Le Journal

Prix autrichien du théâtre musical 2023

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La soprano Asmik Grigorian et la basse Michael Wagner font partie des nominés pour le Prix autrichien du théâtre musical 2023.
48 nominations au total sont prévues cette année dans 13 catégories, ont annoncé mercredi les organisateurs. Les productions et les artistes pouvaient être proposés pour le prix. La remise des prix aura lieu le 7 septembre à l'hôtel de ville de Vienne.

Le Volksoper Wien est en tête du classement des maisons avec neuf nominations, suivi du Tiroler Landestheater Innsbruck (sept) et du Theater an der Wien (six). Ces trois institutions concourent par exemple dans la catégorie "Meilleure production globale d'opéra", tout comme l'Opéra de chambre de Vienne. Deux chanteurs concourent pour le titre de "Meilleur rôle principal (masculin)" : Andreas Schager dans le rôle de Tristan dans "Tristan et Isolde" et Georg Nigl dans le rôle d'Orfeo dans "L'Orfeo", tous deux dans des productions de l'Opéra d'État de Vienne. La Haus am Ring peut espérer recevoir cinq prix au total.

Les nominations et les lauréats seront décidés par un jury d'experts composé de douze journalistes culturels et présidé par Heinz Sichrovsky (ORF III) et Joachim Leitner (Tiroler Tageszeitung). Il existe en outre une distinction pour l'œuvre d'une vie et un prix des médias.

Le Prix autrichien du théâtre musical est décerné depuis 2013 pour des prestations exceptionnelles dans l'opéra, l'opérette, la comédie musicale et le ballet. L'organisateur est l'association Art Projekt.

Le Réseau européen de musique ancienne s'élargit

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Le Réseau européen de musique ancienne a décidé, lors de son assemblée générale à Pavie, d'annoncer l'ouverture officielle de son réseau à toutes les organisations travaillant dans le domaine de la musique ancienne.

Cela représente le début d'une nouvelle et importante étape dans le développement de l'organisation, étant donné qu'ouvrir ses portes à toutes les structures, tant européennes que d'autres continents, signifie "encourager une réflexion profonde et collaborative pour promouvoir et développer la musique ancienne dans toute sa richesse".

Pour Veerle Declerck, Présidente du REMA : Cette ouverture est le résultat d'une préparation minutieuse et d'un vote démocratique. Cette extension est une démonstration claire de l'engagement fort de nos membres à travailler en étroite collaboration avec tous les acteurs du secteur pour façonner l'avenir de la musique ancienne.

Au cours des deux dernières années, le REMA a mené une phase expérimentale d'ouverture qui a permis à une trentaine d'organisations représentant un large éventail de structures de musique ancienne, telles que des instituts de recherche, des maisons de disques, des conservatoires et des ensembles, de participer activement à ses activités. Ces "collaborations fructueuses nous ont permis de préparer au mieux cette ouverture officielle". Dans le cadre de cette inauguration officielle, le REMA lancera un appel à candidatures pour rejoindre l'institution, qui restera ouvert pendant deux mois à partir du mois d'août, afin que toutes les organisations intéressées puissent soumettre leur candidature. Chaque année, le REMA sélectionnera un nombre limité d'organisations afin d'assurer une croissance maîtrisée et une transition en douceur.

Toutes les informations relatives au lancement officiel du REMA et à l'appel à candidatures seront publiées prochainement sur le site Internet du REMA, où de plus amples détails sur la procédure de candidature, les critères de sélection et les avantages offerts aux futurs membres potentiels seront disponibles.

Midori succède à Miriam Fried

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Le Ravinia Festival a choisi la violoniste américano-japonaise Midori comme directrice artistique du programme de piano et de cordes du Ravinia Steans Music Institute.

Elle remplace la violoniste roumano-israélienne Miriam Fried, qui se retire après trois décennies.

Reconduction de Barbara Dragan à l'Orchestre National de France

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Barbara Dragan, cheffe polonaise de 34 ans, est reconduite en tant que jeune cheffe associée de l'Orchestre National de France pour la saison 2023-24 après une année très riche. Elle avait été nommée à ce poste au début de la saison 2022-2023.

