Lucrezia Borgia de Donizetti à Bergame, un spectacle qui laisse perplexe

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Gaetano Donizetti (1797-1848) : Lucrezia Borgia, opera seria en un prologue et deux actes. Marko Mimica (Don Alfonso), Carmela Remigio (Donna Lucrezia Borgia), Xabier Anduaga (Gennaro), Varduhi Abrahamyan (Maffio Orsini), etc. Chœurs du Teatro Municipale di Piacenza ; Orchestra Giovanile Luigi Cherubini, direction Riccardo Frizza. 2019. Notice en italien et en anglais, avec bref synopsis. 144.00. Deux DVD Dynamic 37849. Aussi disponible en Blu Ray. 

Barbara Hannigan galvanise le Philhar’ et le public dans Stravinsky, Offenbach et Weill

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C’était un programme particulièrement festif pour ce concert où Barbara Hannigan, dans le cadre de sa résidence à Radio France, dirigeait l’Orchestre Philharmonique. 

Tout d'abord, Pulcinella, pour lequel Igor Stravinsky a repris, pour l’essentiel, des pièces de Jean-Baptiste Pergolèse. La suite d’orchestre, qui permet à tous les instrumentistes de briller, est souvent jouée. Le ballet intégral est moins connu et c’est bien dommage, car c’est ainsi que nous saisissons réellement le contenu émotionnel de ce chef-d'œuvre néo-classique.

Dès l’Ouverture, nous sentons que la générosité sera au rendez-vous. Le hautboïste et les chefs de pupitres des cordes recherchent l’expression, loin de tout maniérisme. Le ténor Ziad Nehme entre pour la Serenata ; la voix est claire et directe, et il pose un décor pastoral et sentimental qui ne laisse pas encore présager les tourments qui vont venir. Suivent quelques pièces d’orchestre contrastées, puis l’Allegretto dans lequel la mezzo-soprano Julia Dawson se charge de nous faire comprendre, avec ses graves terrifiants, que la commedia dell’arte a ses côtés glaçants. Et en effet l’Allegro assai qui s’enchaîne, outre de nous faire admirer la virtuosité des cordes et de la flûtiste, nous emmène bien dans le tumulte, confirmé par l’arrivée peu après du baryton-basse, Douglas Williams, aux vrais airs de Don Giovanni. À son départ l’orchestre exprime une bien émouvante tristesse.

Une passionnante intégrale des symphonies de Marcel Poot

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Marcel Poot (1901-1988) : Symphonies n° 1 à 7. BRTN Philharmonic Orchestra, direction Hans Rotman ; Orchestre Symphonique de la Radio Nationale Belge, direction Franz André ; Orchestre Symphonique de Moscou, direction Frédéric Devreese ; Philharmonie van Antwerpen, direction Léonce Gras. 1960, 1971, 1995-96. Notice en anglais, en néerlandais et en français. 141.26. Un album de deux CD Naxos 8.574292-93.

L’Opéra de Poznań propose une version chaleureuse de Halka de Moniuszko

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Stanislaw Moniuszko (1819-1972) : Halka, opéra en quatre actes. Dominik Sutowicz (Jontek), Magdalena Molendowska (Halka), Lukasz Goliński (Janusz), Rafael Korpik (Stolnik), Magdalena Wilczyńska-Goś (Zofia), Damian Konieczek (Dziemba) ; Chœurs et Orchestre de l’Opéra de Poznań, direction Gabriel Chmura. 2019. Notice en anglais. Pas de texte du livret, mais synopsis. 117.10. Un album de deux CD Naxos 8.660485-86. 

Baroque à Gdansk : trois cantates profanes de Johann Freislich, Kapellmeister de l’église Sainte-Marie

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Musica Baltica 8. Johann Balthasar Christian Freislich (1687-1764) : Cantates Kinder der Musen FreisWV E 28 ; Eilet, ihr beglückten Schiffe, aus dem weiten Orient FreisWV E 35 ; Auf, Danzig, lass in jauchzenden Chören FreisWV E 20. Ingrida Gápová, soprano. David Erler, alto. Georg Poplutz, ténor. Thilo Dahlmann, basse. Goldberg Baroque & Vocal Ensemble, direction Andrzej Mikołaj Szadejko. Octobre 2020. Livret en anglais, français, allemand. Texte des chants en allemand non traduit. TT 75’30. SACD multicanal. MDG 902 2209-6.

