Florent Schmitt, le retour des incunables en numérique 

par Read Full Report

En cette veille de la date anniversaire du compositeur Florent Schmitt dont on célèbre les 150 ans de la naissance, Crescendo Magazine se penche sur les enregistrements incunables de son oeuvre tout récemment mis en format digital par le label Warner Classics. 

Il est des enregistrements qui au fil des ans atteignent le statut de légende et il en va ainsi de cette affiche proposant la Tragédie de Salomé dans la version pour grand orchestre de Florent Schmitt et La Péri de Paul Dukas par l’Orchestre de l’Opéra de Paris sous la direction de Pierre Dervaux. C’est enregistré en 1957 et cette gravure d’une justesse stylistique sans pareille est un régal des sonorités des orchestres français d’alors. Une immense référence dirigée par l’un des grands sorciers de la musique française à la baguette narrative et poétique ! 

On reste dans à Paris, après un bond de près de 15 ans, avec l’Orchestre National de l’ORTF sous la direction de Jean Martinon pour cette même Tragédie de Salomé dans une autre de ses gravures de référence. Le programme est introduit par le Psaume XLVII dans l’interprétation magistrale de la soprano Andréa Guiot, de l’organiste Gaston Litaize et des forces de la radio. On tient sans doute la quadrature du cercle interprétatif dans ce blockbuster de la musique française. Warner propose également la version historique du Psaume XLVII par Georges Tzipine au pupitre de la société des Concerts, de la chorale Elisabeth Brasseur, l’organiste Maurice Duruflé et la soprano Denise Duval, un jalon essentiel à l’histoire de l’interprétation. 

En 1984, Georges Prêtre était au pupitre de l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo pour un programme en hommage à Edgar Poe avec les esquisses de La Chute de la maison Usher de Claude Debussy, le Masque de la mort rouge d’André Caplet et le Palais Hanté de Florent Schmitt. Cet ensemble, éditorialement bien pensé, n’a jamais eu d’équivalent dans la discographie ! 

Dans notre interview avec Phillip Nones, nous évoquions l’importance du Quatuor de saxophone de Florent Schmitt dans l’histoire du répertoire de cet instrument. Warner remet au catalogue une version essentielle du Quatuor Deffayet enregistrée en 1977 pour EMI. 

D’autres gravures de Florent Schmitt sont encore disponibles au sein de d’albums thématiques : A Contre-voix par le groupe Vocal de France et John Alldis et Janiana pour orchestre de chambre par Jean-François Paillard et son orchestre.  

Tous ces enregistrements composent un panorama essentiel de ce grand compositeur ! C’est à streamer ou télécharger.  

Pierre-Jean Tribot

 

 

 

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