Anna Fedorova naratrice musicale

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Frédéric CHOPIN (1810-1849) : Ballades n° 1 à 4 op. 23, 38, 47 et 52 ; Franz LISZT (1811-1886) : Trois Sonnets de Pétrarque n° 47, 104 et 123 ; Alexandre SCRIABINE (1877-1915) : Deux Poèmes op. 32 et Sonate n° 4 op. 30. Anna Fedorova, piano. 2019. Livret en anglais et en néerlandais. 69.27. Channel Classics CCS 42219.

Bach dans sa généalogie avec Vox Luminis et Lionel Meunier

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Cantates de Heinrich Bach (1615-1692): Ich danke dir Gott ; Johann Christoph Bach (1642-1703): Die Furcht des Herren; Herr, wende dich und sei mir gnädig; Es erhob sich ein Streit ; Johann Michael Bach (1648-1694): Ach, bleib bei uns, Heer Jesus Christ; Herr, der König freuet sich ; Johann Sebastian Bach (1685-1750): Christ lag in Todesbanden BWV 4.Vox Lumini, Lionel Meunier.  2018-Livret en français, anglais et allemand -  Ricercar RIC 401

Debussy à l’anglaise 

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Claude Debussy (1862-1918) : Nocturnes, Première Rhapsodie, Marche écossaise sur un thème populaire, Les Soirs illuminés par l’ardeur du charbon (orchestration de Colin Matthews), La Damoiselle élue. Sergio Castelló López, clarinette ; Sophie Bevan, soprano ; Anna Stéphany, mezzo-soprano ; Hallé Choir, Hallé Youth Choir, Hallé Orchestra, Sir Mark Elder. 2019-livret en anglais, allemand et français-1 CD Hallé CD HLL 7552

Couleurs avec Artur Pizzaro et Thomas Rösner 

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Francis Poulenc (1899-1863) : Sinfonietta, FP 141 ; Concerto pour piano en ut dièse mineur FP 146 ; Charles Koechlin (1867-1950) : Vers la voûte étoilée Op.129 ; Sur les flots Lointains, Op.130. Artur Pizzaro, piano ; Bamberger Symphoniker, Thomas Rösner. 2017&2019 - Livret en : anglais, allemand et français - 65’29 - 1 CD Odradek ODRCO 364. 

Ravel au piano et à l'orchestre avec Javier Perianes et Josep Pons

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Maurice RAVEL (1875-1937) : « Jeux de miroirs » : Alborada del gracioso, pour orchestre ; Le Tombeau de Couperin, 6 Pièces pour piano ; Concerto pour piano et orchestre en sol majeur ; Le Tombeau de Couperin, suite d’orchestre ; Alborada del gracioso, pour piano. Javier Perianes, piano ; Orchestre de Paris, direction : Josep Pons. 2019. Livret en français, anglais et espagnol. 81.05. Harmonia Mundi HMM 902326.

Dima Bawab, soprano 

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Crescendo Magazine vous propose une rencontre avec Dima Bawab. Soprano d’origine palestinienne, née en Jordanie, la musicienne est aussi à l’aise dans le répertoire baroque que dans le contemporain. On la retrouve dans de nombreux projets qui fédèrent les énergies et les talents par-delà les frontières.  

J’ai lu, en préparant l’entretien, que vous avez appris le cor d’harmonie. Qu’est-ce qui vous a poussé vers cet instrument ?

J’ai commencé mes études musicales à Amman, ma ville natale. Lorsque j’ai voulu apprendre un deuxième instrument (le piano étant le premier), j’avais choisi initialement le saxophone car je développais à ce moment-là une passion pour le Jazz. J’ai été convoquée au bureau du directeur de mon conservatoire me priant d’accepter de choisir le cor comme deuxième instrument car notre orchestre était en manque de corniste. J’ai accepté et je suis rapidement tombée amoureuse de cet instrument qui m’a permis d’intégrer l’Orchestre National et le Big Band à peine deux ans plus tard. 

Vous avez ensuite préféré le chant, qu’est-ce qui ce qui vous a motivée à passer du cor au chant ?

Il était prévu que je mette le cor de côté uniquement le temps de stabiliser ma technique vocale, notamment la respiration. Mais le chant a vite pris le dessus et je me suis consacrée entièrement aux disciplines complémentaires tels le théâtre, l’analyse et les langues.

Vous avez été repérée par Mady Mesplé. Comment s’est passée cette rencontre ?

J’ai rencontré Mady Mesplé lors d’un stage qu’elle animait pour des chanteurs issus de grandes écoles. A l’époque, je n’avais que 17 ans et seulement 1 an d’expérience en chant lyrique. Elle a été très gentille de bien vouloir m’entendre, et durant les 3 semaines de stage, elle m’a prise sous son aile et m’a orientée vers le Conservatoire à rayonnement régional de Toulouse où j’ai pu poursuivre mes études musicales auprès d’Anne Fondeville Bleuse. Je suis sortie diplômée du premier prix avec félicitations de tous les membres du jury. J’ai par la suite poursuivi mes études supérieures au CNSMD de Paris.