Earl Wild sous les doigts de Vittorio Forte

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Earl Wild (1915-2010). George Frideric Handel (1685-1759) : « Air et variations » de la Suite n°5 ; Alessandro Marcello (1669-1747) : Concerto pour hautbois en ré mineur, « Adagio » ; Sergueï Rachmaninov (1873-1943) : “ Dreams” - “Do not grieve” – “Floods of Spring” – On the death of a linnet” –  “Where Beauty Dwells” – “Sorrow in Springtime” – “The Muse” ; Piotr Ilitch Tchaïkovsky (1840-1893) – « Au Bal » - « Danse des quatre cygnes » ; George Gershwin (1898-1937) : Seven Virtuoso Etudes on Popular SongsImprovisation in the form of a Theme and three variations on “Someone to watch over me” ; C.P.E. Bach (1714-1788) : Solfegietto.  Vittorio Forte, piano.  2021-77’33”-Livret de présentation en anglais, français et allemand-Odradek-ORDCD399

Christophe Delporte, Astoria et la Misa Tango 

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Virtuose de l’accordéon et du bandonéon, notre compatriote Christophe Delporte est le fondateur de l’Ensemble Astoria qui se consacre au tango. En compagnie des New Baroque Times Voices, Astoria nous ravit avec un nouvel album nommé  Misa Tango. 

Votre nouvel album se nomme Misa Tango. Pouvez-vous nous en expliquer le concept ? 

Léonardo Anglani (le pianiste d’Astoria) et moi-même avons été sollicités par une excellente chorale amateure et un petit orchestre pour interpréter la Misa Tango (Misa a Buenos Aires) de Martín Palmeri. (Pour quelques concerts en Belgique). Lors de la première répétition et dès les premières notes, nous avons eu la même idée…….. pourquoi ne pas arranger la MisaTango pour Astoria ?

Depuis 18 ans (et 6 albums), Astoria interprète exclusivement la musique d’Astor Piazzolla ! Mais pourquoi ne pas faire un petit pas de côté ? Après tout, Martín Palmeri est également un compositeur Argentin et surtout l’univers « Misa Tango » nous invite naturellement à penser à Astor Piazzolla.  En tous cas, nous y avons vu (et entendu) une passerelle évidente entre ces deux compositeurs.

Cet album propose des œuvres de Piazzolla dont nous célébrons le centenaire. Pour vous qui avez consacré au tango et à ce compositeur plusieurs albums, pourquoi sa musique nous touche-t-elle toujours autant ? 

La musique d’Astor Piazzolla est une musique vivante, vibrante, qui parle d’amour, de douleur, d’espoir et de mélancolie et qui vous emporte dans un maelström de sensations. C’est un réel plaisir que de parcourir tous ces sentiments et surtout de les transmettre au public. 

Streamings de la semaine : Tourcoing, Liège et Bruxelles

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Pour commencer cette sélection, nous vous donnons rendez-vous en ligne. Le samedi 5 juin à 20h sur la page Facebook de l’Atelier lyrique de Tourcoing,vous pourrez retrouver l'Orchestre les Ambassadeurs sous la direction d’Alexis Kossenko pour un concert qui fera revivre l’orchestre de Dresde au temps de Bach, à travers une sélection de chefs-d’œuvre de Zelenka, Heinichen, Pisendel, Fasch. Ce concert sera également en crosspostage sur la page Facebook sur Crescendo Magazine.

Les Ambassadeurs n’ont pas lésiné sur les moyens pour en rendre toute la saveur, l’intensité et la fougue – orchestre somptueux et solistes d’exception (Coline Dutilleul et Stephan MacLeod). Un projet filmé dans le cadre de l'abbaye de Royaumont. 

A l'Opéra de Liège, ce sera la fête à Mozart avec un superbe Cosi fan Tutte sous la direction de Christophe Rousset. Au pupitre de cette version concertante, le chef français dirigera une distribution qui s’annonce excellente : Cyrille Dubois, Leon Košavić, Maria Rey-Joly, Lucia Cirillo, Sophie Karthäuser et Lionel Lhote. Rendez-vous du 5 juin au 15 juin. 

Du côté de La Monnaie de Bruxelles, qui reprend des représentations publiques avec Tosca de Puccini et un récital particulièrement attendu de Simon Keenlyside, vous pouvez visionner jusqu’au 8 juin un concert nordique avec Sibelius (Concerto pour violon) et Grieg (Extraits de Peer Gynt) avec le violoniste Emmanuel Tjeknavorian, en compagnie de l’Orchestre symphonique de La Monnaie sous la direction d’Alain Altinoglu.