Scènes et Studios

Que se passe-t-il sur les scènes d’Europe ? A l’opéra, au concert, les conférences, les initiatives nouvelles.

A Wexford, le sort d'une femme dans l'opéra italien

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Anne Sophie Duprels dans "Risurrezione" de Alfano © Clive Barda

Lors de sa 66e saison (19 octobre-5 novembre) le Wexford Festival Opera a de nouveau donné l’occasion de découvrir un répertoire peu populaire, souvent négligé mais pas moins intéressant. A l’affiche cette année « Medea » de Luigi Cherubini, « Margherita » de Jacopo Foroni et « Risurrezione » de Franco Alfano.

L'opera seria peut se révéler passionnant

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Lucio Silla

Jeremy Ovenden, Lenneke Ruiten © BUhlig

L'opera seria reste éprouvant pour nos sensibilités du XXIe siècle. Cette avalanche quasi ininterrompue de récitatifs et d'arias a de quoi éreinter le plus bienveillant des mélomanes, même si elle est signée Haendel ou Vivaldi. Le jeune Mozart livre, en 1772, à 16 ans, ce Lucio Silla, oeuvre charnière, qui se situe entre son premier essai du genre, Mitridate, et La Finta Giardiniera, parfaite réussite dans l'opera buffa.

Une chanteuse intelligente : Marie-Nicole Lemieux

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Au cours de chaque saison, le Grand-Théâtre de Genève organise quatre ou cinq récitals de chant avec piano. Samedi 28 octobre, en dialogue avec Roger Vignoles, Marie-Nicole Lemieux a ouvert les feux avec un programme d’une rare intelligence ayant pour figures de proue deux génies de la poésie, Johann Wolfgang von Goethe et Charles Baudelaire. La quarantaine passée, l’artiste canadienne est au sommet de ses moyens : la voix possède le medium et le grave somptueux du contralto tout en conservant la souplesse d’émission qui lui permet d’accéder facilement à l’aigu.

9e Concours International de Chant-Piano Nadia et Lili Boulanger 2017

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Boulanger

Grand Prix de Duo Chant-Piano : Ambroisine Bré, mezzo-soprano et Qiaochu Li, pianiste

Voici de retour le délicieux rendez-vous des amoureux de la Mélodie et du Lied : Salle ravissante, organisation parfaite, répertoire rare... Sa plus grande originalité ? Comme la danse sur glace ou le tennis en double, la discipline du duo « Mélodie, Lied » présente la particularité de propulser le piano hors de l'ombre et d'en faire -non plus le faire valoir- mais l'alter-ego de la voix ; elle exige par ailleurs, une symbiose aussi instinctive qu'artistique entre deux partenaires qui ne font pas nécessairement carrière commune ; et enfin, elle plonge dans un vaste répertoire, parfois très peu fréquenté, qui va de Bach à Beethoven, Wolf ou Dutilleux, en passant par le si émouvant Gérald Finzi.

Un violoniste pour la Journée des Nations Unies 

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Frank Peter Zimmermann

Frank Peter Zimmermann

A l’occasion de la Journée des Nations Unies et pour marquer le quinzième anniversaire de l’adhésion de la Suisse à l’ONU, l’Orchestre de la Suisse Romande donne un concert spécial qui a la durée d’une heure. Il est placé, cette fois-ci, sous la baguette du jeune Matthias Pintscher, directeur musical de l’Ensemble Intercontemporain, depuis le début de la saison 2016-2017, chef principal du Festival de l’Orchestre du Festival de Lucerne et de celui de la BBC Ecossaise, depuis 2017, compositeur en résidence et artiste principal de la nouvelle salle de l’Elbphilharmonie de Hambourg.

Osmose verdienne sur lit de cendre

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Comprenne qui pourra ! On nous explique que le Grand opéra français genre auquel appartient ce  Don Carlos « doit » comporter cinq actes, une scène de foule, des faits historiques et un ballet - conditions auxquelles s'est conformé Verdi. Par souci d'authenticité, on restitue ici les coupures pratiquées par l'auteur. Fort bien. Mais, en revanche, voilà le ballet banni ! Et pourquoi ? Parce que « d'un point de vue dramaturgique sa présence n'aurait aucun sens » écrit Philippe Jordan dans le livret de présentation.

Le brillant plateau vocal a réussi à masquer l'insignifiance de la mise en scène

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Norma

© Lorraine Wauters

La Norma de Bellini (1831) est un opéra superbe, tant par l'apogée du bel canto qu'il représente dans l'histoire de la musique, que par la tragédie exprimée à travers le livret admirable de Felice Romani. Même si l'oeuvre s'inscrit pleinement dans la trajectoire romantique du compositeur, elle descend aussi, seule dans la production bellinienne, de la tradition néoclassique de Gluck, incarnée en Italie par Spontini, Cherubini, ou Mayr.

A la Scala, un mirifique duo, Marianela Nunez et Roberto Bolle 

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Onegion

Marianela Nunez et Roberto Bolle © Brescia e Amisano Teatro alla Scala

Pour achever sa saison 2016-2017, le Ballet de la Scala remet à l’affiche Onegin, un ballet que John Cranko avait conçu pour le Staatstheaterballett de Stuttgart au printemps de 1965. Et ce n’est qu’en février 1993 que l’ouvrage est entré au répertoire de la troupe milanaise qui le reprend ces jours-ci pour la septième fois dans une production splendide conçue par Pier Luigi Samaritani :

Un triomphe pour Martha Argerich & Charles Dutoit !

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Dans le cadre de sa série ‘Les Grands Interprètes’, l’Agence Caecilia organise deux ou trois concerts de gala en invitant un orchestre, un chef et un soliste prestigieux. Ce fut le cas le vendredi 13 octobre avec la venue au Victoria Hall du Royal Philharmonic Orchestra sous la conduite de son directeur artistique et chef principal, Charles Dutoit, avec pour soliste Martha Argerich. Depuis plusieurs années, cette ‘association’ paraît régulièrement au Septembre Musical de Montreux ; mais elle constitue un événement beaucoup plus rare à Genève.