Jennifer Pike : un violon captivant The Polish Violin, Vol.2.

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The Polish Violin, Vol.2. Karol Szymanowski (1882-1937) : Sonate en ré mineur Op. 9, La Berceuse d’Aïtachio Enia Op. 52, Trois Caprices de Paganini, Op.40. Irène Regina Wieniawska  (1879-1932)  : Sonate, Tango . Grażyna Bacewicz (1809-1869) : Caprice polonais pour violon seul. Jennifer Pike, violon ; Peter Limonov, piano. 2020. Livret en français, anglais et allemand - CD Chandos CHAN 20189

Laurent Brunner, directeur de Château de Versailles Spectacles

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Nommé en 2007 à la direction de Château de Versailles Spectacles, Laurent Brunner a créé en 2018 son propre label discographique. Ce Lorrain renoue à Versailles avec le succès qu'il a connu avec un Festival à Verdun, puis avec Le Carreau à Forbach avec, toujours, la recherche de l'excellence. En 2022, quatre ans après son lancement, Château de Versailles Spectacles devient Label de l'Année des International Classical Music Awards (ICMA). Rémy Franck a rencontré Laurent Brunner pour une interview.

Votre label discographique a été lancé en 2018, donc une dizaine d'années après la création de Château de Versailles Spectacles, filiale privée de l'institution publique. Quel bilan pouvez-vous dresser ?

C'est un bilan un peu particulier parce qu'il comprend deux années de pandémie. D'un côté, il y a eu un frein des ventes et de l'autre le passage au numérique qui a été renforcé par l'absence du physique un peu partout. Et, dernier élément, les artistes avaient beaucoup de temps parce qu'il n'y avait presque pas de spectacles avec public, on en profitait donc pour faire des enregistrements, surtout sur des programmes plus spécifiques, ce qui est souvent le cas chez nous avec la musique française des 17e et 18e siècles, et des résurrections d'œuvres rares comme Cadmus et Hermione de Lully, Egisto de Cavalli - qu'on va sortir bientôt - ou La Finta Pazza de Francesco Sacrati. Toute cette musique a un lien historique avec la France et fait part de ce baroque international et européen que nous chérissons. Donc, au bout de quatre années, on a eu une accélération considérable de la production, même si le contexte de la vente n'est plutôt pas en accélération. Et en même temps, il y a eu profusion de qualité, car ce ne sont pas les artistes de qualité qui manquent.

Le financement a bien fonctionné jusqu'à la pandémie ….

Evidemment, avec l'absence des touristes internationaux, nos recettes ont chuté. L'Opéra Royal n'a pas de subventions publiques pour ses activités normales. Cependant, pour la production de disques, la France a un système d'aide sous forme de crédits d'impôts, dont nous avons pu profiter. Mais en fait, notre spécificité est de faire à la fois le concert et l'enregistrement. Cela permet une concentration des forces sur le temps et le budget. La pandémie a modifié cela, mais heureusement nous avons pu accroitre le mécénat. Et nos mécènes ainsi que les Amis de l'Opéra de l'Opéra Royal nous ont aidés beaucoup pendant cette période difficile.

Significatif coffret pour honorer le dixième anniversaire de la disparition de Gustav Leonhardt

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The New Gustav Leonhardt Edition. Johann Sebastian Bach (1685-1750) : Cantates BWV 7, 8, 55, 56, 106, 114, 152, 198, 209 ; Concertos pour clavecin BWV 1053-1058 ; Concertos pour deux clavecins BWV 1060-1062 ; Concertos pour trois clavecins BWV 1063-1065 ; Concerto pour flûte, violon et clavecin BWV 1044 ; Sonates pour violon et clavecin BWV 1014-1019 ; Suites anglaises BWV 806-811 ; Partitas BWV 825-830 ; Variations Goldberg BWV 988 ; Fantaisie chromatique et Fugue BWV 903 ; Sonate BWV 964 ; Toccata BWV 916 ; Suites BWV 996 ; Capriccio BWV 992 etc. Henry Purcell (1659-1695) : Odes for Queen Mary’s Birthday (Love’s Goddess Sure ; Now Does the Glorious Day Appear ; Come Ye Sons of Art Z323, 331-332) ; My heart is inditing Z30 ; Rejoice in the Lord alway Z49 etc. Johann Jakob Froberger (1616-1667). Johann Kuhnau (1660-1722) : Musicalische Vorstellung einiger Biblischen Historien. Claudio Monteverdi (1567-1643) : Il combattimento di Tancredi e Clorinda ; Lamento della Ninfa etc. Jean-Joseph Cassanéa de Mondonville (1711-1772) : Pièces de clavecin en sonates Op. 3. Jean-Philippe Rameau (1683-1764) : Pièces de clavecin en concert. Georg Friedrich Haendel (1685-1759) : six Sonates pour flûte à bec etc. Carl Philipp Emanuel Bach (1714-1788) : Concertos pour violoncelle Wq. 170-172 ; quatre Orchester-Sinfonien mit zwölf obligaten Stimmen Wq. 183 ; Symphonie pour cordes Wq. 182 no 5 etc. Adam Krieger (1634-1666). Heinrich Albert (1604-1651). Heinrich Ignaz Franz Biber (1644-1704). Nicolaus Hasse (c1617-1672). Heinrich Schütz (1585-1672). François Couperin (1668-1733). Alessandro Poglietti (?-1683). Nicolas de Grigny (1672-1703). Johann Adam Reincken (1623-1722). Heinrich Scheidemann (c1595-1663). Georg Böhm (1661-1733). Johann Christian Bach (1735-1782). Girolamo Frescobaldi (1583-1643). Francesco Turini (c1589-1656). Giulio Caccini (c1545-1618). Biagio Marini (1594-1663). Domenico Scarlatti (1685-1757). John Dowland (1563-1626). William Lawes (1602-1645). John Coprario (c1570-1626). William Byrd (c1539-1623). Thomas Simpson (1582-c1630). Thomas Lupo (1571-1627). Thomas Morley (1557-1602). John Bull (1562-1628). Thomas Tomkins (1572-1656). Orlando Gibbons (1583-1625). Giles Farnaby (c1563-1640). William Tisdale (fl. Fin XVIe s). Georg Muffat (1653-1704). Johann Rosenmüller (c1619-1684). Samuel Scheidt (1587-1654). Johann Heinrich Schmelzer (c1620-1683). Wilhelm Friedemann Bach (1710-1784). Gustav Leonhardt & partenaires. Enregistrements septembre 1962 à décembre 1993. Livret en anglais, français, allemand. Warner 35 CDs 0190296467714

