Scènes et Studios

Que se passe-t-il sur les scènes d’Europe ? A l’opéra, au concert, les conférences, les initiatives nouvelles.

Notre dossier Prokofiev (5) : la Musique de Chambre

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Dernière photo de Prokofiev prise par Nikolina Gora, automne 1052

Si on ne pense guère à Prokofiev comme compositeur de musique de chambre, c’est qu’il en a écrit relativement peu. Mais Ravel et surtout Debussy ont été encore moins féconds dans ce domaine, et dans les deux cas la qualité supplée largement à la quantité. Or, on l’ignore trop, il en va de même pour Prokofiev. Sur une bonne douzaine de titres, il y a là une poignée de véritables chefs-d’œuvre sans lesquels la musique de chambre du vingtième siècle serait bien plus pauvre.

Rencontre à Salzbourg : Anna Netrebko ne chante que les rôles qu'elle aime...

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Helga Rabl-Stadler, Présidente du Festival de Salzbourg et Anna Netrebko © Salzburger Festspiele/Anne Zeuner

"Quand Anna Netrebko chante, elle est toujours émue aux larmes" a déclaré la présidente du Festival Helga Rabl-Stadler à la rencontre de presse avec la chanteuse. "Anna a fait l'histoire du Festival, et j'espère qu'elle continuera à le faire."
L'artiste russe commence par souligner qu'elle a porté une tenue colorée pour contrer la pluie et, souriante, prend place sur le podium.

Musique de chambre à Salon-de-Provence

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Pour comprendre ce qui fait la richesse et la particularité du Festival international de musique de chambre de Provence (ouf) -nom officiel de ce que tout le monde ici appelle le Festival de Salon- parmi la pléthore de festivals dont est riche la Provence en été, rien de plus simple que de rencontrer ses fondateurs et animateurs au cours d’un déjeuner tenu dans le jardin du mas où logent pendant les deux semaines que dure le Festival tous ceux qui y sont impliqués: musiciens bien sûr, mais aussi tous les collaborateurs administratifs.

Festival Voce et Organo 2016 : 20e anniversaire !

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"Musica transalpina", l'Italie à l'honneur
La Renaissance et le début de l’ère baroque étaient, tout comme notre époque moderne, secoués par de terribles conflits. Or j’ai toujours été personnellement frappé par le fait que cette période est une des plus riches en matière de création artistique. Je ne peux qu’en retirer de l’espoir en la capacité de l’Homme à créer et ce, malgré les déchirements internes qui le divisent profondément. Aujourd’hui, l’asbl Voce et Organo œuvre activement à garder l’espoir en proposant au public 4 concerts où la musique du passé porte en son sein l’espoir de l’avènement d’une humanité enfin réconciliée avec elle-même.
Arnaud Van de Cauter, Directeur artistique. 

A Orange, le triomphe d’Ermonela Jaho en Butterfly

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La soprano albanaise Ermonela Jaho et le ténor américain Bryan Hymel © Sylvain Thomas

Les Chorégies d’Orange ont connu un printemps mouvementé avec le départ en fanfare de Raymond Duffaut, directeur durant trente-quatre ans, et de Thierry Mariani, président pendant vingt ans. La menace d’un retrait de subvention de la part du Ministère de la Culture a fait nommer hâtivement à leur place Jean-Louis Grinda, actuellement à la tête de l’Opéra de Monte-Carlo, et Christine d’Ingrando.

A Vienne, la musique et les chanteurs dominent

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Point d’orgue de la fin de saison 2015-16 du Wiener Staatsoper (Opéra d’état de Vienne) était le début « in loco » d’Anna Netrebko en Manon Lescaut, un rôle qu’elle a récemment ajouté à son répertoire. La diva austro-russe a déjà interprété l’héroïne de l’Abbé Prévost dans l’opéra de Massenet mais évolue maintenant vers un répertoire vocalement plus dramatique. Avant de présenter son interprétation dans une version concertante de l’opéra de Puccini au festival de Salzbourg au mois d’août (avec son mari le ténor Yusif Eyvazov en Des Grieux) elle abordait le rôle dans la production existante du Staatsoper sous la direction musicale de Marco Armiliato, qui dirigera aussi les concerts à Salzbourg.

A Londres : nouvelles productions et prises de rôle

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Il Trovatore © Clive Barda

En co-production avec Oper Frankfurt le Royal Opera de Londres a présenté une nouvelle réalisation de « IL TROVATORE » de Verdi , un des opéras les plus populaires du compositeur italien. Pour la longue série alternaient deux distributions dans la mise en scène de David Bösch sous la baguette de Gianandrea Noseda.

Orient-Occident: une relation bien plus qu’exotique

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Le Festival de Wallonie avait tracé la ligne directrice de son édition 2016 avant que l’actualité ne prenne un tournant dramatiquement en adéquation avec la thématique “Orient-Occident”. En découvrant ce thème, on pouvait certainement s’attendre à des choix de programmation intéressants de la part des différents festivals participants, notamment au Festival Musical de Namur qui s’est clôturé ce samedi 9 juillet.

Le New York City Ballet triomphe au Châtelet 

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Pour sa douzième édition, le Festival des Etés de la Danse reçoit pour la première fois le New York City Ballet. Sur la scène du Châtelet, se succèdent cinq programmes différents en l’espace de trois semaines. J’ai eu la chance d’en voir deux, devant des salles combles qui ovationnent la compagnie fondée en octobre 1948 par le chorégraphe George Balanchine et la mécène Lincoln Kirstein.

Festival de Namur : Voyage dans le temps avec Cappella Romana

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Cappella Romana : “Cyprus" dir.: Alexander LINGAS
C’est un concert hors du commun que Cappella Romana a offert ce lundi 4 juillet au Festival de Namur. L’ensemble vocal de chambre venu de la côte ouest des États-Unis (Portland, Oregon) nous proposait un florilège de pièces chypriotes du Moyen-Age et de la Renaissance, alliant les chants polyphoniques chrétiens de l’Orient grec et de l’Occident latin. Spécialistes dans leur domaine, ils mettent en valeur la richesse créative de l’époque ainsi que la diversité des musiques orthodoxe et catholique. Un programme qui fit le bonheur des musicologues, et qui suscita l’émerveillement de tout un chacun par la magie du cadre et de l’interprétation.