SOLDAT qui vous déconcerte

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« Entre Denges et Denezy, un soldat qui rentre au pays… A marché, a beaucoup marché… » : ce sont les mots que proclamait Elie Gagnebin sur la scène du Théâtre Municipal de Lausanne lors de la création de L’Histoire du Soldat, le 28 septembre 1918 ; la partition d’Igor Stravinsky était dirigée par Ernest Ansermet et était présentée dans une mise en scène de Georges et Ludmilla Pitoëff et des décors et costumes dus au peintre René Auberjonois. Cent ans plus tard, jour pour jour, en ce lieu même, l’événement est commémoré par sept instrumentistes guidés par François Sochard, le violon solo de l’Orchestre de Chambre de Lausanne et par une production d’Alex Ollé (de la Compagnie La Fura del Baus) dans des décors et costumes de Lluc Castells.