Alarcón livre une version superlative de Sémélé, un chef-d’œuvre de Handel 

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George Frideric Handel (1685-1759) : Sémélé, oratorio profane en trois actes, HWV 58. Ana Maria Labin (Sémélé), Matthew Newlin (Jupiter, Apollon), Dara Savinova (Ino, Junon), Dara Savinova (Iris), Lawrence Zazzo (Athamas), Andreas Wolf (Cadmus, Somnus, Grand Prêtre), Gwendoline Blondeel (Cupidon) ; Chœur de Chambre de Namur ; Millenium Orchestra, direction Leonardo García Alarcón. 2021. Notice et synopsis en anglais, en français et en allemand. Texte du livret en anglais avec traduction française. 170.15. Un coffret de trois CD Ricercar RIC 437. 

De nombreuses retrouvailles pour l’orchestre de la Monnaie.

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À l’occasion du 250e anniversaire de l’Orchestre de La Monnaie, l’effectif bruxellois nous a proposé un voyage à travers son histoire.

Dès l’entrée du chef d’orchestre, nous reculons d’une quarantaine d'années dans le temps. À l’époque, Gérard Mortier nomme Sylvain Cambreling au poste de directeur musical de la Monnaie. Le chef français assurera cette fonction de 1981 à 1991. Quelques dizaines d’années plus tard, c’est lui que l’on retrouve devant l’orchestre pour diriger ce concert empli de nostalgie. 

Le programme débute par l’ouverture de l’opéra Gwendoline d’Emmanuel Chabrier. Créé à la Monnaie en 1886 sur un livret de Catulle Mendès, l’œuvre n’est jouée que quatre fois avant que la faillite du directeur de l’époque n’entraîne la fermeture du théâtre. Repris quelques fois à l’étranger, l’opéra disparaît progressivement des programmations sans avoir rencontré le succès mérité. Quand on entend son ouverture, on en vient à se demander pourquoi l’œuvre entière n’est plus jouée. Interprétée à merveille par l’orchestre de la Monnaie, l’ouverture s’articule autour de deux thèmes. Le premier, joué par les violoncelles, rappelle le chant des pirates danois qui fendent les vagues vers la terre de la belle Gwendoline, tandis que le deuxième, confié aux clarinettes, exprime la pitié de la belle. Œuvre épique et dramatique, l’ouverture de Gwendoline fait l’unanimité parmi le public. Malgré tout, je dois avouer avoir eu un petit goût de trop peu par rapport à l’échelle des nuances explorées par les musiciens. 

L’essor du basson baroque français avec Danny Bond

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French Music for Bassoon. Michel Corrette (1707-1795) : Sonates [I, III, V] pour le Basson avec la Basse continue. Joseph Bodin de Boismortier (1689-1755) : Sonata prima, Sonata seconda, Sonata terza des Cinq Sonates pour le Basson avec la Basse continue (Vingt-sixième œuvre) ; Sonata prima des Six Sonates pour deux Basses (Onzième œuvre). François Devienne (1759-1803) : Six Sonates pour un Basson avec Accompagnement de basse, opus 24. Etienne Ozi (1754-1813) : Six Grandes Sonates de la Nouvelle Méthode de Basson. Danny Bond, basson. Richte van der Meer, violoncelle. Robert Kohnen, clavecin. Livret en anglais, français, allemand. Juin 1983, décembre 1992, septembre 2000 ; réédition 2021. TT 47’47 + 50’33 + 69’39. Coffret 3 CDs Accent ACC 24372

A Genève, l’OSR à la veille d’une tournée 

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Avant d’entreprendre une tournée en Espagne faisant halte à Oviedo, Madrid, Saragosse, Barcelone et Alicante, Jonathan Nott et l’Orchestre de la Suisse Romande présentent l’un de leurs  programmes au Victoria Hall le mercredi 16 février. Mais Emmanuel Pahud, mis en quarantaine à cause d’une infection au Covid-19 jusqu’à cette date-là, ne peut pas assurer sa participation à la soirée. Et c’est Loïc Schneider, flûtiste solo de l’ensemble romand depuis 2009, qui le remplace dans l’exécution du Concerto de Jacques Ibert datant des années 1932-1933. 

Même si le tutti est d’une épaisseur étouffante, le soliste réussit à faire entendre ses traits brillants interminables tout en cultivant une veine lyrique qui se pare de tendresse idyllique dans l’Andante où le canevas s’allège. Quant au Final, il prend un caractère burlesque par ses éclats sautillants qui, brusquement, s’estompent pour faire place à une mélancolie passagère, vite dissipée par la cadence virtuose et la stretta endiablée. Face à l’accueil enthousiaste des spectateurs, Loïc Schneider offre de bonne grâce un bis, Syrinx de Claude Debussy, conçue comme une incantation lente qui devient confidentielle par sa conclusion en points de suspension pianissimo.