A ce titre, elle assistera le directeur musical du National Cristian Măcelaru durant ses séries de concerts, ainsi que certains chefs invités.
Elle dirigera le concert du 13 janvier 2024 et présentera au public la musique de Léna et l’Orchestre de Mathieu Lamboley, musique que l'orchestre a enregistrée avec elle en septembre dernier pour la prochaine parution d'un livre-disque chez Gallimard.
Elle sera à la tête du premier concert de l'édition 2024 de Viva l'Orchestra, projet regroupant les musiciens amateurs encadrés par les musiciens professionnels du National donnant lieu à deux concerts en public au mois de juin à l'Auditorium de Radio France. Enfin, elle dirigera les répétitions du National pour le grand projet mené par Radio France autour de la musique du film Napoléon d'Abel Gance.
Barbara Dragan est invitée au concours Mahler de Bamberg (juillet 2023) et à la 58e édition du concours international de jeunes chefs d'orchestre de Besançon (septembre 2023).

Au cours de la saison 21-22, Barbara Dragan a été Conducting Fellow à l'Opéra de Dallas et a fait ses premières apparitions aux festivals de Cabrillo (Santa Cruz) et de Ravinia (Chicago).

Elle est lauréate du Taki Alsop Conducting Fellowship (TACF). Elle a pris part à différents concours durant la saison 21-22, notamment au Deutsche Dirigentenpreis de Cologne, au concours Evgeny Svetlanov de Monaco et à la Princess Astrid International Music Competition de Trondheim.

Elle est diplômée de la Hochschule für Musik und Theater de Hambourg, de l'Universität der Künste de Berlin et de l'Université de musique Frédéric Chopin de Varsovie. Elle est née dans une famille polonaise de scientifiques. Elle a commencé à jouer du violon à l'âge de cinq ans. Tout en étudiant le violon et le hautbois, elle a passé ses examens de fin d'études en mathématiques avancées et en physique.

Hommage berlinois à Claudio Abbado

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L'administration du Sénat de la culture de Berlin rend hommage au pianiste et chef d'orchestre Claudio Abbado (1933-2014) en apposant une plaque commémorative. Le chef d'orchestre principal de l'Orchestre Philharmonique de Berlin a vécu jusqu'en 2001 dans la Ludwigkirchstraße à Wilmersdorf. La plaque commémorative doit être dévoilée fin juin.

Fin 1989, Claudio Abbado a été élu par les musiciens de l'Orchestre Philharmonique de Berlin comme successeur de Herbert von Karajan en tant que chef d'orchestre permanent et directeur artistique de l'orchestre, en plein bouleversement suite à la chute du Mur. Abbado a posé des jalons en matière de programmation pendant la décennie qu'il a passée à ce poste : il a développé des cycles de concerts thématiques, jeté des ponts entre les concerts, les théâtres, les cinémas et les musées et créé les Rencontres de Berlin, une série de concerts qui permettait à de jeunes talents exceptionnels de jouer avec des collègues expérimentés.

Après le diagnostic d'un cancer de l'estomac en 2000, Claudio Abbado a dû faire une pause, mais il a dirigé l'Orchestre Philharmonique de Berlin pendant deux saisons supplémentaires. Après le départ de Berlin (2002), Abbado a poursuivi son travail avec différents autres orchestres et a fondé, en 2003, le Lucerne Festival Orchestra.
Claudio Abbado a reçu de nombreuses distinctions pour sa carrière musicale, dont la Croix fédérale du mérite, la Croix de la Légion d'honneur, la Médaille Mahler et plusieurs doctorats honorifiques.

Les plaques commémoratives berlinoises sont un programme du Land de Berlin, intégré dans le programme de soutien "Marquages historiques de la ville de l'administration du Sénat pour la culture et la cohésion sociale".

 

Culture en Suisse : le Conseil fédéral propose une enveloppe d'1 milliard pour 2025-2028

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Le Conseil fédéral compte réorienter sa politique culturelle après la crise due au coronavirus. Il a mis vendredi en consultation jusqu’au 22 septembre le message culture avec une enveloppe globale d’un peu plus d’un milliard de francs pour la période 2025-2028.
La crise du coronavirus a mis au jour certaines faiblesses systémiques du secteur culturel, constate le gouvernement. La situation de nombreux acteurs des milieux culturels est précaire, notamment en matière de sécurité sociale.

L’Office fédéral de la culture (OFC) a ainsi analysé les enjeux actuels de la culture en Suisse au terme de la crise sanitaire. Au terme de cette analyse, l’OFC, Pro Helvetia et le Musée national suisse ont décidé de réorienter leurs activités dans six champs d’action.

Dans le domaine de l’environnement professionnel des acteurs de la culture, la Confédération compte prendre des mesures en faveur d’une rémunération équitable et d’un renforcement de leur sécurité sociale. Elle souhaite des conditions-cadres équitables, en prenant en compte les recommandations des associations professionnelles.

Parallèlement, la Confédération souhaite adapter l’encouragement à la culture, de sorte qu’elle considère mieux les phases de travail avant et après la production. Elle veut aussi mieux tenir compte des nouvelles formes numériques et hybrides de production et de diffusion dans ses activités d’encouragement.

