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Florilège de partitions en ce début d’automne !

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Contre vents et marées, les maisons d’édition poursuivent leur travail en confirmant un intérêt pour la création ou le renouveau.

Nous vous proposons de découvrir une sélection de nouveaux ouvrages parus chez Vandevelde, Lemoine, Symétrie et Bärenreiter.

Natahlie Bera-Tagrine : Les soirées musicales du Trans-Sibérien , pour piano – Éditions Vandevelde – ISMN 979-0-56005-312-7/Allures, 8 mesures pour un geste pour piano – Éditions Vandevelde – ISMN 979-0-56005-311-0

Mozart et Beethoven chez Henle, Wiener Urtext et Bärenreiter

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Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Drei Sätze für Klaviertrio, fragments K. 442, Henle Verlag, ISMN 979-0-2018-1379-0

A la mort de Mozart, Constanze, en compagnie de son futur mari Georg Nikolaus Nissen et de l’Abbé Maximilian Stadler, fit le tri des œuvres de son défunt mari. A cette occasion, le groupe découvre cinq fragments de trios avec piano inachevés. Sur les cinq, seuls trois étaient suffisamment avancés pour en permettre une publication. C’est à Stadler, ami proche du compositeur et excellent claviériste par ailleurs, que l’on doit chaque complément. Les éditions Henle réunissent ces trois fragments ainsi qu’un mouvement en ré majeur, en appendice, attribué à Stadler. Une proposition alternative de Robert D. Levin pour chacun des fragments complète cet ouvrage de grande qualité. De quoi laisser libre à cours à son imagination. 

Ludwig van Beethoven (1770-1827) : Sonates pour piano 12 à 23, Wiener Urtext Edition, ISMN 979-0-50057-405-7

C’est l’anniversaire Beethoven et nul ne boude son plaisir de proposer de nouvelles éditions de son œuvre. Jochen Reutter signe, de nouveau pour Wiener Urtext, un second cahier « intégrale » réunissant cette fois les sonates 12 à 23 composées entre 1800 et 1806. Comme pour le premier tome, différentes propositions de doigtés sont offertes au lecteur tandis qu’à travers une excellente préface, Reutter brosse le paysage historique avec minutie tout en expliquant son travail de recherche et de lecture à partir de sources autographes et autres documents historiques. Un travail colossal toujours aussi bien présenté et documenté, clair grâce à une qualité de graphie et d’impression remarquable et un appareil critique conséquent. 

Lieder de Schubert en playlist et Mozart en solo

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Les éditions Bärenreiter se plaisent à faire tourner leur catalogue. La série urtext sur les lieder de Schubert de l’éditeur allemand est un must absolu ! Mais l’intégrale des 642 lieder de Schubert occupe de la place ! Dès lors, Christine Martin en propose une sélection de 13, une playlist qui s’adresse autant à l’étudiant qu’à l’amateur. On voit ainsi défiler en étape les grands tubes comme Le roi de Thulé, ou des extraits de la Belle meunière ou du Voyage d’Hiver. L’édition est naturellement sérieuse et le graphisme est fort sympathique et avenant. Vendu à petit prix, cette compilation musicologique est une affaire !  Notons qu'il existe la version pour voix haute et voix médium. 

A taste of Schubert, Bärenreiter, BA 9119, ISNM 979-0-006-56667-9

Piano et violon en Urtext chez Bärenreiter

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La série des Urtext Bärenreiter s’enrichit de quelques belles nouveautés pour le répertoire pianistique : Beethoven naturellement, mais aussi Smetana et une belle redécouverte pour violon et piano de Joachim.

Bedřich Smetana, Macbeth

La musique pour piano de Smetana reste un terrain à défricher et à découvrir. A l’exception de son unique sonate en sol mineur, elle se compose principalement de petites pièces à l’écriture fignolée et au style dansant. Passionné de littérature, Smetana est l’auteur d’un superbe poème symphonique d’après le Richard III de Shakespeare. En 1859, alors qu’il réside en Suède, il compose ce court Macbeth d’après le même auteur anglais. Cette pièce est également connue sous le titre Macbeth et les Sorcières.

Haydn et Dvořák en Urtext chez Bärenreiter

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Dans le cadre de sa célèbre collection Bärenreiter Urtext, la maison d’édition allemande propose une série de nouveaux titres autour de partitions plutôt peu connues d’Antonin Dvořák et de Joseph Haydn.

Antonin Dvořák (1841-1904) : Concerto pour piano en sol mineur.

De Dvořák, il faut saluer un travail sur l’unique concerto pour piano du compositeur. En dépit de ses innombrables beautés, ce concerto pour piano souffre de la célébrité des oeuvres concertantes pour violoncelle et pour violon. Malgré une discographie de haute qualité dominée par la gravure légendaire de Sviatoslav Richter avec Carlos Kleiber (Warner), il est toujours resté dans l’ombre des programmations. Les amoureux de cette oeuvre connaissent également la problématique de cette partition et de ses nombreuses corrections et même réécritures, qu’elles soient de la main de Dvořák ou, surtout, de celle du pianiste Vilém Kurz qui avait profondément remanié la partie de piano.

Chez Bärenreiter, l' "Ecole de violon" de Otakar Sevcik

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L'oeuvre complète de Otakar Sevcik couvre tous les champs de la technique du violon, du niveau le plus élémentaire aux exercices plus spécifiques à résoudre des problèmes techniques propres à chacun en passant par les études analytiques des concertos standards. Aujourd'hui, plus de 130 ans plus tard, sa "Violin School" représente une des plus importantes méthodes d'enseignement de l'instrument.