Concours Reine Elisabeth 2016 : Palmarès
C'est un peu après minuit qu'Arie van Lysebeth, Président du jury, a proclamé le résultat final du Concours Reine Elisabeth, après quatre semaines d'épreuves qui ont permis au jury d'apprécier les talents :
C'est un peu après minuit qu'Arie van Lysebeth, Président du jury, a proclamé le résultat final du Concours Reine Elisabeth, après quatre semaines d'épreuves qui ont permis au jury d'apprécier les talents :
Henry Kramer (Etats-Unis, 29 ans)
Henry Kramer clôture de belle manière ces douze interprétations. Chaque pianiste aura nourri la pièce de sa personnalité. Beau souci du détail pour Kramer.
Remarquable Prokofiev. Le son n'est jamais dur ni agressif. Sa prestation a décollé surtout à partir du second mouvement. Jeu ludique, virevoltant et risqué mais très beau à voir et à entendre. Verdict dans une heure environ.
Kana Okada (Japon, 25 ans)
L'imposé est très réussi. Un onzième papillon féminin cette fois. Elle nous a fait découvrir de nouveaux détails et l'orchestre aussi d'ailleurs. La partition est de mieux en mieux maîtrisée.
2e Concerto de Rachmaninov : pianiste très élégante avec de belles idées. Elle a été malheureusement trop souvent couverte par l'orchestre. Elle devait lutter dans les tutti où on aurait aimé une envolée dans un lyrisme transporté !
Cette avant-dernière soirée de Finales a présenté deux pianistes diamétralement différents, le Russe Dmitry Shishkin et le jeune Italien Alberto Ferro. Ce dernier a livré une prestation remarquable tant dans l'imposé A Butterfly's Dream que dans le rarement joué premier concerto de Rachmaninov.
C'est lors de la dernière soirée que nous pourrons écouter le seul 2e Concerto de Rachmaninov des Finales. Ils n'étaient que 4 sur les 76 candidats à le proposer au départ; il en restait 3 en demi-finales. C'est vrai que les candidats lui préfèrent le 3e Concerto, plus démonstratif, plus extraverti, plus apte à manifester leur virtuosité.
Il sera joué samedi en début de soirée par la Finaliste japonaise Kana Okada.
Ouvrant cette quatrième soirée de la finale du Concours, Larry Weng (28 ans, Chine-Etats-Unis) aborde l’imposé de Claude Ledoux dans un style qu’on qualifiera de costaud et à poigne.
Très rarement joué, le 1er Concerto pour piano en fa dièse mineur op. 1 de Sergueï Rachmaninov a été choisi par le Finaliste italien Alberto Ferro qui le donnera vendredi en fin de soirée.
Je n'ai pu me procurer la partition telle qu'elle sera jouée : dans sa version révisée de 1917. Je dispose de celle de 1892 mais elle est fort différente; j'ai commandé la version 1917... mais l'attends toujours...
Ce que je propose ici sera donc une présentation générale de l'oeuvre.
Pendant le Concours, « ils » défilent sur les écrans de nos télévisions et s’affichent dans les pages du programme. Leurs noms n’intriguent pas : ils sont familiers de notre quotidien au travail, à la maison, dans nos loisirs.
Patricia Bogert (lire son interview en nos pages) a brièvement évoqués pour nous les sponsors du Concours, mais nous avons souhaité les rencontrer pour comprendre mieux les relations qui les unissent à l’événement.
Monja Lamal, Sponsoring Manager chez BNP Paribas Fortis a aimablement répondu à nos questions.
De tous temps mages et exorcistes ont su le pouvoir des mots métamorphosés en chant dans le creuset du lyrique. Verdi également. Et lorsque l'incantation circule librement, sans obstacle entre scène, fosse et salle, advient une communion unique. C'est le cas avec cette heureuse reprise grâce à un chef d'orchestre et une soprano en totale osmose.
Reprise d'une production de mai 2012, fidèle au concept de base de l'Opéra Royal de Wallonie : monter des oeuvres du grand répertoire avec de belles voix et une mise en scène lisible. La Traviata est, avec Rigoletto, sans doute l'oeuvre la plus souvent représentée de Verdi; les solistes, pour n'être pas des stars, étaient bien distribués, et Stefano Mazzonis de Pralafera n'a pas son pareil pour présenter l'opéra italien dans un langage scénique actuel, sans prétentions inopportunes.
Edvard Grieg
(1843-1907)
Mens Jeg Venter; Den hvide, røde Rose; Jeg giver mitt Dikt til Våren; En Fuglevise; To brune øyne
Hugo Wolf (1860-1903)
Auch kleine Dinge können uns entzücken; Mir ward gesagt, du reisest in die Ferne; Du denkst mit einem Fädchen mich zufangen; Nein, junger Herr!; Ich hab’ in Penna einen Liebsten wohnen; Mausfallensprüchlein; Die Spröde; Die Bekehrte; Er ist’s
Richard Strauss (1864-1949)
Herr Lenz; Drei Lieder der Ophelia (1. Wie erkenn ich mein Treulieb vor andern nun? 2. Guten Morgen, ’s ist Sankt Valentinstag, 3. Sie trugen ihn auf der Bahre bloß); Ich schwebe wie auf Engelsschwingen
Agathe Backer-Grøndahl (1847-1907)
Les mélodies sont extraites du cycle Barnets vårdag
En Kviddrende Laerke; Vaarmorgen i skogen; Blomstersanking; Mot Kveld; Sov saa stille.
Mari Eriksmoen – soprano, Alphonse Cemin – piano
2015-DDD-47’12- Textes de présentation en français, en anglais et en allemand-Alpha 207