Les Contes d’Hoffmann à La Monnaie : les comptes sont-ils bons ? 

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Le retour des Contes d’Hoffmann sur la scène de La Monnaie était un évènement ! En effet, l’opéra fantastique de Jacques Offenbach fit les beaux jours de la scène bruxelloise que ce soit dans la mise en scène de Maurice Béjart dans les années 1960 ou celle de Gilbert Deflo dans les années 1980. Quant à l’icône nationale José van Dam, il enregistra l’oeuvre avec Sylvain Cambreling et ses forces belges dans les années 1980 pour le label EMI, intégrale qui fait encore figure de belle référence. Mais l’évènement de cette nouvelle production est musical !

On connaît la genèse complexe de cet opéra qui fut créé à titre posthume. Face à la multitude des sources, différentes éditions existent, connues sous des appellations très codées : Choudens, Felsenstein, Oeser, Kaye 1, Kaye 2…. Cependant, au fil du temps de nouveaux manuscrits réapparaissent et peuvent être intégrés au texte musical. Dans ce contexte, Michael Kaye et Jean-Christophe Keck, les meilleurs connaisseurs du “Mozart des Champs-Elysées” ont élaboré l’édition la plus exhaustive (publiée chez les Allemands de Schott), mais qui permet aux interprètes d’opérer des choix. Alain Altinoglu dirige donc l’édition la plus complète à ce jour en privilégiant les récitatifs au texte parlé (flexibilité que permet cette édition). Prolongement de cette qualité éditoriale, le directeur musical de La Monnaie dirige Offenbach avec toute la justesse stylistique et les couleurs requises au pupitre d’un orchestre qui est toujours musicalement parfait. Certes les sonorités ne sont pas toujours les plus flatteuses mais le ton est exemplaire sous une baguette qui mène l’oeuvre idéalement tant narrativement que poétiquement. 

König Karotte - Der Zauberer von Oz au Volksoper de Vienne

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Au moment que toute la ville se pare pour accueillir Noël et célébrer le Nouvel An, les maisons d’opéra de Vienne ne restent pas en retrait. Au Staatsoper, La Bohème et Hänsel und Gretel sont à l’affiche en attendant Die Fledermaus, traditionnellement réservée au réveillon du Nouvel An. Le Volksoper, qui propose à son public fidèle un choix varié d’opéras, opérettes et musicals en Allemand n’a qu’à choisir dans son répertoire. Pour fêter le 200e anniversaire de Jacques Offenbach, il s’est attaqué au Roi Carotte -devenu bien sûr König Karotte- dans une traduction du livret de Victorien Sardou par Jean Abel, et présenté avec surtitrage des morceaux chantés.

À Lausanne, une Hélène désopilante, 

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Après avoir ouvert la saison 2019-2020 avec de remarquables Contes d’Hoffmann, l’Opéra de Lausanne affiche, pour les fêtes de fin d’année, La Belle Hélène, afin de commémorer le bicentenaire de la naissance de Jacques Offenbach. Son directeur, Eric Vigié, en commande une nouvelle mise en scène à Michel Fau qui s’entoure d’Emmanuel Charles pour les décors, de Daniel Belugou pour les costumes et de Joël Farbing pour les éclairages. 

Dès le lever de rideau, que de cocasserie avec le temple de Jupin/Jupiter s’encastrant dans les grands boulevards avec leurs immeubles en perspective sur lesquels s’aglutineront les Spartiates en goguette côtoyant une Vénus exhibant ses seins sous ses longs cheveux, un Adonis à peine vêtu d’un pagne, une Léda étreignant son cygne. Hélène fait montre de ses jolis pieds sous une ample crinoline rouge qu’elle troquera contre un truc en plumes à la Zizi Jeanmaire puis un fourreau Chanel noir et blanc sous tiare à aigrettes. Le beau Pâris à crinière blonde arbore la tunique blanche ou bleu ciel, la robe rose d’oracle de Vénus et même les jambières chèvre-pied du satyre se faufilant dans le rêve de la reine en achevant son parcours sous les fanfreluches d’une girl de french cancan, tandis que le décor se métamorphose en rivage de Nauplie avec apparition de la nef en partance pour Cythère. Sous le regard désemparé de Calchas, bardé de rouge sous un impressionnant casque à plumes, le récit mythologique en prend un coup avec la colombe de Vénus se cassant la tête devant les cocottes Parthenis et Loena émoustillant le jeune Oreste devenu preux chevalier, alors que Ménélas, ajustant sa couronne de laurier, enfourche le cheval de Troie pour gagner la Crète.