Scènes et Studios

Que se passe-t-il sur les scènes d’Europe ? A l’opéra, au concert, les conférences, les initiatives nouvelles.

Splendeur, fastes et tremblements : Iolanta et Casse-Noisette réunis à Paris

par

Elena Zaremba (Martha), Gennady Bezzubenkov (Bertrand), Vito Priante (Ibn-Hakia), Alexander Tsymbalyuk (Roi René), Sonya Yoncheva (Iolanta), Roman Shulakov (Alméric), Arnold Rutkowski (Vaudémont), Anna Patalong (Brigitta), Paola Gardina (Laura)
© Agate Poupeney

Voici donc réunis le dernier opéra de Tchaïkovski, « Iolanta » et son ballet, « Casse-Noisette » conçus ensemble et représentés pour la première fois en 1892, au Théâtre Marinsky. Le metteur en scène russe Dmitri Tcherniakov a, pour l'occasion, complètement réécrit l'argument du ballet.

A Lausanne, une pimpante Fille du Régiment

par

© Marc Vanappelghem

Pour la première fois en dix ans de carrière à l’Opéra de Lausanne, Eric Vigié, son directeur, affiche l’un des ouvrages français de Donizetti, La Fille du Régiment. Et au moins, après tant de prononciations ‘exotiques’ immortalisées par le disque, l’on comprend ce que disent les chanteurs. Outre leur élocution propre, le mérite en revient à la production de Vincent Vittoz qui a été lui-même acteur avant de se tourner vers la régie théâtrale et lyrique.

Un beau moment de spiritualité musicale

par

Théodore Dubois : Les Sept Paroles du Christ
La vénération des sept paroles prononcées par Jésus-Christ crucifié remonte au XIIème siècle. Tirées des quatre évangiles, elles devinrent un sujet de méditation, un exercice spirituel. Les musiciens s'en sont rapidement emparés, frappés par leur contenu dramatique. A l'instar d'autres textes religieux, tels le Requiem, la Passion ou les Leçons de ténèbres, ces paroles ont inspiré bon nombre de compositeurs, de Schütz (1662) à Goubaïdoulina (1982).

Lalo à l'honneur à Saint-Etienne

par

L’Opéra de Saint-Etienne a remis Le Roi d’Ys d’Edouard Lalo à l’affiche, dans la production de Jean-Louis Pichon (décors d’Alexandre Heyraud, costumes de Frédéric Pineau, lumières de Michel Theuil) qui était présentée la première fois en 2007 en coproduction avec l’Opéra de Wallonie. C’est une occasion de redécouvrir cette « légende bretonne en 3 actes et 5 tableaux» d’Edouard Blau qui fut créé avec grand succès à l’Opéra Comique de Paris en 1888 et connut une belle trajectoire avant de disparaître des scènes.

Le succès fulgurant du ballet Don Quichotte

par

Pour la seizième fois depuis février 1987, la troupe de ballet de la Scala de Milan reprend la production que Rudolf Nureyev avait conçue pour le Don Quichotte de Ludwig Minkus. Et c’est l’ex-danseur étoile de l’Opéra de Paris, Laurent Hilaire, qui la supervise, après avoir interprété lui-même fréquemment le rôle de Basile.

Les Maîtres Chanteurs éblouissent Paris

par

© Vincent Pontet

Voilà bien un demi-siècle qu'ils n'étaient venus de Nuremberg sur les berges de la Seine, pour chanter, rivaliser, se disputer et aimer. Et pour notre plus grand plaisir car ces soirées à l'Opéra Bastille resteront longtemps dans les mémoires. C'est que tout concourt à la réussite dans ce fabuleux travail scénique réalisé pour Salzbourg en 2013 et rodé au cordeau. A tel point que lors de la Générale, le metteur en scène, Stefan Herheim pouvait jouer au pied levé le rôle de l'apprenti David avec une totale perfection tandis que Toby Spence chantait à l'avant scène.

Le mystère Sokolov

par

La dernier récital où j’entendis Grigory Sokolov à Bruxelles en juin 2014 avait permis d’entendre un pianiste armé de moyens techniques exceptionnels et riche de qualités d’interprète hors du commun dans un mémorable récital Chopin (et je ne me fis pas faute de dûment l’encenser dans les colonnes de Crescendo). On ne s’étonnera donc pas de voir que la salle Henry Le Boeuf était pleine à craquer pour accueillir ce pianiste arrivé tardivement, mais à juste titre, au rang de star planétaire, et qui a en plus le mérite immense d’être un éperdu chercheur de vérité musicale. 

Et si on parlait d'amour ?

par

Benoît Mernier © Bernard Coutant

« Amour und Andere Probleme »
Musique de Hugo Wolf (1860-1903) et Benoît Mernier (°1964).
Solistes de l'EVD et de la CAMERATA, IMEP
Isabelle Jacques (soprano), Aurore Bureau et Amélia Jardon (mezzo-sopranos), Pierre Derhet (ténor), Kamil Ben Hsain Lachiri (baryton), Julien Collignon, Cristobal Diaz (violons), Emmanuel Mesaus (alto), Alexandre Bughin (violoncelle), Hervé Closset (clarinette), Patrick Leterme (piano)
Direction artistique et conception : Patrick Leterme – Benoît Mernier
Costumes – Graphisme : Gaël Bros - Infographie : David Dumortier - Régie : Geoffrey Magbag – Jérôme Fagnoul - Images et sons : archives de la SONUMA
Production organisée dans le cadre de NA ! (Pôle musical de Namur)