Scènes et Studios

Que se passe-t-il sur les scènes d’Europe ? A l’opéra, au concert, les conférences, les initiatives nouvelles.

A la Scala, le chorégraphe Mauro Bigonzetti fait danser Haendel

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« Dans mon nouveau travail, les sens principaux sont l’œil et l’oreille, voir et entendre. C’est comme mettre à nu la musique, c’est comme vouloir nettoyer un peu les facultés sensorielles du spectateur uniquement par la danse pour les yeux et par la musique pour les oreilles ». Voilà ce que déclare le chorégraphe Mauro Bigonzetti à propos de son nouveau Progetto Händel, projet qui s’appuie sur la théâtralité innée que recèle n’importe quelle page de l’auteur du Messie et qui parachève ce qu’il avait tenté dans InCanto, Festa Barocca et Come un respiro entre 2007 et 2009.

Une expérience enrichissante

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Peu de compositeurs ont été autant adulé pendant leur vie et vilipendé après leur mort comme Giacomo Meyerbeer, le représentant le plus important du « grand opéra », ce genre qui ravissait le public parisien de la première partie du 19e siècle par son ampleur (trois à cinq actes), son sujet historique, sa mise en scène spectaculaire avec ballet obligatoire, ses chœurs impressionnants et sa distribution luxueuse.

Musiques en Pistes : le concerto pour violoncelle en la mineur op. 129 de Robert Schumann

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Deux finalistes du Reine Elisabeth joueront le Concerto en la mineur de Schumann. L'occasion de le présenter ici.
C'est le 24 octobre 1850, jour de son premier concert à Düsseldorf où il avait accepté le poste de Musikdirector de l'orchestre, que Schumann termina sa "Pièce de concert pour violoncelle avec accompagnement d'orchestre" commencée 14 jours plus tôt.
Malgré l'abandon progressif de ses forces et l'échec de son opéra Genoveva créé à Leipzig, comme pressé d'épuiser ses dernières ressources tant qu'il est jour (son journal intime), il ne cesse de composer. Peu après l'oeuvre pour violoncelle, il entame sa Symphonie Rhénane terminée elle aussi en très peu de temps.

Concours Reine Elisabeth : les 12 finalistes

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C'est dans la nuit de samedi à dimanche, à 0h50 que Arie Van Lysebeth, Président du jury, annonçait la liste des 12 finalistes du Concours.

1er rang, de G à D : Seugmin Kang, Ivan Karizna, Yan Levionnois, Brannon Cho, Santiago Canon-Valencia, JeongHyoun (Christine) Lee 2e rang, de G à D : Yuya Okamoto, Victor Julien-Laferrière, Bruno Philippe, Aurélien Pascal, Maciej Kulakowski et Sihao He

Une altiste pour Michael Jarrell   

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Michael Jarrell

Dans le cadre de sa série ‘Symphonie’, l’Orchestre de la Suisse Romande présente la première suisse d’Emergences-Résurgences de Michael Jarrell, concerto pour alto et orchestre écrit sur mesure et dédié à Tabea Zimmermann qui en assura la création en octobre 2016 au Palais de la Musique et des Congrès de Strasbourg avec l’Orchestre des Pays de la Loire dirigé par Pascal Rophé.

Aïda : un opéra de chef ?

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Aida

© Foster.be

Avec sa succession de tableaux grandioses et intimes, héroïques et extasiés, Aïda de Verdi représente un formidable défi pour un metteur en scène, a fortiori lorsqu'il s'agit d'une première à l'opéra pour celui-ci. Stathis Livathinos est en effet issu du sérail théâtral grec. Avoir mis en scène Médée d'Euripide ou L'Iliade d'Homère donne-t-il les clés du monde lyrique ?

Lakmé... aux ailes d'or

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Gerald (Julien Dran), Lakmé (Sabine Devieilhe) © Christian Dresse (Opéra de Marseille)

« Ô fantaisie aux ailes d’or ! » chante Gérald, le militaire anglais, quand il découvre les bijoux que Lakmé a enlevés et voit « la fille de son caprice » se dresser devant ses yeux. Fantaisie il faut sans doute aussi avoir aujourd’hui pour entrer dans le monde de « Lakmé » cet opéra de Léo Delibes créé à l’Opéra- Comique de Paris le 14 avril 1883 avant d’entamer une éblouissante carrière nationale et internationale.