Sergueï Rachmaninov par Pietro Beltrani

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Sergueï Rachmaninov (1873-1943) : Concerto pour piano n°3 en ré mineur, op.30 - Morceaux de salon, op.10 : n°3 en sol mineur, Barcarolle - Paraphrase of Kreisler : Liebesleid. Pietro Beltrani : piano, Orchestra Senzaspine, direction Tommaso Ussardi. 2021. Livret en anglais. 46.15. Da Vinci Classics. C00462. 

Les quatre saisons de l’amour dans le madrigal italien

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Stagioni d’amore. Biagio Marini (1594-1663) : Le lagrime d’Erminia ; Balletti ; Augelino volante ; Ridon le piagge ; Donna, mi chiami infido ; Tu pur partisti ; Torna l’inverno, frigido ; Tirinto mio. Giovanni Rovetta (c1595-1668) : Venga dal ciel migliore ; Voi partite crudele ? ; Tutto lieto cantai. Giovanni Valentini (c1582-1649) : Ecco maggio seren ; Fra bianchi gigli. Hana Blažíková, soprano. Bernvocal, dir. Fritz Krämer. Juin-juillet 2019. Livret en anglais, français, allemand ; paroles en italien, traduction anglaise. TT 70’45. Passacaille 1110

Anna Schultsz : mouvements violonistiques

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Mouvements.  Maurice Ravel (1875-1937) : Tzigane, rapsodie de concert ; César Franck (1822-1890) : Sonate pour violon et piano en la majeur ; Gabriel Fauré (1845-1924) : Sonate pour violon et piano 1 en la majeur ; Eugène Ysaye (1858-1931) : Sonate pour violon seul op. 27/3. Anna Schultsz, violon ;  Gérard Wyss, piano. 70’08’’. Livret de présentation en allemand et anglais.  ARS 28 594

Huit compositeurs pour des poèmes du parnassien Sully Prudhomme

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Le long du quai. Mélodies sur des poèmes de Sully Prudhomme. Œuvres de Théodore Dubois (1837-1924), Georges Enesco (1881-1955), Gabriel Fauré (1845-1924), César Franck (1822-1890), Reynaldo Hahn (1874-1947), Mathieu Roy (°1980), Louis Vierne (1870-1937) et Charles-Marie Widor (1844-1937). Marie-Pierre Roy, soprano ; Justine Eckhaut, piano. 2020. Notice en français, en anglais et en allemand. Textes des poèmes avec traductions anglaise et allemande. 77.40. Prospero PROSP0024.

Sarah Aristidou, Aether

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La soprano Sarah Aristidou est une des chanteuses dont le nom revient de plus en souvent. Ses collaborations avec des grands chefs d’orchestres comme Daniel Barenboim, François-Xavier Roth, Trevor Pinnock ou Simon Rattle ainsi qu’une aisance absolue dans tous les répertoires braquent les projecteurs sur cette musicienne.  Sarah Aristidou répond aux questions de Crescendo-Magazine et évoque son album Aether, fascinant voyage à travers les temps et les styles musicaux. 

Votre nouvel album pour Alpha se nomme “Aether”. Pourquoi ce titre ? 

J’ai toujours été fascinée par les éléments et notamment celui de l‘éther, qui représente l’origine de toute chose. C’est de lui que découlent les 4 autres éléments que sont le vent, feu, la terre et l‘eau. J’ai toujours été attirée par cette incapacité à percevoir ou à toucher cet élément et je voulais inclure tout ceci dans mon travail. Ainsi est né Æther. Ce disque est dédié à l‘Islande, pays qui a complètement changé ma vie et qui m‘a fait ressentir une infime partie de cet élément, et c‘est pourquoi j‘ai choisi l’orthographe islandaise pour le titre.

Le choix des œuvres est très vaste et nous emmène à travers les styles et les temps. Comment avez-vous conçu ce programme ?

J‘ai toujours eu le désir d‘assembler les différents répertoires de soprano colorature et d’abolir les limites des époques et des genres. Une pièce que je voulais faire depuis longtemps était Un grand sommeil noir de Varèse. J‘avais découvert ce compositeur en chantant Offrandes avec François-Xavier Roth et les Berliner Philharmoniker en 2019 et je voulais absolument rechanter une de ses pièces. Nous avons décidé de le faire avec Daniel Barenboim. Tout s’est assemblé très intuitivement et rapidement, au-delà de la question de styles. Poulenc est un de mes compositeurs préférés, Mélisande un rôle dont je rêve, Lakmé aussi, les extrêmes dans lesquels se meut Ariel ont une couleur très particulière, Ophélie est un personnage qui me parle beaucoup, le chant folklorique suédois avec Christian Rivet est un coup de foudre personnel et apporte une palette de couleurs que je cherchais, et puis Jörg Widmann avec qui j’aime énormément travailler connait ma voix mieux que moi ; nous devions créer quelque chose ensemble. Je voulais également assembler les morceaux afin de créer un voyage à travers les sons, les couleurs et les textures, pour former un cycle perpétuel sans début ni fin, et cela se fait notamment avec la progression harmonique du programme.

