Une superbe intégrale des œuvres pour harpe de Boris Tishchenko

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Boris TISHCHENKO (1939-2010) : Concerto pour harpe et orchestre op. 69 ; Testament, pour soprano, harpe et orgue op. 96 ; A mon frère, pour soprano, harpe et flûte op. 98. Ionella Marinutsa, harpe ; Anara Khassenova, soprano ; Artem Naumenko, flûte ; Anna Homenya, orgue ; International Parisian Symphony Orchestra, direction : Mikhail Sugako. 2020. Livret en anglais. 53.25. Naxos 8.579048. 

La musique « industrielle » d’Adam Wesolowski

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Adam WESOLOWSKI (1980) : « Industrially » : Euphory Concerto, pour euphonium et cordes ; Silver Concerto, pour clavecin et cordes ; Encore Concerto, pour flûte et cordes ; Industrial Sinfonia, pour cordes et multimedia. Steven Mead, euphonium ; Aleksandra Gajecka Antosiewicz, clavecin ; Lukasz Dlugosz, flûte ; Orchestre de chambre de Silésie, direction Robert Kabara ; AUKSO Orchestre de chambre de Tichy, direction : Marek Mos. 2020. Livret en polonais et en anglais. 68.03. Dux 1659.

Le souvenir de Lola Bobesco, 1920-2003

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Lorsqu’elle participe à Bruxelles, en mars 1937, au premier Concours Eugène Ysaÿe, qui précède de près de quinze ans le futur Concours Reine Elisabeth, Lola Bobesco n’a pas encore 17 ans. Elle se classe en septième position d’un palmarès prestigieux. Le 1er Prix, c’est David Oïstrakh qui a déjà 28 ans ; l’Austro-américain d’origine argentine Ricardo Odnopossof est deuxième, suivi de quatre Russes. Cinq décennies plus tard, Lola Bobesco se produit au Japon, qui la reçoit avec tous les honneurs depuis les années 1980, ce Japon où elle est adulée, traitée comme une star, et où les mélomanes s’arrachent ses disques. A Osaka, elle jouera un jour devant une salle de 3 600 personnes complètement à sa dévotion. Les mélomanes japonais vont lui attribuer le titre de « beauté éternelle ».

Entre ces deux dates symboliques, Lola Bobesco aura mené une carrière aux volets multiples : en récital, en musique de chambre, en soliste avec orchestre, à la tête des « Solistes de Bruxelles » qu’elle fonde dès 1958, formation qui s’appellera « Ensemble d’Archets Eugène Ysaÿe » avant de devenir « Orchestre de Chambre de Wallonie » vingt ans après, lorsque Lola Bobesco la quittera. Il faut ajouter une carrière de professeur aux Conservatoires de Liège, puis de Bruxelles, et la fondation du quatuor Arte del Suono, au début des années 1990. Une carrière exceptionnelle à maints égards, marquée par de nombreux enregistrements dont la plupart ne sont pas disponibles chez nous, alors qu’au Japon, toujours admiratif, de fréquentes rééditions prolongent le coup de cœur initial.

Zimmermmann, 100% piano 

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Bernd Alois Zimmermann (1918-1970): Complete piano works. Drei frühe Klavierstücke, Extemporale, Capriccio, Enchiridion I, Enchiridion-Anhang, Enchiridion II, Konfigurationen. Eduardo Fernández, piano. 2019. Livret en : allemand, anglais et français. 74’02’’. SACD BIS-2495. 

Derniers des Concerts au potager du roi à Versailles

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Les Concerts au potager du roi, organisés à deux pas du fameux château, constituent un festival d’été rapidement mis en place pendant le confinement. En effet, suite à la Tribune des musiciens indépendants -les musiciens, confrontés à des difficultés inouïes, alertaient de leur situation critique liée à la COVID-19- ses initiateurs, le Quatuor Modigliani, l’altiste Gérard Caussé et le pianiste David Fray ont lancé, avec le soutien de la région Ile-de-France, un festival solidaire. Du 11 juillet au 2 août, avec la collaboration et Jean-Paul Scarpitta qui ont rejoint le comité artistique, chaque week-end était une occasion d’entendre des musiciens internationaux en plein air.

Ce vaste espace fut créé par Jean-Baptiste La Quintinie entre 1678 à 1683 à la demande de Louis XIV pour « nourrir et innover ». Les concerts se sont donc déroulés dans un coin de ce territoire qui compte aujourd’hui quelque 9 hectares et rattaché à l’École nationale supérieure du paysage, où sont cultivées de nombreuses variétés de fruits (150 pour les pommes et autant pour les poires) et de légumes. Sur une scène spécialement installée et recouverte d'une tente, 70 musiciens se sont succédé en 20 soirées.

Tables d'écoutes de RTBF Musiq3 avec Bernadette Beyne et Bruno Peeters

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L'émission d'écoute comparée la "Table d'écoute" de  la RTBF Musiq3 est le plus ancien des programmes de la radio publique belge francophone. Animée avec brio par notre confrère Camille de Rijck, elle reçoit régulièrement des rédacteurs de Crescendo Magazine. Les regrettés Bernadette Beyne, co-fondatrice de notre magazine, et Bruno Peeters, l'un des rédacteurs historiques de Crescendo Magazine ont été au nombre  de ses invités.

Camille de Rijck nous fait l'amitié de mettre en ligne deux "Tables d'écoutes" auxquelles Bernadette et Bruno ont participé.

Vous pouvez retrouver Bernadette à l'occasion d'une émission consacrée à la Sonate n°31 de Haydn, le répertoire pour piano était l'un de ses  domaines de prédilection.

Bruno est au micro pour une Table d'écoute consacrée à Istar de Vincent d'Indy, la musique française était la grande passion de notre cher collègue.

In memoriam Leon Fleisher 

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C’est un artiste exceptionnel qui nous a quittés ce 2 août à Baltimore.

Né en 1928 à San Francisco dans une famille d’émigrés juifs d’Europe de l’Est (son père était originaire d’Odessa et sa mère de Pologne), Leon Fleisher reçut ses premières leçons de piano à l’âge de 4 an. Par l’entremise de Pierre Monteux, il fut présenté à Artur Schnabel qui, impressionné par le talent du garçon, accepta -en dépit de ce qu’il refusait par principe d’enseigner à des enfants- de le prendre pour élève en 1938 alors que Leon n’avait que 9 ans. Le grand pianiste exigea en revanche que l’enfant ne se produise pas en concert. Même si Fleisher resta son élève jusqu’en 1948, Schnabel autorisa quelques exceptions à cette règle et c’est ainsi que le jeune virtuose put se produire sous la baguette de Monteux en 1942 dans le Deuxième Concerto de Liszt et en 1944 dans le Premier de Brahms qui deviendrait l’un de ses chevaux de bataille.

Après un beau début de carrière, Fleisher, se voyant proposer moins d’engagements aux Etats-Unis, décida de s’établir en Europe en 1950 et y resta jusqu’en 1958, d’abord aux Pays-Bas puis en Italie. C’est donc un pianiste expatrié qui remporta en 1952 le Concours Reine Elisabeth, jouant en finale le Premier Concerto de Brahms. Il fera par la suite partie du jury à cinq reprises, la dernière en 1999.

Son triomphe bruxellois ne fut pas sans écho dans son pays natal, où il entama dès 1954 une collaboration avec le chef George Szell et l’orchestre de Cleveland qui allait déboucher quelques années plus tard sur d’inoubliables intégrales des concertos de Beethoven et de Brahms.