Le patrimoine, lui, doit être valorisé. La stratégie pour une culture du bâti doit être développée. Elle s’accompagne de mesures visant à soutenir la durabilité dans le secteur et à promouvoir la cohésion sociale.

Une enveloppe globale de 942,8 millions de francs avait été sollicitée pour la précédente période.

Hans-Hermann Rehberg, ancien directeur du Rundfunkchor Berlin, honoré

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L'ancien directeur du Rundfunkchor Berlin, Hans-Hermann Rehberg, a reçu dimanche la Croix fédérale du mérite sur ruban.

Hans-Hermann Rehberg est né en 1956 dans l'Altmark (Saxe-Anhalt). Il a étudié le chant à Leipzig. Après avoir passé cinq ans dans l'ensemble de la Musikalische Komödie de Leipzig, le baryton a rejoint le chœur de la radio en 1981. Après la chute du mur, à partir de 1990, il a dirigé l'ensemble en tant que manager jusqu'à son départ à la retraite en juillet 2022.
Rehberg était un directeur aussi discret que charismatique, qui a fait évoluer le chœur de la radio, originaire de l'Est, d'une simple formation sonore radiophonique à un chœur de concert de premier plan, tant au niveau international que dans l'Allemagne unifiée.

Le manager a sa propre explication pour le ton sombre et chaud du Rundfunkchor. Lorsqu'il a rejoint le chœur, les chanteurs étaient sociables et passaient également leur temps libre ensemble. Nous avons pu conserver ce sentiment d'appartenance pendant de nombreuses années, explique Rehberg. Je pense que l'interaction sociale a aussi une composante sonore.

Découverte du premier portrait connu du compositeur Gaetano Brunetti

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Musicien favori du roi Charles IV, Gaetano Brunetti (1744-1798) fait l'objet depuis quelques années d'un intense travail de récupération de la part des musicologues et des interprètes.
Originaire de Fano (Italie), il s'installe à Madrid vers 1760 et s'impose comme violoniste à la Chapelle royale de Charles III jusqu'à devenir directeur de la Chambre royale (1796) sous le règne de Charles IV. La musique de Brunetti, imprégnée des principes du classicisme naissant, n'a pas eu la diffusion européenne atteinte par Boccherini, mais elle révèle d'excellentes qualités dans le domaine de la musique de chambre (où se distinguent les quatuors à cordes) et de la musique orchestrale (avec plus de 30 symphonies).

Jusqu'à présent, aucune image de Brunetti n'était connue, mais un communiqué conjoint du Festival Brunetti de Colmenar de Oreja, de l'association Ars Hispana et de la Camerata Antonio Soler annonce la découverte d'un portrait du musicien mis au jour après presque deux siècles d'absence. Les musicologues d'Ars Hispana ont pu retrouver le portrait, qui était associé à celui de son épouse Saturnina de Soria, jusqu'à ce qu'il soit vendu à Madrid en 1837.

Le portrait est apparu en mai dernier chez un antiquaire espagnol, où il a été repéré par un membre de l'Asociación Amigos del Museo Ulpiano Checa y de la Historia de Colmenar de Oreja (Association des amis du musée Ulpiano Checa et de l'histoire de Colmenar de Oreja). La toile, dont les dimensions correspondent à celles de l'expertise, représente un homme d'âge moyen portant un manteau bleu brodé d'or et une veste assortie. Sa main droite repose sur une feuille de musique, à l'imitation des autographes du compositeur, sur laquelle on peut lire "Originale Brunetti 1782". Cayetano Brunetti devait avoir 38 ans à l'époque. Le tableau ne porte pas de signature qui confirmerait la paternité du peintre.

Le portrait de Brunetti a été acquis par le groupe théâtral Zacatín, l'association Ars Hispana et la Camerata Antonio Soler et sera ensuite donné au musée Ulpiano Checa de Colmenar de Oreja, où il sera exposé dans un avenir proche. La relation de Cayetano Brunetti avec Colmenar de Oreja a commencé à l'âge de 18 ans, lorsqu'il a épousé la Colmenareta Saturnina de Soria, et a duré jusqu'à la fin de ses jours.
Il a été enterré dans la chapelle de Nuestra Señora del Amparo (aujourd'hui appelée "del Perdón") de l'église paroissiale de Colmenar de Oreja.