Stéphane Topakian, à propos de Furtwängler 

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Le coffret Warner qui reprend l’intégrale des enregistrements officiels du  légendaire chef d’orchestre Wilhelm Furtwängler est primé par un International Classical Music Awards dans la catégorie “Historique”. Cette récompense est l'occasion d’échanger avec Stéphane Topakian, cheville ouvrière éditoriale de ce coffret, immense connaisseur de l’art du maestro.  

Depuis de nombreuses années, on a vu apparaître de nombreux enregistrements Live de Furtwängler. Du coup, on a un peu perdu de vue l'importance de son legs officiel qui semblait un peu oublié des rééditions régulières d'Universal et Warner ? Dès lors, comment considérer ces enregistrements officiels dans leur apport à notre connaissance de son art ? De plus, on a l’impression que Furtwangler, incarnation suprême du chef d'orchestre, donnait son maximum au concert. A écouter cet ensemble discographique, cette impression n’est-elle pas erronée ?

Furtwängler considérait l’expérience vivante du concert comme irremplaçable. Les ‘live’ qui peuvent en résulter sont bien entendu des moments uniques, mais représentent-ils à eux seuls la vision de telle ou telle œuvre par Furtwängler ? Certainement pas. Je vais vous donner un exemple : on cite toujours telle captation d’une symphonie de Beethoven pendant la guerre ou soulignant le côté exacerbé voire désespéré du discours. Mais ce serait oublier que jamais Beethoven n’a prescrit de ne jouer ses œuvres qu’en cas de guerre. Dans un sens, Furtwängler va aussi loin, sinon plus loin, dans sa vision des partitions, dégagé de contraintes extérieures. Si Furtwängler se montre peu convaincant dans ses premiers pas au disque (il y a été trahi par une technique rudimentaire), il a assez vite compris que le disque représentait un moyen de faire passer son art, à la condition de s’y investir autrement. On peut avancer que pour Furtwängler le ‘comment c’est perçu’ prime sur le ‘comment c’est exécuté’. C’est sans doute pour cela -et pour donner un exemple- qu’il a tenu à refaire le début de la Marche funèbre de la Symphonie n°3 de Beethoven, un an après avoir signé son enregistrement de novembre 1947. Question de tempo. Pour en revenir à votre question initiale : oui, le legs discographique de Furtwängler est essentiel pour connaître son art. On a là la quintessence de sa pensée, et ce n’est pas parce qu’il dirige en studio qu’il serait moins convaincu et convaincant qu’en concert. Je vous citerais un autre exemple. Vous connaissez son enregistrement de la Symphonie n°9 de Bruckner de 1944 (réédité depuis cinquante ans par DG). Longtemps, il a été indiqué comme ‘live’, et tout le monde de s’extasier sur la force de cette interprétation, sur 'l’urgence’ de l’exécution, sur le caractère unique de ce concert… sauf qu’il s’agit d’un ‘Magnetofonkonzert’, autrement dit d’une prestation réalisée sur plusieurs jours, en studio et pour le seul micro… Comme quoi…

Portrait de l’orgue Sauer de la salle de concert « Die Glocke » de Brême : un peu fade

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Felix Mendelssohn-Bartholdy (1809-1847) : Prélude et Fugue en mi mineur, Op. 35 no 1. Marco Enrico Bossi (1861-1925) : Thème et Variations, Op 115. Franz Liszt (1811-1886) : Consolation. Johann Sebastian Bach (1685-1750) : Fantaisie et Fugue en sol mineur BWV 542. Jehan Alain (1911-1940) : Deuxième Fantaisie. Maurice Duruflé (1902-1986) : Sicilienne ; Toccata. Joseph Jongen (1873-1953) : Chant de Mai Op. 53 ; Scherzetto Op. 108. Louis Vierne (1870-1937) : Finale de la Symphonie no 6 Op. 59.  Stephan Leuthold, David Schollmeyer, Felix Mende, Lea Suter, orgue Sauer de la salle Die Glocke de Brême. Août 2020. Livret en allemand, anglais. SACD. TT 77’26. MDG 951 2201-6