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La saison 2026-2027 du Namur Concert Hall au Grand Manège

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La nouvelle saison namuroise est annoncée ! C'est un menu royal !

Le double anniversaire qui structure la saison 2026-2027 du Namur Concert Hall au Grand Manège ne relève pas du prétexte commémoratif : il tient de la démonstration. Les quarante ans du Chœur de Chambre de Namur et les cinq ans du bâtiment permettent de réunir, pour la première fois en une même saison, l'ensemble des productions que le Centre d'Art Vocal et de Musique Ancienne porte à travers le monde. Ce que le Concertgebouw d'Amsterdam, la Philharmonie de Paris, l'Opéra de Vienne ou l'Elbphilharmonie accueilleront cette année prend naissance ou trouve son aboutissement ici, rue Rogier. Plus de quatre-vingts concerts, une densité de programmation qui n'a guère d'équivalent.

Les piliers de la saison sont d'abord vocaux et baroques — à la mesure de ce que le Chœur de Chambre de Namur représente aujourd'hui dans le paysage européen. Marie-Nicole Lemieux signe sa prise de rôle dans la Médée de Charpentier avec Les Épopées de Stéphane Fuget. Reinoud Van Mechelen dirige la première mondiale au disque d'Alcide de Lully-Marais, puis sa propre lecture de la Passion selon saint Jean, œuvre qu'il a longuement chantée sous la direction d'Herreweghe, Christie et Rattle avant d'en assumer lui-même la direction. Leonardo García-Alarcón et Cappella Mediterranea sont au cœur de quatre productions majeures : l'Orfeo de Monteverdi après la Philharmonie de Paris, la Passion selon saint Matthieu en tournée vers Genève et Valence, l'Ercole amante de Cavalli en avant-première européenne, et les Concertos pour violon de Bach avec Chouchane Siranossian — enregistrés au Grand Manège dans les jours qui précèdent le concert. Christophe Rousset fait son retour avec le Requiem de Campra. René Jacobs ressuscite le Falstaff de Salieri à la tête du B'Rock Orchestra, en avant-première avant Bruxelles et Cologne. La Messe en si mineur de Bach, confiée à Bart Van Reyn et Il Gardellino, couronne les quarante ans du Chœur avant une tournée qui la conduira jusqu'à Amsterdam.

Violoncelle et piano de Gabriel Fauré : une intégrale plus que complète

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Fauré authentique. Gabriel Fauré (1845-1924) : Sonates pour violoncelle et piano n° 1 op. 109 et n° 2 op. 117 ; Berceuse op. 16 ; Élégie op. 24 ; Romance op. 69 ; Papillon, op. 77 ; Sicilienne op. 78 ; Sérénade op. 98 ; Après un rêve op. 7/1, arrangement Pablo Casals ; Berceuse de Dolly op. 56/1, arrangement Marc Coppey ; Allegro moderato pour deux violoncelles. Marc Coppey, violoncelle ; François Dumont, piano. Avec la participation de Pauline Bartissol, violoncelle. 2023. Notice en allemand et en anglais. 67’ 07’’. Audite 97.825. 

A Genève, François Dumont ouvre brillamment le Festival Chopin   

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Au cours de chaque automne a lieu à Genève un Festival Chopin qui se déroule en trois ou quatre lieux différents. Pour une 24e édition depuis 1997, son infatigable présidente, Aldona Budrewicz-Jacobson, sollicite à nouveau le concours du pianiste lyonnais François Dumont qui, outre le concert d’ouverture, dirige une masterclass durant quatre jours. 

Le 11 novembre au Conservatoire de Musique, il intitule son programme ‘Chopin et le charme de ses fantaisies’ et le commence par la redoutable Polonaise en la bémol majeur op.61 dite Polonaise-Fantaisie, où il dilue dans le jeu de pédale les longues cadences en arpèges en leur prêtant un tour énigmatique. Mais l’indication A tempo giusto permet d’édifier la polonaise proprement dite par le martellement des octaves qui dynamise la progression, tout en ménageant les contrastes d’éclairage jusqu’à un Poco più lento aux couleurs tamisées. Mais la liquidité des trilles en tierces ramène le caractère héroïque du début pour conclure par une péroraison grandiose. A titre d’intermède s’y enchaîne la célèbre Fantaisie-Impromptu en ut dièse mineur op.66, développée avec une vélocité ahurissante qui s’apaise avec le moderato cantabile traité ici comme l’une de ces arie de Bellini modérément ornementée que l’on pouvait entendre aux ‘Italiens’, avant que ne reprenne le babillage du début. Le rideau semble se refermer avec la Fantaisie en fa mineur op.49 dont le Tempo di marcia est buriné à la pointe sèche par des accords acérés que diluent les formules en arpèges faisant avancer le discours vers un agitato pathétique, tempéré fugacement par un Lento sostenuto totalement intériorisé.

Brillante ouverture du Festival Chopin à Genève

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Chaque automne à Genève, a lieu un Festival Chopin qui, en l’espace d’une semaine, organise concerts, récitals et une masterclass. Pour la 23e édition, la Société Frédéric Chopin de Genève et son infatigable présidente, Aldona Budrewicz-Jacobson, sollicitent des artistes provenant des horizons les plus divers. Et le concert d’ouverture du 4 octobre au Studio Ernest-Ansermet fait intervenir le pianiste lyonnais François Dumont qui, outre la partie récital, dialogue avec la soprano irlandaise Helen Kearns et avec le Quintette Ephémère. 

Prix des Concours ‘Reine Elisabeth’ en 2007 et ‘Chopin’ de Varsovie en 2010, il propose d’abord deux pages de la maturité datant de 1841. Le Nocturne en fa dièse mineur op.48 n.2 révèle un cantabile d’une extrême liberté, s’étirant sur la profondeur d’une basse en arpèges, qui débouche sur un ‘Più lento’ osant les ruptures comme un declamato tragique ponctué par de véhéments tutti. La Polonaise en fa dièse mineur op.44, redoutable d’exécution, est emportée par un souffle héroïque où le trille éruptif dynamise les octaves, alors que le ‘Tempo di Mazurka’ tire le rideau en instillant un coloris nostalgique que zébreront deux traits ascendants ramenant la narration tragique.