Véronique Gens et Susan Manoff en récital à la Monnaie

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Véronique Gens et Susan Manoff ont, tel deux rayons de soleil, éclairé la scène de la Monnaie hier soir. Dès leur entrée en scène, le ton est donné. Immédiatement, le public est transporté dans un monde plein de fraîcheur et de générosité.

Leur récital comprenait un florilège de mélodies françaises de Ch. Gounod, E. de Polignac, J. Massenet, G. Meyerbeer, H. Duparc, R. Hahn et J. Offenbach. Une grande complicité semble réunir les deux femmes qui ont, chacune avec leur propre sensibilité, des choses à dire.

 A voir à tout prix, IL GIASONE de Cavalli !  

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Francesco Cavalli (1602-1676) : Il Giasone.  Valer Sabadus (Giasone), Kristina Hammarström (Medea), Kristina Mkhitaryan (Isifile/ il Sole), Willard White (Giove /Oreste), Raul Gimenez (Egeo), Alexander Milev (Ercole), Günes Gürle (Besso), Dominique Visse (Delfa/Eolo), Migran Agadzhanyan (Demo/ Volano), Mariana Flores (Alinda), Mary Feminear (Amore). Capella Mediterranea, direction : Leonardo Garcia Alarcon. Mise en scène : Serena Sinigaglia ; décors et costumes : Ezio Toffolutti ; lumières : Simon Trottet. Réalisation : Isabelle Soulard. DVD – 2017 – 182’29. Texte de présentation en français, en anglais et en allemand. ALPHA-718.

Rencontre avec Annette Vande Gorne

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Dans le prolongement du concert du 30 janvier 2019 au Senghor ayant pour thème "Les Voies de la Voix Acousmatique", dont nous nous sommes fait l'écho par ailleurs, nous avons pu nous entretenir brièvement avec la compositrice Annette Vande Gorne, qui porte haut l'étendard de la musique acousmatique en Belgique.

Considérés comme des courants d'avant-garde au XXème siècle, les musiques concrète, électroacoustique et acousmatique ont-elles aujourd'hui dépassé le stade de l'expérimentation? Quelle est leur place dans le paysage musical actuel? Ne s'agit-il pas aujourd'hui de combats d'arrière-garde, alors que de nombreux compositeurs prônent un retour aux formations "classiques" ou à une nouvelle simplicité?

La question est posée de façon négative, qui oblige à justifier l’existence même de la musique acousmatique, concrète et électroacoustique aujourd’hui… Son existence est au contraire pleinement active et, il est vrai, différente des « retours à » d’arrière-garde à la mode actuellement (tentative de récupération de public à bon compte?). Rien de plus ouvert et accessible que le concert et la musique acousmatiques !

Julien Libeer, un pianiste dans son temps

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Le jeune pianiste belge Julien Libeer est un talent qu’on s’arrache. Repéré dès 2010 par l’Union de la Presse musicale belge, ce musicien complet passe avec aisance du récital au concerto en passant par la musique de chambre. Crescendo Magazine vous propose de rencontrer un artiste engagé sans son époque, alors que sort un album assez disruptif consacré à Mozart et Lipatti.

Vous proposez sur cet album le concerto de Dinu Lipatti ? Une oeuvre fort rare, comment l’avez-vous découverte ?

J’ai eu un grand coup de foudre pour Lipatti pianiste quand j’étais étudiant au conservatoire. Du coup, avec l’enthousiasme propre aux jeunes amoureux, je me suis plongé dans sa discographie, sa biographie, j’ai donc inévitablement découvert qu’il avait également été compositeur. Quand j’ai fait mon premier disque, j’avais déjà décidé de le ‘remercier’, pour le dire ainsi, en y incluant quelques pièces solo, aux côtés de Ravel -autre compositeur à la pensée limpide.

