Au Concert

Les concerts un peu partout en Europe. De grands solistes et d’autres moins connus, des découvertes.

Le Festival Prokofiev de l’ONB

par

Sergey Prokofiev (1891-1953) : Ouverture sur des thèmes juifs, op. 34bis – Concerto pour violon et orchestre en ré majeur, op. 19 – Roméo et Juliette, op. 64 (extraits)
Orchestre National de Belgique, Andrey Boreyko, direction – Julia Fischer, violon

A Paris : un concert en temps de guerre

par

Deszö Ranki

Orchestre National de France, Daniele Gatti (direction), Dezsö Ránki (piano)
On quitte Bruxelles, ville morte, ce samedi, pour rejoindre Paris qui, huit jours après les tragiques attentats, peine encore à se remettre du choc. Il y a étonnamment peu de monde dans les rues, les commerces n’attirent plus grand monde, alors que restaurants et cafés sont bien moins remplis qu’à l’accoutumée, et la circulation inhabituellement fluide.

L’ONB au meilleur de sa forme

par

Andrey Boreyko

Fazil Say (°1970) : Concerto pour piano et orchestre n°3, op.11, « Silence of Anatolia »
Maurice Ravel (1875-1937) : Concerto pour piano et orchestre en sol majeur
Nikolay Rimsky-Korsakov (1844-1908) : Shéhérazade, suite symphonique op.36

Orchestre National de Belgique, Andrey Boreyko, direction – Fazil Say, piano,

8ème Concours International de Chant-Piano Nadia et Lili Boulanger

par

Le Duo Marie Perbost / Joséphine Brault

Mélodies sur fond de kalachnikov
Il y a presque 100 ans, le 21 mars 1918 tandis que les raids des gothas (gros bi-moteurs bombardiers) sur Paris faisaient plus de 200 morts, que le maigre convoi mortuaire de Debussy traversait les rues sous les tirs ennemis, l'Opéra reprenait « Castor et Pollux » de Rameau. Ce vendredi 13 novembre 2015, à l'issue de la Première épreuve du Concours bisannuel de Chant-Piano Nadia et Lili Boulanger distinguant les semi-finalistes, alors que les tirs proches de kalachnikov venaient de ravager Paris et que l'état d'urgence suspendait tout rassemblement public, le jury et les organisateurs du Concours Nadia et Lili Boulanger prirent la décision courageuse de poursuivre le Concours à huis clos.

Un nouveau départ pour la Monnaie

par

Alain Altinoglu © Marco Borggreve

Même si Alain Altinoglu ne prendra officiellement ses fonctions de directeur musical de la Monnaie qu’en janvier 2016, les hasards de la programmation faisaient qu’il se retrouvait pour la première fois depuis l’annonce de sa nomination à la tête de l’orchestre et du choeur de la maison bruxelloise (auquel se joignaient pour l’occasion le Vlaams Radio Koor ainsi que dix-sept jeunes chanteurs encore aux études dans différents conservatoires du pays, et sélectionnés par les soins de la MM Academy) pour offrir au public le magnifique Requiem de Berlioz qui, sauf erreur de ma part, avait été donné pour la dernière fois à Bruxelles par ces mêmes forces de la Monnaie dirigées à l’époque par Kazushi Ono.

Nelson Freire au sommet !

par

© Fabrice Boissière

Johannes Brahms (1833-1897) : Concerto pour piano et orchestre n°2 en si bémol majeur, op. 83
Richard Strauss (1864-1949) : Tod und Verklärung, op. 24Igor Stravinsky (1882-1971) : L’Oiseau de feu, suite (1919)

Xian Zhang peine à mener l'ONB qui sauve la mise

par

La jeune violonise Vilde Frang

La Fantaisie sur deux airs populaires angevins, achevée en 1892, compte parmi les grandes réussites de Guillaume Lekeu. L'ONB, jamais en reste lorsqu'il s'agit de promouvoir le patrimoine musical de nos contrées, a choisi d'interpréter cette œuvre en guise d'ouverture à un programme original, où Mozart est encadré par les deux géants du romantisme belge.

Un magnifique moment d’émotion et d’humanité

par

Francesco Lotoro (piano), Roby Lakatos (violon), Paolo Candido (baryton)
Il est des concerts dont il est impossible de rendre compte à l’aune des critères habituels auxquels a recours le critique consciencieux, soit l’intérêt des compositions entendues ainsi que la qualité de l’interprétation. En effet, il n’est pas exagéré de dire que le concert offert dans la superbe Salle gothique de l’Hôtel de Ville relevait d’une espèce de miracle dont nous sommes redevables au pianiste et compositeur italien Francesco Lotoro.