Concertos de Bach, transcrits pour violoncelle piccolo

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Bach transcriptions. Johann Sebastian Bach (1685-1750) : Concertos pour violoncelle piccolo, cordes et continuo en ré majeur [d'après BWV 1054], en sol mineur [d'après BWV 1056r], en la majeur [d'après BWV 1055r], en fa majeur [d'après BWV 971, orchestré par Riccardo Doni]. Concertos pour violoncelle piccolo et continuo en ré majeur [d'après BWV 972], en ré mineur [d'après BWV 974]. Mario Brunello, violoncelle piccolo. Riccardo Doni, Accademia dell’Annunciata. Livret en anglais, français, italien. Juillet 2021. TT 79’51. Arcana A535

Pierre Sancan, compositeur élégant 

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Pierre Sancan (1916-2008) : Ouverture joyeuse ; Concerto ; Symphonie pour orchestre à cordes ; Commedia dell’arte, ouverture ; Sonatine ; Toccata ; Caprice romantique ; Boîte à musique ; Mouvement.  Adam Walkers, flûte ; Jean-Efflam Bavouzet, piano ; BBC Philharmonic, Yan Pascal-Tortelier. 2022. Livret en anglais, allemand et français. 73’22’’. Chandos. CHAN 20154.

Musique concertante polonaise pour violoncelle 

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Alexandre Tansman (1897-1896) : Fantaisie pour violoncelle et orchestre ; Grażyna Bacewicz (1909-1969) : Concerto pour violoncelle n°1 ; Henryk Hubertus Jabłoński (1915-1989) : C-67 ; Miłosz Magin (1929-1999) : Concerto pour violoncelle. Marcin Zdunik, violoncelle ; Orchestre philharmonique de Varsovie, Andrzej Boreyko. 2021. Livret en polonais et anglais. 77’49. Accord. FN 04 / ACD 313. 

Grigory Sokolov au Festival International de Colmar

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Depuis le 5 juillet, le Festival International de Colmar version Alain Altinoglu bat son plein dans la petite ville alsacienne. Pour son retour après le covid, les mots d’ordre sont nouveautés et ouverture. Mélangeant le répertoire populaire avec des œuvres moins souvent jouées, tel que Enoch Arden de Richard Strauss, le festival se terminera le 14 juillet.

Ce lundi 10, la magnifique église Saint-Matthieu a une nouvelle fois accueilli le pianiste russe Grigory Sokolov, habitué de l'événement. Il nous a proposé un récital en deux parties, la première consacrée à Henry Purcell et la seconde à Wolfgang Amadeus Mozart.

Alternant pièces courtes et suites plus conséquentes, Grigory Sokolov, toujours imperturbable, fait montre de son talent et de sa maîtrise du répertoire. En commençant par Ground in Gamut en sol majeur, il plante le décor et nous emmène au XVIIe siècle anglais. Ensuite, il enchaîne les pièces les unes après les autres, sans nous laisser le temps de respirer : Suite No.2, Lilliburlero, A New Scotch Tune, The Cibell, Suite No.4, Round O, Suite No.7 et enfin Chaconne en sol mineur. Ce rythme effréné nous laisse pantelants. Seule une personne très familière de ce répertoire pouvait se retrouver dans le programme. Néanmoins, que l’on soit connaisseur ou non, le pianiste russe a capté notre attention dès sa première note et ne l’a jamais laissé retomber. D’une précision sans failles, il a survolé l’ensemble des pièces avec aisance et légèreté tout en nous offrant quelques moments hors du temps à l’image de son interprétation de l’Allemande et de la Sarabande de la Suite No.2.

La Route Lyrique de l’Opéra de Lausanne

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Depuis 2010, l’Opéra de Lausanne part en tournée tous les deux ans pour un périple intitulé La Route Lyrique qui touche une quinzaine de localités dans le Pays de Vaud et deux ou trois dans les cantons avoisinants, tout en réservant deux soirées à l’Opéra de Lausanne. Chaque représentation est gratuite et attire ainsi un public extrêmement diversifié incluant nombre de gens qui ne sont jamais allés à l’opéra. 

Généralement, la direction choisit un ouvrage d’une durée d’un peu plus d’une heure qui requiert cinq ou six chanteurs, un petit orchestre d’une douzaine de musiciens, et une mise en scène simple qui soit facile à monter un peu partout.

Pour l’édition 2023, Eric Vigié a jeté son dévolu sur L’Ile de Tulipatan, petit bijou burlesque que Jacques Offenbach présenta sur la scène des Bouffes-Parisiens le 30 septembre 1868, alors que le Théâtre des Variétés était sur le point d’afficher La Périchole. Comment ne pas sourire à la lecture du générique nous annonçant que l’îlot est gouverné par le roi Cacatois XXII, flanqué du Sénéchal Octogène Romboïdal ? La Reine n’a donné naissance qu’à des filles jusqu’au jour où, profitant de l’absence de son époux occupé à guerroyer, elle a comploté avec le ministre pour faire croire qu’elle a eu enfin un fils qu’elle a nommé Alexis. Mais ce pseudo-garçon ô combien efféminé irrite son père, d’autant plus qu’il suscite une passion frénétique en Hermosa, pseudo-fille de Romboïdal que Théodorine, sa femme, a travestie afin d’éviter à son ‘fils’ de mourir sur le champ de bataille. Après moult péripéties, ce quiproquo sexuel se résoudra par l’union des deux tourtereaux si épris l’un de l’autre. 

