Scènes et Studios

Que se passe-t-il sur les scènes d’Europe ? A l’opéra, au concert, les conférences, les initiatives nouvelles.

Une Khovantchina au coeur de la tragédie russe

par

(c) Annemie Augustijns

Une représentation exemplaire d'un chef-d'oeuvre, qui démontre -si besoin était- la maîtrise à laquelle est arrivée l'équipe d'Aviel Kahn, le directeur d'Opera Vlaanderen, dans le grand répertoire. Car l'opéra inachevé de Moussorgski fait intégralement partie du patrimoine lyrique mondial, à l'instar de Boris Godounov.

Castor et Pollux, pâles zombies aux Champs Elysées

par

© Vincent Pontet

Contrainte, rigueur, abstraction, rituel..: le programme donne le ton. Rameau est-il donc si «difficile» aux yeux du chef Hervé Niquet et du metteur en scène Christian Schiaretti (flanqué d'un dramaturge, Florent Siaud) qu'il faille le prendre avec des pincettes ? Tous ont cédé à une sorte de crainte révérencielle en faisant de ce "Castor et Pollux" un monument figé parce qu' ils n'en avaient pas –en dépit de leurs connaissances et de leur expérience- l’accès.

Les couleurs de l'ONL

par

Maurice Ravel (1875-1937) : Alborada del gracioso – Concerto en sol
Claude Debussy (1862-1918) : Prélude à l’après-midi d’un faune
Igor Stravinsky (1882-1971) : Petrouchka (version 1911)
Orchestre National de Lille, Eivind Gullberg Jensen – Louis Lortie, piano

Les cordes de l'Espagne

par

© Josep Molina

Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Quatuor à cordes en sol majeur KV 80
Enrique Granados (1867-1916) : Pequeña Romanza
Maurice Ravel (1875-1937) : Quatuor à cordes
Dimitri Chostakovich (1906-1975) : Quatuor à cordes n°4 op. 83
Cuarteto Casals

Discordance de temps et de lieux

par

Les Contes d'Hoffmann
Offenbach : "bizarre génie composé de haine particulière pour la musique et de transcendantale ironie" selon... Debussy, alias Monsieur Croche. Bizarre, aussi, la rencontre improbable entre le Romantisme fantastique de la Belle Epoque et l'Opéra Royal blotti au cœur du Château de Versailles : cherchez l'erreur ?

Brillante ouverture de saison au Teatro Regio de Turin

par

Le Teatro Regio de Turin ouvre sa saison avec une nouvelle production de l’’Otello" de Giuseppe Verdi. Le chef Gianandrea Noseda porte à bout de bras le plateau et l’orchestre, en leur insufflant une indomptable énergie dans une louable précision. Le décor de Saverio Santoliquido se résume à une accumulation de sacs de ciment édifiant les murs pivotants d’une forteresse.

Volodos, le confident

par

© Uwe Arens

Franz Schubert: Sonate pour piano, D 279, Allegretto, D 346 Johannes Brahms:  6 Klavierstücke, op. 118 Robert Schumann:  Kinderscenen, op. 15 ; Fantaisie, op. 17 Arcadi Volodos est une légende vivante. Peu de pianistes égalent sa technique transcendante et sa maîtrise du son.

Herbert Schuch : invité en résidence à Bozar

par

Tristan Murail (1947) : Cloches d’adieu, et un sourire… in memoriam Olivier Messiaen
Franz Liszt (1811-1866) : « Pater noster » - «Bénédiction de Dieu dans la solitude » - « Funérailles », pièces issues des Harmonies poétiques et religieuses

Johann Sebastien Bach : (1685-1750) : Choral « ich ruf’ zu dir, Herr Jesu Christ », BWV 639 (arr. F. Busoni) – Aria « Die Seele ruht in Jesu Händen », BWV 127 (arr. H. Bauer)
Maurice Ravel (1875-1937) : « La vallée des cloches » (Miroirs)
Olivier Messiaen (1908-1992) : « Cloches d’angoisse et larmes d’adieu » (Huit préludes)
Herbert Schuch, piano

Quand l'opéra contemporain crie la guerre

par

Filip Van Roe © Reporters. Damien Jalet, Jason Kittelberger, Kozuki ‘Tsuki’ Kazutomi, Guro Nagelhus Schia (dance), Mark S. Doss (song)Back row: Gerald Thompson, Claron McFadden, Sara Fulgoni, Ed Lyon (song)

"Shell Shock, a Requiem of war" de Nicholas Lens
En 1994 était enregistré Flamma Flamma, véritable ovni musical du compositeur flamand Nicholas Lens, né à Ypres en 1957. Musique étrange et envoûtante, participant de l'opéra et de l'oratorio, mais aussi du rock et d'autres musiques, sans trame véritable autre que celle d'une méditation sur la vie et la mort.