Scènes et Studios

Que se passe-t-il sur les scènes d’Europe ? A l’opéra, au concert, les conférences, les initiatives nouvelles.

La pérennité de Rudolf Nureyev chorégraphe

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Roméo et Juliette
Pour la 141ème fois, le Ballet de l’Opéra de Paris reprend la chorégraphie que Rudolf Nureyev avait conçue pour lui le 19 octobre 1984.
Les décors et costumes élaborés par Ezio Frigerio, aidé de Mauro Pagano, nous immergent dans la Vérone de Mantegna et dans La Cité idéale attribuée à Piero della Francesca, en y incorporant une statue équestre du Colleone et une fontaine de marbre se substituant à la scène du balcon.

Un spectacle réussi sans doute, mais imparfait

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Anne-Catherine Gillet © Hofmann / La Monnaie

Béatrice et Bénédict
Pour cette nouvelle production de l'opéra-comique de Berlioz, La Monnaie inaugurait son "Palais", véritable ville dans la ville, un chapiteau de 500 m2, pouvant contenir 1100 places, installé sur le site industriel de Tour & Taxis", ancienne gare de marchandises désaffectée. Jusqu'à l'achèvement des travaux au bâtiment original, soit en décembre de cette année, les spectacles se donneront ici. Le directeur général, Peter de Caluwe, l'a rappelé en ce jour de première, après la minute de silence dédiée aux victimes des attentats du 22 mars suivie d'une "Brabançonne" émue.

Les Prix Caecilia 2015

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En raison des tragiques événements du 22 septembre, la soirée des Caecilia qui devait se tenir le soir-même a été annulée. Vous trouverez ici la liste des enregistrements primés ainsi que le prix du Jeune Musicien de l’année et le Caecilia d’honneur 2015. La remise effective des prix aura lieu le 3 juin prochain à Flagey, en prélude à la soirée d’anniversaire de Philippe Boesmans. 

Festival pour l'humanité

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Benjamin, dernière nuit © Stofleth / Opéra de Lyon

Chaque année, l’Opéra de Lyon présente au milieu de la saison un festival avec un thème central de débat. Cette fois, Pour l’Humanité, une réponse à tout ce et tous ceux qui agissent contre l’humanité. Au programme, quatre opéras : Benjamin, dernière nuit, création mondiale d’une commande de l’Opéra de Lyon, une musique de Michel Tabachnik sur un livret de Régis Debray ; La Juive, le « grand opéra » d’Halévy, un des plus gros succès du 19e siècle ; Der Kaiser von Atlantis composé à Terezin par Viktor Ullmann et Brundibar, l’opéra pour enfants de Hans Krasa, l’œuvre la plus jouée de Terezin.

A Londres, Bryn Terfel propose son premier Boris

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© Alastair Muir

Pour sa nouvelle production de “Boris Godounov” (la précédente dans une mise en scène de Andrei Tarkovsky datait de 1983) le Royal Opera Covent Garden a choisi de présenter l’opéra de Moussorgsky pour la première fois dans la version originale de 1869. Les sept scènes du drame adapté de la tragédie historique de Alexandre Pushkin se suivent sans interruption dans le décor unique de Miriam Buether composé d’une vaste salle assez sombre et quasiment vide, les murs tapissés de rangées de cloches et surmontée par un passage voûté illuminé.

L'Enfant et les sortilèges

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A partir du moment où la réalisation des véritables chefs d’œuvre est sincère, le charme opère. C'est presque toujours le cas avec Mozart et Ravel. Au Théâtre des Champs-Elysées c'est « L'Enfant et les sortilèges » qui fait vibrer une salle archi comble pour douze représentations.

Bozar 2016-2017 : « Sound + Vision »

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Paul Dujardin et son directeur de la musique Music, Ulrich Hauschild, présentaient jeudi matin la 151ème saison de BOZAR. Une saison qui poursuit et conclut une trilogie lancée en 2014 autour du chanteur Pop rock, David Bowie, pour qui le visuel est tout aussi important que la musique. Et le choix de la thématique « Sound + Vision » (après Beyond Boundaries et Urban Vibes) n’est pas anodin puisque le titre est un clin d’œil à l’une des chansons de l’artiste, Sound and Vision, qui fait allusion à l’inspiration et à la synesthésie.

Le 20e Festival Beethoven de Varsovie : de fantastiques découvertes et le rôle d'un chef

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Szymon Nehring, un talent fou ! © Bruno Fidrych

Quitter un festival dans une allégresse commune, confiant dans l’avenir d’un art musical qui garde ses valeurs d’intégrité, de beauté, de sincérité et de bonheur partagé, c’est le plus beau cadeau qui puisse être fait à un mélomane ou un critique qui, pour quelques jours, y a posé ses pénates.

Michieletto-Franklin : un ticket accrocheur pour un Rossini brillant

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La Scala di seta à Liège
La carrière de Rossini s'envola définitivement en 1813, avec les créations respectives de Tancredi et de L'Italiana in Algeri. Ces succès arrivaient après deux opéras sérieux et non moins de sept "farse", petits actes burlesques pour quelques chanteurs, et sans choeur. Parmi ceux-ci, La Scala di seta (1812) n'est demeurée connue que par son ouverture, alors que toute l'oeuvre s'avère aussi pétillante. C'est ce qu'un public ravi a pu constater lors de  cette nouvelle production de l'Opéra Royal de Wallonie, maison à qui Rossini a toujours porté bonheur (rappelons, par exemple, l'exquise Gazzetta de 2014, ou la récente reprise d'Il Barbiere di Siviglia.)