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Bach à Lüneburg : neuvième volume d’une remarquable intégrale de l’Orgelwerk

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Intégrale de l’oeuvre d’orgue vol. 9. Johann Sebastian Bach (1685-1750) : Variations canoniques BWV 769/760a ; Fuga sopra il Magnificat BWV 733 ; Aria d’après Couperin BWV 587 ; Variations sur Herr Christ der einig’ Gottessohn Anh.77 ; Fugue en sol mineur BWV 131a ; O Vater allmächtiger Gott BWV 758 ; Fugue en sol majeur BWV 577 ; Wenn wir in höchsten Nöten sein Anh.78 ; Liebster Jesu, wir sind hier BWV 754 ; Six Chorals « Schübler ». Marie-Ange Leurent, Éric Lebrun, orgue de l’église Saint Jean de Lüneburg. 2023. Livret en français. 74’13''. Chanteloup Musique.

Le Ring à Bayreuth en 1953 : Joseph Keilberth exalte le chant

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Richard Wagner (1813-1883) : Der Ring des Nibelungen. Hans Hotter (Wotan, Wanderer), Martha Mödl (Brünnhilde), Wolfgang Windgassen (Siegfried), Ramón Vinay (Siegmund), Regina Resnik (Sieglinde), Gustav Neidlinger (Alberich), Joseph Greindl (Fafner, Hunding, Hagen), Ira Malaniuk (Fricka, Waltraute), Rita Streich (Waldvogel), etc. ; Chœurs et Orchestre du Festival de Bayreuth, direction Joseph Keilberth.  1953. Notice en anglais et en allemand. 14 h. 15’. Un coffret de 12 CD Pan Classics PC 10461

Un émouvant hommage posthume à Frans Brüggen et à Louis Andriessen

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Tales of song and sadness. Œuvres de Josquin des Prez (ca. 1455-1521), Thomas Preston (?-1559), Jacob van Eyck (1589/90-1657), Jean-Philippe Rameau (1683-1764) et Louis Andriessen (1939-2021). Frans Brüggen, flûte ; Sour Cream ; Cappella Amsterdam, direction Daniel Reuss ; Orchestre du XVIIIe siècle, direction Frans Brüggen et Daniel Reuss. 1965-2024. Notice en anglais et en néerlandais. 61’ 30’’. Pentatone PTC 5187 389. 

Séduisant récital Grand Siècle pincé par Luca Pianca

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Narcisse au Parnasse. Œuvres d’Ennemond Gauthier “le Vieux” (1575-1651), Pierre Dubut “père” (c1610-1681), Pierre Dubut “fils” (post 1642-c1700), Robert de Visée (1660-1720), Antoine Forqueray (1672-1745), Charles Hurel (fl 1665-1692). Luca Pianca, luth, théorbe. 2022. Livret en anglais, français, italien. 69’35. Passacaille PAS 1145

Chansons à l’époque de Balzac et de sa Comédie humaine

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La Comédie humaine. Chansons de Marc-Antoine-Madeleine Désaugiers (1772-1827), Pierre Dupont (1821-1870), Émile Debraux (1796-1831), Daniel-François-Esprit Auber (1872-1871), Pierre-Jean de Béranger (1780-1857), Jean Anthelme Brillat-Savarin (1755-1926), Eugène-François Vidocq (1775-1857), Alexandre-Joseph Doche (180&-1869), Joseph-Philippe Simon dit Lockroy (1803-1891) et Adolphe Anne François Choquart (1800-1859). Lucile Richardot, mezzo-soprano ; Cyrille Dubois, ténor ; Arnaud Marzorati, baryton ; Jérôme Varnier, basse ; Les Lunaisiens, direction artistique Arnaud Marzorati. 2022. Notice en français et en anglais. Textes des chansons avec traduction anglaise. 63’ 21’’. Alpha 1105.   

Papier à musique : Calligraphie debussyste

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Qui n’a pas rêvé d’avoir accès aux manuscrits des plus grands compositeurs, rêve devenu réalité dans une certaine mesure, depuis que les détenteurs de ces manuscrits acceptent qu’ils soient reproduits en tout ou partie. Sans dénier l’interêt de certains livres qui proposent des pages isolées de grands manuscrits, le musicien cherchera plutôt des fac-similé complets pour s’immerger totalement dans l’œuvre concernée et tenter d’en comprendre la gestation, une approche graphologique en quelque sorte, une approche pleine de surprises. Rien de nouveau dans le fait que le côté brouillon parfois indéchiffrable des manuscrits de Beethoven révèle une personnalité tourmentée et passionnée. On le savait. De même, l’écriture bien ordonnée de Jean-Sébastien Bach correspond parfaitement à la musique structurée qu’il nous a livrée. Mozart, plus difficile ; ça part dans tous les sens. Ravel, de belles pages d’écriture. Berlioz, Mahler, de parfaits reflets de l’instabilité de ces compositeurs. Et Debussy ? Plus besoin d’aller à la BNF, le manuscrit de La Mer est à présent disponible en fac-similé (Bärenreiter), accompagné d’une analyse de Denis Herlin et Mathias Auclair. Depuis l’époque des premières publications en fac-similé, les techniques de reproduction ont fait des progrès considérables, notamment les contrastes qui rendent lisibles les moindres détails. Et ils sont essentiels car Debussy aimait les pattes de mouches.

Le chef d’orchestre qui ouvre un tel volume commence par chercher les différences. Bien sûr les fanfares à la fin des Dialogues du vent et de la mer. Elles sont bien présentes dans le manuscrit original, mais elles avaient été supprimées dans la seconde édition qui a servi de référence pour la postérité et on les joue rarement aujourd’hui. J’ai eu la chance d’entendre Ansermet diriger La Mer à la fin de sa vie. Il les avait rétablies et m’avait expliqué que c’était le choix ultime de Debussy. Dont acte.