Magistral programme lisztien sur le colosse de la Hofkirche de Lucerne

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The Organ Composer. Franz Liszt (1811-1886) : Präludium und Fuge über den Namen BACH, S. 260. Fantasie und Fuge über den choral Ad nos, ad salutarem undam, S. 259. Totentanz, paraphrase sur le Dies Irae, S. 126 [arrgmt Baltrusch]. Variationen über den basso continuo des ersten Satzes der Kantate “Weinen, Klagen, Sorgen, Zagen, Angst und Not sind des Christen Tränenbrot” und des Crucifixus der H-moll Messe von Sebastian Bach S. 673. Anna-Victoria Baltrusch, orgue de la Hofkirche Saint-Leodegar de Lucerne. Juin 2021. Livret en allemand, anglais. TT 46’46 + 37’33. Audite 97.793

Avec cet opéra populaire, en ce lieu-là, l’opéra est populaire : Carmen à Orange

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Quel bonheur de se retrouver une fois encore au milieu des sept mille, oui, vous avez bien lu, sept mille spectateurs des Chorégies d’Orange. 

Chaque année, c’est la même fête, la même effervescence populaire, avec dans les rues, des files de spectateurs qui convergent vers l’extraordinaire Théâtre antique. C’est un public joliment hétérogène -on vient en famille, on vient avec des amis, on vient depuis toujours (et pour certains, c’est manifestement un défi au temps qui passe : « j’y suis encore allé ! »), on vient pour la première fois. 

Pourquoi sont-ils si nombreux, si heureux d’être là ? C’est qu’on leur propose, année après année, des œuvres qui ne cessent de ravir, d’enchanter. Le Wozzeck de la veille à Aix n’y aurait pas sa place. Non, ici, il s’agit d’un opéra aux airs immédiatement reconnaissables (mon voisin de la rangée d’en-dessous se tournait avec un grand sourire vers sa femme au début de chacun d’eux), aux péripéties (mélo)dramatiques ou drolatiques (L’Elixir d’amour de l’été dernier). Oui, à Orange, l’opéra est populaire.

De plus, au programme 2023, Carmen, l’opéra sans doute le plus populaire : plus de 180 productions all over the world cette saison ! Avec évidemment tous les ingrédients nécessaires : cette gitane si éprise de sa liberté, rendant fou d’amour un pauvre garçon qui en deviendra son meurtrier. Des airs qu’on n’oublie pas une fois qu’on les a entendus, une atmosphère espagnolisante plus que typée. 

Carmen encore, me direz-vous. Eh bien oui, parce qu’il y a le bonheur justement de retrouver ses airs dès leur première note ou même de les attendre. Et aussi parce qu’il y a la surprise de découvrir ses nouveaux interprètes.

« La Traviata » de Nancy, une focalisation vers l’épure 

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Pour finir sa saison 2022-23, l’opéra de Nancy reprend la Traviata dans la mise en scène de Jean-François Sivadier au Festival d’Aix en Provence en 2011. Pour ceux qui n’ont pas eu la chance de la voir, qu’il soit permis de la figurer ici. 

Sur le plancher de la scène recevant des paillettes d’or et devant le fond bitumineux servant de tableau noir au cours du drame, un maigre ameublement composé de tapis, de chaises chinées, de paravents et du rideau découpant l’espace situe l’action en un hors temps et un hors lieux sombre. Impression renforcée par les fripes bigarrées des protagonistes. Etrange choix pour le seul opéra de Verdi situé à son époque et nommant de surcroit ses lieux à chaque acte.

La maladie gagnant sur Violetta et celle-ci se déchargeant progressivement de ses biens, la mise en scène avance vers une nudité froide. Le premier acte est chargé de convives, de chaises, de panneaux et de rideaux. Le deuxième ne garde que deux tables, quelques chaises et des panneaux imprimés de motifs champêtres. Le troisième met les fêtards en fond de scène, tandis que la rivalité d’Alfredo avec les invités et Violetta se joue en une cour au-devant de la scène. Le dernier est quasi vide. La réduction du mobilier renforce son importance et celle des costumes, ainsi des panneaux tombants, le pork-pie du fêtard interdisant Violetta à Alfredo au premier acte, porté par Alfredo au troisième, et les bottines de Violetta, ôtées ou chaussées, indiquant sa solitude ou sa compagnie. 

Voyage musical pour harpe et clarinette

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French Recital for Clarinet & Harp  Vol II. Jean-Baptiste Bédart (1758-1815)   : Duo ; Paul Véronge de la Nux (1853-1928) : Morceau de Concours ; Gabriel Pierné (1863-1937) : Canzonetta ; Serge Lancen (1922-2005) : Duo Concertant ; Laurent Coulomb ( né en 1977) : Sonate en Duo.  Jean-Marc Fessard, clarinette ; Rachel Talitman,  harpe. 2023. Livret en anglais. 59’08'’.   Harp  & Co CD5050-50