Excessive perfection

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Julian PREGARDIEN, ténor
Christoph SCHNACKERTZ, piano
An die Geliebte
BEETHOVEN, WEBER, STRAUSS, WOLF
2014-DSD- 60'10-présentation en anglais, allemand et français-textes et chanté en allemand-Myrios Classics MYR012

En dépit d'un programme attirant - « Die vier Temperamente beim Verluste der Geliebten » de Carl Maria von Weber, les « Mädchenblumen » de Richard Strauss », les « Mörike Lieder » de Wolf et les deux œuvres de Beethoven dont l'une donne son titre à l'album, pourquoi demeure t-on réservé à l'écoute et même la ré-écoute, de ce récital ? Fils de Christoph, Julian Prégardien se montre d'emblée fin musicien porté par le très beau piano suggestif et fluide de Christoph Schnackertz. Il se montre aussi perfectionniste -bien trop, au détriment de la rondeur du timbre et de la liberté de l'expression. Tout est voulu, pensé, pesé, contrôlé à l'excès. On aurait envie de le voir s'ébrouer, s'élancer, s'envoler sans cérébralité, sans crainte de mal faire, sans souci du regard des autres. Ce qui se produira sans doute au fil des expériences de troupe. Mais ici le timbre ne peut pas sonner dans sa plénitude, sa rondeur et ne séduit pas autant qu'on aurait pu l'espérer. Surtout, l'émission parfois hasardeuse, donne l'impression de traîner, de vouloir trop souligner certains mots, certaines syllabes ( « a » peu agréables). Décevante aussi parce qu'elle passe, sans vrai besoin, d'un pianissimo étouffé à une brutale affirmation qui n'est ni dans le poème, ni dans la musique. Cela compromet la continuité de l'expression, de sentiments et par là même l'écoute. Certains débuts de phrase sont quasi inaudibles (début du « Tambour » par exemple index 11), d'autres s'expriment sur le ton de la confidence désabusée, proche d'une voix mourante (index 4) ; d'autres encore soulignent à l'excès, un mot, voire une simple voyelle. Dès lors le débit et la couleur de la mélodie s'en ressentent donnant une impression de sophistication opposée aux qualités de naturel et de spontanéité qu'exige ce répertoire -quand bien même ce « naturel » apparent serait le résultat d'artifices savants... comme le soutient la présentation.
Bénédicte Palaux Simonnet

Son 8 - Livret 8 - Répertoire 8 - Interprétation 6

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