A L’Opéra

Sur les scènes d’opéra un peu partout en Europe.

Eblouissante diffraction du désir : Eliogabalo au Palais Garnier

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C'est en une « course à l'abîme » éperdue, une diffraction quasi chimique du désir que s'ouvre la saison de l'Opéra National de Paris avec l' Eliogabalo de Francesco Cavalli (1602-1676). Dans la recherche de « l'art total » objectif de l'opéra naissant, Cavalli -dans le sillage de Monteverdi- apporta une fluidité dans l'action dramatique, de sublimes « lamentos », l'intervention de duos, chœurs, ensembles, l'intrication des thèmes personnages et émotions extrêmes que l'on retrouvera dans toute la musique occidentale à venir.

Décidément, Macbeth n'a pas de chance à La Monnaie

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© Bernd Uhlig

La production de Macbeth (Verdi), mise en scène par Warlikowski en 2010, était désolante, à mes yeux, et cette nouvelle mise en scène d'Olivier Fredj ne m'a pas davantage convaincu. Comment est-ce possible, alors que la pièce de Shakespeare reste l'une des plus extraordinaires qui soient, l'une des plus parlantes aussi, au-delà des siècles ? Je ne comprends pas.

Une Belle au Bois Dormant historiciste à la Bastille

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© Ula Blocksage / Opéra national de Paris

A la suite de la venue du New York City Ballet au Châtelet en juillet dernier, l’Opéra de Paris invite l’American Ballet Theatre pour dix représentations de La Belle au Bois Dormant. La production date de mars 2015 et a été conçue par le chorégraphe en résidence Alexei Ratmansky qui se proposait de remonter l’ouvrage tel qu’il avait été créé au Théâtre Marinsky de Saint-Pétersbourg le 3 janvier 1890.

A Pesaro : une 'Nonna del Lago', un Turc burlesque racheté par Cyrus et la fête à Florez

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Ciro in Babilonia. Eva Podles et Antonino Siragusa

Le programme de la 37ie édition du Rossini Opera Festival dans la ville natale du compositeur proposait trois productions d’opéra : La Donna del lago, Il Turco in Italia et Ciro in Babilonia puis la déjà traditionnelle présentation des jeunes artistes de l’Accademia Rossiniana dans Il Viaggio a Reims et plusieurs concerts dont un gala en honneur de Juan Diego Florez à l’occasion du 20e anniversaire de ses débuts à Pesaro.

Mozart pas trop bien servi à Salzbourg

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Apparemment pour la dernière fois les trois opéras Mozart-da Ponte dans une mise en scène de Sven-Eric Bechtolf, le directeur artistique par interim du festival, sont à l’affiche. Ce sont des reprises, plus ou moins adaptées des productions présentées les dernières années. « Cosi fan tutte » a déménagé de la scène assez intime de la Haus für Mozart à la grande espace de la Felsenreitschule.

A Salzbourg, bon accueil du nouvel opéra de Thomas Adès

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Francisco (Iestyn Davies), Silvia (Sally Matthews), Leticia (Audrey Luna),
Leonora (Anne Sofie von Otter), Doctor (John Tomlinson), Salzburger Festspiele/Monika Rittershaus

Le programme des Salzburger Festspiele offre cette année) neuf opéras et un musical (West Side Story de Leonard Bernstein avec Cecilia Bartoli en Maria). Trois opéras sont présentés en version concert et affichent une star : Anna Netrebko pour Manon Lescaut (Puccini), Placido Domingo dans Thaïs (Massenet) et Juan Diego Flores dans Il Templario, un opéra peu connu de Otto Nicolai.

L'opérette reste populaire

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Mörbisch, une petite ville pittoresque sur les bords du Neusiedler See dans le Burgenland autrichien, accueille depuis 1957 pendant les mois de juillet et août un festival d’opérette. On y donne surtout des opérettes de compositeurs autrichiens et hongrois et, depuis quelques années, on y ajouté des musicals.

A Orange, le triomphe d’Ermonela Jaho en Butterfly

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La soprano albanaise Ermonela Jaho et le ténor américain Bryan Hymel © Sylvain Thomas

Les Chorégies d’Orange ont connu un printemps mouvementé avec le départ en fanfare de Raymond Duffaut, directeur durant trente-quatre ans, et de Thierry Mariani, président pendant vingt ans. La menace d’un retrait de subvention de la part du Ministère de la Culture a fait nommer hâtivement à leur place Jean-Louis Grinda, actuellement à la tête de l’Opéra de Monte-Carlo, et Christine d’Ingrando.