Scènes et Studios

Que se passe-t-il sur les scènes d’Europe ? A l’opéra, au concert, les conférences, les initiatives nouvelles.

Musique de chambre à Salon-de-Provence

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Pour comprendre ce qui fait la richesse et la particularité du Festival international de musique de chambre de Provence (ouf) -nom officiel de ce que tout le monde ici appelle le Festival de Salon- parmi la pléthore de festivals dont est riche la Provence en été, rien de plus simple que de rencontrer ses fondateurs et animateurs au cours d’un déjeuner tenu dans le jardin du mas où logent pendant les deux semaines que dure le Festival tous ceux qui y sont impliqués: musiciens bien sûr, mais aussi tous les collaborateurs administratifs.

Festival Voce et Organo 2016 : 20e anniversaire !

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"Musica transalpina", l'Italie à l'honneur
La Renaissance et le début de l’ère baroque étaient, tout comme notre époque moderne, secoués par de terribles conflits. Or j’ai toujours été personnellement frappé par le fait que cette période est une des plus riches en matière de création artistique. Je ne peux qu’en retirer de l’espoir en la capacité de l’Homme à créer et ce, malgré les déchirements internes qui le divisent profondément. Aujourd’hui, l’asbl Voce et Organo œuvre activement à garder l’espoir en proposant au public 4 concerts où la musique du passé porte en son sein l’espoir de l’avènement d’une humanité enfin réconciliée avec elle-même.
Arnaud Van de Cauter, Directeur artistique. 

A Orange, le triomphe d’Ermonela Jaho en Butterfly

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La soprano albanaise Ermonela Jaho et le ténor américain Bryan Hymel © Sylvain Thomas

Les Chorégies d’Orange ont connu un printemps mouvementé avec le départ en fanfare de Raymond Duffaut, directeur durant trente-quatre ans, et de Thierry Mariani, président pendant vingt ans. La menace d’un retrait de subvention de la part du Ministère de la Culture a fait nommer hâtivement à leur place Jean-Louis Grinda, actuellement à la tête de l’Opéra de Monte-Carlo, et Christine d’Ingrando.

A Vienne, la musique et les chanteurs dominent

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Point d’orgue de la fin de saison 2015-16 du Wiener Staatsoper (Opéra d’état de Vienne) était le début « in loco » d’Anna Netrebko en Manon Lescaut, un rôle qu’elle a récemment ajouté à son répertoire. La diva austro-russe a déjà interprété l’héroïne de l’Abbé Prévost dans l’opéra de Massenet mais évolue maintenant vers un répertoire vocalement plus dramatique. Avant de présenter son interprétation dans une version concertante de l’opéra de Puccini au festival de Salzbourg au mois d’août (avec son mari le ténor Yusif Eyvazov en Des Grieux) elle abordait le rôle dans la production existante du Staatsoper sous la direction musicale de Marco Armiliato, qui dirigera aussi les concerts à Salzbourg.

A Londres : nouvelles productions et prises de rôle

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Il Trovatore © Clive Barda

En co-production avec Oper Frankfurt le Royal Opera de Londres a présenté une nouvelle réalisation de « IL TROVATORE » de Verdi , un des opéras les plus populaires du compositeur italien. Pour la longue série alternaient deux distributions dans la mise en scène de David Bösch sous la baguette de Gianandrea Noseda.

Orient-Occident: une relation bien plus qu’exotique

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Le Festival de Wallonie avait tracé la ligne directrice de son édition 2016 avant que l’actualité ne prenne un tournant dramatiquement en adéquation avec la thématique “Orient-Occident”. En découvrant ce thème, on pouvait certainement s’attendre à des choix de programmation intéressants de la part des différents festivals participants, notamment au Festival Musical de Namur qui s’est clôturé ce samedi 9 juillet.

Le New York City Ballet triomphe au Châtelet 

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Pour sa douzième édition, le Festival des Etés de la Danse reçoit pour la première fois le New York City Ballet. Sur la scène du Châtelet, se succèdent cinq programmes différents en l’espace de trois semaines. J’ai eu la chance d’en voir deux, devant des salles combles qui ovationnent la compagnie fondée en octobre 1948 par le chorégraphe George Balanchine et la mécène Lincoln Kirstein.

Festival de Namur : Voyage dans le temps avec Cappella Romana

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Cappella Romana : “Cyprus" dir.: Alexander LINGAS
C’est un concert hors du commun que Cappella Romana a offert ce lundi 4 juillet au Festival de Namur. L’ensemble vocal de chambre venu de la côte ouest des États-Unis (Portland, Oregon) nous proposait un florilège de pièces chypriotes du Moyen-Age et de la Renaissance, alliant les chants polyphoniques chrétiens de l’Orient grec et de l’Occident latin. Spécialistes dans leur domaine, ils mettent en valeur la richesse créative de l’époque ainsi que la diversité des musiques orthodoxe et catholique. Un programme qui fit le bonheur des musicologues, et qui suscita l’émerveillement de tout un chacun par la magie du cadre et de l’interprétation.

Makoto Ozone, alchimiste spontané

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Ça démarre sans crier gare. Makoto Ozone essaye un intervalle sur le piano du Studio 4 et, après un grognement satisfait, le colore et le malaxe partout sur le clavier, testant des dissonances délicieuses et des gammes volubiles.
Comme un fleuve, la musique coule de sa tête et de ses doigts et on hausse un sourcil amusé quand, au détour d’un swing endiablé, c’est une Mazurka de Chopin qu’on reconnaît, sans se tromper.