Jean-Pierre Leguay par les Éditions Lemoine

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Les éditions Lemoine s’enrichissent de deux ouvrages de Jean-Pierre Leguay, compositeur et organiste français né en 1939. Premier Prix d’orgue et d’improvisation en 1966 et diplômé de composition en 1970, il fut l’organiste titulaire du grand orgue de Notre-Dame des Champs à Paris de 1961 à 1984 avant d’être co-titulaire des grandes orgues de la Cathédrale Notre Dame de Paris en 1985. Auteur de plus de 70 œuvres, Jean-Pierre Leguay écrit pour toutes formations confondues, de la pièce pour orgue au sextuor vocal.

Le très inquiétant Cas Jekyll de François Paris

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Le Cas Jekyll de François Paris est une magnifique surprise. Malgré un dispositif minimaliste, l’ouvrage s’écoute comme un terrifiant épisode de la 4ème dimension. L’absence de surtitres ne gêne en rien la compréhension de l’histoire, et on se tient rivé à son siège durant la petite heure de représentation.

Créé en novembre dernier à Saint-Quentin en Yvelines (et repris ici au Théâtre de Malakoff), Le Cas Jekyll est le deuxième opéra de François Paris. Le précédent ouvrage du compositeur, Maria Republica à l’Opéra d’Angers-Nantes, tentait un mariage probablement trop ambitieux entre le grand opéra et l’univers sulfureux de l’écrivain Agustin Gomez Arcos. De façon problématique, l’ouvrage hésitait entre chronique réaliste et érotisme fantastique.

Ouverture en quatuor

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Le festival de l’OPRL « Storytelling » s’est ouvert  dans la Salle académique de l’Université de Liège en petit comité avec la mezzo-soprano Albane Carrère et le quatuor à cordes Alfama. Au programme de ce concert de midi, 3 œuvres de musique de chambre au style varié : Il Tramonto de Respighi, l’Andante con moto du quatuor à cordes La jeune fille et la mort de Schubert (D.810, deuxième mouvement) et le cycle de lieder Envie de nostalgie – randonnée avec Schubert qui comporte des arrangements de lieder de Schubert et deux compositions personnelles du compositeur belge Jean-Luc Fafchamps.

Flagey Piano Days 2019

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Pour la sixième fois déjà, les Flagey Piano Days attirent vers le paquebot des Etangs d’Ixelles les amateurs de l’instrument-roi en permettant d’entendre aussi bien des vedettes confirmées que ceux et celles qui seront peut-être les stars de demain.

Même si la plupart des 18 concerts étalés exceptionnellement cette année sur 6 jours respectent à peu de choses près la durée d’une heure normalement prévue, il faudrait une belle endurance au plus ardent des pianophiles pour assister à tous.

Shostakovich et la musique de chambre

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Dmitri Shostakovich (1906-1975) : Trio avec piano n°1 Op. 8 – Quintette avec piano Op. 57 – Sonate pour violon et piano Op. 134 - Modérato pour violoncelle et piano – Sonate pour violoncelle et piano Op. 40 – Trio avec piano n°2 Op. 67 – Sonate pour alto et piano Op. 147. DSCH – Shostakovich Ensemble : Filipe Pinto-Ribeiro, piano – Corey Cerovsek, violon – Cerys Jones, violon – Isabel Charisius, alto – Adrian Brendel, violoncelle. 2018-DDD-CD1 71’56 CD2 78’45-Textes de présentation en anglais, français et espagnol-Paraty-718232

A Genève, une pianiste phénoménale, Beatrice Rana

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Au cours d’une saison, la série ’Les Grands Interprètes’,  organisée par l’Agence Caecilia, permet parfois de découvrir un jeune artiste dans la phase ascendante d'une prestigieuse carrière. Ce fut le cas le 6 février  au Victoria Hall de Genève avec une pianiste de vingt-six ans, Beatrice Rana, née à Copertino dans la province de Lecce. Au clavier dès l’âge de quatre ans, jouant avec orchestre le Concerto en fa mineur de Bach à neuf ans, elle devient élève de Benedetto Lupo au Conservatoire ‘Nino Rota’ de Monopoli et décroche, en juin 2013, la médaille d’argent et le prix du public au Concours Van Cliburn de Fort Worth au Texas. Et son récital à Genève révèle un talent hors du commun.