Scènes et Studios

Que se passe-t-il sur les scènes d’Europe ? A l’opéra, au concert, les conférences, les initiatives nouvelles.

Une reprise de Manon magnifiée par Annick Massis

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de Bretigny et Manon (acte iii)

C'était en juin 2012. L'ORW terminait sa dernière saison sous le chapiteau du "Palais Opéra", le directeur, Stefano Mazzonis di Pralafera, avait choisi Manon, et mettait lui-même l’opéra de  Massenet en scène. Cette production, bien accueillie, contait "l'histoire de Manon Lescaut" au travers des pages d'un livre figurant à chaque acte ou à chaque tableau un décor différent.

Impériale Uchida !

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© Justin Pumfrey / Decca

Une longue carrière, menée avec une réelle humilité face à la musique, limitée à un nombre relativement restreint d'oeuvres puisées dans un répertoire très classique: voici sans doute la raison fondamentale de la familiarité évidente de Mitsuko Uchida avec les pages de Schubert et Beethoven qu'elle a abordées ce 12 octobre, un univers qu'elle côtoie quotidiennement depuis tant d'années.

Jensen à Lille

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Maurice Ravel (1875-1937) : Alborada del gracioso – Concerto en sol majeur
Claude Debussy (1862-1918) : Prélude à l’après-midi d’un faune
Igor Stravinsky (1882-1971) Petrouchka (version 1911)
Orchestre National de Lille, Eivind Gullberg Jensen - Louis Lortie, piano
Eivind Gullberg Jensen revient à l’Orchestre National de Lille dans un programme coloré et audacieux. Historiquement pas si éloignées, les quatre œuvres se profilent dans des ambiances et des styles différents.

Voltaire et Rameau : une rencontre au sommet

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Rameau et Voltaire. Temple de la gloire, caricature par Campion de Tersan, 1763.

Le Temple de la Gloire (Rameau)
Voltaire était-il musicien ? Déjà, en 1736, il faisait dire à son Mondain, qui exaltait le bonheur de vivre de l'époque :
" Il va siffler quelque opéra nouveau,
" Ou, malgré lui, court admirer Rameau".

Akademie für Alte Musik Berlin : rigueur et joie

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Bejun Mehta © Marco Borggreve

Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Symphonie n°26 KV 184 ; récitatifs et airs extraits de Ascanio in Alba KV 111 et de Mitridate, re di Ponto KV 87 ; Andante – Allegro extrait de Thamos, König in Ägypten KV 345
Johann Christian Bach (1735-1782) : Grand overture op. 18/4
Christoph Willibald Gluck (1714-1787) : arias extraites de Ezio
Johann Adolf Hasse (1699-1783) : Ouverture d'Ezio
Akademie für Alte Musik Berlin, Bernhard Forck, Konzertmeister – Bejun Mehta, contre-ténor

Une Manon de grande classe ouvre les feux à Lausanne

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Anne-Catherine Gillet, J.Osborn © Marc Vanappelghem

L’Opéra de Lausanne ouvre sa saison avec ‘Manon’ de Jules Massenet ; et Anne-Catherine Gillet s’empare du rôle-titre en lui conférant une crédibilité de chaque instant. Par la qualité de son timbre de grand lyrique, la provinciale naïve, riant sous cape des maladresses de Guillot de Morfontaine, se laisse gagner par la passion et par le plaisir qui précipite sa chute ;

La Gioconda ouvre la saison à Marseille

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Barnaba (Marco di Feici, Gioconda (Micaela Carosi) © Christian Dresse

Pour commencer la saison 2014-2015, l’Opéra de Marseille relève le défi de présenter l’un des ouvrages italiens les plus difficiles à monter, ‘La Gioconda’ d’Amilcare Ponchielli. Elaborée trois ans après ‘Aida’, sur un livret d’Arrigo Boito, créée à la Scala de Milan le 8 avril 1876, l’œuvre possède une dynamique théâtrale et une générosité mélodique qu’il faut pouvoir restituer.

Une Tosca de référence

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Martina Serafin (Tosca), Marcelo Alvarez (Mario Cavaradossi) et Ludovic Tézier (Scarpia) © Charles Duprat / Opéra national de Paris

Un envol de femmes nues (Bouguereau), une citation de Freud (le programme) un dramaturge  (pour épauler le metteur en scène ?) quelques allusions visuelles surgies du cinéma italien (Fellini, Pasolini ou Rosselini) et voilà Tosca telle qu'en elle-même l'a conçue Puccini !

Un magnifique plateau pour Debussy et Ravel

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Orchestre symphonique et choeurs de la Monnaie/Vlaams Radiokoor
Ludovic Morlot/Steven Osborne
Consacrer tout un concert à Debussy et Ravel, c’est se mesurer à une perpétuelle exigence de perfection, c’est faire face à un type d’écriture qui demande, de la part de tous les interprètes impliqués, une alliance ininterrompue, et souvent paradoxale, de délicatesse et de fermeté, de sensibilité et de rigueur. Ce n’est donc pas à un mince défi que s’attelait au Palais des Beaux-Arts Ludovic Morlot à la tête de ses troupes de la Monnaie.

La musique classique chinoise

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S’il est un domaine de la musique du vingtième siècle mal connu en Occident, c'est bien celui de la musique chinoise. Un nombre important de mélomanes s'était dès lors rassemblé à l'Académie Royale des Beaux-Arts pour assister à un exposé de Jean-Marie André sur ce sujet original. Eminent chimiste, cet académicien connaît bien la Chine, enseigne à l'université Tsinghua à Pékin, et a découvert un monde musical insoupçonné, qu'il a fait vivre pour le public durant presque deux heures, avec de nombreux exemples musicaux à l'appui.