Podcast Les Siècles à propos du Sacre du Printemps.

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L'orchestre Les Siècles de notre ami François-Xavier Roth est l'un des plus dynamiques et créatifs de la scène internationale. Pendant le confinement, l'idée s'est développée de donner via à des concerts malheureusement annulés ou de revenir sur des évènements marquants de l'histoire de l'orchestre. Nous vous invitons à les écouter, en particulier ce passionnant podcast sur le chef d'oeuvre de Stravinsky.

La conception, les interviews et le montage sont à créditer à six membres des Siècles, musiciens ou administratifs : François-Marie DRIEUX (violon solo), Hélène MOUROT (hautbois solo), Simon MILONE (violon), Emmanuel BENECHE (cor), Anouche ALLAIN (administratrice de production) et Lucie PIERRON (administratrice.  L'objectif est de publier un podcast chaque mois : rendez-vous fin juillet pour la seconde partie du Sacre du printemps (avec un focus sur la danse) et fin août avec un podcast sur la deuxième partie des Troyens (actes III à V) qui devait être donnée au festival Berlioz de la Côté Saint-André.

Voyage transfrontalier avec le trio Goldberg

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Serge TANEIEV ( 1856-1915) : Trio à cordes en si mineur ; Jean FRANCAIX (1912-1997) : Trio pour violon,alto et violoncelle ; Joseph HAYDN (1732-1809) : Trio à cordes en sol majeur op.53 ; Zoltan KODALY ( 1882- 1967) : Intermezzo ; Franz SCHUBERT (1797-1828) :  Trio à cordes (Inachevé) en si bémol majeur D471 ; Hans KRÁSA (1899-1944) : Danse ; George ENESCU (1881-1955) : Aubade. "Trio Goldberg"  Liza Kerob, violon ; Federico Hood, alto ; Thierry Amadi, violoncelle - 2020 - Livret en allemand, anglais et français -  61'56  ARS 38 309.

Réouverture de l’Opéra Comique avec sa Maîtrise populaire

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Le moment était très attendu. Le 24 juin dernier, l’Opéra Comique a rouvert ses portes avec un concert de la Maîtrise populaire de l’Opéra Comique, devenant l’une des premières maisons d’Opéra en France à reprendre des activités, même partiellement.
Le concert devait s’adapter aux circonstances sanitaires. Sur la scène, ce ne sont pas les cent enfants de la Maîtrise qui y sont installés, mais une quarantaine de spectateurs sur invitation, placés à un mètre de distance selon les règles appliquées. Les chanteurs, quant à eux, sont répartis dans toute la salle Favart, du parterre jusqu’au troisième balcon, eux aussi espacés.

La mise en place des dispositifs du tournage (le concert a été filmé et visible sur le site de l’Opéra Comique et sur Culturebox.fr) a causé quelques minutes de retard au cours desquelles on a annoncé la reconduction, votée le matin même au conseil d’administration du Théâtre, d’Olivier Mantei pour trois ans supplémentaires à la direction de l’établissement. Une nouvelle accueillie dans l’approbation générale.

Six albums pour le Premier Concours International de Musique Polonaise 2019 

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Du 20 au 27 septembre 2019, la première édition du Concours international Stanislaw Moniuszko de musique polonaise s’est tenue à Rzeszow, ville universitaire de 200 000 habitants, au sud-est de la Pologne, dans les Basses-Carpates. La cité se situe à égale distance de Cracovie et de Lviv, en Ukraine. Cette édition a été organisée par l’Institut de Musique et de Danse, en collaboration avec la Philharmonie Podkarpacka Arthur Malawski où les prestations ont eu lieu dans les deux salles de concert rénovées depuis 2010, dont l’une est consacrée spécifiquement à la musique de chambre. Sous les auspices du Ministère de la Culture et du Patrimoine, ce projet vise à populariser la musique polonaise des XIXe et XXe siècles, en particulier les œuvres méconnues ou oubliées. Le label Dux, qui œuvre de manière inlassable pour une meilleure exploration de cet héritage musical, publie des moments de ce concours sous la forme de six CD séparés, le dernier étant réservé aux trois premiers lauréats des deux spécialités : piano et musique de chambre. 

Volume 1 : Stanislaw MONIUSZKO (1819-1872) : Quatuors à cordes n° 1 et 2 ; Lullaby, Valse, Nocturne, Polonaise et Daniel Polka pour piano ; Contredanses pour piano à quatre mains. Henryk MELCER-SZCZAWINSKI (1869-1928) : La fileuse, Paraphrase sur le « Vieux caporal » de Moniuszko, pour piano ; Trio à clavier n° 2 : Andante con moto. Eryk Parchanski, Daniel Ziomko, Michal Dziewior, Szymon Atys, piano ; Duo de piano Andriuti-Shemchuk ; Quatuor Atma ; Quartetto Nero ; Trio Apeiron. 2019. Livret en polonais et en anglais. 72.26. Dux 1653.

Giovanni Bellucci :  une intégrale des concertos pour piano de Beethoven aux multiples cadences

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Ludwig van BEETHOVEN (1770-1827) : Concertos pour piano et orchestre, intégrale ; cadences alternatives de Johannes Brahms, Franz Liszt, Carl Reinecke, Ferruccio Busoni, Gabriel Fauré, Bernhard Stavenhagen, Glenn Gould et Giovanni Bellucci. Giovanni Bellucci, piano ; Orchestre Symphonique Bienne Soleure, direction Kaspar Zehnder. 2020. Livret en français et en anglais. 255.00. Calliope CAL 2066 (un coffret de cinq CD).