"Die Loreley" de Max Bruch, 160 ans

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Entre Mendelssohn et Wagner : Die Loreley de Max Bruch
D'après Anne Ozioro

Die Loreley est une œuvre très précoce, écrite entre 1860 et 1863, qui montre comment le compositeur a réagi aux influences qui l'entouraient. Le texte, écrit par l'éminent poète Emanuel Geibel (1815-1884), a été conçu pour Felix Mendelssohn, dont Geibel aimait beaucoup la musique. Il a tellement identifié le texte à Mendelssohn qu'il était réticent à donner à Bruch l'autorisation d'utiliser le livret. Mais Bruch (à une époque où les droits d'auteur n'étaient pas encore respectés) ne s'est pas laissé décourager. Le lien avec Mendelssohn est important, car il montre le contexte dans lequel l'opéra a été écrit, ce qui détermine la manière dont l'opéra doit être évalué. Loin d'être rétrograde, Bruch était en phase avec les valeurs du théâtre musical allemand, représenté par Mendelssohn, Carl von Weber, Heinrich Marshner (dont l'opéra Hans Heiling de 1833 aborde la légende de la Lorelei) et même Robert Schumann. Bien que Die Loreley de Bruch n'ait pas, et c'est compréhensible, l'étonnante originalité du Wagner du milieu et de la fin de la période, on peut l'entendre comme la réponse d'un jeune compositeur à la "nouveauté", annoncée par Richard Wagner.
Immortalisée par le poème Die Lorelei (1822) de Heinrich Heine, la légende de la Lorelei incarne l'esthétique du début de l'ère romantique, où les esprits de la nature habitent des paysages idylliques, où les humains vivent des aventures extraordinaires. Séduits par la beauté, les mortels courent à leur perte. L'esprit romantique n'était pas "romantique", mais hanté par un sentiment de mort, de mystère et de changement inévitable. Pour reprendre les mots de Heine, "Ich weifl nicht, was soll es bedeuten, Dafl ich so traurig bin".

Dans le livret de Geibel, Leonore, la fille d'un passeur qui travaille sur le Rhin, chante une chanson d'amour pour le héros de ses rêves, alors qu'elle est assise sur un rocher au-dessus du fleuve. En entendant sa voix, le Pfalzgraf Otto est envoûté, mais il doit se marier le lendemain avec Bertha la Grafin von Staleck. Leonore est si pure que lorsqu'elle chante, elle est accompagnée par un chœur angélique qui entonne l'Ave Maria. Leonore vit dans un monde imaginaire, c'est pourquoi Geibel introduit, pour contraster, le père de Leonore, Hubert, les bateliers et les vignerons occupés à travailler sur la rive du fleuve. Bruch utilise des rythmes simples et énergiques pour suggérer le travail physique et la stabilité, avec des chœurs pour hommes, femmes et voix combinées. Une procession passe, portant la Grafin Bertha, aimée des villageois pour sa gentillesse. Les bannières flottent et les chevaux se pavanent probablement, suggérés par une marche enjouée.
L'acte II est court, mais crucial. Une tempête se lève et les Esprits du Rhin surgissent des eaux ; des figures bondissantes dans l'orchestre évoquent Mendelssohn, les lignes chorales se balançant sauvagement. Un chagrin d'amour a changé la personnalité de Leonore. Elle appelle les Esprits à la venger : ils lui font écho et la guident. "Mein Herz versteine wie dieser Felsen ! Si elle ne peut avoir Othon, son cœur se transformera en pierre. Elle jette son anneau d'or aux esprits et s'engage auprès d'eux s'ils jettent une malédiction sur les imprudents. Dans la version de Geibel, Leonore lance elle-même la malédiction et en souffre, et les esprits du Rhin sont à la fois masculins et féminins. Dans Der Ring der Neibelungen de Wagner, les demoiselles du Rhin étaient des innocentes, trompées par Alberich, qui a jeté une malédiction sur l'Or du Rhin. Mais telle est la nature de l'art : chaque approche de la légende inspire de nouvelles idées.
Dans le château du Pflazgraf, les noces sont célébrées par des chœurs joyeux. Un Minnesanger chante l'amour et la fidélité. Otto est terrifié, mais personne ne sait pourquoi. Soudain, Leonore apparaît, chantant la chanson de la Loreley. Otto ne peut se retenir plus longtemps et réclame Leonore, s'emportant et déclenchant une bagarre parmi les chevaliers. L'archevêque et les prêtres accusent Léonore de sorcellerie et l'envoient, enchaînée, au procès. Mais elle chante sa défense si magnifiquement que tous ceux qui l'entendent sont enchantés. Otto continue de se déchaîner, il est excommunié et chassé. Bertha meurt, le cœur brisé. Dans le village d'Hubert, les bateliers et les vignerons la pleurent. Otto reste à l'extérieur de l'église, écoutant les hymnes, mais ne peut échapper à la malédiction. Il retourne au rocher où il a rencontré Leonore pour la première fois, la suppliant de lui pardonner, mais elle n'est plus de son monde, et ses paroles sont plaintives et plaintives. "Zwischen dir und mir steht einfort eine dunkele Macht. L'orchestre se déchaîne et les esprits du Rhin se rassemblent autour d'elle. Leur malédiction s'est accomplie et ils la revendiquent comme la leur, la "Köningin vom Rhein".

