Herreweghe et la passion selon Saint-Jean de Bach : la ferveur d'abord

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Jean-Sébastien BACH : Passion selon Saint-Jean, BWV 245. Maximilian Schmitt, ténor ; Kresimir Strazanac, basse ; Dorothee Mields, soprano ; Damien Guillon, contreténor ; Robin Tritschler, ténor ; Peter Kooij, basse. Collegium Vocale Gent, direction Philippe Herreweghe. 2020. Livret en anglais, français, allemand et néerlandais. Textes en langue originale, traductions en anglais, français et néerlandais. 107.08. PHI PLH 031 (2 CD).

ModernTimes Edition : le XXe siècle par la route départementale 

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Bernd Alois Zimmermann (1918-1970)-Luigi Dallapiccola (1904-1975)-Henri Dutilleux(1916-2013)-Alberto Ginastera (1916-1983)-Karol Szymanowski (1882-1937)-George Antheil (1900-1959)-Ralph Vaughan Williams (1872-1958)-Dmitry Kabalevsky (1904-1987)-Ernst Krenek (1900-1991)-Paul Hindemith (1895-1963). Marisol Montalvo, Arantza Ezenarro, Maria Isabel Segarra, Valda Wilson, soprano ; Paul Armin Edelmann, baryton ; Yury Revich, violon ; Martin Rummel, violoncelle ; Ewa Kupiec, Frank Dupree, Magda Amara, piano ; Deutsche Staatsphilharmonie Rheinland-Pfalz, Karl-Heinz Steffens. 2014-2019. Livret en allemand et anglais. 10 CD (+1 DVD Bonus) Capriccio C 733. 

Pastorales baroques sur un fringant orgue polonais

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Andreas Schade (1674 – 17??), Cajus Schmedecke (ca. 1555–1611), Petrus de Drusina (1560-1611), Jan Pietersson Sweelinck (1562-1621), Bernardo Pasquini (1637-1710), Johann Kaspar Kerll (1627-1693), Domenico Zipoli (1688-1726), Jakub Valerian Paus (ca. 1705-1750), Josef Seger (1716-1782), František Xaver Brixi (1732-1771), Jan Křtitel Kuchař (1751-1829), Dietrich Buxtehude (1637-1707), Johann Sebastian Bach (1685-1750), Tabulatura Warszawska (ca. 1680) et anonymes. Andrzej Mikołaj Szadejko, orgue de l'église de la Sainte Trinité de Gdańsk (Pologne). Août 2019. Livret en polonais/anglais. TT 72'35. Ars Sonora. ARSO-CD-144

Théâtre national de Belgrade, années 1950 : des moments lyriques fabuleux

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grands opéras russes. Mikhaïl GLINKA (1804-1857 : Ivan Sussanin. Modeste MOUSSORGSKY (1839-1881) : Boris Godounov et Khovantchina. RIMSKY-KORSAKOV (1844-1908) : Snegourotchka (La Filles des neiges). Alexandre BORODINE (1833-1887) : Le Prince Igor. Piotr Illitch TCHAÏKOWSKY (1840-1893) : Eugène Oneguin et La Dame de pique. En bonus : Jules MASSENET (1842-1912) : Don Quichotte. Multiples chanteurs, dont Miroslav Cangalovic, Marija Glavacecic, Drago Starc, etc. Chœurs et Orchestre de l’Opéra National de Belgrade, direction Oscar Danon et Kresimir Baranovic. Livret en allemand et en anglais. Pas de textes des opéras. Plus de 22 heures. Profil Hänssler PH19040 (un coffret de 22 CD).

La Pellegrina, un mariage serenissime à Florence en 1589

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Intermedi della Pellegrina. Florence 1589. Musiques de Cristofano MALVEZZI (1547-1597), Luca MARENZIO (1554-1599), Giulio CACCINI (ca.1550-1618), Giovanni de BARDI (1534-1612), Jacopo PERI (1561-1633) et Emilio de CAVALIERI (1550-1602). Rossana Bertini et Elena Bertuzzi, sopranos ; Candida Guida, alto ; Paolo Fanciullacci, ténor ; Marco Scavazza, baryton ; Mauro Borgioni, basse. Coro Ricercare Ensemble, Compagnia Dramatodia ; Modo Antiquo, direction Federico Maria Sardelli. 2019. Livret en italien et en anglais. Sous-titres en italien, anglais, français, allemand et coréen. 78 minutes. Un DVD Dynamic 37856.

Haenchen enthousiasmant dans Bruckner, Vogt décevant dans Brahms

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Pour un pianiste précédé d’une flatteuse réputation et qui avait laissé en son temps de si beaux souvenirs dans cette même salle Henry Le Boeuf du Palais des Beaux-Arts lors de soirées de sonates avec le violoniste Christian Tetzlaff, on ne peut pas dire que Lars Vogt ait particulièrement convaincu dans le monumental Deuxième Concerto de Brahms qui ouvrait ce concert de l’Orchestre National dans son port d’attache bruxellois. Après une très belle première phrase qui répondait à l’appel de cor qui ouvre l’oeuvre, le pianiste offrit une prestation franchement décevante. Bien sûr, les notes y étaient (ce qui n’est déjà pas mal dans une oeuvre aussi difficile), mais on eût été bien en peine de déceler dans cette version pataude et bruyante le moindre semblant d’interprétation. Les phrasés hachés, les forte métalliques et sursaturés, les aigus sans cesse claquants étaient bien loin de ce qu’on attend d’un pianiste-musicien dans une oeuvre d’une telle grandeur. Certes, Vogt se reprit un peu dans le deuxième mouvement où il prit le temps de sculpter quelques phrases, mais rien ne décollait vraiment. Il apporta même un peu de poésie dans le divin Andante marqué par une belle contribution d’Oslo Leka, violoncelle solo du Belgian National Orchestra, mais retomba bien vite dans ses travers dans un Finale sportif, joué généralement très fort. La lourdeur de cette approche déteignit, hélas, sur l’orchestre dont les violons, jouant le jeu de la surenchère sonore, parurent bien criards.