Deux concertos anglais pour violon par Ning Feng

par

Edward ELGAR  (1857-1934) : Concerto pour violon et orchestre en si mineur op. 61. Gerald FINZI (1901-1956) : Concerto pour violon et orchestre. Ning FENG (violon), Royal Liverpool Philharmonic Orchestra, dir. : Carlos Miguel PRIETO. DDD–2018–71’ 05’’–Textes de présentation en anglais et en allemand–Channel Classics CCS 40218

Commandé en 1909 par Fritz Kreisler, le Concerto pour violon et orchestre en si mineur op. 61 d’Edward Elgar a la particularité d’avoir été composé avec la collaboration de William Henry Reed (1876-1942), lequel était alors le conseiller technique de l’Orchestre symphonique de Londres et qui allait en devenir peu de temps après le premier violon. C’est ce qui explique pourquoi il est si violoneux et pourquoi, à sa création en 1910, il a conquis les mélomanes britanniques, William Henry Reed parlant même de « triomphe complet » et de « concert inoubliable » dans sa biographie d’Edward Elgar parue en 1936. On raconte d’ailleurs que l’œuvre d’une durée de cinquante minutes a fortement impressionné Eugène Ysaÿe et qu’il l’a étudiée en profondeur en vue de ses propres compositions. De nos jours, elle n’est toutefois guère interprétée en dehors de la Grande-Bretagne, ce qui est aussi le cas des autres partitions d’Edward Elgar, à l’exception des Variations Enigma (1899) et des marches militaires de Pomp and Circumstance (1901).

Le violoniste chinois Ning Feng en donne ici une exécution des plus inspirées, fidèle à l’esthétique d’Edward Elgar, qui s’est toujours inspiré des romantiques allemands et autrichiens ainsi que de Richard Wagner, parfois jusqu’à la rigidité ou, à l’inverse, en particulier dans ses cantates, jusqu’à la grandiloquence. Par contraste, le Concerto pour violon et orchestre de Gerald Finzi, achevé en 1927, ne dure, lui, qu’une vingtaine de minutes et, nonobstant un deuxième mouvement très lyrique, a quelque chose de badin avec ses emprunts à la musique populaire traditionnelle anglaise. Une musique lisse, bien propre, mais dénuée d’éclat.

Jean-Baptiste Baronian

Son  8 – Livret  6 – Répertoire 8 et 5 –  Interprétation 9

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