Compte tenu du lien entre Geibel et Mendelssohn, il est presque impossible de ne pas entendre des échos de Mendelssohn dans la partition de Bruch, même s'il est clair que Bruch répondait à Wagner, avec des échos de Tannhaüser, et à beaucoup d'autres œuvres populaires de l'époque. Le livret de Geibel pour Die Loreley est superbe, si bien écrit que Bruch peut placer chaque scène de manière à en saisir l'atmosphère. La grande scène des esprits, qui constitue le deuxième acte, est un véritable exploit pour un compositeur âgé d'une vingtaine d'années. Bien que l'opéra ne constitue pas un jalon majeur, il vaut la peine d'être entendu dans le cadre de l'évolution du théâtre musical allemand à cette époque.

Ewald Kooiman, 85 ans

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L'organiste néerlandais Ewald Kooiman (Wormer , 14 juin 1938 - Hurghada , 25 janvier 2009) était aussi musicologue et professeur d'études d'orgue .

Il a combiné une étude de la langue et de la littérature françaises avec des études d'orgue à Amsterdam avec Piet Kee et à la Schola Cantorum de Paris avec Jean Langlais . Il obtient son diplôme dans les deux villes : à Paris avec le Prix de Virtuosité (1963) et à Amsterdam avec le Prix d'Excellence (1969).

Au cours de ses études, il s'est intéressé à la pratique de l'interprétation authentique de la musique ancienne telle que propagée à cette époque par des pionniers tels que Gustav Leonhardt et Nikolaus Harnoncourt . Kooiman a également publié à ce sujet. Il a également dirigé la publication de plusieurs dizaines de volumes de musique d'orgue largement inconnue sous les titres Incognita Organo et Repro Organo .

Kooiman a obtenu son doctorat en 1975 à l' Université VU d'Amsterdam avec une thèse consacrée au Tombel de Chartrose français . Dans la même université, il enseigna l'ancien français et devint plus tard professeur d'études d'orgue. Ewald Kooiman était également organiste universitaire à la VU et donnait régulièrement de courts concerts sur "l'orgue de Couperin" (en partie à son initiative) construit par Jean-Georges Koenig dans l'auditorium.

Il a également enseigné l'orgue comme matière principale au Sweelinck Conservatory (plus tard Conservatorium Amsterdam). En tant que l'un des professeurs réguliers, il a été affilié pendant de nombreuses années à l'Académie internationale d'été pour organistes, qui fait partie du Festival international d'orgue de Haarlem .

Kooiman était un organiste de concert polyvalent avec un large répertoire. Il s'est produit fréquemment dans son pays et à l'étranger. Il a réalisé plusieurs dizaines d'enregistrements, dont l'intégrale des œuvres pour orgue de Johann Sebastian Bach à deux reprises . Il a pu achever 8 CD d'une troisième série complète -sur les orgues Silbermann en Alsace. La série totale de 19 CD, complétée par Gerhard Gnann, Ute Gremmel-Geuchen et Bernhard Klapprott, a été présentée aux petits-enfants de Kooiman par leur oncle Jos van der Kooy le 4 septembre 2012 dans la Grote de Sint-Bavokerk à Haarlem . Il faisait partie des élèves de Kooiman, ainsi que de Christine Kamp .

Ewald Kooiman est décédé début 2009 à l'âge de soixante-dix ans d' un arrêt cardiaque alors qu'il était en vacances en Égypte .

En 1995, Kooiman avait reçu la Médaille d'Or de la Société Académique Française Arts-Sciences-Lettres . En 2003, le Preis der Deutschen Schallplattenkritik. Kooiman était Chevalier dans l'Ordre du Lion des Pays-Bas , Membre du Mérite de l' Association Royale des Organistes Néerlandais et porteur de la Médaille du Mérite de la Municipalité de Haarlem.
Des organistes comme Cor Kee -Couperin suite , 1980- et son fils Piet Kee -Seventy chords (et quelques autres) pour Ewald , 2008- lui ont dédié des compositions.
À l'occasion de son 70e anniversaire en 2008, il s'est vu remettre le recueil d'essais Pro Organo Pleno lors d'un colloque à la VU .