Flagey On Air : une expérience de déconfinement culturel avec l'enchanteur Denis Kozhukhin

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C’est presque timidement, l’air un peu gêné et le cœur balbutiant d’émotion après une trop longue séparation que Flagey rouvre ses portes à son public ce 5 juillet 2020. Et comme pour en attester l’authentique fébrilité, l’entrée ne se fait pas par la place Sainte-Croix, trop envahie de rénovations, mais par le petit hall de la place Flagey.

J’arrive une demi-heure à l’avance. Toutes les portes sont closes. Sauf une. C’est par cette embrasure qu’un petit rituel insolite va s’installer durant les dix concerts que compte cette saison d’été inédite concoctée par Flagey, Musiq3 et Klara. 

Carré blanc sur le visage, élastiques noirs autour de mes oreilles qui les tirent vers l’avant comme dans une mauvaise caricature de Gainsbourg, je fais la file sur le trottoir en attendant qu’une demoiselle à blouse noire avec le logo blanc de la maison m’autorise l’entrée en m’indiquant la marche à suivre, son doigt pointé vers un bidon désuet rempli du sésame le plus célèbre et le plus alcoolique de notre temps. 

Que ce soit dans le hall ou dans les escaliers, le lieu est tatoué par la situation : les marques au sol tous les mètre cinquante, des cordelières et des flèches qui séparent les espaces, et le personnel bienveillant, mais vigilant, chargé de ne pas laisser dévier les distraits qui trouveraient amusant de se perdre dans les bâtiments en tâtant de leur mains potentiellement covidées tout le mobilier du Paquebot. 

Ida Haendel, la Grande Dame du violon, nous laisse sa légende  

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Avec le départ de Ida Haendel, décédée à Miami le 30 juin dernier à l’âge de 91 ans, c’est une Grande Dame du violon, une très Grande, qui vient de tirer sa révérence.
Ce fut un bien long parcours pour cette personnalité attachante en qui la modestie le disputait à l’humour, la présence scénique à la pédagogie chaleureuse et facétieuse. Facétieuse ? En 2009, le label à vocation historique Tahra publiait un album de deux CD intitulé La fête à Stradivarius (TAH 670/71, vol. I). On y trouvait quatre archives destinées à mettre en valeur les instruments prestigieux de Christian Ferras, Zino Francescatti, Gioconda de Vito et Ida Haendel ; celle-ci eut d’abord à sa disposition un Stradivarius de 1726, puis un autre de 1699 qu’elle joua pendant près de quarante ans. Des extraits d’une interview d’avril 2009 accompagnaient la notice réservée à Ida Haendel qui déclarait notamment : J’ai une habitude, je ne joue pas ! Quand des jeunes me demandent des conseils, je leur dis de ne pas étudier ! Je m’explique : vous venez au monde avec un don. Si vous pensez qu’étudier conduit à la perfection, ce n’est pas vrai.

Le don, Ida Haendel l’avait reçu presqu’au berceau et elle l’a exploité dans les plus brefs délais. Mais ce qu’elle ne dit pas, par humilité ou parce que c’est l’évidence même, c’est ce qui apparaît en filigrane : en assurant qu’elle ne joue pas, elle oublie de préciser que tout a coulé de source et qu’elle n’a jamais arrêté de faire corps avec son instrument. 

Tasmin Little et Shlomo Mintz rendent hommage à Ida Haendel

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La grande violoniste Ida Haendel était une personnalité centrale de la scène musicale. L'annonce de son décès a provoqué une grande vague d'émotion chez les artistes, tant cette femme exceptionnelle était aimée du milieu. Outre ses concerts et ses enregistrements qui ont marqué les mémoires, la violoniste avait consacré beaucoup de temps à l'enseignement. Nous avons demandé à deux personnalités majeures de la scène violonistique de nous livrer un témoignage à propos de Ida Haendel. Nous remercions chalheureusement Tasmin Little et Shlomo Mintz

Kirill Karabits, chef d’orchestre dans l’Histoire 

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Le chef d’orchestre Kirill Karabits que l’on apprécie beaucoup dans les pays francophones, est une baguette qui sort de l'ordinaire. Alors qu’il fait paraître une nouvelle interprétation de la Symphonie n°13 de Chostakovitch (Pentatone), il revient sur son parcours discographique, un itinéraire musical loin des facilités et conçu avec réflexion et sens de l’Histoire. 

Vous avez enregistré la Cantate pour le XXe anniversaire de la Révolution d’Octobre de Serge Prokofiev pour Audite (album primé d’un International Classical Music Award). Qu’est-ce qui vous a orienté vers cette oeuvre si particulière ? 

L’année 2017 était marquée par le Centenaire de la Révolution, c’était la meilleure occasion pour programmer et enregistrer cette partition. Elle requiert un effectif instrumental et choral démesuré et j’ai dû mobiliser toutes les formes musicales disponibles : deux choeurs, un ensemble d’accordéons et même un orchestre militaire qui viennent en complément de l’orchestre symphonique. Par ailleurs, cette interprétation marquait également mes premiers concerts comme directeur musical de la Staatskapelle de Weimar. 

Vous publiez un nouvel enregistrement de la Symphonie n°13 de Chostakovitch. C’est une oeuvre à la dimension musicale et historique particulièrement forte. Qu’est-ce qui vous attire dans cette partition ?  

L’histoire tragique narrée par cette oeuvre a une résonance personnelle car je suis né à Kiev, ville où s’est déroulé le massacre de Babi Yar. Dans le cadre de ma collaboration avec l’Orchestre National de Russie, la direction de la phalange m’a demandé de prendre part à leur cycle des symphonies de Chostakovitch pour le label Pentatone. Ils m’ont demandé quelle oeuvre je voulais enregistrer et j’ai naturellement proposé la Symphonie n°13. Ce fut une expérience très forte et très émouvante de la travailler et de l’enregistrer avec cet orchestre.